La part de l’ange
Une des caractéristiques principales de la musique celtique est sa diversité.
C’est en Bretagne que cette diversité est la plus marquée.
Depuis plusieurs décennies une multitude d’artistes en tous genres s’efforcent de créer dans toutes les directions pour notre plus grand plaisir.
Louis-Jacques Suignard est de ceux-là.
Louis-Jacques Suignard a d’abord pratiqué le chant traditionnel durant un certain nombre d’années.
S’inscrivant et remportant toute une série de concours car il était doué.
En 2001, il gagne le Trophée Création (Kan ar Bobl).
Il veut cependant aller au-delà de la tradition et compose de plus en plus ses propres chansons.
En 2004, il enregistre l’album « Lodenn An Ael » (La part de l’ange) édité par Coop Breizh.
A la fois auteur et compositeur, il chante en Breton avec une étonnante maîtrise les 13 titres de ce disque.
Pour le réaliser, Louis-Jacques Suignard s’est entouré d’une solide équipe de musiciens :
Patrick Boileau (batterie, percussions)
Hilaire Rama (basse)
Jean-Michel Veillon (flûtes)
Bernard Le Dreau (saxophones)
Ronan Le Bars (uilleann pipes)
Claude Ziegler (guitares)
Ludo Mesnil (guitare électrique)
Nicolas Quemener (guitare acoustique)
JC Normand (claviers)
Eric Goellaen (accordéons)
Philippe Bizais (piano).
Soit une série de musiciens très connus sur la scène bretonne (certains ont travaillé avec Gilles Servat ).
« Suignard » ça fait un peu penser à swing...
Et c’est vrai que ce terme convient très bien à ce cd.
Tant il y a une ambiance agréable dans ce disque très varié.
D’une plage à l’autre Louis-Jacques alterne des chansons plus rock ou plus jazz avec des airs plus doux.
Il y a vraiment toute une série de couleurs dans ce disque.
« A bep eil » une chanson bien rythmée suivie de « ar wagennou dre zindan » sur un rythme plus lent harmonisé par les pipes et le piano.
Le piano de Philippe Bizais qui revient sur « Bered seiz Gwenc’lan » est une pure merveille.
Il faut dire que (pour l’avoir vu sur scène et souvent écouté ) ce pianiste au style tout en souplesse est un terrible accompagnateur !
Etonnant aussi ce titre « Bro an eoged » chanté à capella dans lequel Louis-Jacques Suignard fait apprécier tout le registre de ses possibilités vocales.
Et les titres qui s’enchainent comme « Ar miz trist » avec les très belles notes de saxophone.
Comme « Ar gazeg » ou Louis-Jacques semble improviser avec sa voix.
Dans « An tri bleiz » Jean-Michel Veillon joue de la flûte de façon très audacieuse.
L’avant dernier titre « Lodenn an Ael » laisse une large place aux guitares acoustiques sur une très jolie musique qui change de rythme.
Enfin retour au piani-voix sur « Plik ha plik » pour une dernière chanson à la fois émouvante et calme. Belle musique qui fait un peu penser à « Maro ma mestrez ».
Le disque est fini... il n’y a plus qu’à le ré-écouter !
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander





Commentaires