Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /2007 00:32

Irish in America

 

Au 18ème et 19ème siècle, de très nombreux Écossais et Irlandais ont migré vers les U.S.A.  en quête d’une vie moins précaire.

S’il a diminué au 20ème siècle, ce mouvement vers les States continue toujours actuellement.

Aujourd’hui, plus de soixante millions d’américains sont de souche irlandaise ou écossaise.

C’est donc, en partie, à cause de ces immigrants que l’anglais est devenu la langue des Etats- Unis.

Dans leurs bagages, ils ont aussi importé leur musique.

Le courant musical irlandais a pris deux directions aux U.S.A.

La première est celle d’une évolution.

Les gigues et les reels joués de manière traditionnelle ont petit à petit évolué.

D’autres instruments comme le banjo et la guitare sont venus s’ajouter aux violons, flûtes et accordéons pour donner d’autres colorations à ces musiques.

Métissages et influences diverses donnèrent successivement naissance à de nouveaux styles qui s’appellent « Old time », « Western » ou « Country music ».

Autant de musiques qui ont largement dépassé les frontières des U.S.A.

 

L’autre direction est celle de la continuité.

De nombreux immigrés irlandais ont continué à pratiquer leur musique traditionnelle.

Renforcés sans cesse par d’autres musiciens ayant traversé l’Atlantique à leur tour.

De très nombreux solistes (Mick Moloney, Eugene O’Donnel, Seamus Egan…) et de très nombreux groupes (The green Fields of America, The Irish tradition, Touchstone, Sherish the Ladies…) perpétuent la musique irlandaise en Amérique du Nord ainsi qu’au Canada.

 


Robbie O’Connell est de ceux-là.

Né en 1950 à Watterford, Robbie à vécu à Carrick-on Suir dans le Conté de Tipperary où ses parents tenaient un hôtel.

A l’âge de 13 ans, il commence à chanter et jouer de la guitare.

Faisant ses premières armes au cours des concerts folk organisés à l’hôtel familial.

Bercé depuis toujours dans la musique irlandaise puisque sa mère est la sœur des Clancy Brothers.

Ces trois frères tous musiciens et chanteurs forment depuis les années soixante avec Tommy Makem un des groupes irlandais les plus populaires (au même titre que les Chieftains, les Dubliners, Wolftone ou les Fureys).


Le répertoire des Clancy Brothers est fait de nombreuses ballades et aussi d’instrumentaux.

Robbie O’ Connell étudiera la philosophie et la littérature à l’université de Dublin.

Mais en 1977 il décide de rejoindre ses oncles et enregistre trois disques avec les Clancy Brothers.

Quelques années plus tard, il va s’installer aux U.S.A. dans le Massachusetts.

 

En 1982, il réalise son premier album « Close to the Bone ».

Robbie y chante principalement des chansons traditionnelles avec sa voix très claire qui fait penser à celle de Paul Simon.

Guitariste de talent, Robbie est accompagné sur ce disque par Roxane O’Connel (son épouse) qui chante également ; par Tom Philips aux synthés et Tommy Keane (whistles, uilleann pipes et mandoline).

Ce disque fait découvrir toute l’ampleur de son talent.

Des titres comme « The earl of Murray » ou « I know where I’m going » sont parmi les plus remarquables.

Ensuite, Robbie fait partie du groupe « The green fields of America » avec Liz Caroll et Seamus Egan.

A la même époque, il tourne beaucoup avec Jimmy Keane et Mick Moloney.

Au point de former un trio réputé avec ces deux talentueux musiciens.


 

Mick Moloney (à ne pas confondre avec Paddy Moloney des Chieftains) est né dans le Conté de Limerick. Il participa au revival du folk irlandais dans les années soixante.

Guitariste de talent, chanteur, Mick est avant tout un virtuose de la mandoline et du banjo.

Un un meilleur joueur de banjo en Irlande au même titre que Barney McKenna des Dubliners.

En 1973, Mick quitta la verte Eirin pour Philadelphie où en plus de musicien, il devint homme de télévision et professeur de musique à l’université de New York.

Tant en Irlande qu’aux States, il collabora avec une série innombrable de musiciens.

 

Jimmy Keane est né à Londres de parents parlant le gaélique.

Son père était un chanteur traditionnel.

Jimmy devint un virtuose de l’accordéon (piano-accordeon) et joue aussi des claviers et du low whistle.

Également professeur d’université à Limerick, il décide ensuite de partir aux U.S.A. où il travaillera avec de nombreux autres musiciens.

 

En 1985, notre trio sort l’album « There Were Roses » qui remporte un grand succès.

Les trois musiciens démontrent tout leur talent en alternant les instrumentaux et les chansons très mélodieuses.

Le titre « there were roses » est un sommet au niveau des harmonisations vocales.



Leur deuxième cd « Kilkelly » sort en 1989 et est considéré comme un des meilleurs albums folk en Irlande.

Les voix de Robbie et de Mick se marient à merveille et font que des titres comme « Kilkelly » ou « Peter Pan and me » sont de véritables bijoux.

 

Après ces succès, Robbie O’Connell poursuit sa carrière solo.

En 1989, il sort « The Love of the Land » dans lequel il chante ses propres compositions.

Magnifique album pour lequel il remportera un « Boston Music Award ».

Outre ses compères Mick Moloney et Jimmy Keane, on retrouve Roxane O’Connell, Eileen Ivers, Seamus Egan, Tim Britton…soit des musiciens de qualité.

Ce très bon cd permet à Robbie de mieux exprimer ses idées dans des titres comme « The land of Liberty » ou « Two Nations » à la gloire des communautés irlandaises situées des deux côtés de l’Atlantique.

« Full Moon over Managua » est une très jolie chanson pleine de poésie.

Vraiment un très bon disque !

 

En 1993, il sort « Never Learned to Dance » un autre cd également très bien côté tant aux U.S.A. qu’en Irlande.

Nouveau recueil de compositions dans lesquelles Robbie fait une fois de plus apprécier ses talents de chanteur et d’auteur-compositeur.

Bien entouré par Johnny Cunningham, Billy Novick, Richard Gates…Robbie O’Connell nous livre de nouvelles chansons à la fois mélodieuses et belles.

 "Old Man of the Mountain  "When the Moon is full", "The man from Connemara" sont parmi mes préférées

 

Dans la suite, Robbie O’ Connell va continuer à produire des disques et à collaborer avec  d’autres artistes y compris les Clancy Brothers avec lesquels il enregistrera encore deux disques.

Poursuivant sa carrière en continuant à voyager entre ses deux « Irlande »…pour notre plus grand bonheur !                                        

 

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 18:19
 

1972-alan-stivell-olympia.jpg
























                                                                 Alan Stivell, Gérard Levasseur et  Gabriel  Yacoub



stivell44.jpg
                                                                      Alan Stivell, René Werneer, Dan Ar Braz, Jean-Luc Hallereau
                                                                      Alain Carbonare, Michel Santangeli, Gabriel Yacoub


1975-alan-stivell-dublin.jpg
Dan Ar Braz, Pascal Stive, Alan Stivell, Michel Santangeli et René Werneer


En 1972, Pascal Stive (orgue) , Gabriel yacoub (guitare acoustique), René Werneer (fiddle), Gérard Levassseur (basse), Michel Santangeli (batterie) et Dan Ar Braz (guitare électrique) sont sur la scène de l'Olympia en compagnie d'Alan Stivell.

L'enregistrement de ce concert va se vendre à 1.500.000 exemplaires !

A partir de ce disque, le renommée d'Alan va largement dépasser les frontières de la Bretagne et de la France.

C'est grâce aux 45 tours "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod puis au 33 tours "A l'Olympia "que va naître ma passion pour Stivell puis la musique celtique en général.

je suis convaincu que, en plus de ses grandes qualités de musicien et de chanteur, Alan doit en partie sa réussite au talent de ses accompagnateurs.

En tant qu'ado, j'ai été sous le charme de ces musiciens des années '70.
A l'époque, j'avais une admiration sans bornes pour les Réné Werneer, Gabriel Yacoub et autres Dan Ar Braz.

De 1972 à 1975, le groupe a peu évolué.

Jean-Luc Hallereau a remplacé Gérard Levasseur à la basse avant d'être lui-même doublé par Jacky Thomas.

Alain Carbonare a un court instant remplacé  Pascal Stive aux claviers avant que celui-ci ne reprenne sa place.

Gabriel Yacoub lui a choisi de quitter le groupe après l'album "Chemin de terre" pour se lancer dans le folk Français en fondant le groupe "Malicorne".

C'est à ce fantastique groupe "Stivell" que l'on doit des titres comme "Pop Plinn", "Metig", "Brezhoneg Raok", "Delivrance" "Bal ha Dans Plinn", "Ian Morisson Reel"...
Morceaux dans lesquels on entendait de terribles solos de guitare électrique, de fiddle ou de cornemuse.

Je suis resté très nostalgique de cette époque des années '70 !

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Ici, Alan "s'efface" au profit de Michel Santangeli, Jean-Luc Hallereau, Gabriel Yacoub, René Werneer
et Alain Carbonare.
                 


En 1976, après la mort de son père, Alan consacre un disque aux poètes bretons.
Essentiellement de la harpe du chant et des textes splendides dans ce disque où Dan Ar Braz l'accompagne dans un seul titre à la guitare.

Alain Carbonare également compositeur formera le groupe folk "Machin". Puis plus tard, le groupe symphonique "Wurtemberg" avant de reprendre son métier de luthier.
Luthier de grande réputation qui aura dans ses clients un certain Yehudi Menuhin !

René Werneer, Pascal Stive, Jacky Thomas et Michel Santangeli sont partis former le groupe "Ys".

Dan Ar Braz jouera encore sur l'album "Raok Dilestra (avant de débarquer)" en 1977 puis il quittera Alan à son tour.

Le groupe "Ys" qui était pourtant très bon va se séparer après un premier album.
René Werneer enregistrera un autre album folk "Habit de plumes" avant d'accompagner de temps à autre "Malicorne" sur scène.

Plus tard, il participera à un cd de Gabriel Yacoub avec son quatuor "la Réjouissance Française".

Pascal Stive, Michel Santangeli et Jacky Thomas  formeront ensuite le groupe "Keris" mais là aussi cette expérience se limitera à un album.

Le batteur Michel Santangeli va jouer sur les trois premiers disques de Dan Ar Braz et participer aussi à des enregistrements de "Malicorne".
Plus récemment, on le retrouve sur des disques du groupe "Triskell".

Le bassiste Jacky Thomas est lui aussi régulièrement invité à jouer sur les disques des frères "Triskell".

Après "Keris", je n'ai plus eu d'info sur le claviériste Pascal Stive ; j'ai juste vu une fois vu son nom sur un cd d'un chanteur français.

Après une décennie passée avec "Malicorne", Gabriel Yacoub a continué sa carrière en solo en écrivant des chansons très personnelles dont les musiques oscillent entre la chanson française et le folk.

Carrière solo aussi pour Dan Ar Braz entrecoupées d'enregistrements avec des groupes comme "Fairport Convention" (Angleterre) "Sonerien Du" (Bretagne) ou le "Malicorne de son ami Yacoub.

Une série d'albums instrumentaux avec son compère Patrig Molard (cornemuse) ou de chansons d'influences diverses (Mélaine Favennec...).

Avant de se lancer au début des années '90 dans la grande aventure de l'Héritage des Celtes".

Après 1999, Dan Ar Braz, fabuleux guitariste, reprendra ses disques en solo en prenant le soin de s'entourer d'artistes de grand talent comme Eogan O' Neill ou Jean-Jacques Goldman.
Le dernier album de Dan, "Les perches du Nil" est également très beau et métissé.

Après 1977, Alan Stivell va très régulièrement changer de musiciens dans ses disques et dans ses concerts.

Toute une série de musiciens talentueux mais qui nes resteront pas assez longtemps que pour laisser une grande trace de leur passage.

Le flûtiste Chris Hayward m'a cependant impressionné par sa virtuosité et par la façon un peu jazz dont il jouait de la flûte traversière.

Ayant joué sur trois albums d'Alan, il fait également partie de mes musiciens préférés.

C'est seulement en 1995, pour la tournée de l'album "Brian Boru" qu' Alan va former un autre groupe plus stable.

Robert le Gall (du groupe "Gwendal") joue de la guitare électrique et du violon. Pascal Sarton à la basse, Christophe Galizio à la batterie, Khifa Rachedi aux percussions et Pascale Le Berre aux claviers.

Une solide équipe qui accompagnera Alan jusqu'en 1999 pour le disque "Bretagnes à Bercy".
De très bons musiciens  qui sont en partie responsables du succès retrouvé d'Alan dans les années '90.

Pour les avoir vu jouer plusieurs fois sur scène, je peux dire qu'on sentait entre eux une forte cohésion ainsi qu'une grande complicité.

Après la séparation de ce groupe, Alan va poursuivre les expériences diverses s'entourant toujours de musiciens de haut niveau dont le flûtiste Arnaud Ciapolino dans les années '2000.

 



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Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 18:08
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Par Rakaniac - Publié dans : Plan du site - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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