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Dimanche 28 janvier 2007

La part de l’ange

 

Une des caractéristiques principales de la musique celtique est sa diversité.

C’est en Bretagne que cette diversité est la plus marquée.

Depuis plusieurs décennies une multitude d’artistes en tous genres s’efforcent de créer dans toutes les directions pour notre plus grand plaisir.

Louis-Jacques Suignard est de ceux-là.

 

Louis-Jacques Suignard a d’abord pratiqué le chant traditionnel durant un certain nombre d’années.

S’inscrivant et remportant toute une série de concours car il était doué.

En 2001, il gagne le Trophée Création (Kan ar Bobl).

 

 Il veut cependant aller au-delà de la tradition et compose de plus en plus ses propres chansons.

En 2004, il enregistre l’album «  Lodenn An Ael » (La part de l’ange) édité par Coop Breizh.

A la fois auteur et compositeur, il chante en Breton avec une étonnante maîtrise les 13 titres de ce disque.

Pour le réaliser, Louis-Jacques Suignard s’est entouré d’une solide équipe de musiciens :

Patrick Boileau (batterie, percussions)

Hilaire Rama (basse)

Jean-Michel Veillon (flûtes)

Bernard Le Dreau (saxophones)

Ronan Le Bars (uilleann pipes)

Claude Ziegler (guitares)

Ludo Mesnil (guitare électrique)

Nicolas Quemener (guitare acoustique)

JC Normand (claviers)

Eric Goellaen (accordéons)

Philippe Bizais (piano).

Soit une série de musiciens très connus sur la scène bretonne (certains ont travaillé avec Gilles Servat ).

 

« Suignard » ça fait un peu penser à swing...

Et c’est vrai que ce terme convient très bien à ce cd.

Tant il y a une ambiance agréable dans ce disque très varié.

D’une plage à l’autre Louis-Jacques alterne des chansons plus rock ou plus jazz avec des airs plus doux.

Il y a vraiment toute une série de couleurs dans ce disque.

« A bep eil » une chanson bien rythmée suivie de « ar wagennou dre zindan » sur un rythme plus lent harmonisé par les pipes et le piano.

Le piano de Philippe Bizais qui revient sur « Bered seiz Gwenc’lan » est une pure merveille.

Il faut dire que (pour l’avoir vu sur scène et souvent écouté ) ce pianiste au style tout en souplesse est un terrible accompagnateur !

 

Etonnant aussi ce titre « Bro an eoged » chanté à capella dans lequel Louis-Jacques Suignard fait apprécier tout le registre de ses possibilités vocales.

Et les titres qui s’enchainent comme « Ar miz trist » avec les très belles notes de saxophone.

Comme « Ar gazeg » ou Louis-Jacques semble improviser avec sa voix.

Dans « An tri bleiz » Jean-Michel Veillon joue de la flûte de façon très audacieuse.

L’avant dernier titre « Lodenn an Ael » laisse une large place aux guitares acoustiques sur une très jolie musique qui change de rythme.

Enfin retour au piani-voix sur « Plik ha plik » pour une dernière chanson à la fois émouvante et calme. Belle musique qui fait un peu penser à « Maro ma mestrez ».

 

Le disque est fini... il n’y a plus qu’à le ré-écouter !

 

 

    

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne
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Mardi 16 janvier 2007

Super duo !

 

Dans les années ’80, le chanteur écossais Andy M.Stewart croise la route du musicien irlandais Manus Lunny.

Andy (toujours membre de « Silly Wizard ») et Manus (fils de Donal Lunny) vont rapidement se lier d’amitié et entamer une collaboration musicale très fructueuse.

S’il est écossais, Andy s’intéresse également de très près à la musique d’Irlande et a un certain nombre de chansons irlandaises à son répertoire.

Virtuose du bouzouki et de la guitare, Manus chante aussi en gaélique et est attiré par l’Ecosse.

A partir de 1989, il va même devenir membre à part entière de « Capercaillie » (un des groupes écossais les plus connus).

Donc deux « pointures » de la musique celtique dont les disques ne vont pas passer inaperçus.

 

En 1985, ils enregistrent « Fire in the Glen » en compagnie de Phil Cunningham (autre membre de Silly Wizard).

Andy chante et joue du banjo tenor.

Manus chante sur un titre et joue de la guitare et du bouzouki.

Phil lui est à l’accordéon, aux synthés, au piano et au whistles.

 

Excellent album... ou comment faire à trois de la terrible musique !

Alternance de ballades mélodieuses ou de chansons plus ryhtmées.

Des morceaux supers avec un ou deux instruments pour démarrer puis les autres qui viennent en appui.

Par exemple : « Watkins’wee red whiskers... » une suite de reels avec d’abord le banjo solo puis l’accordéon, le bouzouki et les claviers qui prennent le relais.

Ou encore une chanson pleine d’émotion comme « Ni Si nGra » (she’s not in love) parfaitement interprètée par Manus.

Tout ce disque est d’une égale beauté.

 

Et nos amis ne vont pas en rester là.

 

En 1987, ils s’enferment en studio à Edimbourg pour enregistrer « Dublin Lady ».

En plus de Phil Cunningham, Aly Bain (un des plus grands violonistes écossais) , Sean Og Potts (uilleann pipes & whistles) et Kathy Stewart (vocaux) sont venus les rejoindre.

 

Neuf titres pour un autre super album !

Avec quelques bijoux comme « Bogie’s Bonnie Bell » chanson dans laquelle les pipes font merveille.

« Freedom is like gold », chanson très rythmée chantée avec conviction par Andy.

Ou encore « Dublin Lady » chantée en alternance par Andy et Manus sur une mélodie de toute beauté.

Une fois de plus aussi, des accompagnateurs qui sont d’un très bon niveau et qui ajoutent ça et là leur touche personnelle aux musiques de ce cd.

 

Le disque suivant « At it Again » sort en 1990.

Cette fois, nos deux compères ont fait appel à Damian Quinn (bodhran), Ronan Browne (uilleann pipes, whistles), Charlie McKerron (fiddle) et Donald Shaw (claviers,accordéon) pour les accompagner.

Les mots « superbe » ou « excellent » sont trop faibles pour qualifier ce disque extra-ordinaire !

Pour moi le meilleur opus de ce duo.

Tous les titres sont d’un très bon niveau.

La voix d’Andy M.Stewart, à la fois puissante et riche fait merveille dans chaque chanson.

Manus Lunny est au moins aussi doué que son père (Donal Lunny) pour jouer de la guitare ou du bouzouki.

Difficile en fait de les différencier (peut-être Manus a-t-il un jeu plus « sonore » que son paternel ?)

En tout cas, ce doit être un réel bonheur pour un chanteur d’être soutenu par un tel musicien.

 

Pas évident de sortir un ou l’autre titre du lot.

Mais « My heart it belongs to she » composée par Andy est une chanson d’amour aussi belle pour sa musique que pour la poésie de ses paroles.

« The exile of Erin » composée et chantée par Manus est terriblement émouvante... les pipes de Ronan Browne feraient verser des larmes à une pierre !

Que dire enfin de « Beid Og Ni Mhaille » (Bridget O’Malley) traditionnel dans lequel Andy répond en anglais aux paroles gaéliques de Manus.

Une chanson exceptionnelle !

 

 

Après la séparation du groupe Silly Wizard, Andy M.Stewart continue sa carrière solo.

En 1990, il décide de rendre hommage à Robert Burns (poète écossais du 18 ème siècle).

Et il lui consacre tout un cd.

Il faut dire qu’il y a de la matière puisque Robert Burns était très prolifique et que sa poésie a inspiré de très nombreux artistes en Ecosse.

 

Une fois de plus, Andy a fait appel à Manus Lunny pour l’accompagner.

Sur ce disque, Donald Shaw et Charlie McKerron (deux autres musiciens de Capercaillie) sont également présents.

Si ce cd est plus « dépouillé » que les précédents il n’en est pas moins très agréable à écouter.

Une série de titre assez connus comme “ It was a’for our rightfull king », “ To the weaver’s gin ye go”, “A red red rose”...sont une fois de plus très bien mis en valeur par nos deux artistes.

 

Ce cd marquera la fin de leur brillante collaboration qui restera importante pour la musique écossaise et la musique celtique en général.

 

Manus a poursuivi son expérience au sein de Capercaillie.

Andy a continué sa carrière solo, travaillant entre autre avec Gerry O’Beirne (un autre talentueux guitariste irlandais).

 

Ne passez pas à côté de leurs cd !

 

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Lundi 8 janvier 2007

N'Eo Ket  Echu (c'est pas fini)

 

Tel est le titre de ce premier cd paru chez Coop Breizh.

 

Nolwenn Korbell, qu'il ne faut pas confondre avec Nolwen (qui chante « Sel Marin ») ni avec Nolwenn Leroy (de la Starac.) est une chanteuse bretonne de grand talent.

 

Originaire de Rennes où elle a suivi des cours d'art dramatique, Nolwenn a rapidement su qu'elle se dirigerait vers les « planches ».

 

Comédienne au théatre, elle a également fait du cinéma et de la télévision.

Comme elle chante également depuis qu'elle est toute jeune, elle s'est depuis quelques années, lancée dans la chanson.

 

A raison car elle possède une très jolie voix.

 

Doublée de grandes qualités d'interprétation car son registre est très varié et on sent qu'elle « vit » très fort ce qu'elle chante.

 

Rapidement, Nolwenn Korbell va se faire remarquer sur la scène bretonne.

En 2002, elle participe au concert des « Tombées de la Nuit » à Rennes en compagnie d'autres chanteurs bretons comme Gilles Servat, Melaine Favennec, Marthe Vassallo...

En 2004 elle est invitée à la fête de la St.Patrick à Paris-Bercy.

En 2005, Gilles Servat lui propose de chanter en duo sur deux titres de son nouvel album...

 

Elle enregistre « N'eo ket echu » en 2003.

Auteur-compositeur, elle signe la plupart des titres de ce disque vraiment étonnant.

 

Six musiciens l'entourent sur ce premier album :

 

Frédérique Lory : piano,

Tangui le Doré  (Diaouled ar Menez, Menestra...) : basses,

Itud le Doré  (Menestra) : dabourka, caisses claires,

Antonin Volson : percussions,

Hugo le Hénan : marimbas,

Sylvain Barou : bansouri, flûte chinoise.

Mais tous ces musiciens ne jouent pas nécessairement en même temps.

On entend plûtot piano et percussions ou piano et basses... ou rien qu'un instrument.

 

C'est donc assez dépouillé mais suffisant pour mettre en valeur les mots et les intonnations de Nolwen.

Toutes les chansons sont en Breton sauf « Y Byd Newydd » qui est en Gallois.

Ayant vécu une dizaine d'années au Pays de Galles, Nolwenn Korbell a eu l'occasion d'apprendre cette langue qui a des racines communes avec la langue bretonne.

 

Même pour ceux qui ne comprennent pas le breton, c'est agréable à écouter car il y a une grande musicalité dans ces paroles.

En lisant les traductions des textes on est aussi charmé par la poésie de ceux-ci.

 

Vraiment un cd envoûtant qui par moments swingue comme du jazz très bien harmonisé par Frédérique Lory qui est une pianiste de très grand talent.


Alors, laissez-vous donc envoûter par le charme et la voix de Nolwenn Korbell en écoutant des titres comme « Ur wech e vo » ou « Deuit ganin-me »... vous ne le regretterez pas !

 

Vous pouvez  vous procurer les disques de Nolwenn (un nouveau cd vient de sortir en 2006) chez Coop Breizh ( à Spezet).


En Belgique, à Liège, il y a aussi « Ludos » un comptoir très sympa où l'on trouve toute une série de produits bretons et notamment d'excellents cds.
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne
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Irish Festival

Irish Music Festival
Miltown Malbay 1991

  Autres photos dans
l'album Irlande 1991


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