Musique Bretonne


Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 01:46
Découvert vraiment par hasard en surfant sur You Tube, cette vidéo du groupe "Julian" dont le leader se nomme Julien Jaffrès.
Découverte d'un jeune gars de chez nous (car je suis Belge) qui est né en Belgique d'une mère Belge et d'un père Breton.
Julien est bercé dans la musique depuis tout petit puisque sa maman chante et joue de la guitare et que son papa n'est autre que Gérard Jaffrès un chanteur breton natif du Finisterre.
Depuis trente ans, la carrière de Gérard oscille entre la Bretagne et la Belgique où il réside.
Je connais peu le répertoire de ce chanteur mais sa voix claire me fait penser à celle d'Hughes Auffray et ses musiques sont très mélodieuses.

Julien Jaffrès se met donc à la musique dès l'âge de six ans en apprenant la batterie.
Plus tard, il se mettra également au piano puis à la guitare devenant petit à petit un excellent musicien.
Il forme d'abord un  premier groupe du nom de "Korrigan" puis décide de devenir professionnel en 2007.

J'ai vraiment été surpris en écoutant cette vidéo de la "Suite Sud Armoricaine".
C'est grâce à ce titre d'Alan Stivell que j'ai découvert la musique Celtique fin 1972.
C'est avec cette chanson qu'est née ma passion pour le celtique, passion qui n'a jamais fait que croître.

Cette version me plait beaucoup...je ne sais pas ce qu'en pense Alan mais pour moi c'est vraiment très bon.


Bonne continuation à toi Julien !

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 19:25
On pourrait considérer Louis Capart comme le "frère" de Claude Besson.
Car c'est vrai qu'il y a une série de points communs entre le chanteur sénan et le barde de Kérouze.
Tous deux sont Bretons mais ont vécu leur enfance et leur adolescence à Paris, principalement dans le quartier Saint Denis.
Pour diverses raisons, ils ont ensuite décidé de retourner vivre en Bretagne.
Depuis leurs débuts, la barbe et les cheveux longs font partie de leur look.
Tous les deux ont écrit une chanson à propos de l'île de Sein (Ile de Sein pour Claude et Marie-Jeanne-Gabrielle pour Louis).

A titre personnel, c'est en 1983 que j'avais acheté à Lorient un 33 tours de Claude Besson et un autre de...Louis Capart.
Découvrant ainsi deux chanteurs-poètes de grande qualité.

Vous ayant déjà parlé de Claude Besson à plusieurs reprises, il était tant d'écrire d'autres lignes à propos de Louis Capart.



Durant toute son enfance, Louis fera de fréquents allers et retours entre Paris et l'île de Sein dont sa mère est originaire.
C'est dans ses nombreux séjours sur l'île qu'il découvrira ses véritables racines et qu'il accumulera des sensations qui influenceront sa démarche artistique.

Employé à la fonction publique, Louis commence à chanter en amateur au début des années '80.
En 1982, il enregistre son premier disque "Marie-Jeanne-Gabrielle" qui va rapidement connaître un certain succès.
En 1984, il décide d'arrêter son métier de fonctionnaire pour se consacrer totalement à la chanson.

Même s'il passe peu dans les médias, Louis Capart va très vite se lancer dans des tournées en Bretagne puis en France et à l'étranger (U.S.A., Russie, Pays-Bas...)
Dans la foulée il sort un deuxième album "Floraison" en 1984 puis un troisième "Patience" en 1986.

A cette époque, son travail est récompensé par un prix de l'Académie Charles Cros et un autre de la Sacem.
Louis Capart se produit aussi bien dans des petites salles que dans des festivals comme les "Fêtes de Cornouaille ou l'Interceltique de Lorient.

Depuis ses débuts, Louis Capart remporte un succès important en Allemagne où ses concerts son nombreux.
Son quatrième album s'intitule d'ailleurs "Berlin" et sort en 1992.
Plus tard, Louis va s'attirer de nombreuses synpathies dans ce pays, au point de collaborer et d'enregistrer avec le "Duo Balance" un couple de jeunes chanteurs allemands.

En 1997, Louis décide d'interpréter une série de chansons de divers auteurs.
Il enregistre donc "Rives Gauches de Bretagne et d'Ailleurs" un disque sur lequel il chante Léo Ferré, Gilles Servat, Brassens, Glenmor...
"Rives gauches" aussi pour marquer son appartenance à cette catégorie de chanteurs-poètes parfois en marge mais très talentueux.
En parcourant so "Myspace", on s'apperçoit que Louis cultive de nombreuses amitiés avec une série d'artistes venus d'horizons divers. Des gens pas nécessairement connus mais dont les talents sont indéniables.

"Héritage sénan" sort en 2001, un disque qui sera une fois de plus très bien accueilli par la critique.

Louis Capart Continue de tourner en Europe (une quinzaine de pays), tandis que ses chansons sont reprises sur diverses compilations consacrées à la Bretagne ou à la chanson française.
Sur You Tube, on peut voir aussi un interview réalisé par Jürgen Wagner sous la forme d'une série de vidéos.

Enfin, en 2009, il a enregistré un nouveau disque "Voyage d'une île à l'autre" avec Duo Balance.


En ce qui me concerne, ma connaissance de Louis Capart est plus limitée puisque j'en suis (pour l'instant !) resté à son premier disque.
En écoutant l'album "Marie-Jeanne-Gabrielle" j'ai directement été touché par cette voix claire et douce.
Touché aussi par la poésie qui émane de chaque phrase.
Sur le 33 tours, l'ordre de chansons (face A- face B) est inversé par rapport au cd.
Pas grande importance me direz-vous si ce n'est que ça m'a d'abord permis de découvrir et d'apprécier d'autres chansons avant le fameux titre "Marie-Jeanne-Gabrielle".

Toute la poésie de titres comme "Saint-Denis à l'ombre des cheminées" ou "J'ai tant navigué sur la terre" qui parle de rencontre et d'amour.
Toute l'insoucience et la gaité d'une chanson comme "Amélie,noir et blanc".
Et aussi la découverte d'un titre que j'adore "Il faudra que je me souvienne" dont j'apprécie autant la musique que les paroles, du grand art !



Puis bien sûr il y a cette chanson consacrée à l'île de Sein, Marie-Jeanne-Gabrielle.
Louis explique qu'il s'agit des prénoms de sa mère.
Chanson magnifique où Louis décrit la vie difficile sur cette île battue par les vents et les flots.
Cette chanson reste la plus connue de son répertoire.

Louis est guitariste et privilégie des accompagments assez soft pour bien mettre ses textes en valeur.
Sur ce disque, il est rejoint par Laurent Bouillot à la guitare acoustique et par Christian Viaud à la basse.
Au fil des chansons, je trouve que les deux guitares se complètent très bien.
La basse apporte un bon soutien dans des titres comme "cette chanson qui ne vient jamais" ou "Il faudra que je me souvienne".
la guitare de Laurent Bouillot sonne parfois comme un bouzouki (ex.la fable d'une histoire dérisoire) ce qui n'est pas déplaisant non plus.

Louis Capart est aussi très doué pour les descriptions.
En quelques images, il nous plonge dans une ambiance feutrée (Le Voyageur) qui fait qu'on à l'impression de l'écouter...au coin de ce feu.
Il est également parfois constestataire ("Monsieur le directeur", "Ils viendront vous botter les fesses") même si cela reste une douce révolte.

Après tant d'années, ce disque teinté de douceur et de poésie reste très agréable à écouter.

Ayant acquis depuis peu la version cd, j'ai été très content de voir qu'il y avait un bonus de trois nouvelles chansons.
En fait il s'agit de trois titres de son deuxième album "Floraison".
Bruno Ange à la contrebasse et Alain Breheret aux claviers sont venus renforcer l'équipe.

Dans sa chanson "Floraison" Louis Capart nous parle de destinée sur une musique un peu "latino".

"Le goût du retour" nous parle de choix qu'il faut faire pour vivre avec un nouvel amour tout en renonçant aux liens de son passé. Dans ce titre, Louis me fait penser à Yves Duteil dans sa manière de chanter.

Enfin, je suis impressionné par "J'ai caché ma colère".
Un texte franchement constestataire mi-chanté, mi-récité dans lequel Louis n'est pas tendre avec notre époque.
Un texte remarquable, qui ouvre d'autres directions.

Une chanson qui donne encore plus envie de mieux connaître Louis Capart.

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 00:10
Petite allusion au grand Georges puisque le "Brassens" de Bretagne vient de sortir un nouveau disque.
Et que ce cd s'intitule "Arbres".
Il nous dit d'ailleurs :
" Comme vous, j'ai toujours aimé les Arbres.
  Faire des chansons sur ces merveilles et sur tout ce qui les entoure
  m'a tenu à coeur dans ce nouveau cd"

Le "Besson" nouveau étant arrivé, j'avais bien sûr hâte de découvrir les nouveaux sillons de l'ami Claude.
Une fois de plus, j'ai été comblé.

Dans "Made in Kerouze" son album précédent, Claude Besson avait ré-enregistré des anciens titres.
Ici, il s'agit de toutes nouvelles chansons.
Claude a mis trois ans pour réaliser cet album.
Trois ans d'amour, de génie et de poésie pour peaufiner douze nouveaux titres et les réaliser musicalement.
Comme pour le disque précédent, Claude a tout joué lui-même et fait les arrangements.
Principalement des guitares cordées nylon dont la douceur des sonorités mettent particulièrement bien les mots en valeur. On entend aussi des claviers, des percussions et un peu de psaltérion qui reste un instrument fétiche de l'artiste.



"Arbres je vous aime" nous plonge directement dans la magie de ce disque.
"Compagnons, companieros,
 C'était là un vieux rêve de gosse
 De grimper jusqu'en haut de vous
 De voir le monde de chez vous"
On se rend bien compte que Claude à vécu une relation particulière avec les arbres durant son enfance.
Des arbres qui étaient comme des confidents dans lesquels il faisait bon se resourcer à l'écoute de la nature.
Claude a toujours difficile d'admettre que tant d'arbres soient massacrés pour des raisons diverses.
Dans cette chanson, il se console quelque peu en disant :
"Quand vos feuilles sont mortes, on fait de vous des portes,
 Des violons, des sculptures
 Et ça nous réconforte, on reste en quelque sorte
 Près de vos sépultures.
"
Je trouve cette image particulièrement pertinente et positive.

"Au s'cours docteur Hulot" est une chanson à propos de la pollution.
Sur une musique qui me fait un peu penser à celle du "Paysagiste de St.Denis"
Pollution de l'eau que Claude dénonce dans son style à la fois contestataire et teinté d'humour (cf. "...sous l'oeil d'un goéland rescapé et surpris, d'avoir cet océan tout sale que pour lui."

Un ton tout aussi contestataire pour le titre "Liberté mon c...". Un peu à la manière de Brassens et sur de jolis accords de guitare, Claude Besson souligne les écarts entre les discours officiels et la réalité de notre monde actuel.

Assez bien de nostalgie dans le titre "Rendre aux arbres nos guitares chagrines".
Et si nos guitares que plus personne n'écoute redevenaient des arbres ?
J'aime particulièrement le refrain de cette chanson (...mais plus personne n'écoute ces choses-là, il sonnait pourtant joli, le bois) qui me fait penser à du traditionnel.

"Ha ! C'que regrette !" sur un ryhtme de ragtime, Claude continue de manier le second degré.
Excellentes guitares et aussi pas mal de claviers dans cette chanson où Claude "regrette" d'être né honnête.

"L'Eau" , la chanson suivante est une pure merveille !
Ici, la voix de Claude se fait plus grave pour nous chanter un texte vraiment magnifique.
La musique est au diapason et me fait penser à celle de "Quel fléau ce fléau" qu'il chantait dans les années '80. Claude prononce d'ailleurs le mot "fléau" mais dans un taut autre contexte.
Je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer un extrait :

"Tombée d'une feuille en automne
 On la retrouve à Chinatown
 Passant par dessous les frontières.
 Elle arrive sans qu'on la sonne
 Aux fronts d'ouvriers qui maçonnent
 Elle a sûr'ment un coeur de pierre.

 Quand elle inonde leurs chapeaux
 Les travailleurs en plein boulot
 Ont peur que ses ruisseaux brûlants
 Ne les emport'ent mortellement.
 Pour du pain, ils donnent leur eau.
 Pour de l'eau ils donnent leur peau.
 Elle a des côtés pas marrants
 Et fourbes, la source du temps.
 
 Ha ! Quel fléau ! Hé ho !
 Y' en a plus que marre d'la météo.
 Goutte à goutte les malheurs arrivent ex-aequo
 Noé n'en peut plus sur son radeau..."

"L'Eau", cinq minutes quarante deux secondes de bonheur !





Patrick Carel a écrit les paroles de "Arbres mes vieux copains" . Un texte qui évoque lui aussi les souvenirs d'heures passées à grimper aux arbres et à vivre sous leur protection.
"De là-haut je voyais un monde différent..."
Encore un très beau texte avec des phrases très étonnantes du style : "Et l'urbanisation phénomène bizarre, a mis l'arbre à la ville... et les maisons aux champs".

Assez bien de nostalgie dans le titre "Pleurer pour rien " où les claviers sont très présents.
Mais aussi pas mal d'espoir : il faut vivre...

Enormément de poésie dans "J'attends " qui est une chanson d'amour.
Beaucoup de recherches au niveau des guitares.
Une manière de chanter un peu plus confidentielle (un peu comme Yves Simon) mais il s'agit bien de Claude qui nous livre là un superbe texte.

"Le petit écolier au cartable de plomb" me fait penser à du blues.
Nouvelles interrogations de Claude Besson à propos de ces vies pré-destinées, de nos existences toutes tracées. Des paroles qui interpellent.

Il continue sa constestation soft dans "T'as testé pour nous" où il tisse ses rimes avec une certaine ironie.
Beaucoup de vérités dans cette chanson.

Le titre suivant s'intitule "Une minute de silence pour les arbres assassinés autour de chez nous". Et de fait cela dure une minute sans rien d'autre que quelques bruitages à la fin.
Claude tient parole !

Pour terminer, deuxième version plus acoustique de "Arbres, je vous aime".
Des guitares pour une version que Brassens n'aurait pas renié.
 
Grand merci à toi Claude pour ces arbres...magiques !
 

Et pour commander ses cd
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