Lundi 9 mars 2009
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Autre découverte, la jeune chanteuse il'Ea.
Elle se classe elle-même dans la catégorie : chanson française-celtique-acoustique.
il'Ea se dit influencée par Sinead O'Connor.
Auteur-compositeur-interprète, il'Ea nous offre donc une sorte de world music en langue française.
Et c'est plutôt réussi !
Une jolie voix bien posée entre graves et aigües pour nous chanter des textes très personnels qui témoignent d'une personnalité très altruiste.
Pour preuve son atelier d'écriture et de compositions pour des personnes peu scolarisées.
Les musiques d'il'Ea sont épurées. Une guitare, des percussions, un peu de violon et de guitare basse. Des accompagnements soft pour bien mettre en relief la voix et les mots.
Des musiques qui ont le côté mystique de certains styles celtiques.
D'après l'ambiance colorée qui règne sur son my space, il'Ea me semble aimer la nature.
Ce qui n'est pas étonnant pour quelqu'un qui est née et vit en Auvergne.
L'Auvergne qui n'est certes pas un territoire celtique (même si les Celtes on occupé toute l'Europe de l'Ouest à une certaine époque).
Pourtant, c'est de là que vient aussi le guitariste Christophe Goudot (groupe irlandais Foxy Devil).
Et...bien qu'il soit de pure souche bretonne, c'est là qu'est né (à Riom) un certain Alan Cochevelou (qui allait devenir Stivell).
Donc à défaut d'être une terre celte l'Auvergne n'en est pas moins une terre d'inspiration.
En écoutant les chansons sur son my space, on se rend compte qu' il'Ea aime les arrangements vocaux.
C'est particulièrement évident dans le titre "Pareil" où les effets de voix sont bien mis en relief par la guitare acoustique.
"Ma soeur me dit" est une chanson en canon assez envoûtante.
La voix d'il'Ea me fait aussi penser à celle de la chanteuse irlandaise Aine Furey.
"Les contrées sauvages" me fait penser au style de Malicorne au niveau des vocaux. Les percussions et la guitare y sont très bons.
Je trouve également que il'Ea a été influencée par Loreena Mc Kennit. Le titre "Pimpidim" est particulièrement évocateur à ce sujet.
Enfin, j'aime bien la chanson "De quel coté".
il'Ea avait déjà sorti un cd de 7 titres et prépare en ce moment un nouvel album.
Elle est également en tournée en Auvergne et dans le reste de la France.
Une artiste à découvrir !
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Par Rakaniac
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Publié dans : Musique Celtique
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Mardi 3 mars 2009
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Quelques mots à propos de la quatrième édition du festival de musiques celtiques qui aura lieu du 14 au 22 mars 2009.
Durant une semaine autour de la St.Patrick, les villes d'Athis-Mons, de Juvisy-sur-Orge et de Paray-Vieille-Poste vont vibrer aux sons des cornemuses, violons et accordéons celtes.
Cette année, le programme est particulièrment alléchant avec toute une série de musiciens chevronés ainsi que de jeunes très prometteurs.
Voir le site : link
Gérard Delahaye ouvrira les festivités.
Déjà une longue carrière en solo pour ce chanteur très connu sur la scène bretonne.
Il se produit parfois en trio avec ses complices Mélaine Favennec et Patrick Ewen.
Melaine Favennec
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Le 14/03, il y aura Laoise Kelly.
Je ne la connais pas bien mais d'après ce que j'ai pu voir sur You Tube, cette jeune harpiste est très douée...
link
Le même jour, il y aura aussi un certain Noël Hill qui est un des meilleurs joueurs de concertina en Irlande.
Concertinas
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Pour la nuit de la St.Patrick, le joueur de fiddle Gerry O'Connor sera l'invité principal.
Accompagné par des élèves du conservatoire et son groupe habituel dont un certain Gilles Le Bigot à la guitare.
link
Gerry O' Connor & Gerry O' Connor (attention il y en a deux
!)
Le 18/03, un groupe très prometteur, les jeunes de Téada.
link
Association surprenante que celle-là, le groupe breton Pennoù Skoulm invite Andy Irvine.
De 1982 à 1993, Pennoù Skoulm n'a cessé de faire danser jeunes et moins jeunes sur le répertoire traditionnel breton.
Soïg Siberil, Jacky Molard, Patrick Molard, Christian Lemaître et Jean-Michel Veillon, tous virtuoses, ont enflamé les festou-noz de Bretagne et d' ailleurs.
Le groupe s'est reformé il y a peu avec un visage un peu différent puisque Nicolas Quemener a remplacé Soïg à la guitare et Ronan Le Bars a pris la place de Patrick à l'uilleann-pipe.
On ne présente plus Andy Irvine, chanteur et musicien irlandais connu depuis les années '70 (Planxty, Patrick Street, Mosaik...).
Andy est d'abord un musicien irlandais mais il s'intéresse depuis très longtemps à d'autres styles traditionnels comme par exemple la musique des Balkans.
Cette association de grands musiciens folk devrait donner un terrible concert le 19/03.
link
Andy Irvine
Le 20 mars, ce sera au tour d'Eric Marchand de vous faire vibrer avec son quartet.
Ancien leader du groupe Gwerz, Erik est un chanteur breton traditionnel dont la voix est proche de celle de Yann-Fanch Kemener.
Mais il ne chante pas que de la musique bretonne car cela fait très longtemps qu'il se passionne pour de nombreux styles musicaux, entre autre ceux de l'Est de l'Europe.
Egalement clarinetiste, Erik Marchand est un musicien de grande qualité.
link
The Legends avec Paddy Keenan au menu de la soirée du 21/03.
Moins médiatisé que Liam O' Flynn ou Davy Spillane, Paddy Keenan est pourtant un des plus grand joueur d'uilleann pipe (cornemuse irlandaise).
Ancien membre des légendaires Bothy Band, Paddy Keenan a poursuivi une carrière solo riche de collaborations fructueuses.
A ne pas rater !
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Bothy Band
Donc, tous ces concerts et encore d'autres vous attendent du 11 au 22 mars.
Intéressés ?
Par Rakaniac
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Publié dans : Musique Celtique
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Dimanche 1 mars 2009
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Petite allusion au grand Georges puisque le "Brassens" de Bretagne vient de sortir un nouveau disque.
Et que ce cd s'intitule "Arbres".
Il nous dit d'ailleurs :
" Comme vous, j'ai toujours aimé les Arbres.
Faire des chansons sur ces merveilles et sur tout ce qui les entoure
m'a tenu à coeur dans ce nouveau cd"
Le "Besson" nouveau étant arrivé, j'avais bien sûr hâte de découvrir les nouveaux sillons de l'ami Claude.
Une fois de plus, j'ai été comblé.
Dans "Made in Kerouze" son album précédent, Claude Besson avait ré-enregistré des anciens titres.
Ici, il s'agit de toutes nouvelles chansons.
Claude a mis trois ans pour réaliser cet album.
Trois ans d'amour, de génie et de poésie pour peaufiner douze nouveaux titres et les réaliser musicalement.
Comme pour le disque précédent, Claude a tout joué lui-même et fait les arrangements.
Principalement des guitares cordées nylon dont la douceur des sonorités mettent particulièrement bien les mots en valeur. On entend aussi des claviers, des percussions et un peu de psaltérion qui
reste un instrument fétiche de l'artiste.
"Arbres je vous aime" nous plonge directement dans la magie de ce disque.
"Compagnons, companieros,
C'était là un vieux rêve de gosse
De grimper jusqu'en haut de vous
De voir le monde de chez vous"
On se rend bien compte que Claude à vécu une relation particulière avec les arbres durant son enfance.
Des arbres qui étaient comme des confidents dans lesquels il faisait bon se resourcer à l'écoute de la nature.
Claude a toujours difficile d'admettre que tant d'arbres soient massacrés pour des raisons diverses.
Dans cette chanson, il se console quelque peu en disant :
"Quand vos feuilles sont mortes, on fait de vous des portes,
Des violons, des sculptures
Et ça nous réconforte, on reste en quelque sorte
Près de vos sépultures."
Je trouve cette image particulièrement pertinente et positive.
"Au s'cours docteur Hulot" est une chanson à propos de la pollution.
Sur une musique qui me fait un peu penser à celle du "Paysagiste de St.Denis"
Pollution de l'eau que Claude dénonce dans son style à la fois contestataire et teinté d'humour (cf. "...sous l'oeil d'un goéland rescapé et surpris, d'avoir cet océan tout sale que
pour lui."
Un ton tout aussi contestataire pour le titre "Liberté mon c...". Un peu à la manière de Brassens et sur de jolis accords de guitare, Claude Besson souligne les écarts entre les discours officiels
et la réalité de notre monde actuel.
Assez bien de nostalgie dans le titre "Rendre aux arbres nos guitares chagrines".
Et si nos guitares que plus personne n'écoute redevenaient des arbres ?
J'aime particulièrement le refrain de cette chanson (...mais plus personne n'écoute ces choses-là, il sonnait pourtant joli, le bois) qui me fait penser à du traditionnel.
"Ha ! C'que regrette !" sur un ryhtme de ragtime, Claude continue de manier le second degré.
Excellentes guitares et aussi pas mal de claviers dans cette chanson où Claude "regrette" d'être né honnête.
"L'Eau" , la chanson suivante est une pure merveille !
Ici, la voix de Claude se fait plus grave pour nous chanter un texte vraiment magnifique.
La musique est au diapason et me fait penser à celle de "Quel fléau ce fléau" qu'il chantait dans les années '80. Claude prononce d'ailleurs le mot "fléau" mais dans un taut autre contexte.
Je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer un extrait :
"Tombée d'une feuille en automne
On la retrouve à Chinatown
Passant par dessous les frontières.
Elle arrive sans qu'on la sonne
Aux fronts d'ouvriers qui maçonnent
Elle a sûr'ment un coeur de pierre.
Quand elle inonde leurs chapeaux
Les travailleurs en plein boulot
Ont peur que ses ruisseaux brûlants
Ne les emport'ent mortellement.
Pour du pain, ils donnent leur eau.
Pour de l'eau ils donnent leur peau.
Elle a des côtés pas marrants
Et fourbes, la source du temps.
Ha ! Quel fléau ! Hé ho !
Y' en a plus que marre d'la météo.
Goutte à goutte les malheurs arrivent ex-aequo
Noé n'en peut plus sur son radeau..."
"L'Eau", cinq minutes quarante deux secondes de bonheur !
Patrick Carel a écrit les paroles de "Arbres mes vieux copains" . Un texte qui évoque lui aussi les souvenirs d'heures passées à grimper aux arbres et à vivre sous leur protection.
"De là-haut je voyais un monde différent..."
Encore un très beau texte avec des phrases très étonnantes du style : "Et l'urbanisation phénomène bizarre, a mis l'arbre à la
ville... et les maisons aux champs".
Assez bien de nostalgie dans le titre "Pleurer pour rien " où les claviers sont très présents.
Mais aussi pas mal d'espoir : il faut vivre...
Enormément de poésie dans "J'attends " qui est une chanson d'amour.
Beaucoup de recherches au niveau des guitares.
Une manière de chanter un peu plus confidentielle (un peu comme Yves Simon) mais il s'agit bien de Claude qui nous livre là un superbe texte.
"Le petit écolier au cartable de plomb" me fait penser à du blues.
Nouvelles interrogations de Claude Besson à propos de ces vies pré-destinées, de nos existences toutes tracées. Des paroles qui interpellent.
Il continue sa constestation soft dans "T'as testé pour nous" où il tisse ses rimes avec une certaine ironie.
Beaucoup de vérités dans cette chanson.
Le titre suivant s'intitule "Une minute de silence pour les arbres assassinés autour de chez nous". Et de fait cela dure une minute sans rien d'autre que quelques bruitages à la fin.
Claude tient parole !
Pour terminer, deuxième version plus acoustique de "Arbres, je vous aime".
Des guitares pour une version que Brassens n'aurait pas renié.
Grand merci à toi Claude pour ces arbres...magiques !
Et pour commander ses cd
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Par Rakaniac
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Publié dans : Musique Bretonne
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