Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 00:13
Depuis très longtemps, les bons musiciens sont légion dans la musique traditionnelle irlandaise.
Les années '70 et '80 avaient fait découvrir des groupes mythiques comme Planxty, Bothy Band, De Dannan...
D'autres groupes dans les années '90 avaient marché sur leurs traces comme Altan, Lunasa, Solas, Dervish...
Depuis les années 2000, les nouvelles générations ne sont pas en reste avec une floppée de jeunes musiciens tous plus talentueux les uns que les autres.
Ronan O' Flaherty et Edel Fox sont de ceux-là.

J'avais déjà évoqué Edel Fox dans mon article consacré aux concertinas ces curieux petits accordéons.  Concertinas

Native du Conté de Clare, la jeune Edel a commencé à jouer dès l'âge de sept ans.
Noël Hill fut son profeseur et elle allait rapidement progresser au point de devenir une virtuose.
Elle se fait d'abord connaître par de nombreux passages à la radio irlandaise et aussi à la BBC.
Puis participe à de nombreux festivals dont celui de Miltown Malbay sa ville natale.



En 1991, j'avais eu l'occasion d'aller à ce festival.
Un fameux souvenir avec tous ces pubs bondés de musiciens et d'amateurs de folk.
J'avais échangé quelques mots avec un joueur de "bones" qui m'avait demandé si j'étais également musicien. 
Il y avait une telle communion dans ce pub qu'on avait l'impression qu'il s'agissait d'un culte.



Edel jouera lors de nombreux concerts en Irlande et fera des tounées musicales qui la conduiront jusqu'aux U.S.A. et même en Asie. 
Très jeune elle rencontre Ronan O' Flaherty avec qui elle va jouer de plus en plus souvent au point de former un duo très performant.

En 2004, elle remporte le prix décerné au "Meilleur Jeune Musicien Irlandais".

 

Edel est aussi professeur de musique traditionnelle à l'école Willie Clancy (Miltown Malbay).
Tout en continuant à étudier la musique à l'université de Limerick.

Ronan O' Flaherty est né dans le Conté de Galway qui est voisin du Conté de Clare sur la côte Ouest de L'Irlande.
Galway est une sorte de porte d'entrée avant le Connemara.
Son père tenant un pub à Galway city et le jeune Ronan a donc été bercé dans la musique traditionnelle dès son plus jeune âge.
Il étudie le fiddle tout en fréquentant toute une série de musiciens professionnels ou amateurs.
Adolescent, il va écouter des disques de musiciens des années '30 et '40 comme James Morrison et Michael Coleman et s'inspirer de leur styles.
Très vite, il va déveloper une exellente technique au violon et sera reconnu par ses pairs.
Malgré son jeune âge, Ronan va collaborer avec beaucoup de bons musiciens et donner une série de concerts tant en Irlande que dans le reste de l'Europe.
Lui aussi aura l'occasion de se produire en Chine !



En 2006, Edel et Ronan décident d'enregistrer leur premier cd.
En compagnie de Michael McCague (bouzouki et guitare) et Brian McGrath (claviers) ils vont revisiter toute une série de classiques du répertoire irlandais.
Et de quelle manière !
Dès le premier titre "Martin Wynne's" on est frappé par leur brillante interprétation.
Le "découpage" précis du bouzouki, les claviers pour les notes basses, le concertina qui sonne plus grave à partir du deuxième reel.

"The maid on the green", subtile suite de gigues où fiddle et concertina jouent à l'unisson.
Idem dans les reels du troisième titre "The bag of spuds" où le concertina joue plus de notes basses bien soutenu par le bouzouki.

Une interprétation tout en finesse sur le medley "Boys of Ballyosadare" fait de temps forts dans lesquels Edel vient si bien appuyer le rythme.
J'aime bien aussi le jeu de guitare dans la suite de Hornpipe "Poll ha Penny".
Une terrible rythmique dans un style très irlandais.

Autre classique, "The Chicago reel" avec un très bon fiddle qui souligne à merveille les notes de concertina, le tout bien mis en valeur par la guitare et le bouzouki.
"An Coileach..." sont des slides, la deuxième était également jouée par le Bothy Band dans les années '70.

Ronan O'Flaherty est seul au fiddle pour "The Connacht Man's rambles" une gigue puis un reel.
Son jeu est à la fois très accrocheur et très souple. Une fois de plus, il est très bien accomagné par les claviers de Brian McGrath et la guitare de Michael McCague.
J'aime beaucoup aussi la suite "Gan Aimn" pour leur originalité dans la manière de jouer le dernier reel (Morning dew).

Rythme un peu plus lent pour les reels "The Sligo" où le piano fait de nouveau office de basse.
"The Iron Man" est une danse d'origine écossaise (strathspey), un rythme plus irrégulier que Ronan et Edel jouent seuls.
"Na Ceannabhain Bana" est la version instrumentale d'une chanson en gaélique.
Une slip-jig bien soutenue par les claviers et la guitare.

Et le disque se termine sur un autre classique, "The Fisherman's lilt".
Michael McCague (qui dit avoir été influencé par Alec Finn de De Dannan) utilise toutes les possibilités de son bouzouki pour ornementer ce morceau.
Grande originalité du fiddle dans le reel suivant (The musical priest). Un dernier titre où Edel est une fois de plus très brillante.

Cette rencontre entre Edel Fox et Ronan O'Flaherty est donc une réussite.
Un témoignage très vivant de ce qu'est la musique traditionnelle irlandaise au 21ème siècle.
A découvrir au plus vite, à savourer lentement !
 




Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 22:32

Cette chanson qui était sur l'album "Alan Stivell à l'Olympia" est une de celles qui m'a fait découvrir la musique irlandaise.

link



J'adorais ce titre avec la jolie voix d'Alan, les vocaux de Gabriel Yacoub et le fiddle de René Werneer.

Avec la partie instrumentale et les whistles, c'était tout simplement envoûtant...

Au fil du temps, je me suis rendu compte que cette chanson était très populaire et avait été reprise par de nombreux interprètes.


Je fus très étonné de voir qu'Angelo Branduardi, le talentueux chanteur italien, l'avait reprise en français.


Dans un tempo un peu différent, "Les arbres ont grandi" donnait d'autres belles couleurs et sonorités à ce très beau texte.

Puis j'ai découvert qu'Angelo était fan d'Alan Stivell et qu'Alan avait participé à un de ses disques en 1983.

 

 



Beaucoup plus tard, et grâce au site Harpographielink  )  j'ai découvert cette vidéo de You Tube.

 

 

 

EN 1982, le Grand Echiquier de Jacques Chancel recevait Angelo Branduardi.

Et le barde d'Italie avait invité son ami Alan pour interpréter cette chanson ainsi qu'un instrumental.

Emotion pour moi en découvrant cette vidéo. Dix ans après le concert à L'Olympia, Alan la chantait encore avec la même douceur.

Deux grands artistes unis par une même passion.



Dans les années '90, grâce à une compilation de la revue "Celtics", j'ai vu que d'autres Italiens (du groupe FBA) l'avaient reprise sous le titre "I alber a ie olt".

Une très jolie voix féminine sur cette version en italien sur une mélodie très proche de celle d'Alan.



Bien entendu, les Irlandais ne pouvaient pas être en reste par rapport à cette chanson.

Sur l'album "The Blue Idol" le groupe Altan nous en offre une splendide version  avec le titre "Daily Growing".

Invité sur ce morceau, Paul Brady vient répondre à la voix douce de Mairead Ni Mhaonaigh.

Un duo superbe !

 

The trees they grow high (Daily Growing)

 

The trees they grow high

The leaves they do grow green

Many is the time my true love I've seen

Many an hour I have watched him all alone

He's young

but he's daily growing


Father dear father

you've done me great wrong

You have married me to a boy who is too young

I'm twice twelve and he is but fourteen

He's young 

but he's daily growing.


Daughter my daughter

I' ve done you no wrong

I have married you to a great lord's son

He'll be a man for you when I am dead and gone

He's young

but he's daily growing.


Father dear father, if you see fit

We'll send him to college for another year yet

I'll tie blue ribbons all around his head

To let the maidens know that he's married.


One day I was looking o'er my father's castle wall

I spied all the boys playing at the ball

My own true love was the flower of them all

He's young

but he's daily growing.


At the age of fourteen, he was a married man

At the age of fifteen, the father of a son

At he age of sixteen, his grave it was green

And death had put an end to his growing.


I' ll buy my love some flanel

and I will make a shroud

With every stich I put in it,

the tears they will pour down

With every stich I put in it,

how the tears will flow.


Crual fate has put an end to his growing.

 


Traduction :


Les arbres deviennent grands

Les feuilles poussent vertes

Cela fait longtemps que j'ai vu mon véritable amour.

Nombreuses les heures que je l'ai observé toute seule.

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Père, cher père

Tu m'as fait un grand tort

Tu m'as mariée à un garçon qui est trop jeune.

J'ai deux fois douze et il n'en a que quatorze

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Fille chère fille

je ne t'ai pas fait de tort.

Je t'ai mariée au fils d'un grand seigneur.

Il sera un homme pour toi quand je serai mort et parti.

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Père, cher père, si cela te convient

Nous l'enverrons au collège un an de plus encore.

Je nouerai des rubans bleus tout autour de sa tête

Pour que les jeunes filles sachent qu'il est marié.


Un jour, je regardais par au-dessus du mur du château de mon père

J'espionnais tous les garçons jouant au ballon

Mon véritable amour était la fine fleur parmi eux tous

Il est jeune mais il grandit tous les jours.


A l'âge de quatorze ans, c'était un homme marié.

A l'âge de quinze ans, le père d'un fils.

A lâge de seize ans, sa tombe était verte

Et la mort avait mis un terme à sa croissance.


J'achèterai à mon amour quelque flanelle

Et je ferai un linceul.

Avec chaque point que je coudrai dessus

Mes larmes se déverseront.

A chaque point que je coudrai dessus

Que de larmes vont couler.

Cruel destin qui a mis un terme à sa croissance.



 

La version d'Altan est vraiment très jolie elle aussi !



De très nombreux autres artites l'on également chantée.

Parmi eux :


Le fameux guitariste anglais John Renbourn

 

link

 

Autre vision avec le groupe britanique Pentangle :

 

link

 

Enfin la version de Sylvain à la harpe celtique

 

link


Quelle est la plus belle ?

A vous de choisir.

 


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 00:15


Je vous ai déjà parlé de Claude dans deux articles précédents


Comment j'ai découvert Claude Besson 


Claude Besson






L'Argoat, la Bretagne intérieure, est parsemée de chemins creux. Des sentiers où la nature a repris le dessus et qui sont parfois source d'inspiration de l'imaginaire de ceux qui les empruntent.

Un peu comme des chemins creux, les sillons de Claude Besson nous conduisent dans un univers teinté de poésie et de mélodies très agréables.


Hormis le titre "Kenavo Prizon Paris" entendu à la radio, la première chanson que j'ai écoutée fut "Mon ami Pierre du Québec". J'ai directement accorché à ce titre.
Une superbe musique ornementée par le piano, un texte posé à propos de l'amitié avec des mots qui sonnent tellement juste, qui sonnent tellement vrai.
Après tant d'années, ce texte reste un de mes préférés.
J'avais envie de le partager avec vous.


Mon ami Pierre du Québec


Mon ami Pierre du Québec
Je ne te connais pas.
Mais j'ai dans ma bibliothèque
Tant de lettres de toi.
Que s'il fallait que je raconte ton visage
Crois-moi je n'aurais pas bien honte du voyage
C'est tellement beau, c'est tellement clair dans mon esprit,
Comme ces lettres, Pierre que tu m'écris.

Si ton pays n'en est pas un
Il n'en existe aucun,
A le chanter son doux parfum
Chatouille tant mes reins
Que s'il fallait que je raconte ses rivages
Le Saint-Laurent n'aurait pas honte du voyage
C'est tellement beau, c'est tellement clair dans mon esprit
Comme ces lettres Pierre, que tu m'écris.

Parfois mon pigeon voyageur
Ne joue pas au facteur
Et mon ami Pierre se meurt
Le temps de quelques fleurs,
Mais c'est une amitié si forte et sans ombrage
Que très souvent le vent me porte son image
C'est tellement beau, c'est tellement clair dans mon esprit
Comme ces letttres, Pierre que tu m'écris.

Etre une outarde ou un dauphin
Qu'importe le moyen
Un jour je prendrai le chemin
Partagerai ton pain.
Et l'île aux Coudres et les Sorel et les Erables
On en fera des aquarelles incomparables
C'est tellement beau, c'est tellement clair dans mon esprit
Comme ces lettres, Pierre que tu m' écris.

Celui qui a fait la chanson
Il est bien loin de toi.
Il est dans le pays breton
Entre océans et bois.
Et si tu quittes un jour ta rue Adélaïde
Viens je te dirais les talus couverts de rides.
C'est tellement beau, c'est tellement clair dans mon esprit
Comme ces lettres Pierre, que tu m'écris.


(Claude Besson, 1980)

Après avoir entendu ce titre, j'étais on ne peut mieux disposé pour découvrir le restant de cet album N° 3 de Claude. Je fus vraiment sous le charme en passant de titre en titre.
Des chansons comme "Kenavo Prizon Paris " (à propos de son retour en Bretagne) ou "La Bienvenue, la Malvenue" sont restées mes préférées. Mais ce disque dans son entièreté vaut vraiment le détour.
"Ile de Sein", "Quel Fléau ce fléau", "Plus de mari pour Marie"...autant de petits bijoux qui brillent tant par leur poésie que par leur musique.
Certains font des comparaisons avec Brassens (son idole). Un Brassens de Bretagne qui de sa belle voix nous raconte des histoires parfois avec humour (Le Paysagiste de St.Denis) et surtout avec tendresse.

Vu qu'il n'est pas toujours évident en Belgique de se procurer les disques de chanteurs moins biens distribués, j'ai dû me contenter de ce vinyl durant une vingtaine d'années.
Depuis 2005, grâce à internet, j'ai pu prendre contact avec lui et acheter ses cd via son site.
J'ai découvert également son parcours.

Après ses études en électronique, Claude Besson s'est installé comme luthier à Paris dans le quartier St. Denis.
Virtuose du dulcimer et du pasaltérion il apprend à jouer d'autres instruments de musique.
Et quand il n'en joue pas...il les fabrique.
C'est à cette époque qu'il écrit ses premières chansons et commence à se produire dans des maisons de jeunes.
Il fréquente le Hootnany (célèbre salle de Lionel Rocheman où on donne sa chance à de jeunes artistes) et se fait remarquer par un producteur, Nicolas Péridès.
C'est à partir de 1972 que sa carrière va donc démarrer et que les Productions Péridès vont l'aider à produire ses disques.

Six disques entre 1972 et 1992.
Deux instrumentaux qui mettent à l'honneur le dulcimer et le psaltérion (le premier recevra d'aileurs le grand prix de l'Académie Charles Cros).
Quatre 33 tours avec des chansons.

Des extraits des trois premiers albums seront regroupés sur le cd "20 chansons" paru en 1993.
En plus de sept titres de l'album chansons N°3, l'occasion pour moi d'en découvrir treize autres tout aussi beaux.
"Kerouze", une chanson très mélodieuse à propos du village de Bretagne où il est venu vivre à son retour de Paris.
"Damdidalididam", qui est son premier 45 tours, une version personnelle des "Prisons de Nantes" où le dulcimer est très présent.
Autre titre que j'aime bien "Menez Du" sur une musique un peu envoûtante.
"Les amours d'artisan" évoquant le savoir-faire et avec un regard dans le rétro pour son travail de luthier.
"Les chansons de nos veillées" qui nous rappelle quelques chansons traditionnelles.
"N'oubliez-pas l'Armor" sur une très belle mélodie. On y entend quelques mots de breton ce qui est peu fréquent dans les chansons de Claude.



En 1994, Nicolas Péridès édite une compilation des deux disques instrumentaux en un seul cd.
Ce "Besson instrumental' met donc à l'honneur le dulcimer et le psaltérion.

Instrument diatonique à cordes pincées, le dulcimer se tient sur les genoux.
De la même famille que l'épinette des Vosges, il possède quatre cordes et peut se jouer en arpèges (picking) ou avec un médiator.

Depuis le Moyen-Age, le psaltérion est de forme triangulaire et se joue avec un archet.
Celui dont joue Claude Besson possède 26 cordes.
Mais la taille de l'instrument et le nombre de cordes varie selon qu'il est soprano, alto, ténor ou basse.
Jean-Louis Jossic (des Tri Yann) en joue également.

Claude joue aussi du dulspinet qui est une sorte de dulcimer avec des cordes supplémentaires pour faire des effets de réverbération.

Une série de morceaux intéressants sur ce disque comme "Viviane", "La ronde des korrigans", "Passe-moi ta godasse" ou "Kan ar Soazig".
Claude nous fait admirer ses qualités d'instrumentiste, bien épaulé par Mikael Maosan (fiddle, mandoline), Hamadi Ali (guitare acoustique), Hubert Varron (violoncelle) et Emile Mayousse (cor anglais).



En 1985, Claude sort son quatrième album de chansons (Espérance, espérance) qui sera réédité en cd en 1998.
De très bon titres dans cet album où Claude est un peu plus contestataire au niveau de ses textes comme dans "La fille de Lorient", dans "Espérance, espérance" ou dans "Faut pas rêver".
"Les deux arbres à chanson " est également très bien écrite et fait clairement penser à Georges Brassens. 
Dans ce disque Claude joue de la guitare et un peu de claviers.
Jean-Paul Battailley, Hubert Varron, Bernard Wystreate, Sauveur Malia, Serge Eymard, Hubert Guillo, France Bihannic et Louis Capart participent à cet enregistrement.

Pas de version vinyl pour "Baladin, Baladine" qui sortira directement en cd en 1995.
Style un peu différent au niveau des orchestrations pour ce nouvel opus.
Mais Claude Besson y reste égal à lui-même c'est à dire excellent.
De nouveau, je suis sous le charme d'une série de chansons tant pour leurs musiques que pour la magie de leurs textes.
Poésies souvent imprégnées d'humour ou de contestation mais sans démesure.
"Mon inspecteur des impôts", "Chanson pour Jean-marie Koltès", "Mon père", "Adieu nos espérances", "Les deux quais" sont celles que je préfère.



En 2003, Claude décide de réenregistrer chez lui une série d'anciennes chansons.
"Made in Kerouze" est donc un double cd contenant 35 titres.
Sur le livret, il n'est pas précisé si Claude Besson s'est fait accompagner par des musiciens.
Mais sur ce disque, on entend une série d'instruments (guitares, claviers, dulcimer, psaltérion, basse, percussions). Notre diable d'homme serait capable d'avoir tout joué lui-même !

J'aime bien aussi ces nouvelles versions.
Une série de découvertes ("Marine", "Le grand-père","L'automne"...) parce que je ne connais pas les deux premiers albums.
Puis le plaisir de redécouvrir les chansons plus anciennes avec d'autres arrangements, d'autres instruments.
Sans les citer tous, c'est sûr que "Ile de Sein", "Le chiffonnier", "Mères noires", "Je te donne le droit" sont particulièrement bien réussis.
Une mention spéciale enfin pour "La bienvenue, la malvenue" qui reste pour moi un sommet tant par sa musique que par ces paroles.
Ce magnifique poème avec ça et là des séries de quatre rimes, c'est tout simplement du grand art !
...Moi je n'ai cure
   Des guipures
   Des ceintures
   Des parures
   Y'a des amours
   Qui durent toujours
   Même sans velours
   Toi tes hardes
   Bien qu'elles gardes
   Leurs lézardes
   Je les garde   
   Y'a des amours
   Qui durent toujours
   Même sans velours...

Ecoutez plutôt !



Merci à "You Tube" pour cette série de vidéos qui permettent à ceux qui n'ont jamais vu Claude en concert de le voir un peu en live.


A noter enfin qu'en 2005, Claude Besson a participé à un concert avec divers artistes (dont Yvon Etienne et Louis Capart) qui rendaient hommage à Jean-Michel Caradec en interprétant ses chansons.

Bonne promenade sur les sillons de Claude Besson !


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