Samedi 25 novembre 2006
William Jackson en solo :

 

Attiré depuis son plus jeune âge par les musiques traditionnelles d’Ecosse et d’Irlande (une partie de sa famille est irlandaise) William (Billy) Jackson va apprendre toute une série d’instruments.

Piano et bien sûr claviers, whistle et uilleann pipe, contrebasse, et bien entendu la harpe et la harpe celtique qui va devenir son instrument favori.

Musicien de haut niveau, William va rapidement faire découvrir ses talents de compositeur.



 


Car, non content d’interpréter de la musique écossaise, il va composer (souvent dans un style traditionnel) toute une série de pièces pour petites formations ou orchestres.

 

Certaines de ses compositions avaient été commanditées pour des occasions particulières.


Ainsi « The Wellpark Suite » a été écrite pour célébrer le 100ème anniversaire de la brasserie Tennent’s Lager de Wellpark à Glasgow.


« St. Mungo » est une suite également sponsorisée par Tennent en l’honneur de Glasgow, capitale culturelle de l’Europe.

 

Ce qui frappe dans la musique de William Jackson c’est ce parfait équilibre entre les basses et les aiguës, les arrangements toujours sophistiqués.


Cette musique à la fois puissante et délicate toute en harmonie. Vraiment du grand art !

 

Lorsqu’il était membre d’Ossian ou en dehors de ces périodes, Jackson a toujours su s’entourer d’amis musiciens de grands talents ( Tony McManus, Iain MacInnes, James MacIntosh, les sœurs Mackenzie ainsi que tous les musiciens d’Ossian) et il leur est resté fidèle au fil des années.


Ces collaborations ont largement contribué au succès de notre harpiste et à la qualité de ses enregistrements.

 

Donc, si vous êtes amateurs de musique écossaise, voici un musicien à côté duquel il ne faut absolument pas passer !


Renseignez-vous auprès de vos disquaires, à la médiathèque ou sur Internet…

 

Discographie partielle :

 

1)      The Wellpark Suite (1985)

2)      Heart Music (1987)

3)      St. Mungo (1990)

4)      Celtic Experience (1997)

5)      Notes from a Hebridean island (2001)


Avec Billy Ross :

1)      The Misty Mountain (1984)

        2)      Shore street (2000).
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Samedi 25 novembre 2006
William Jackson et Ossian :
 

En 1976, William (Billy) Jackson fonde le groupe “Ossian” (nom d’un barde et guerrier écossais du 3ème siècle). Au départ le groupe est composé de :

John Martin : fiddle, mandoline, violoncelle et chants.
George Jackson : fiddle, mandoline, flûte, whistle, guitare et chants ;
Billy Ross : chants, guitare, whistle et dulcimer ;
William Jackson : Harpe celtique, uilleann pipes whistle et chants.

 

Ossian est un groupe « acoustique » qui joue dans la pure tradition écossaise.

D’aucun n’hésitent pas à comparer ce groupe aux Chieftains ce qui est en partie vrai au niveau de la rigueur de leur interprétation.


Mais la musique des Chieftains (au début) était uniquement instrumentale tandis que chez Ossian, une bonne moitié des titres sont des chansons.


Chansons en gaélique et en anglais interprétées de très belle manière par Billy Ross qui sera le chanteur des deux premiers albums.


A partir de 1981, c’est Tony Cuffe qui avec sa voix superbe va prendre le relais pour les quatre disques suivants.


A noter que Tony est aussi un guitariste de grand talent.


Pour l’album « Dove accross the water » le piper Iain Mac Donald (cornemuse, flûte & whistle) rejoint le groupe.


Et cet excellent musicien va donner à Ossian une coloration plus écossaise encore et apporter plus de possibilités de variations.

 

Grâce à William Jackson et aux autres membres du groupe, la musique d’Ossian est tantôt douce, tantôt prenante, tantôt encore très rythmée.


Une alternance de chants et d’airs traditionnels mais aussi de superbes compositions de William Jackson.


Les musiques de notre harpiste sont des suites (« Light on a distant shore » ; » Dove across the water… »  qui racontent de véritables histoires envoûtantes.

 

Le cd « Light on a distant shore » sorti en 1986 marque le fin…provisoire du groupe.


William Jackson se tourne alors vers d’autres collaborations et se consacre principalement à composer des suites instrumentales pour harpe et orchestres.


En 1997, il décide cependant de reformer le groupe. Et Ossian sort son dernier album : « The Carrying stream ».

Pour ce dernier disque, retour du chanteur Billy Ross qui vient épauler William en plus du piper Iain Mac Innes et de Stuart Morison (fiddle, cittern & mandoline).


Ce dernier opus sera d’une qualité égale aux disques précédents.


Mais William Jackson arrêtera alors définitivement l’expérience « Ossian » au profit de ses recherches en matière de harpe celtique et de ses compositions.

 

Une petite parenthèse triste enfin pour signaler que George Jackson et Tony Cuffe sont à présent décédés…


Mais de toute manière, les cd subsistent et c’est toujours avec un immense plaisir que j’écoute ce groupe merveilleux.


N’hésitez pas à en faire autant !

 

Discographie :

    1)      Ossian (1976)

2)      St.Kilda Wedding (1978)

3)      Seal Song (1981)

4)      Dove across the water (1982)

5)      Borders (1984)

6)      Light on a distant shore (1986)

       7)      The carrying stream (1997).
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Samedi 25 novembre 2006

Old Good Band


Formé dans les années ’70 Silly Wizard allait rapidement connaitre le succès.


Il faut dire que le groupe a pas mal d’atouts dans son jeu.


D’abord Andy M. Stewart dont la voix grave et puissante est très agréable à écouter.


Ensuite parce qu’il est composé de quelques musiciens de haut niveau.


En 1978, le groupe était formé de Bob Thomas ( guitare), Martin Hadden ( basse & guitare) , Gordon Jones (guitare et bodhran), Andy M. Stewart ( banjo tenor et chant).


Plus les frères Cunningham Phil (accordéon, claviers, whistle) et Johnny (fiddle, mandoline) qui faisaient déjà preuve à l’époque d’un talent extraordinaire.


Un premier album « Caledonia’Hardy Sons » mélangeant musique traditionnelle et compositions les porte déjà au devant de la scène écossaise.


Et ils n’en resteront pas là puisque leur deuxième disque « So Many partings » sort déjà en 1979.



Cette fois, Bob Thomas a quitté le groupe mais la qualité rythmique de celui-ci n’en reste pas moins excellente.



Ici également, on constate un très bon équilibre entre les « rythmeurs » et les solistes.



Car au brio des Cunningham, il faut ajouter le talent des trois autres qui n’ont pas leur pareil pour placer leurs notes basses ou leurs accords de guitare et de banjo.



A noter qu’Andy alterne les rôles en étant à la fois accompagnateur et chanteur.


Et les morceaux de qualité de se succéder sur ces deux disques : « The Twa Brithers », «  A Scarce O’Tatties », « Donald Mac Gillavry », « Miss Shepherd »...


En 1981 sortie de « Wild and Beautiful » cette fois sans Johnny Cunningham qui a provisoirement quitté le groupe et a été remplacé par Dougie MacLean.


Un tout bon disque avec des titres comme « Tha mi sgith » ou la chanson « If I was a Blackbird » (dans laquelle Phil joue si bien du whistle) qui sont formidables.


En 1983 l’album « Kiss the Tears Away » est tout aussi excellent.


Comment ne pas être pris par le rythme d’une chanson comme “The Queen of Argyll », comment ne pas tomber sous le charme de « Golden,Golden », comment ne pas avoir envie de chanter « Sweet Dublin Bay » avec Andy ?


Vraiment un disque à ne pas rater !















Mais ce groupe n’a pas fini de nous étonner.


En 1986, sortie du cd « A Glint of Silver »


Et là c’est à tomber à la renverse tellement c’est beau, encore de plusieurs crans supérieur aux disques précédents.


Retour aux affaires de Johnny Cunningham qui par ses arrangements au violon donne encore plus de relief et de finesse aux mélodies.


Un Phil cunningham en super forme qui par son jeu à l’accordéon à la fois insistant et rapide donne à l’auditeur une irrésistible envie de danser.


Le premier reel « Roarin’Donald » est époustouflant : l’accordéon couplé aux claviers de Phil donne le vertige tant ce morceau est à la fois rapide et entrainant.


Après une petite plage instrumentale, vient ensuite « Wha’ll be king but Cherlie ? » une chanson sur le prince Charles Stuart pleine de rythme reprise en choeur par tous les membres du groupe.


Puis la très mélodieuse chanson « Lover’sHeart » écrite par Andy et Phil avec en prime la jolie voix de Kathy Stewart qui apporte une touche féminine à l’ensemble.


Rien que pour ces trois titres le disque vaut la peine d’être écouté et le reste est à l’avenant puisque la suite de danses « Farewell to the Heb » est extraordinaire tout comme la chanson « Willie Archer » (un morceau qui donne soif !).


Bref un album incontournable !


En 1988, le groupe part pour une tournée mémorable aux U.S.A.


A cette occasion, Silly Wizard va enregister « Live Wizardy », un best of de 13 titres.


Là aussi il s’agit d’un cd de grande qualité car nos cinq musiciens sont en très grande forme.


Avec entre autre sur ce disque : « The Parish of Dunkeld », « The Ramblin’Rover », « The Banks of the Lee » qui viennent s’ajouter à d’autres succès déjà cités.


Ce disque sera lui-même complèté par une video d’un de leurs concerts aux States.


Et je terminerai en disant qu’il y a dans ce spectacle un duo inénarable des deux frères Cunningham qui durant une DIZAINE de minutes s’en donnent à choeur joie pour jouer un medley d’airs écossais et irlandais (plus une chanson des Beatles !) avec une incroyable virtuosité.


Après cette tournée, le groupe s’est malheureusement séparé (chacun des membres poursuivant une intéressante carrière en solo).


Mais leurs cd subsistent, alors si vous ne connaissez pas encore ce groupe, n’hésitez pas à les découvrir.


Silly Wizard c’est unique !


 
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 novembre 2006


Attention, il ne s’agit pas de Nolwenn Leroy (de la Starac) ni de Nolwenn Korbell (chanteuse bretonne qui tourne beaucoup ces dernières années) mais bien de Nolwen.

 

Née à Paris, Nolwen, qui a de la famille en Bretagne, reconnait avoir certaines « racines » bretonnes dans ses multiples influences musicales.

Après avoir décroché une licence en fac de musicologie elle commence à chanter en 1998.

Elle rencontre le clavieriste Christophe Houssin qui deviendra bientôt son compositeur et son accompagnateur attitré ainsi que... le père de ses deux enfants.



 

Ce duo sera bientôt rejoint par l’auteur Sophie Gascon qui va s’empresser de lui écrire toute une série de chansons.


Et ce trio sera bientôt gagnant puisque Nolwen va s’empresser d’enregistrer.


Les premiers cd singles « Calirérose » et « Sel marin » reçoivent un très bon accueil et elle est remarquée par des pros tels Laurent Voulzy, Alain Souchon ou Michel Jonasz.

 

En novembre 2000 elle fait la première partie d’un concert d’Alain Souchon.En septembre 2001 c’est à l’Olympia qu’elle fait la première de Maurane.


Remarquée par les Tri Yann, elle fait aussi leur première partie en 2003 au Casino de Paris.


Directement après elle enregistre dans leur studio (Marzelle) son premier album « Océane ».

 

Pour ma part, j ‘avais découvert Nolwen grâce à la chanson « Sel Marin » qui se trouvait sur une compil éditée par la revue « Celtics ».


Et directement, j’avais été sous le charme de cette voix envoûtante et de cette musique qui certes tenait plus des variétés mais qui avec ses whistles me faisait un peu penser aux « Corrs ».


Un an plus tard j’ai pu me procurer son cd « Océane » et le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu !


« Jamais toujours », « Croix de bois, croix de fer », « Océane », « le miroir » (en duo avec Maurane)... autant de titres qui me plaisent vraiment beaucoup.


Un très bon cd avec des musiciens comme Chirstophe Houssin (claviers) Nicolas Richard (guitares) et aussi des musiciens folk comme Loïc Bernard (whistles) ou Christophe Peloil (l’excellent violoniste de Tri Yann).

 

Depuis ce disque les activités musicales de Nolwen ont été plus calmes (en raison de ses deux grossesses et des difficultés à chaque fois refaire surface dans un showbiz dans lequel on est vite oublié).


Néanmoins, elle a enregistré quatre nouveaux titres en version acoustique (voix, guitare et flûte) et étudie les possibilités de remonter sur scène en commençant par des petites salles.

 

En attendant son nouveau cd, je lui souhaite de tout coeur de réussir car elle en a le talent !

 

Nolwen, une artiste à découvrir absolument !


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne
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Samedi 25 novembre 2006
Je connaissais Claude Besson uniquement de nom car une page lui est consacrée dans l'excellent ouvrage "La nouvelle chanson Bretonne" de Jacques Vassal.

En été 1983, nous faisions route pour la Bretagne en passant par Paris.

Deux petits Belges perdus sur le périphérique dépassés et "klaxonnés" de toute part...nous avons eu les pires difficultés à nous sortir de cet enfer routier.

Nous sommes tout de même arrivés en Bretagne et avons vécu un agréable séjour dans la région de Quiberon.

Un jour, nous baladant en voiture dans la campagne Sud-Armoricaine une radio régionale diffusait...

"Kenavo Périphérique ha ma bro salud deoc'h c'hwi"... (au revoir "périphérique" et mon pays salut à toi).

J'ai  tout de suite flippé en entendant ces mots et quand le présentateur a dit qu'il s'agissait de Claude Besson, j'ai dit à ma femme qu'il me fallait absolument ce disque !

Et je n'ai pas manqué d'aller chez un disquaire pour acheter l'album chanson N° 3 de notre ami Claude.

En plus de cette "vengeance" tardive sur le périf. j'ai savouré une chanson très entraînante (Kenavo Prizon Paris) dans laquelle Claude Besson nous raconte son exil de Paris et son retour en Bretagne.

J'ai aussi découvert l'abum magnifique d'un artiste très talentueux à la fois poète et excellent musicien.

Je vous en parle dans un article précédent.

Si durant des années, j'ai dû me contenter de ce seul disque, j'ai pu ces derniers temps lui acheter d'autres cd via son site internet : http://www.claude-besson.com/

Et le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu tant chacune de ses oeuvres rivalise de magie et de poésie.

Ecoutez Claude Besson...(avec ou sans périf.) ça vaut le détour !

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne
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