Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 00:01

De nombreuses choses ont déjà été publiées à propos des Tri Yann.

Leur biographie et leur discographie est d'ailleurs assez impressionnante.

Ayant démarré en 1971, les trois Jean de Nantes (Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau) ont fait un parcours énorme tant sur la scène française qu'internationale.

Dans la foulée d'Alan Stivell mais dans un style fort différent, nos trois mousquetaires (qui étaient quatre avec Bernard Baudriller) allaient explorer de très belle manière le répertoire Breton et Celtique.

 

En tant que francophone, c'est forcément agréable d'écouter un groupe qui chante en Français.

Sans pour cela renier les chansons en Breton, en Gaélique ou en Anglais qui font partie de mon quotidien depuis que j'écoute de la musique Celtique, cela fait aussi plaisir de comprendre les paroles...de temps en temps !

Cela permet aussi de mieux les chanter, ce dont je ne me suis jamais privé avec le répertoire des

Tri Yann.

 

Depuis bientôt quarante ans, Jean-Louis Jossic et sa bande nous proposent avec une ferveur communicative de voyager dans leur univers folk-rock-médiéval.

Un plaisir sans cesse renouvelé au fil des albums toujours très colorés et variés.

  triyann9

En 1977, le batteur Gérard Goron avait rejoint le groupe et est toujours là aujourd'hui.

Après le départ de Bernard Baudriller, d'autres musiciens se sont succédés dans Tri Yann dont le flûtiste

Christophe Le Helley ou le violoniste Louis-Marie Seveno.

Groupe uniquement masculin, Tri Yann fit une exception au début des années 2000 pour accueillir la jeune chanteuse Bleunwenn Mevel tant sur disque que sur scène.

Expérience pleinement réussie car Bleunwenn, de sa jolie voix, apporta de nouvelles nuances à la musique du groupe.

 

Tri Yann se définit comme un groupe de scène et c'est vrai qu'ils ont un terrible sens de la fête dans leurs concerts ( Tri Yann ).

Sur scène, la rythmique a une place prépondérante.

Mais j'ai toujours pensé que leur musique était aussi très riche au niveau de la recherche des sonorités.

Egalement à cause du très grand nombre d'instruments qu'ils utlisent sur disque.

Marier le son d'un psaltérion ou d'une veuze à une guitare électrique, c'est à la fois audacieux et intéressant musicalement.

Et puis ces arrangements vocaux, ces voix omniprésentes qui sont vraiment la "marque de fabrique"

des Tri Yann, je pense que c'est quelque chose d'unique dans la musique Bretonne.

 

Depuis plusieurs années, le groupe s'est stabilisé dans une formation à huit musiciens.

En plus des trois "Jean" et de Gérard Goron, Jean-Luc Chevalier est aux guitares, Konan Mével aux flûtes, cornemuses et percussions, Freddy Bourgeois aux claviers et Christophe Peloil au violon et à la basse.

Une solide formation qui "assure" tant sur disque que sur scène.

 

Voici une de mes chansons préférées de Tri Yann.

Elle date des années '70 et à été réenregistrée à plusieurs reprises.

Pelot d'Hennebont (cité médiévale du Morbihan) raconte les exploits militaires du gars Pelot dans un Français entièrement d'époque.

 

 

 

 

Autres versions

 

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 01:29

 

 

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Grand merci aux visiteurs habituels ou occasionnels pour leur intérêt.

 

Comme vous le savez peut-être, je suis tombé dans la marmite de la musique celtique fin 1972 quand j'avais 15 ans.

 

harpe-alan.jpg

A cette époque, Alan Stivell était à la mode dans toute l'Europe et s'était fait connaître grâce à deux chansons : "Tri Martolod" et la "Suite Sud Armoricaine".

 

D'abord sorties en 45 tours, ces chansons allaient être ré-enregistrées lors du concert mythique d'Alan

à l'Olympia de Paris.

Ce disque allait se vendre à plus de 1.500.000 exemplaires !

 

Ce soir-là, Alan était accompagné de Serj Paryre (percussions), Mikael Klec'h (flûte, bombarde), Henri Delagarde (violoncelle, flûte, bombarde),

 

plus Gérard Levasseur à la basse

(Gérard est au centre entre Alan et Gabriel Yacoub)

1972-alan-stivell-olympia.jpg

 

et Dan Ar Braz à la guitare électrique

  barbes5-copie-1.jpg

 

 

 

Et René Werneer au fiddle

 

DSC00205.JPG

 

 

 et Pascal Stive à l'orgue

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et Michel Santangeli à la batterie

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                                                                    et  Gabriel Yacoub (chant, guitare, dulcimer,banjo).

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Une série de musiciens on ne peut plus talentueux qui allaient rester un moment avec Alan avant de poursuivre leurs carrières dans diverses directions (voir Les groupes d'Alan Stivell ) pour le plus grand bonheur de nombreux mélomanes.

 

 

la "Suite Sud Armoricaine" était composée de deux parties.

Une instrumentale avec Alan au whistle et une chantée qui était le titre "Pardon Spezed".

 

E pardon Spezed e oan bet                        Au pardon de Spezet, je me suis rendu

Ur plac'h yaouank am eus kawet                j'y ai trouvé une jeune fille

la la la la le lo...

 

'Barzh ur park vras hon eus kousket          Nous avons couché dans un grand champ

Ur verol bras am eus tapet...                      j'ai attrapé la vérole.

 

D'an ospital on bet kaset                            A l'hôpital on m'a envoyé

War an daol bras on bet laskaet...             Sur la grande table on m'a installé...

 

...pour la suite, voir les recueils de chansons bretonnes habituels...

 

C'est seulement des années plus tard que j'ai fait le lien entre ce texte et la chanson d'Alan.

Me disant que c'était amusant de penser que des milliers de Japonais, d'Allemands ou d'Américains avaient fredonné cette chanson paillarde sans savoir ce qu'elle disait.

 

 

 

Merci à toi Alan de m'avoir donné ce goût immodoré pour la musique Celtique !!!

 

 

 

  olympia10

 

                                   Pascal Stive - Alan Stivell - René Werneer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 00:10

Comme déjà expliqué dans des articles précédents, les très nombreux Irlandais qui sont allés vivre aux U.S.A. aux 18 ème, 19 ème et début du 20 ème siècle ont importé leurs musiques traditionnelles.

Aux States, la musique irlandaise a évolué dans deux grandes directions.

La première est celle de la continuité.

D'avantage inspirés par la tradition, toute une série de musiciens et chanteurs ont continué à interpréter des gigues et des reels ou des ballades comme ils le faisaient et comme leurs aieux le faisaient en Irlande.

Des gens comme Mick Moloney, Seamus Egan, Robbie O' Connell rentrent dans cette catégorie.

 

La seconde direction est celle de l'évolution et  de la transformation.

Cotoyant d'autres musiciens, au milieu d'autres influences, une partie des musiciens Irlandais commencèrent à jouer leur musique de façon  différente.

Incorporant d'avantage de guitares, de banjos de mandolines et aussi d'autres instruments comme le dobro, la slide-guitar, la guitare électrique...

Au fil du temps, le fiddle (violon) ne se jouait plus tout à fait de la même manière.

Blues, Ragtime, Blue-grass allaient constituer autant d'étapes pour que la musique héritée des Irlandais s'appelle à présent "musique western" et "Country Music".

 

davy2

 

Après la séparation (provisoire) du groupe Moving Hearts, Davy Spillane décide d'entamer une carrière en solo.

Je vous ai déjà parlé souvent de ce fabuleux joueur d'uilleann pipe et de low whistle qui fait partie de mes musiciens favoris.

En 1987, Davy enregistre l'album "Atlantic Bridge" qui est fait de morceaux traditionnels et de compositions de Davy.

Pour ce disque, Andy se fait aider par quelques amis des Moving Hearts (Christy Moore, Eoghan O' Neill, Noel Eccles, Greg Boland) plus le batteur John Donnelley et quelques Américains comme Bella Fleck (banjo), Albert Lee (guitare), Jerry Douglas (dobro).

 

Un très bon cd où Andy s'amuse à mélanger la musique irlandaise à celle des U.S.A.

Une très bonne expérience où les musiciens nous proposent une palette très variée de sonorités et où

la recherche musicale est omniprésente.

 

Ce titre "Atlantic Bridge" est on ne peut plus évocateur à ce sujet puisque le morceau démarre comme une sorte de slip-jig irlandaise avant de monter sur le "pont" (au dessus de l'Atlantique) sur un rythme de reel qui devient progressivement de la country-western.

 

Ecoutez plutôt.

 

 


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

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