Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 00:40

Nouvelle petite "entorse" à la musique celtique, le jeudi 11 mars j'ai assisté à un concert de Jacques Stotzem.
Comme cela avait été le cas pour Guillaume Maupin , une nouvelle collaboration fructueuse entre la Médiathèque de Verviers et la maison des jeunes "Les Récollets".

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Jacques Stotzem est un extraordinaire (le mot est faible !) guitariste.
Né à Verviers (Wallonie) en 1959 Jacques se met assez tardivement à la guitare.
Il avait déjà 16 ans quand il vit le guitariste américain Stefan Grossman à la télévision.
Ce fut pour lui une véritable révélation qui orienta toute sa vie.
A partir de ce jour, Jacques n'avait plus qu'une idée en tête, acheter une guitare et apprendre à en jouer.
Il décide donc d'apprendre seul en s'enfermant chez lui pendant des heures et des heures.
Il progresse très rapidement au point de devenir déjà professionnel à 19 ans !
Jacques étudie ensuite l'harmonie et va petit à petit créer son propre style très influencé par le "fingerpicking". stotzi2

Comme chez tous les guitaristes (droitiers), la main gauche est utilisée pour placer des accords sur le manche de l'instrument.
La main droite joue des notes sur les six cordes.
En "picking" les quatre doigts de la main droite jouent sur les trois cordes les plus aïgues, le pouce (indépendant) joue sur les trois cordes basses.
Jacques utilise des onglets en plastique au pouce, au majeur et à l'index de la main droite.
Lorqu'on écoute un guitariste qui fait du picking, on a parfois l'impression qu'ils sont plusieurs.


Une fois professionnel, Jacques Stotzem va enregistrer plusieurs vinyles et collaborer avec une série d'artistes de sa région (Smoky Mokes, Paul de Ré, Christiane Stefansky, Lush Life...) .

Repéré et soutenu par le producteur allemand Peter Finger (Acoustic Music Records), Jacques va pouvoir démarrer sa carrière internationale.
"Clear Night" le premier cd sous ce label, parait en 1991.
Plus tard, il va donner des concerts partout en Europe puis dans le monde et principalement en Asie (Chine, Japon, Taiwan).
Attiré par de nombreux genres musicaux (rock, jazz, blues, folk) Jacques invente aussi de nouvelles sonorités inspirées par ses nombreux voyages.

Grand moment d'émotion pour Jacques en 2006 quand la firme "Martin" (le plus célèbre fabriquant de guitares acoustiques aux U.S.A.) lui propose de créer un modèle à son nom !
Un modèle "Signature Stotzem" créé de A à Z par l'artiste lui-même.

Même s'il voyage énormément, Jacques Stotzem habite toujours à Verviers et est très attaché à cette région où il aime venir se resourcer.
Avec la complicité de Francis Géron, Jacques crée en 2005 le Festival International de la guitare à Verviers.
Depuis, de très nombreux guitaristes de talent (Philip Catherine, Steve Hackett, John Mayall, Andy Mc Kee...) se sont produits au "Spirit of 66".

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Aux "Récollets", Jacques nous a proposé un programme musical varié.
Des extraits de son nouvel album "Catch The Spirit" ou il emprunte des compositions à quelques uns de ses "héros" comme Jimmy Hendrix, Neil Young ou Rory Gallagher et aussi des morceaux plus anciens.

J'ai un de ses cd et je l'avais déjà vu en concert il y a longtemps.
Mais j'ai vraiment été impressionné par sa dextérité, par la finesse de son jeu et par sa créativité.
C'est incroyable les sons qu'il arrive à tirer cet instrument.
Six cordes mais on se demande s'il n'y en a pas beaucoup plus tant la musique qu'il joue est dense.
Ses mains se promènent partout sur sa guitare, parfois avec des positions qu'on est pas habitué à voir chez d'autres guitaristes.
C'est fou la sonorité et la puissance de cet instrument... une simple guitare acoustique.
Jugez plutôt...



Le concert était en deux parties.
Depuis peu, Jacques Stotzem a décidé de former un duo avec la chanteuse Géraldine Jonet.

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Jeune Liégeoise, Géraldine a une voix magnifique, puissante et teintée d'émotion.
Sur scène, elle vit à fond les notes de guitare.
Ils ont une terrible complicité et s'écoutent en ayant l'air de dialoguer.
Ils s'amusent sur scène en se donnant à fond.
Un spectacle total !
Inutile de dire que des concerts comme ça, on en redemande.


Alors, si vous aimez la guitare et si notre ami Jacques passe près de chez vous, ne le ratez sous aucun prétexte !
 





 


Par Rakaniac - Publié dans : Divers - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 00:14
Un nouvel album d'Alan Stivell (le 23 ème) est toujours pour moi un événement.
Son nom "Emerald" signifie émeraude.
C'est pour célébrer les noces d'émeraude de son premier album chanté (Reflets) paru en 1970.
Emerald est sorti fin 2009 soit presque 40 ans après Reflets.

Ce disque est un savant mélange de retour aux sources et de nouvelles recherches musicales.
Des sonorités acoustiques, rock ou électroniques qui se cottoient souvent dans chaque morceau.
Alan a aussi voulu donner une nouvelle vie à certains traditionnels bretons et celtiques qu'il écoutait dans son enfance.

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Ce sont ses actuels musiciens de scène qui jouent sur ce disque.
Loumi Seveno (que l'on a bien connu avec Tri Yann) est le violoniste;
Gaetan Grandjean, le guitariste; Nicolas Méheust est aux claviers et Marcus Camus aux percussions.
D'autres musiciens participent à certains morceaux :
Chistophe Peloil (alto), Iwan Ellien (caisse claire), Dom Duff (chant), Solenn Lefeuvre (chant).
L' Ensemble choral du Bout du Monde (direction Christian Desbordes) chante sur le titre "Mac Crimmon".
Quant à Alan, il joue de ses instruments habituels que sont les harpes, flûtes, bombardes, cornemuses et claviers.

le disque démarre avec "Brittany's - Ar bleizi mor" (De Bretagne - Les loups de mer).
D'emblée, les premiers accords de guitare me font penser à "Back to Breizh" paru en 2000.
Mais en partie seulement car la musique de "Brittany's" est faite de plusieurs éléments.
Alan y chante principalement en Français mais aussi en Breton et en Anglais.
Depuis longtemps déjà, il affectione cette triple manière d'écrire.
Sur ce disque il chante aussi certains titres en Gallois et en Gaélique.
Comme souvent, Alan passe aisément de l'aïgu au grave selon les parties de cette chanson.
J'ai très vite été séduit par "Brittany's", par ces mots qui parlent des Bretons d'hier et d'aujourd'hui,
par ces parties musicales qui alternent entre musique bretonne et irlandaise.

...un peu gaulois, très gallois
   sans doute européens mais
   un peu gaulois, très gallois
   Océanais, on est...

Ici, Alan fait allusion au fait que des Britons (principalement du Pays de Galles) ont migré en Armorique dans les premiers siècles de notre ère.
D'où le fait que le pays de la mer (Ar Mor) a pris le nom de Bretagne et qu'il y a certaines ressemblances entre la langue bretonne et la langue du Pays de Galles.


Pleine de variations, "Brittany's" est vraiment une superbe chanson.

...pour nous la mer est la patrie
   whe fishermen from Brittany
   tout autant que l'Armorique
   la mer nous réunit...

Vient ensuite "Lusk" une chanson très apaisante écrite en Breton sur un air traditionnel de l'île de Skye.
Les percussions et la guitare sont bien présentes sur ce titre.
Une chanson rehaussée par la présence du chanteur Dom Duff et de la chanteuse Solenn Lefeuvre.
De sa très jolie voix, Solenn ajoute des paroles en Gaélique à certains endroits de la chanson.

Nouvel arrangement d'Alan pour le traditionnel "Marionig".
Alan y utilise sa voix de manière parfaite.
Les sonorités caractéristiques de l'orgue Hammond se  marient très bien a une guitare électrique très douce.

"Tamm ha Tamm" (peu à peu) est une gavotte mais qui démarre sur un rythme plus lent avant de s'accélérer.
Des parties chantées en kan ha diskan, des parties instrumentales pour la harpe et le violon.
Puis la batterie et la basse qui viennent en renfort.
un titre très dansant.

Vient ensuite le très "musclé" Gael's Call ( l'appel des Gaels).
Ce titre est une suite de reels et d'autres danses jouée à la cornemuse.
Drums, claviers, guitare électrique et basse se déchaînent sur ce morceau qui fait penser à des passages de la "Symphonie Celtique" ou de "Raok Dilestra".

"Harpplinn" est une improvisation dépouillée sur un rythme de dans plinn.
Je n'accorche pas trop à ce titre qui me laisse sur ma faim.
Avec le virtuosité d'Alan et les sonorités de ses nouvelles harpes, je pense qu'il y avait moyen de faire beaucoup mieux.

Juste après, "Goadec Rock"qui est un hommage aux soeurs Goadec.
Alan a toujours eu une grande admiration pour ces chanteuses de kan ha diskan (chant et déchant).
Sur l'album "1 Douar" il avait déjà utilisé leurs voix dans son titre "La mémoire de l'Humain".
Dans "Goadec Rock", Alan interprète en kan ha diskan un autre traditionnel.
Avec de nouveau, des orchestrations assez hard de la batterie et de la guitare électrique.
J'aime bien le violon de Lou Mi Séveno et les improvistions qu'Alan fait avec sa bombarde.

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"Eibhlin" (viendras-tu Eileen, amour ?) est un traditionnel en Gaélique.
Une chanson assez calme assez bien dans le style des "Sean Nos" irlandais.
Sur un fond de clavier et avec des percussions jouées très subtilement par Marcus Camus.

"Aquarelle" est aussi assez calme mais en Breton cette fois.
Les paroles sont de Jakez Konan.
J'aime bien les accompagnements du violon et de la guitare acoustique.

"An Hiran Noz" (all trough the night).
Une chanson co-écrite par Alan et trois autres auteurs.
Des paroles en Gallois, en Anglais et en Breton pour ce morceau qui s'inspire de la tradition du Pays de Galles.
J'aime bien les harpes dans cette chanson.

Enfin, la suite "Mac Crimon" (part I-II-III).
Les musiques sont du domaine public ou composées par Alan.
les paroles sont écrites par Alan qui s'est inspiré d'un texte de Roger Abjean.

La première partie est un "piobaireachd" (musique savante pour cornemuse).
Assez bien dans le style de certains passages de la "Symphonie Celtique".
Pour la seconde partie, le piano vient en appui avec de nombreuses variations de la harpe.
C'est là qu'intervient l'Ensemble Choral du Bout du Monde.
De très jolies voix qui viennent se fondre avec celle d'Alan.
La troisième partie reprend la musique de la première mais avec d'autres variantes.
Toujours avec la cornemuse en fond.
Un air majestueux pour marquer la fin de ce cd.


Quarante ans plus tard, nous sommes toujours éblouis par les reflets d'émeraude.


Pour écouter en MP3 ou voir des vidéos, cliquez sur le lien ci-dessous.
link


    

Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 23:11
Fondé en 1969 par quatre étudiants de Glasgow, ce groupe deviendra professionnel dans le courant des années '70.
Fin 1976, Alan Reid, John Gahagan, Jamie McMenemy et Brian McNeill enregistrent leur premier disque.
Deuxième album (At the front) en 1978. Le chanteur Pat Kilbride a remplacé John Gahagan.

Tournant à partir de 1979, avec l'incorporation d'une cornemuse dans la musique de Battlefield.
A partir de cette date, il y a aura toujours un cornemusier dans le groupe.
Et cet instrument, couplé aux claviers d'Alan Reid sera un peu le signe distinctif de ce groupe écossais.

Au fil du temps, le groupe aura souvent changé de musiciens mais ces changements se feront toujours en douceur sans que le style musical du groupe en soit modifié.

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Alan Reid (claviers, guitare, accordéon, chant) est en fait le fil conducteur de ce band.
Il est le seul à être toujours là depuis le début.
Depuis 1979, les autres instruments se sont toujours articulés autour de lui car il y a toujours eu un guitariste-chanteur, un violoniste-joueur de cittern et un joueur de cornemuse.

Cette conception musicale de mélanger des claviers avec des instruments traditionnels est moins répandue.
J'en ai parlé il y a peu dans mon article à propos d'Irish Feel où Pierre-François Detongre a un rôle similaire à celui d'Alan Reid.
Irish Feel
En musique celtique, on rencontre plus souvent des groupes uniquement acoustiques (éventuellement un clavier de temps en temps pour servir de fond musical) ou des groupes mixtes qui mélangent sonorités électriques et acoustiques (Stivell, Moving Hearts, Héritage des Celtes, Capercaillie...).
Pour autant qu'elles soient sincères, je pense que toutes les approches sont bonnes.


Paru en 2009, "Zama Zama...try your luck" est le vingt-quatrième album du Battelfield Band.
Une discographie imposante d'autant plus qu'une série des divers membres du groupe ont aussi enregistré des albums en solo.

Avec seulement six disques, je suis loin de tout connaître de leur répertoire.
Heureusement, mes disques se répartissent sur les quatre dernières décennies.

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En 1979, c'étaient encore des 33 tours, et "Sand Easy" fut donc mon premier contact avec Battlefield.
Brian McNeill était un des chanteurs.
C'était aussi un terrible musicien, muti-instrumentiste (fiddle, viole, bouzouki, sistre, mandoline, banjo et concertina).
Deuxième chanteuse, Jenny Clark, une Australienne qui jouait de la guitare, du dulcimer, du sistre et des whistles.
Puis Alan Reid qui en plus des synthés, orgue ou piano chante sur plusieurs titres.
Enfin, Duncan MacGillavray qui fut le premier à introduire la cornemuse écossaise dans le groupe.

J'ai de suite apprécié la variété au niveau des accompagnements.
Le fait que tous les musiciens soient multi-instrumentistes est évidemment un atout.
J'aime beaucoup leur enthousiasme dans les instrumentaux ("Miss Drummond of Perth", "John D.Burgess"...)
Avec sa cornemuse, Duncan MacGillavray donne parfois l'impression de jouer des notes qui rebondissent.


 Au niveau vocal, lorsqu'un des trois chante en solo, les deux autres harmonisent derrière et leurs voix se complètent très bien.
C'est par exemple le cas dans "Seven Braw Gowns" ou "The battle of Falkirk Muir".
De très bons arrangements !

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Autre disque, "Anthem for the Common Man" sorti en 1984.
Alan Reid et Brian McNeill sont cette fois accompagnés par Dougie Pincock (cornemuse, whistles, flûte, small pipe, mandoline et chant) et Alistair Russel (guitare, sistre et chant).
Je trouve qu'il y a dans ce disque plus de variété au niveau des sonorités des claviers.
Claviers qui sont aussi des basses ou des percussions dans certains morceaux.

Les gigues et les reels sont toujours joués de manière aussi dynamique.
Une partie des chansons sont traditionnelles, le reste sont des compositions d'Alistair Russel ou Alan Reid.
La plupart sont chantées à deux voix qui se répondent et se complètent à merveille.
J'aime vraiment bien des titres comme "The snows of France & Holland" ou " The port of Call".
Quant à la chanson "The Yew Tree" c'est un petit bijou !


Le mélange du sistre et du small pipe est tout simplement divin.
"Anthem" est un très bon disque.

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En 1989, Battlefield enregistre un live "Home Ground" avec les mêmes musiciens.
Treize tritres interprétés de façon magistrale devant le public d'Aberdeen.

Une série de très bonnes choses dans ce cd.
Bien sûr, il y a la reprise de l'excellente chanson "The Yew Tree" mais beaucoup d'autres qui sont très bonnes également comme "The rovin dies hard" ou "Fare thee well whisky" et qui sont aussi chantées à deux voix.
"Pincok's Pleasure" est une suite instrumentale que Dougie Pincocks démarre seul à la cornemuse avant d'être progressivement rejoint par les trois autres. Un très bon morceau.

Sur cet album on trouve aussi un truc étonnant "Band of a thousand chances".
Une alternance de chansons mélangeant le rock, le folk et la variété avec des passages instrumentaux.
Un titre à la fois rythmé et festif mais très inhabituel pour ce genre de groupe folk.
Une preuve que ces musiciens sont capables de jouer dans tous les styles.
Le public d'Aberdeen fut conquis ce soir là.

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Pour le cd "Threads" paru en 1995, Alistair Russell et Alan Reid sont toujours bien là.
Iain MacDonald (que l'on a bien connu avec le groupe Ossian) est le nouveau piper et flûtiste.
William Jackson (part 1)
Le quatrième larron est un jeune musicien très prometteur : John McCusker.
C'est sûr que pour remplacer Brian McNeill, Alan Reid se devait d'engager un autre super musicien.
Chose faite car malgré son jeune âge John McCusker est un surdoué du fiddle, du sistre et du low whistle.
Et comme j'ai toujours bien aimé Iain MacDonald pour ses prestations avec Ossian, je ne suis pas loin de penser que cette composition du Battlefield Band est la meilleure.

Donc forcément un tout bon cd avec d'avantage de densité au niveau des accompagnements.
De très belles chanson comme "The same old story" composée par Alan Reid ou le traditionnel "Tramps & Hawkers" chantées à deux voix de façon très prenante.
Des jigs très entraînantes comme dans le titre "Simon Thoumire's jig " composées par John McCusker.


Une fois encore, on est sous le charme des voix du Battlefield Band dans "MacPherson's lament" (un titre  popularisé par les Corries) ou dans "The Arran Convict".
Idem pour les instrumentaux, le rythme bien marqué par la guitare d'Alistair, le brillant fiddle de John, les claviers d'Alan avec leurs notes toujours là où il faut et la terrible cornemuse de Iain.
Tous les ingrédients sont réunis pour produire une musique de très haut niveau.
Un disque à écouter, un de plus.

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Changement d'époque puisqu'on retrouve le Band en 2001 pour l'album "Happy Daze"
Happy Daze, déformation de happy days, à la fois dans la lignée des disques précédents mais aussi avec des évolutions.
Nouveaux membres puisque si John McCusker est resté, la chanteuse Karine Polwart a remplacé Alistair Russel et Mike Katz a remplacé Iain MacDonald.

Karine Polwart (qui joue aussi de la guitare) à une jolie voix à mi-chemin entre l'aïgu et le grave.

Avec sa longue barbe noire, MiKe Katz aurait pu faire partie du groupe "ZZ Top".
Toujours habillé de façon excentrique, il ne passe pas inaperçu.
Mais quel musicien !
Cornemuse, small pipe, whistles, il joue également de la basse.

Le cd démarre par une chanson "The Devil's courtship" sur un rythme d'An Dro.
Superbe duo entre Karine et Alan qui se répondent en racontant une histoire d'amour où la jeune fille finit par donner son âme au diable.

Dans ce cd, bien sûr des traditonnels mais aussi beaucoup de compositions de John McCusker qui prend de plus en plus d'importance aus sein du groupe.
Musicien de haut vol, John est aussi très présent au niveau des arrangements.
Il est remarquable au violon dans les titres "Happy days" et "A mile down the road" et au sistre dans "Shepherd lad" ou "dans les reels "Medium Man".
Il fait aussi des duos au low whistle en compagnie de Mike.

Les autres ne sont pas en reste non plus car Karine marque bien le rythme avec sa guitare, Alan est toujours plus présent et plus diversifié avec ses synthés et Mike fait apprécier toutes sa virtuosité tant au smallpipe qu'au bagpipe.

Sur la pochette, on annonce 11 titres mais il y a quatre bonus en plus.
Deux extraits d'autres disques du Battelfield plus un titre d'un album solo d'Alan Reid et un de John McCusker.
Un plaisir encore prolongé.

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En 2004, sortie du disque "Out for the Night".
Avec , comme vous vous en doutez, des changements de personnel.
John McCusker s'est lancé dans une carrière en solo assortie de multiples collaborations car il est très sollicité.
karine Polwart est allée rejoindre le groupe "Malinky".
Retour aux affaires de Pat Kilbride (guitare, bouzouki et chant) qui avait été membre du groupe en 1978.
Pat a beaucoup bourlingué sur la scène folk tant en Europe qu'aux USA.
Originaire de l'île de Lewis (Hébrides) Alasdair White est le nouveau violoniste.
Multi-instrumentiste (cittern, mandoline, banjo,whistles) lui aussi, Alasdair est un virtuose.

On s'en rend directement compte dans la suite de reels "Ms Dynamite of Benbecula" où le rythme s'accélère à partir de "Little cascade" et où Alasdair démontre toute sa vivacité.

Pat Kilbride a une voix très agréable et alterne les chansons avec Alan Reid toujours aussi dynamique.
J'aime bien Pat dans les titres "Lord Randall" et "The King's Shilling"

J'aime beaucoup le titre "Rest and be thankful" qui est un morceau assez lent.
Particulièrement mélodieux avec le piano, la guitare et les whistles que complètent de beaux arrangements du fiddle.

Assez curieusement, cet album enregistré en studio est complèté par trois titres en public.

Encore un disque de qualité pour les "Batties"
Qui n'en resteront pas là puisqu'ils ont encore fait un nouveau disque en 2006, puis en 2007 avant leur nouvel album de 2009.
A noter enfin que depuis 2005, c'est Sean O' Donnell (un irlandais de Derry) qui est le nouveau chanteur.

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Malgré toutes ces mouvances et après toutes ces années d'existence, Battlefield Band reste un des meilleurs représentant de la musique folk en Ecosse.
N'hésitez pas à les écouter !
 










 



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

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