Dans un post pécédent, je vous ai présenté deux disques du groupe Glaz.
Grâce au magasin Liégeois "Ludos" www.ludos.be/ j'ai enfin pu me procurer le troisième : "Ar Gest".
Ce disque sorti en 1995 est en fait le deuxième du groupe toujours formé de Yann Honoré, Yves Ribis, Nathalie Brignonen, Ronan Le Bars, Jean-Claude Normant et Jean-Christophe Boccou.
Deuxième opus donc d'une excellente production de rock breton.
Ici pas de morceaux traditionnels mais des compositions des divers membres du groupe, principalement du bassiste Yann Honoré.
Même recettes pour confectionner ce disque : la voix superbe de Nathalie tantôt puissante, tantôt émouvante.
Cette voix qui vient se superposer sur des mélodies bien ciselées interprétées par cinq musiciens qui rivalisent de talent et d'ingéniosité.
A noter aussi que tout les morceaux durent 4 minutes minimum ce qui permet aux musiciens de bien s'exprimer faisant ça et là l'un ou l'autre solo.
"Run" qui débute le cd est une chanson composée par Yann Honoré chantée en anglais et en breton (ce qui est une des habitudes de Glaz).
Bonnes sonorités de guitares et de drums qui sont très présents.
On entend également un peu de violon dans ce titre.
Le titre "November" (aussi de Yann Honoré) est un peu plus calme et on admire une fois encore la voix de Nathalie. Bravo à Ronan pour les passages d'uilleann pipe !
"Suleiman" est une jolie chanson dont la musique me fait un peu penser à "Marv Pontkalleg".
Cette fois, Ronan le Bars joue de la cornemuse écossaise.
Nathalie chante "Roanez ar Bleizh" en duo avec Jean-Claude Normant sublime aux claviers.
Les improvisations de Ronan le Bars font penser à des airs traditionnels.
"Aita" est un autre morceau écrit par Yann Honoré qui nous rappelle qu'il sait très bien jouer de la bombarde. Dans ce titre, claviers, guitares et batterie s'en donnent à coeur joie.
Et Ronan prouve une fois de plus que les possibilités de variations sont très vastes à l'uilleann pipe.
"Deweziou Goanw" est une composition de Ronan bien secondé par les claviers de Jean-Claude. Il y a beaucoup de recherche dans ce morceau assez lent.
Composé par Yves et Yann, "Heol" est une chanson partiellement douce et planante dont le rythme s'accélère par moment ou son des whistles.
De la guitare acoustique dans "Sacred River" écrit par Yves et Jean-Christophe qui est remarquable aux percussions dans ce titre aux couleurs orientales.
Beaucoup de bonnes basses et des vocaux bien harmonisés dans "The window of Orient".
"Mestr an Noz" est une chanson vraiment très rock où la cornemuse parvient à se frayer un chemin entre les claviers, drums et autres guitares électriques.
Enfin,"The Healing" pour terminer, un autre texte en anglais sur un rythme de ballade et qui se termine en forme de slip-jig.
Avec des whistles et des sonorités qui font un peu penser aux Corrs.
Vous l'aurez compris, "Ar Gest" est pour moi un tout bon disque également.
En 1996, Glaz produira encore un album de la même veine : "Holen ar Bed"...
Grand merci aux 10.000 visiteurs déjà venus sur ce site !
Pour vous remercier rien de tel que de faire la fête en plongeant dans diverses ambiances celtes.
Trois groupes et trois régions celtes qui me tiennent à coeur.
L'Irlande bien sûr avec un très vieux groupe qui fut fondé en 1962...les Dubliners.
Au même titre que les Chieftains, les Dubliners sont des pionniers de la musique irlandaise contemporaire.
Avec leur musique instrumentale, les Chieftains représentent (du moins au début) plutôt le côté gaélique de la musique irlandaise.
Les Dubliners au contraire jouent une musique plus représentative de la côte Est de l'Irlande.
C'est à dire au caractère plus anglo-saxon.
Répertoire composé principalement de chansons entraînantes, de musiques de pub.
Barney Mckenna (banjo), Ronnie Drew (chant et guitare), Ciaran Bourke (whistle et guitare), Luke Kelly (chant et banjo) et John Sheahan (fiddle et whistle) s'y entendent pour mettre de
l'ambiance.
Depuis les années, ils ont accumulé les succès (Whiskey in the jar, Dirty Old town, The Wild Rover...) en se taillant une réputation internationale.
45 ans (!) plus tard, Barney McKenna et John Sheahan sont toujours là.
Si le groupe a évolué au fil des ans et que certains membres ne sont plus là, les Dubliners ont gardé intacte leur capacité à enflammer leur public.
Même si on ne comprend pas grand chose à ce qu'ils disent, les chansons des Dubliners donnent une irrésistible envie de chanter.
Donc avant tout des chanteurs, même s'ils sont aussi capables de très bien interprèter de la musique instrumentale (Mason's apron, Farewell to Ireland...) avec des virtuoses comme Barney ou
John.
Les voici au mieux de leur forme dans une chanson qui donne soif !
En Bretagne, ce n'est pas triste non plus !
Depuis des décennies, les "festou noz" ont été remis au goût du jour.
Un fest noz (fête de nuit), c'est principalement des chansons et des musiques à danser.
Il y a toute une série de groupe dont les chanteurs se répondent en chantant en "kan ha diskan" (chant et déchant).
Ces groupes interprètent des danses traditionnelles aux rythmes bien "martelés" de gavottes, dans Fisel, dans Plinn ou An dro.
A partir des années '70, des groupes pionniers comme les Diaouled Ar Menez ou les
Sonerien Du ont fait danser des milliers de jeunes au son des bombardes, binious et autres accordéons.
Toute une série de musiciens bretons comme les frères Molard se sont engoufrés dans ce mouvement ainsi que des chanteurs traditionnels comme Erik Marchand (Gwerz) ou Yann-Fanch Kemener.
Un grand nombre de groupes comme Karma, Skolvan, Skeduz, Follenn...se sont chargés de perpétuer la tradition des airs à danser avec un certain succès.
Formé fin des années '80 "Ar Re Youank" (Les jeunes) est de ceux-là.
Une bande de jeunes surdoués qui n'allait pas tarder à se faire désigner comme les dignes successeurs "Diaouled ar Menez".
Gael Nicol (bombarde et biniou kozh), Stéphane De Vito (basse), Frédéric Guichen (accordéon diatonique) , Jean-Charles Guichen (guitare acoustique) et David Pasquet (bombarde) en plus de leurs
grandes qualités musicales débordent d'enthousiame.
Et cet enthousiasme est communicatif puisqu'un très nombreux public s'est mis à apprécier
Ar Re Yaouank et à assister à leurs concerts.
Bon équilibre musical aussi entre la rythmique et les trois solistes qui s'en donnaient à coeur joie pour faire monter l'ambiance.
Jugez plutôt.
Au début des années '90, ils ont cependant décidé de se séparer.
David Pasquet a formé d'autres groupes et a tenté de multiples expériences en explorant d'autres horizons au delà de la musique bretonne.
Jean-Charles Guichen a enregistré avec d'autres guitaristes bretons comme Patrice Marzin ou Soïg Siberil.
Puis il a formé avec son frère Frédéric le Guichen Quartet avec lequel il a enregistré plusieurs disques.
Musiciens très versatiles, les frères Guichen sont sur de nombreux projets et ont déjà enregistré toute une série d'albums de grandes qualités.
Côté ambiance, l'Ecosse n'est pas en reste non plus.
Formé dans les années '80, Capercaillie est un des groupes les plus populaires de la musique traditionnnelle de ce pays.
Au départ, ce band avait des sonorités assez acoustiques.
Au fil du temps, Donald Shaw a troqué peu à peu son accordéon pour les sons électroniques de ses claviers. Batteries et percussions sont également plus présentes que dans les premiers disques.
Carpercaillie reste cependant fort enraciné dans la tradition écossaise et la culture gaélique en particulier.
Composé de musiciens de haut vol, (Donald Shaw, Charlie Mckerron (fiddle), Michael McGoldrick (flûtes), Ewen vernal (basses), Che Beresford (batterie), David Robertson (percussions), Manus Lunny
(bouzouki)) Capercaillie doit aussi son immense succès à la splendide voix de la jolie Karen Matheson.
Karen, qui chante aussi bien en gaelique qu'en anglais utilise à merveille une voix à la fois puissante et claire.
Au même titre que son compagnon Donald Shaw, Dan Ar Braz et Donal Lunny l'ont embauchée dès 1993 pour apporter une touche écossaise à l'Héritage des Celtes.
Des chansons comme "Left in peace" ou "Language of Gaels" ont remporté un très grand succès auprès du public en partie grâce à la superbe interprétation de Karen.
Avec cette formidable chanteuse, Capercaille est paré pour n'importe quel répertoire.
Chansons tristes ou bien balancées, compositions ou traditionnels en gaélique.
L'extrait qui suit est un échantillon de "Mouth Music", c'est à dire une chanson dont les paroles sont principalement des onomatopées.
The Dubliners, Ar Re Yaouank, Capercaillie, trois groupes bien différents...trois belles ambiances celtes !
Dans un post précédent, je vous ai déjà présenté le groupe écossais SILLY WIZARD.
Gordon Jones (guitare et bodhran) et Martin Hadden (basse et guitare) assuraient la rythmique de ce formidable groupe.
Avec sa voix grave et mélodieuse, Andy M. Stewart en était le chanteur.
Les frères Cunningham en étaient les remarquables solistes.
Pendant dix ans, Silly Wizard a enchanté les amateurs de folk écossais tant en Europe qu' aux Etats Unis.
Leur musique, mélange de traditionnels et de compositions, de chansons très poétiques et d'intrumentaux décoiffants, les a placés au sommet de la scène du progessive folk.
Green Linnet Records avait produit une vidéo de leur concert à Atlanta en 1988.
Dans cette fameuse cassette il y a un passage d'une dizaine de minutes où l'on peut voir les deux frères Cunningham dans un extra-ordinaire duo !
Johnny Cunningham jouait un peu de mandoline mais était avant tout un virtuose du violon.
Son style était dynamique mais aussi très raffiné avec beaucoup de recherche et de précision dans ses arrangements.
En Ecosse, la manière de jouer du fiddle est un peu plus "rude" qu'en Irlande.
Avec un peu d'habitude, il y a moyen de reconnaître un musicien écossais ou irlandais.
Après la séparation de Silly Wizard, Johnny a fait partie d'autres groupes comme "Raindogs", "Relativity", "Nightnoise" ou plus récemment "Celtic Fiddle Festival" qui regroupait un violoniste
écossais, un irlandais (Kevin Burke) et un breton (Christian Lemaître).
Il a aussi produit et collaboré avec divers artistes commme Gerald Trimble ou Susan McKeown.
Une crise cardiaque l'a malheureusement emporté fin 2003.
Phil Cunningham est au départ un virtuose de l'accordéon mais il excelle aussi au whistles, au cittern (cistre) aux claviers et à la guitare !
Son style est à la fois très rapide et entraînant car il semble marquer le rythme en insistant plus sur certaines notes.
Phil est aussi très agréable à entendre quand il joue du whistle et il a également une très belle voix.
Lui aussi a fait partie de Relativity et à collaboré avec une série d'artistes dont le groupe "Wolfstone" , Andy M.Stewart, Michael Mc Goldrick, Eddi Reader...
Il a enregistré plusieurs albums solo avec des morceaux de sa composition.
Plus tard, il a formé avec Aly Bain un autre tandem accordéon-violon de très grande qualité.
"You Tube" nous propose de revoir en vidéos les frères Cunningham au sommet de leur art.
Il s'agit d'un autre spectacle qui a été scindé en deux extraits.
Dans le concert enregistré par Green Linnet, Johnny et Phil Cunningham présentaient les morceaux qu'ils allaient jouer (des traditionnels écossais et irlandais) et faisaient allusion à une
chanson des Beatles.
Les Beatles, disaient-ils en plaisantant, avaient "volé" une chanson écossaise pour la mettre dans leur répertoire...
Deux musiciens brillants dans une représentation teintée d'humour et de grande complicité.
N.B. Ces vidéos sont protégées, il vous faut donc cliquer sur les liens ci-dessous pour les visualiser.
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La musique celtique est ma Passion. Partagez-la avec moi. Présentation d'artistes : Alan Stivell, Donal Lunny, Claude Besson et bien d'autres. Critiques musicales : harpe, bouzouki, cornemuse, bombarde, flûtes, ...
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