Mercredi 22 août 2007

Un Galicien en Celtie

 

Durant une partie du règne de Franco, le père de Carlos Nunez a vécu en exil à Paris.

C’est à cette époque qu’il a découvert Alan Stivell en assistant à l’un de ses concerts au Palais des Sports.

Ce premier contact avec la musique bretonne aura-t-elle servi de déclic à cet homme pour lui faire prendre conscience des ses origines galiciennes ou de son âme celte ?

Toujours est-il que rentré au pays il eut tôt fait de transmettre le virus à ses fils Carlos et Xurxo Nunez.

 

Né à Vigo en 1971, Carlos Nunez va donc rapidement s’intéresser à la musique de Galice.

A l’âge de huit ans, il apprend la flûte à bec et à 10 ans il ses met à la gaita (la cornemuse galicienne).

Carlos va très vite devenir un virtuose de ces deux instruments.

Il est pour beaucoup dans la renaissance de la gaita en Espagne.

 

Quelques années plus tard, Xurxo Nunez ne sera pas en reste puisque en plus de l’informatique, le jeune homme va apprendre avec brio toute une série d’instruments.

Batterie, percussions, guitares et claviers n’auront bientôt plus de secrets pour lui.

 

Petit à petit, Carlos Nunez va s’intéresser à d’autres musiques et découvrir les pays celtes.

Le festival Inter-Celtique de Lorient organise chaque année le Mac Allan qui est un concours de cornemuses.

Des pipers venus de tous les coins (et même d’Australie) viennent y participer.

Carlos remporte ce prestigieux concours trois fois d’affilée (1984,85,86) et cela lui vaut une belle notoriété.

Paddy Moloney lui propose de venir enregistrer avec les Chieftains.

Carlos participera donc à trois cd de ces prestigieux irlandais (Treasure Island, The Long Black Veil et Santiago).

« Santiago » dédié à la ville galicienne de Saint Jacques de Compostelle est un disque dans lequel les Chieftains jouent de la musique de Galice mais aussi des airs cubains et Latinos.

Durant plus d’un an, Carlos fera toute une série de tournées avec eux devenant ainsi le septième Chieftains.

 

Après cela, Carlos Nunez décide de voler de ses propres ailes en produisant ses propres disques.

Tout en continuant à écrire des musiques de films (L’île au trésor, Mar Adentro…) et à collaborer avec toute une série d’artistes (Matto Congrio, Jordi Savall, André Le Meut…)

 

Son premier disque « Brotherhoods of Stars » sera le terrain de multiples rencontres musicales.

Ry Couder, Luz Casal, les Chieftains, Rafael Riquini…plus toute une série de musiciens espagnols vont donner à ce disque des couleurs chatoyantes.

A la flûte ou à la cornemuse, Carlos nous fait apprécier son talent qui est immense et plein d’imagination musicale.

Un morceau comme « Dawn » par exemple est d’une extraordinaire beauté !

Les Irlandais Micheal O’Domhnaill, Paddy Moloney et Matt Molloy viennent l’épauler sur ce titre.

Si on est d’avantage habitué aux sonorités métalliques des whistles, la flûte à bec au son à la fois plus chaud et plus doux…c’est très bien aussi !

 

D’autres albums vont suivre (Os amores Libres, Mayo Longo et Todos Os Mundos) qui vont conforter le public de plus en plus étendu dans l’idée que ce musicien est exceptionnel.

 

D’autant qu’il faut se rappeler que dans l’intervalle, Dan Ar Braz avait enrôlé Carlos dans la grande aventure de l’Héritage des Celtes.

En 1997, les amateurs du genre découvrent donc le galicien aux côtés de Donal Lunny, Gilles Servat et autre Karen Matheson.

Et beaucoup se souviennent de titres comme les « Aires de Pontevedra » interprétés de façon remarquable par la gaita de Carlos accompagnée avec force par le Bagad Kemper.

 

Le souvenir de ces expériences a probablement décidé Carlos Nunez a enregistrer « Un Galicien en Bretagne » en 2003.

 

Recherche, énergie, beauté sont trois mots qui peuvent caractériser ce disque.

Tant notre ami Carlos a pris au sérieux la conception de ce disque.

Ses meilleurs amis musiciens sont évidemment de la partie.

Outre son frère Xurxo, Pancho Alvarez (bouzouki et guitares) est une sorte de « Donal Lunny » espagnol.

Il y a aussi Begona Riodo au violon, José Vera à la basse… 

Il s’est inspiré des travaux de Polig Montjarret (qui fit tant pour la musique traditionnelle bretonne).

Carlos n’a pas hésité non plus à faire appel à deux bagadou (Lokoal-Mendon et Auray) pour collaborer à ce cd.

Puis il a réalisé un de ses rêves en invitant Alan Stivell à travailler sur ce disque.

Alan joue de la harpe de Galice (en plus de sa telenn) et chante pour la première fois en galicien sur le titre « Noitte Pecha », morceau qui se prolonge par « Gavotte Pandeirada » un instrumental dans lequel harpe et flûte se mélangent.

 

Dan Ar Braz et Gilles Servat sont également invités sur ce disque.

Dan avait composé une musique pour Carlos « Une autre fin de terre » allusion à l’album «Finisterres » car la Galice à l’extrême Ouest de l’Europe est (comme la Bretagne) un autre endroit où… se finit la terre.

En plus de la flûte de Carlos et de la guitare de Dan, les bagadou s’en donnent à cœur joie sur cet instrumental.

Et l’histoire de ce titre est double puisque Jean-Jacques Goldman et Dan Ar Braz ont co-écrit des paroles sur cette musique qui est devenue une chanson « je m’en vais demain » qui se trouve sur l’album « A toi et ceux » de Dan Ar Braz.

 

Autre ami de Carlos et autre immense artiste breton, Gilles Servat chante « An Ini A Garan ».

Il chante en duo avec la talentueuse Bleunwenn qui fit partie du groupe Tri Yann durant plus d’un an.

La jeune et prometteuse bretonne apporte encore plus de sensibilité à cette chanson traditionnelle dans laquelle Carlos joue de l’ullieann pipe.

 

De cet instrument, il en est encore question dans le morceau suivant.

« The Three Pipers » qui matérialise un autre rêve de Carlos.

Réunir trois cornemuses différentes dans un même enregistrement.

Patrig Molard, un des maîtres du Bagpipe en Bretagne et l’Irlandais Liam O’Flynn viennent rejoindre Carlos (à la gaita) pour interpréter « O vale de Vreizh Izel » un traditionnel breton.

Le résultat est à la fois beau et surprenant tant les trois cornemuses ont des sonorités distinctes.

Encore un défi parfaitement réussi !

 

Inspiré par la gwerz « Yann Derrien », cette chanson raconte l’histoire du pèlérinage d’un Breton à Saint-Jacques de Compostelle.

Carlos Nunez a voulu que cette chanson soit chantée par Eimar Quinn.

Cette chanteuse irlandaise avait remporté l’Eurovision en 1996 avec la chanson « The Voice ».

Membre du groupe vocal « Anuna » (que l’on avait découvert dans Riverdance) Eimar a une voix très douce et haut perchée.

Dans « Yann Derrien » elle fait l’effort de chanter en Français !

Cette mélodie est vraiment très belle, peut-être ma chanson préférée de ce disque.

La voix d’Eimar plus les contre-chants de whistle et de bouzouki…c’est tout simplement du grand art !

 

Un Galicien en Bretagne est décidément un cd très varié et uniformément beau.

A recommander à tous les amateurs de flûte, de cornemuse et de musique celtique en général.

Carlos Nunez est un artiste étonnant ! 

 

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Par Rakaniac - Publié dans : Divers - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 22 août 2007

 Très courants dans la musique traditionnelle :

1)  La Flûte :

La flûte traversière en bois (timber flûte) est très répandue chez les musiciens folk.

Ils la préfèrent (même si elle a un registre musical moins étendu) à la flûte traversière en métal beaucoup plus utilisée dans la musique classique ou le jazz.

Le son plus chaud et plus doux du bois convient probablement mieux aux musiques traditionnelles.

La flûte faisant peut-être « contrepoids » avec des instruments plus sonores ou plus aigus comme les cornemuses ou les accordéons ?

Outre Michael McGoldrick, l’Irlande compte un très grand nombre d’excellents flûtistes

comme  John McKenna, Michael Turbidy, Matt Molloy (Chieftains) , Kevin Crawford (Lunasa), Cormac Breatnach, Fankie Kennedy (Altan), Liam Kelly (Dervish), Seamus Egan (Solas)...

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2)  Le Whistle :


Appelé aussi « tin whisle », flûte irlandaise (ou « penny whistle » parce que bon marché) cet instrument est très courant dans la musique irlandaise.

Cette petite flûte à six trous est principlalement constituée de métal avec souvent en embout en plastique.


Les whistles sont de différentes tailles afin de pouvoir jouer dans diverses tonalités :do-ré-mi bémol-fa-sol-si bémol-la (en anglais :C-D-Eb-F-G-Bb-A).

Trois doigts de la main droite sont posés sur les trois premières notes.Trois doigts de la main gauche pour les trois autres trous.

Lorsque les six trous sont bouchés, on obtient un do.Puis un ré en débouchant le premier trou et ainsi de suite...

Les demis-tons se font en couvrant la moitier du trou avec le doigt.

Pour passer à l'octave supérieure (il y en a deux) il faut souffler plus fort. 

 

Instrument de base relativement facile à apprendre, de nombreux musiciens savent en jouer en plus d’un autre instrument.

Il y a cependant des spécialistes comme Miko Russel, Sean Potts (ex. Chieftains), Mary Bergin ou Andrea Corr (la chanteuse des Corrs).

La plupart des groupes irlandais comptent au moins un joueur de whistle.

Se mêlant à la flûte ou au violon, cet instrument vient ajouter des notes aiguës aux mélodies ou aux danses irlandaises.

Il peut aussi se jouer en solo et convient également pour des airs mélancoliques dont les Irlandais raffolent.

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3)  Le Low whistle :


Dans les années soixante, Finbar Furey (The Fureys & Davey Arthur) piper et joueur de whistle jouait également de la Kena (flûte indienne en bois) dont il appréciait le son.

Ayant endommagé cet instrument, il demanda au luthier Bernard Overton de lui en fabriquer une autre en métal produisant le même son chaleureux et doux.

Les low whistle « Overton » sont toutes en aluminium et ont un son à la fois profond et émouvant.

La position des doigts est la même que pour le whistle.

Mais l'instrument est beaucoup plus grand.

Les écarts entre les trous sont donc plus grands surtout pour la main droite.

Il faut aussi souffler plus fort que dans un low whistle et mieux maitriser son souffle pour ne pas changer d'octave sans le vouloir.

Il est donc plus difficile de bien jouer du low whistle.

 

J’avais un peu entendu l’instrument dans les disques du « Bothy Band » (fabuleux groupe de années ’70) mais je trouvais que le jeu de Paddy Keenan était trop discret.

Ma vraie découverte du low whistle se fit grâce à Davy Spillane d’abord avec « Moving Hearts » puis dans ses albums solos.


   Davy Spillane

 

Et je suis resté vraiment sous le charme de ce son tellement envoûtant et beau.

En Irlande, de nombreux pipers comme Declan Masterson, John McSherry ont suivi la voie tracée par Davy et jouent également très bien du low whistle.

De nombreux groupes irlandais comme Lunasa, Solas... l’utilisent abondemment.

Allieurs aussi l’instrument a fait de nombreux émules dont Hévia (dans les Asturies) ou Ronan le Bars en Bretagne.

link

4)  L’Uilleann pipe :


En gaelique « uillin » signifie le coude « uilleann » au génitif signifie donc : du coude.

Cornemuse « du coude » donc puisque c’est avec son coude que le musicien actionne un soufflet qui remplit d’air le sac de l’instrument.

Instrument apparenté à la « musette de cour », cette cornemuse est munie d’un chanter (chalumeau sur lequel on joue la mélodie, de trois bourdons (notes continues) et de trois régulateurs munis de clés  qui servent à harmoniser et à appuyer la mélodie.

C’est un instrument assez compliqué à apprendre.

Pourtant, il est très utilisé dans la musique irlandaise.

Des gens comme Seamus Ennis, Leo Rowsome ou Willie Clancy ont fait énormément pour développer la popularité de l’uilleann pipe durant la première moitié du vingtième siècle.

Au début des années soixante, Paddy Moloney,un autre grand piper et joueur de whistle, forme le groupe les Chieftains.

Depuis plusieurs dizaines d'années Paddy a fait apprécier au public d'Irlande et

du monde entier sa dextérité à l'uilleann pipe.


   liam O'Flynn

 

Dans les années ’70 deux formidables pipers : Liam O’Flynn (Planxty) et Paddy Keenan (Bothy Band) lui ont donné de véritables lettres de noblesse !

Plus tard d’autres talentueux musiciens comme Davy Spillane ou Declan Masterson leur emboitèrent le pas.

Dans les années qui suivirent toute une série d’autres musiciens très doués se firent remarquer à leur tour.

On peut citer entre autres : Mick O’Brien, Peter Browne, Ronan Browne, John McSherry (Coolfin), Sean Og Potts, Eamonn Galldubh, Michael Horgan (Shantalla), Cillian Vallely (Lunasa)...

En Ecosse, si William Jackson en a joué de temps à autre avec Ossian, l’instrument n’est pas très répandu.

Les Ecossais lui préférant le « Small pipe » instrument du même type mais au son plus grave.

En Bretagne, par contre, il y a aussi des virtuoses de l’uilleann pipe comme Ronan Le Bars, Patrick Molard, Loïc Bléjean ou Kevin Camus (Boxty).

Vous risquez donc d’entendre pas mal de cornemuse irlandaise si vous vous intéressez à la musique celtique.

Bonne écoute ! 

 link

 


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise
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Samedi 18 août 2007
Dans un article précédent, je vous ai déjà présenté Michael Mc Goldrick un formidable flûtiste irlandais.
Joueur de flûte traversière en bois, Michael excelle aussi au low whistle et à la cornemuse irlandaise (uilleann pipe).

Membre du groupe écossais Capercaillie, Michael Mc Goldrick ne dédaigne pas retrouver des amis Irlandais pour faire de la musique traditionnelle.
Le voici en compagnie d'un violoniste, d'un guitariste et d'un joueur de bodhran pour une suite de gigues et de reels à vous couper le souffle.
Accrochez-vous !


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise
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Dimanche 12 août 2007
Franzozig

En Bretagne, Tri Yann est un groupe mythique !
Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau (les trois "Jean" de Nantes) ont déjà plus de trente ans de carrière derrière eux.
Fan depuis les années '70, j'ai toujours admiré leurs grandes qualités vocales.
Avec sa très belle voix, Jean-paul Corbineau aurait largement pu chanter en solo.
Il y a beaucoup de recherches au niveau musical.
Une grande variété aussi dans les instruments utilisés et donc dans les sonorités qu'on entend sur leurs disques (cromornes, flûtes, claviers, violons ,guitares, plsaltérions...)
Jean-Louis Jossic a toujours fait beaucoup de recherches au niveau du contexte historique des chansons.
Cette musique, cocktail détonnant de rock celto-médiéval a déjà enchanté plusieurs générations d'amateurs de chansons en Français.
Puisque Tri Yann représente principalement la partie non bretonnante de la Bretagne.

Tri Yann se revendique avant tout comme un groupe de scène.
Pour les avoir vus à trois ou quatre reprises, c'est vrai qu'ils s'y entendent pour mettre de l'ambiance en concert.

En musique traditionnelle, le kan ha diskan (chant et déchant) est un genre très apprécié.
La technique du "tuilage" de ce style de chants à répondre est très entraînante.
Le premier chanteur chante la première strophe et le second chanteur chante la fin de celle-ci à l'unisson. Puis le second chanteur chante la deuxième strophe et le premier le rejoint sur la fin de la phrase.
Cela permet donc de chanter très longtemps.

Autre caractéristique, ces chants sont toujours sur des musiques très rythmées (gavottes, dans plinn ou autres dans fisel) des danses bien "martelées" qui font le bonheur de tout les amateurs de Fest Noz (fêtes de nuit).
Les soeurs Goadec (qui étaient trois) ou les frères Morvan sont des spécialistes du genre.
D'autres chanteurs comme Raymond Riou et Jean-Pierre le Cam (du groupe Sonerien Du) ou Erik Marchand, Yann-Fanch kemener, Jean-Jacques Hasold (Stivell) m'ont vraiment fait apprécier ce genre musical.

J'avais un peu déploré que les Tri Yann avec leurs possibilités vocales ne se lancent pas dans ce kan ha diskan.
En 1983, il y eu un titre "Aventurou Marian" (sur l'album "Café du bon coin") qui était chanté dans ce style.
Il fallut attendre 1999 avec le spectacle "Bretagnes à Bercy" pour les apprécier de nouveau en "chant et déchant".

Sur la vidéo de "Franzozig" on peut en plus admirer l'habileté des danseurs de Kerlen Pondi
Du grand art !
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne
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Dimanche 29 juillet 2007
Encore quelques mots à propos de William (Billy) Jackson dont je vous ai déjà parlé dans deux articles précédents.

Maître de la harpe celtique, William joue de toute une série d'instruments dont le whistle (flûte) et le cittern (cistre) sur cette vidéo.
Accompagné par Grainne Hambly (également harpiste et joueuse de concertina) il nous interprète ici quelques extraits de ses compositions.
La troisième d'entre-elles se trouve sur un disque de son ancien groupe Ossian intitulé "Light on a distant shore".
Musiques écossaises à la fois subtiles et douces...à écouter sans modération !
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise - Communauté : Ma musique celtique
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