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Vendredi 31 août 2007
Dans un post précédent, je vous ai déjà présenté le groupe écossais SILLY WIZARD.

Gordon Jones (guitare et bodhran) et Martin Hadden (basse et guitare) assuraient la rythmique de ce formidable groupe.
Avec sa voix grave et mélodieuse, Andy M. Stewart en était le chanteur.
Les frères Cunningham en étaient les remarquables solistes.
Pendant dix ans, Silly Wizard a enchanté les amateurs de folk écossais tant en Europe qu' aux Etats Unis.
Leur musique, mélange de traditionnels et de compositions, de chansons très poétiques et d'intrumentaux décoiffants, les a placés au sommet de la scène du progessive folk.

Green Linnet Records avait produit une vidéo de leur concert à Atlanta en 1988.
Dans cette fameuse cassette il y a un passage d'une dizaine de minutes où l'on peut voir les deux frères Cunningham dans un extra-ordinaire duo !

cunningham1.jpg
Johnny Cunningham jouait un peu de mandoline mais était avant tout un virtuose du violon.
Son style était dynamique mais aussi très raffiné avec beaucoup de recherche et de précision dans ses arrangements.
En Ecosse, la manière de jouer du fiddle est un peu plus "rude" qu'en Irlande.
Avec un peu d'habitude, il y a moyen de reconnaître un musicien écossais ou irlandais.
Après la séparation de Silly Wizard, Johnny a fait partie d'autres groupes comme "Raindogs", "Relativity", "Nightnoise" ou plus récemment "Celtic Fiddle Festival" qui regroupait un violoniste écossais, un irlandais (Kevin Burke) et un breton (Christian Lemaître).
Il a aussi produit et collaboré avec divers artistes commme Gerald Trimble ou Susan McKeown.
Une crise cardiaque l'a malheureusement emporté fin 2003.


cunningham2.jpg
Phil Cunningham est au départ un virtuose de l'accordéon mais il excelle aussi au whistles, au cittern (cistre) aux claviers et à la guitare !
Son style est à la fois très rapide et entraînant car il semble marquer le rythme en insistant plus sur certaines notes.
Phil est aussi très agréable à entendre quand il joue du whistle et il a également une très belle voix.
Lui aussi a fait partie de Relativity et à collaboré avec une série d'artistes dont le groupe "Wolfstone" , Andy M.Stewart, Michael Mc Goldrick, Eddi Reader...
Il a enregistré plusieurs albums solo avec des morceaux de sa composition.
Plus tard, il a formé avec Aly Bain un autre tandem accordéon-violon de très grande qualité.


"You Tube" nous propose de revoir en vidéos les frères Cunningham au sommet de leur art.
Il s'agit d'un autre spectacle qui a été scindé en deux extraits.

Dans le concert enregistré par Green Linnet, Johnny et Phil Cunningham présentaient les morceaux qu'ils allaient jouer (des traditionnels écossais et irlandais) et faisaient allusion à une chanson des Beatles.
Les Beatles, disaient-ils en plaisantant, avaient "volé" une chanson écossaise pour la mettre dans leur répertoire...
Deux musiciens brillants dans une représentation teintée d'humour et de grande complicité.

N.B. Ces vidéos sont protégées, il vous faut donc cliquer sur les liens ci-dessous pour les visualiser.

fr.youtube.com/watch   

fr.youtube.com/watch
fr.youtube.com/watchi_bug_fck
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Jeudi 30 août 2007

Irish in America

 

Au 18ème et 19ème siècle, de très nombreux Écossais et Irlandais ont migré vers les U.S.A.  en quête d’une vie moins précaire.

S’il a diminué au 20ème siècle, ce mouvement vers les States continue toujours actuellement.

Aujourd’hui, plus de soixante millions d’américains sont de souche irlandaise ou écossaise.

C’est donc, en partie, à cause de ces immigrants que l’anglais est devenu la langue des Etats- Unis.

Dans leurs bagages, ils ont aussi importé leur musique.

Le courant musical irlandais a pris deux directions aux U.S.A.

La première est celle d’une évolution.

Les gigues et les reels joués de manière traditionnelle ont petit à petit évolué.

D’autres instruments comme le banjo et la guitare sont venus s’ajouter aux violons, flûtes et accordéons pour donner d’autres colorations à ces musiques.

Métissages et influences diverses donnèrent successivement naissance à de nouveaux styles qui s’appellent « Old time », « Western » ou « Country music ».

Autant de musiques qui ont largement dépassé les frontières des U.S.A.

 

L’autre direction est celle de la continuité.

De nombreux immigrés irlandais ont continué à pratiquer leur musique traditionnelle.

Renforcés sans cesse par d’autres musiciens ayant traversé l’Atlantique à leur tour.

De très nombreux solistes (Mick Moloney, Eugene O’Donnel, Seamus Egan…) et de très nombreux groupes (The green Fields of America, The Irish tradition, Touchstone, Sherish the Ladies…) perpétuent la musique irlandaise en Amérique du Nord ainsi qu’au Canada.

 


Robbie O’Connell est de ceux-là.

Né en 1950 à Watterford, Robbie à vécu à Carrick-on Suir dans le Conté de Tipperary où ses parents tenaient un hôtel.

A l’âge de 13 ans, il commence à chanter et jouer de la guitare.

Faisant ses premières armes au cours des concerts folk organisés à l’hôtel familial.

Bercé depuis toujours dans la musique irlandaise puisque sa mère est la sœur des Clancy Brothers.

Ces trois frères tous musiciens et chanteurs forment depuis les années soixante avec Tommy Makem un des groupes irlandais les plus populaires (au même titre que les Chieftains, les Dubliners, Wolftone ou les Fureys).


Le répertoire des Clancy Brothers est fait de nombreuses ballades et aussi d’instrumentaux.

Robbie O’ Connell étudiera la philosophie et la littérature à l’université de Dublin.

Mais en 1977 il décide de rejoindre ses oncles et enregistre trois disques avec les Clancy Brothers.

Quelques années plus tard, il va s’installer aux U.S.A. dans le Massachusetts.

 

En 1982, il réalise son premier album « Close to the Bone ».

Robbie y chante principalement des chansons traditionnelles avec sa voix très claire qui fait penser à celle de Paul Simon.

Guitariste de talent, Robbie est accompagné sur ce disque par Roxane O’Connel (son épouse) qui chante également ; par Tom Philips aux synthés et Tommy Keane (whistles, uilleann pipes et mandoline).

Ce disque fait découvrir toute l’ampleur de son talent.

Des titres comme « The earl of Murray » ou « I know where I’m going » sont parmi les plus remarquables.

Ensuite, Robbie fait partie du groupe « The green fields of America » avec Liz Caroll et Seamus Egan.

A la même époque, il tourne beaucoup avec Jimmy Keane et Mick Moloney.

Au point de former un trio réputé avec ces deux talentueux musiciens.


 

Mick Moloney (à ne pas confondre avec Paddy Moloney des Chieftains) est né dans le Conté de Limerick. Il participa au revival du folk irlandais dans les années soixante.

Guitariste de talent, chanteur, Mick est avant tout un virtuose de la mandoline et du banjo.

Un un meilleur joueur de banjo en Irlande au même titre que Barney McKenna des Dubliners.

En 1973, Mick quitta la verte Eirin pour Philadelphie où en plus de musicien, il devint homme de télévision et professeur de musique à l’université de New York.

Tant en Irlande qu’aux States, il collabora avec une série innombrable de musiciens.

 

Jimmy Keane est né à Londres de parents parlant le gaélique.

Son père était un chanteur traditionnel.

Jimmy devint un virtuose de l’accordéon (piano-accordeon) et joue aussi des claviers et du low whistle.

Également professeur d’université à Limerick, il décide ensuite de partir aux U.S.A. où il travaillera avec de nombreux autres musiciens.

 

En 1985, notre trio sort l’album « There Were Roses » qui remporte un grand succès.

Les trois musiciens démontrent tout leur talent en alternant les instrumentaux et les chansons très mélodieuses.

Le titre « there were roses » est un sommet au niveau des harmonisations vocales.



Leur deuxième cd « Kilkelly » sort en 1989 et est considéré comme un des meilleurs albums folk en Irlande.

Les voix de Robbie et de Mick se marient à merveille et font que des titres comme « Kilkelly » ou « Peter Pan and me » sont de véritables bijoux.

 

Après ces succès, Robbie O’Connell poursuit sa carrière solo.

En 1989, il sort « The Love of the Land » dans lequel il chante ses propres compositions.

Magnifique album pour lequel il remportera un « Boston Music Award ».

Outre ses compères Mick Moloney et Jimmy Keane, on retrouve Roxane O’Connell, Eileen Ivers, Seamus Egan, Tim Britton…soit des musiciens de qualité.

Ce très bon cd permet à Robbie de mieux exprimer ses idées dans des titres comme « The land of Liberty » ou « Two Nations » à la gloire des communautés irlandaises situées des deux côtés de l’Atlantique.

« Full Moon over Managua » est une très jolie chanson pleine de poésie.

Vraiment un très bon disque !

 

En 1993, il sort « Never Learned to Dance » un autre cd également très bien côté tant aux U.S.A. qu’en Irlande.

Nouveau recueil de compositions dans lesquelles Robbie fait une fois de plus apprécier ses talents de chanteur et d’auteur-compositeur.

Bien entouré par Johnny Cunningham, Billy Novick, Richard Gates…Robbie O’Connell nous livre de nouvelles chansons à la fois mélodieuses et belles.

 "Old Man of the Mountain  "When the Moon is full", "The man from Connemara" sont parmi mes préférées

 

Dans la suite, Robbie O’ Connell va continuer à produire des disques et à collaborer avec  d’autres artistes y compris les Clancy Brothers avec lesquels il enregistrera encore deux disques.

Poursuivant sa carrière en continuant à voyager entre ses deux « Irlande »…pour notre plus grand bonheur !                                        

 

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 29 août 2007
 

1972-alan-stivell-olympia.jpg
























                                                                 Alan Stivell, Gérard Levasseur et  Gabriel  Yacoub



stivell44.jpg
                                                                      Alan Stivell, René Werneer, Dan Ar Braz, Jean-Luc Hallereau
                                                                      Alain Carbonare, Michel Santangeli, Gabriel Yacoub


1975-alan-stivell-dublin.jpg
Dan Ar Braz, Pascal Stive, Alan Stivell, Michel Santangeli et René Werneer


En 1972, Pascal Stive (orgue) , Gabriel yacoub (guitare acoustique), René Werneer (fiddle), Gérard Levassseur (basse), Michel Santangeli (batterie) et Dan Ar Braz (guitare électrique) sont sur la scène de l'Olympia en compagnie d'Alan Stivell.

L'enregistrement de ce concert va se vendre à 1.500.000 exemplaires !

A partir de ce disque, le renommée d'Alan va largement dépasser les frontières de la Bretagne et de la France.

C'est grâce aux 45 tours "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod puis au 33 tours "A l'Olympia "que va naître ma passion pour Stivell puis la musique celtique en général.

je suis convaincu que, en plus de ses grandes qualités de musicien et de chanteur, Alan doit en partie sa réussite au talent de ses accompagnateurs.

En tant qu'ado, j'ai été sous le charme de ces musiciens des années '70.
A l'époque, j'avais une admiration sans bornes pour les Réné Werneer, Gabriel Yacoub et autres Dan Ar Braz.

De 1972 à 1975, le groupe a peu évolué.

Jean-Luc Hallereau a remplacé Gérard Levasseur à la basse avant d'être lui-même doublé par Jacky Thomas.

Alain Carbonare a un court instant remplacé  Pascal Stive aux claviers avant que celui-ci ne reprenne sa place.

Gabriel Yacoub lui a choisi de quitter le groupe après l'album "Chemin de terre" pour se lancer dans le folk Français en fondant le groupe "Malicorne".

C'est à ce fantastique groupe "Stivell" que l'on doit des titres comme "Pop Plinn", "Metig", "Brezhoneg Raok", "Delivrance" "Bal ha Dans Plinn", "Ian Morisson Reel"...
Morceaux dans lesquels on entendait de terribles solos de guitare électrique, de fiddle ou de cornemuse.

Je suis resté très nostalgique de cette époque des années '70 !

jef1_sans_texte.jpg
Ici, Alan "s'efface" au profit de Michel Santangeli, Jean-Luc Hallereau, Gabriel Yacoub, René Werneer
et Alain Carbonare.
                 


En 1976, après la mort de son père, Alan consacre un disque aux poètes bretons.
Essentiellement de la harpe du chant et des textes splendides dans ce disque où Dan Ar Braz l'accompagne dans un seul titre à la guitare.

Alain Carbonare également compositeur formera le groupe folk "Machin". Puis plus tard, le groupe symphonique "Wurtemberg" avant de reprendre son métier de luthier.
Luthier de grande réputation qui aura dans ses clients un certain Yehudi Menuhin !

René Werneer, Pascal Stive, Jacky Thomas et Michel Santangeli sont partis former le groupe "Ys".

Dan Ar Braz jouera encore sur l'album "Raok Dilestra (avant de débarquer)" en 1977 puis il quittera Alan à son tour.

Le groupe "Ys" qui était pourtant très bon va se séparer après un premier album.
René Werneer enregistrera un autre album folk "Habit de plumes" avant d'accompagner de temps à autre "Malicorne" sur scène.

Plus tard, il participera à un cd de Gabriel Yacoub avec son quatuor "la Réjouissance Française".

Pascal Stive, Michel Santangeli et Jacky Thomas  formeront ensuite le groupe "Keris" mais là aussi cette expérience se limitera à un album.

Le batteur Michel Santangeli va jouer sur les trois premiers disques de Dan Ar Braz et participer aussi à des enregistrements de "Malicorne".
Plus récemment, on le retrouve sur des disques du groupe "Triskell".

Le bassiste Jacky Thomas est lui aussi régulièrement invité à jouer sur les disques des frères "Triskell".

Après "Keris", je n'ai plus eu d'info sur le claviériste Pascal Stive ; j'ai juste vu une fois vu son nom sur un cd d'un chanteur français.

Après une décennie passée avec "Malicorne", Gabriel Yacoub a continué sa carrière en solo en écrivant des chansons très personnelles dont les musiques oscillent entre la chanson française et le folk.

Carrière solo aussi pour Dan Ar Braz entrecoupées d'enregistrements avec des groupes comme "Fairport Convention" (Angleterre) "Sonerien Du" (Bretagne) ou le "Malicorne de son ami Yacoub.

Une série d'albums instrumentaux avec son compère Patrig Molard (cornemuse) ou de chansons d'influences diverses (Mélaine Favennec...).

Avant de se lancer au début des années '90 dans la grande aventure de l'Héritage des Celtes".

Après 1999, Dan Ar Braz, fabuleux guitariste, reprendra ses disques en solo en prenant le soin de s'entourer d'artistes de grand talent comme Eogan O' Neill ou Jean-Jacques Goldman.
Le dernier album de Dan, "Les perches du Nil" est également très beau et métissé.

Après 1977, Alan Stivell va très régulièrement changer de musiciens dans ses disques et dans ses concerts.

Toute une série de musiciens talentueux mais qui nes resteront pas assez longtemps que pour laisser une grande trace de leur passage.

Le flûtiste Chris Hayward m'a cependant impressionné par sa virtuosité et par la façon un peu jazz dont il jouait de la flûte traversière.

Ayant joué sur trois albums d'Alan, il fait également partie de mes musiciens préférés.

C'est seulement en 1995, pour la tournée de l'album "Brian Boru" qu' Alan va former un autre groupe plus stable.

Robert le Gall (du groupe "Gwendal") joue de la guitare électrique et du violon. Pascal Sarton à la basse, Christophe Galizio à la batterie, Khifa Rachedi aux percussions et Pascale Le Berre aux claviers.

Une solide équipe qui accompagnera Alan jusqu'en 1999 pour le disque "Bretagnes à Bercy".
De très bons musiciens  qui sont en partie responsables du succès retrouvé d'Alan dans les années '90.

Pour les avoir vu jouer plusieurs fois sur scène, je peux dire qu'on sentait entre eux une forte cohésion ainsi qu'une grande complicité.

Après la séparation de ce groupe, Alan va poursuivre les expériences diverses s'entourant toujours de musiciens de haut niveau dont le flûtiste Arnaud Ciapolino dans les années '2000.

 



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Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 29 août 2007
Par Rakaniac - Publié dans : Plan du site
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Lundi 27 août 2007

Forte densité

 

En 1995, Seamus Egan forme le groupe « Solas » (qui signifie lumière en gaélique).

Band irlando-américain, Solas ne vas pas tarder à se faire connaître des deux côtés de l’Atlantique.

Multi-instrumentiste et musicien hors pair, Seamus s’est entouré de solistes de haut niveau.

John Doyle est un génie de l’accompagnement à la guitare acoustique.

Karan Casey est une chanteuse formidable. John Williams un accordéoniste de haut vol et la violoniste Winifred Horan est fabuleuse également.


En 1996, tout ce beau monde décide d’enregistrer un premier album : « Solas ».

Dès les premières mesures du premier titre « Nil Na La » on se rend directement compte de la beauté de la voix de Karan et du rythme imprimé par la guitare de John.

Cette guitare à la fois efficace et obsédante est une des marques de fabriques du groupe.

 

Mais ce n’est pas la seule car chaque membre du groupe imprègne la musique de Solas de sa forte personnalité.

 

Il y a un grand nombre de chanteuses irlandaises de très grande qualité.

Mais Karan Casey, c’est vraiment spécial !

Il y a dans sa voix quelque chose de particulier que les autres n’ont pas.

Une émotivité, une sensibilité dans cette voix douce qui s’étend sur un registre assez vaste.

Des titres comme « I wonder what’s keeping my true love tonight” ou “Johnny ‘s gone for a soldier” sont très explicites à ce sujet.

 

Dans chaque morceau, qu’il soit chanté ou instrumental, il y a une terrible recherche au niveau des arrangements.

Chacun des cinq membres y va de trouvailles au niveau de la mélodie ou des accompagnements pour donner à chaque titre des couleurs brillantes.

De plus, Seamus Egan (qui joue parfois de deux ou trois instruments sur un même titre) s’ingénie à ajouter ça et là de nombreuses notes qui renforcent la densité musicale de chaque morceau.

Solas, ils ne sont que cinq mais ils donnent parfois l’impression de jouer à dix !


 

En 1997, la même équipe se retrouve pour enregistrer un deuxième disque.

« Sunny spells and scattered showers » en est le titre.

Never change a winning team, dit-on en sport. Et de fait, le deuxième opus est d’un même niveau que le premier, c’est à dire très élevé.

« The wind that shake the barley » ; « Aililiu Na Gamhna » et « The maid on the shore » sont des chansons magnifiques.

On ne peut qu’adorer la jolie voix de Karan Casey qui une nouvelle fois fait passer un maximum d’émotion dans son interprétation.

« The Kilnamona barndance… » est une suite de reels remarquable de virtuosité.

La suite de gigues « Mom’jig… » vaut le détour elle aussi.

Mais ce ne sont que quelques exemples parmi les 13 titres de ce disque qui est super de bout en bout.


 

 « The words that remain », le troisième album sort en 1998.

Mick McAuley a remplacé l’accordéoniste John Williams.

Mick est au moins aussi doué que son prédécesseur. Non content de jouer de l’accordéon à boutons et du concertina, Mick joue également du low whistle de et l’accordéon à touches (piano-accordeon).

Bien dans le style des deux précédents, ce troisième album se pose bien dans les lignes de force du groupe.

C’est à dire des chansons si bien mises en valeur par la belle voix de Karan Casey et des instrumentaux dans lesquels les musiciens rivalisent de talent et d’ingéniosité.

 

Dans « The stride set » le joueur de banjo Bella Fleck vient dialoguer avec le banjo de Seamus pour donner encore plus de punch à cette suite de reels.

Dans « Sproggies set » c’est la guitare de John qui converse avec les cordes en nylon de celle de Seamus.

Sur une musique traditionnelle, « I am a maid that sleep in love » est une fameuse chanson qui vaut non seulement pour la voix de Karan mais qui contient aussi de brillants arrangements de whistles et de percussions.

Un disque on ne peut plus convaincant !

 

En 2000, Solas nous revient avec « The hour before dawn ».

Hélas, Karan Casey a quitté le groupe et est remplacée par Deidre Scalnan.

Non pas que Deidre soit une moins bonne chanteuse, au contraire, elle a une très jolie voix.

Mais la voix de Karan Casey a quelque chose d’unique au niveau de l’originalité.

 

Deidre Scanlan a une voix très claire et puissante à la fois.

Sa façon de prononcer l’anglais est très compréhensible. Elle chante aussi en gaélique.

Elle n’aurait pas pu mieux rêver que de débarquer dans une telle équipe.

Car Winifred Horan, Mick Mcauley, John Doyle et Seamus Egan sont une fois de plus en grande forme dans ce nouveau cd.

Et comme dans chaque disque du groupe, ils invitent encore d’autres musiciens comme le bassiste Chico Huff, le batteur Ben Wittman, le percussionniste John Anthony ou le multi-instrumentiste Michael Aharon pour venir les épauler.

 

Dans « When my love and I parted » on apprécie tout particulièrement la voix de Deidre et les accompagnements de toute beauté des fiddles de Winifred.

« A miner’s life » est la première chanson chantée par John Doyle avec beaucoup de sensibilité. Ce titre vaut aussi pour la rythmique des guitares et le contre-chant des deux low whistles.

Enfin l’instrumental « Homeless » écrit par Seamus fait penser au style du disque « When Juniper sleeps ».

Album qui est d’ailleurs évoqué dans la dernière chanson « I will remeber you » (sur la musique de « weep not for the memories »).

The hour before dawn, un cd à ne pas rater lui non plus.


 

« The edge of silence » sort en 2002.

Cette fois, John Doyle a quitté le groupe pour poursuivre sa carrière en solo.

Donal Clancy (descendant de la famille « Clancy Brothers ») le remplace à la guitare et au bouzouki.

Mais dans ce disque, on n’aura guère l’occasion d’apprécier son talent car Solas a décidé de changer radicalement de style musical.

Dave Wist est aux claviers et à la programmation de ceux-ci.

Plus Duke Levine à la guitare électrique, plus Chico Huff à la basse, plus Ben Wittman à la batterie ça fait quatre musiciens (invités) qui sont chargés d’assurer une rythmique plutôt rock.

Dans les albums précédents, les invités se contentaient d’ajouter ça et là leur touche personnelle. Ici, ils semblent avoir pris le pas sur les cinq membres du groupe qu’on entend beaucoup moins !

Du coup, on ne reconnaît plus du tout la musique de Solas qui n’a plus rien à voir avec du folk acoustique irlandais.

 

Il y a certes de bonnes idées dans ce cd comme la chanson « Black Annis » où la voix de Deirdre Scanlan est remarquable.

Comme « Clothes of sand » où Mick McAuley fait ses débuts de chanteur.

Ou comme dans le titre « Beck Street » ou on entend des duos entre la flûte et l’accordéon ou entre le fiddle et le banjo qui sont très agréables.

Mais dans l’ensemble, j’ai été déçu par ce cd.


 

En 2003, parution de « Another Day ».

Retour à des sonorités plus acoustiques.

Nouveau changement de guitariste, Donal Clancy est remplacé par Eamon McElholm qui joue en plus des claviers et du violoncelle.

Sa guitare acoustique résonne plus que celle de John Doyle qui jouait de manière un peu plus sèche.

Bella Fleck est de nouveau invité à faire apprécier la sonorité de son banjo cinq cordes.

Chico Huff et Ben Wittman sont aussi de la partie.

Seamus Egan se met aussi à la guitare électrique mais de manière très soft.

 

Dans « Scarecrow’s dream » Winifred Horan fait apprécier son sens de l’harmonisation avec ses fiddles.

La suite de reels « It’s still raining » vaut le détour pour ses dialogues entre le low whistle et les deux banjos ainsi que l’accordéon.

« All that you ask me » est une jolie ballade très bien accompagnée par les guitares de Eamon et de Seamus.

Enfin, « Scodadh na Gramhna » est une très belle chanson en gaelique où tant la voix de Deirdre que les chœurs sont remarquables.


 

Solas enregistre en 2005 « Waiting for an echo ».

En plus des habituels Chico Huff, Ben Wittman, Michael Aharon et John Anthony ils invintent Xurxo Nunez (percussions) et Pancho Alvarez (bouzouki).

Deux musiciens qui font partie de l’équipe du galicien Carlos Nunez.

 

Dans ce disque (qui est fort dans la lignée du précédent) on entend assez bien de guitares car Seamus Egan continue sa découverte de la guitare électrique. Il joue également pour la première fois du bouzouki.

Comme dans chaque album de Solas il y a des choses fort intéressantes.

« Tom Sullivan’s » est une très entraînante suite de polkas avec un magnifique duo fiddle-accordéon.

Très belle chanson de Mick McAuley que le titre « Night visit » avec des guitares très efficaces.

Mick chante un deuxième titre plus calme « Erin » qui est agrémenté de belles sonorités de piano.

Enfin, « Steven Campbells » est une suite de gigues bien dans la tradition du groupe avec des performances du violon et du low whistle bien encadrés par le banjo, la guitare et l’accordéon.

« Waiting for an echo », un cd qui plaira aux amateurs du genre.

 

Solas, assurément un des groupes phares de la musique irlandaise actuelle.

 

 

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 août 2007

Haut de gamme


Je connaissais un peu Seamus Egan pour l’avoir entendu sur des disques de Robbbie O’Connell.

J’étais donc curieux en trouvant « When Juniper Sleeps » chez le disquaire de découvrir ce musicien.

Je pensais que Seamus jouait seulement des whistles et de l’uilleann pipe.

J’ai découvert un gars surdoué pratiquant huit instruments !

Seamus Egan est principalement connu comme flûtiste (flûte traversière en bois) et comme joueur de banjo.

Mais il faut aussi ajouter la mandoline, le bodhran et la guitare acoustique.


Un musicien complet donc qui avait commencé à jouer dès l’âge de sept ans.

Né à Philadelphie en 1969, il retourne vivre en Irlande avec ses parents à l’âge de cinq ans.

Sa passion pour la musique irlandaise va naître en écoutant jouer le flûtiste Matt Molloy (Bothy Band, Planxty, Chieftains).


Très vite, Seamus va vouloir pratiquer la musique traditionnelle va prendre des cours auprès de Martin Donoghue.

Très doué, le jeune Seamus va rapidement devenir champion d’Irlande dans deux disciplines :  le whistle et la flûte.

Plus tard, il remportera également des compétitions de banjo et de mandoline.


En 1980, il retourne vivre aux États- Unis et fait la connaissance de Mick Moloney auprès duquel il va encore parfaire sa formation musicale.


En 1985, Seamus Egan sort son premier album solo « Traditional Music of Ireland » dans lequel il joue de six instruments. 

Son deuxième album « Live in America » sera la fruit d’une collaboration avec Eileen Ivers, Liz Carroll, Jerry O’Sullivan…

Seamus Egan rejoindra également « The Green Fields of America » avec Mick Moloney, Jimmy Jeane, Robbie O’Connell.

Puis il formera à New York le groupe “The Chanting House » avec Eileen Ivers, John Doyle et la chanteuse Suzan Mckeown.


Etape importante en 1993 quand il enregistre le disque « Three Way Street » avec Mick Moloney et Eugene O’Donnell.

Plus qu’un trio, ce groupe représente trois générations de musiciens irlandais ayant migré vers les U.S.A.

Le violoniste Eugene O’Donnell étant le plus ancien des trois.


Entre temps, Seamus Egan compose également la musique du film «The Brothers McMullen » d’Edward Burns. Ce film raconte la vie de trois jeunes américains qui retournent vivre en Irlande après le décès de leur mère.


En 1996, Seamus sort son troisième album solo « When Juniper Sleeps ».

Dans ce cd, il a voulu mélanger des instruments acoustiques avec des instruments électriques.

Il nous livre une série de compositions personnelles assorties de morceaux traditionnels.

Un disque ayant également certaines colorations rock et jazz.


Pas moins de 11 musiciens participent à cet enregistrement.

On trouve donc Seamus Egan à la flûte, whistle, low whistle, uilleann pipe, bodhran, guitare acoustique, banjo tenor.

Mais aussi Michael Aharon, un autre phénomène multi-instrumentiste qui joue des claviers, du piano, de l’orgue Hammond, de la basse, des guitares électrique et acoustique, des percussions et du violoncelle !

Et avec eux, le percussionniste John Anthony, les guitaristes John Doyle et Zan McLeod, la violoniste Winifred Horan, l’accordéoniste John Williams, les bassistes Chico Huff et Lindsay Horner, les batteurs Daryl Burges , Steve Holloway et Ron Crawford.

Tout ce beau monde qui au gré des morceaux vient ajouter sa touche personnelle.


Avec une telle équipe il y avait moyen de réussir quelque chose d’impressionnant.

Et, de fait, ce cd est de très haut niveau.

Pour moi, quatre titres sont tout bonnement extraordinaires.

1)  « Weep not for the Memories » :

Sur un rythme de slow, cette très belle composition interprétée au low whistle est superbement accompagnée par l’orgue Hammond de Michael Aharon et les basses de Chico Huff.

Un morceau plein de rêveries et d’espoir.


2)  « The Czar of Munster » :

Petite variante orthographique pour The star of Munster, ce traditionnel irlandais est magnifiquement joué au banjo par Seamus.

Un reel endiablé avec le très efficace soutien des basses, batterie, fiddle, guitare et claviers.



3)  « Farewell to Glasgow » :

Un autre classique de la tradition irlandaise.

Seamus  y joue de la flûte grave et émouvante en dialoguant avec l’accordéon de John Williams.

Winifred Horan et John Doyle jouent également sur ce titre (une préfiguration du groupe Solas ?).


4)  « Masons Apron/ My Love is in America » :

Deux reels très répandus dans le répertoire irlandais et écossais.

C’est dans ce disque que Seamus Egan se fait connaître en tant que guitariste.

Et quel guitariste également !

Seamus Egan a choisi une guitare avec des cordes en nylon.

Une pure merveille de sonorité.

A côté de lui, la guitare de John Doyle, sobre mais terriblement efficace.

Et puis les autres derrière avec les piano, batterie et basses pour rythmer ce titre de façon incroyable.

Le sommet du disque assurément.

Seamus atteint un tel degré de virtuosité, adoptant certaines techniques du banjo.

Il y a de telles variations une telle rythmique dans ce titre qu’on en reste sans voix.

Et qu’on envie de l’écouter et de le ré-écouter sans cesse.

Un de mes morceaux celtiques préférés !




Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Vendredi 24 août 2007


Créé à la fin des années ’90, Lunasa est un groupe « décalé ».


Ce qualificatif convient parfaitement pour décrire la musique de cet extraordinaire groupe irlandais.





























Qui dit band extraordinaire, dit musiciens extraordinaires.

En effet, Kevin Crawford (flûte & whistles), Sean Smyth (fiddle & whistles), Cillian Vallely (uilleann pipes & whistles), Donogh Hennessy (guitars & whistles) et Trevor Hutchinson (double bass) sont des gars très doués.
Sans être très vieux, ils ont déjà accumulé une grande expérience grâce à leurs multiples collaborations (entre autre les « Waterboys » et Sharon Shannon pour Donogh et Trevor…).
En les écoutant, on a l’impression que chaque membre apporte sa personnalité et son talent à chacun des morceaux qu’ils interprètent.
Pas de chanteur parmi eux et donc une musique uniquement instrumentale…mais quelle musique !

Outre la qualité de l’interprétation, Lunasa se distingue par la densité de ses arrangements, la beauté de ses solos et ses changements de rythmes époustouflants.
J’ai une grande admiration pour des groupes plus anciens comme « Planxty », « Bothy Band » ou des groupes plus actuels comme « Patrick Street », « Altan », « Solas » ou « Dervish » car j’adore plus que tout la façon dont ils jouent la musique irlandaise.
Mais chez Lunasa il y a quelque chose de plus particulier encore.

C’est un mélange de traditionnels et de compositions le tout interprété avec certaines influences du rock ou du jazz.
Cette musique ne ressemble pas du tout à du jazz mais elle a l’esprit du jazz au niveau de ses improvisations.
Est-ce le rythme si bien marqué par la contrebasse ? Est-ce l’omniprésence des flûtes et des whistles ( à noter que quatre des musiciens sur cinq jouent des whistles en plus de leur instrument respectif) ? Toujours est-il qu’il y a dans leur interprétation du répertoire irlandais quelque chose de différent, de décalé.
Des titres comme « Paistin Fionn », « Killarney boys of pleasure », « Ballylogan »…sont très évocateurs à ce sujet.

Pour essayer d’illustrer cela il faut par exemple écouter Sharon Shannon qui joue au whistle « Rathlin Island » sur l’album « Sharon Shannon live in Galway ».
Ce morceau est interprété de façon remarquable par Sharon qui non contente d’être une virtuose de l’accordéon se débrouille très bien aussi à la flûte irlandaise (whistle) et au violon (fiddle).
Puis ensuite écouter le même morceau (appelé Island Paddy) joué par Lunasa.
C’est étonnant !
Etonnant le jeu de whistle tout en variations, en ornementations de Kevin Crawford.
C’est pourtant le même air mais là on se rend compte que Lunasa est vraiment un groupe à part…un groupe différent.

Alors si vous aimez le folk irlandais et que vous ne connaissez pas ce groupe, n’hésitez pas à vous procurer un de leurs cd.

Discographie :

Lunasa vient de sortir un nouveau disque en 2006, il s’agit de leur sixième cd.

 


Pour ma part, je connais :


The merry sisters of fate (paru en 2001)

Red Wood (2003)

The Kinnitty Sessions (2004).

 

 

 



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise
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Mercredi 22 août 2007


Les Tannies, enfin !


Enfin, car il était grand temps que je parle de ce groupe qui est un de mes préférés !


En 1978, j’avais vingt et un ans quand j’ai acheté « The Old Woman’s Dance » le deuxième disque des Tannahill Weavers.

A l’époque, je ne connaissais rien de la musique écossaise.

Il y avait bien quelques chansons de Stivell comme « Tha mi sgith »...mais je ne faisais pas trop la différence avec la musique irlandaise.

Je connaissais un peu les pipe-bands mais je n’avais jamais entendu de la cornemuse mélangée à d’autres instruments.


Surprise totale donc en découvrant les premières mesures de ce vinyle mais quelle surprise !

D’abord la voix à la fois belle et puissante de Roy Gullane.

Le rythme des chansons, la beauté des mélodies, la cornemuse d’Alan Mac Leod mélangée au son de la flûte de Phil Smilie.

Je n’avais jamais rien entendu de tel.

J’étais sous le choc.

J’étais aussi sous le charme des ces paroles auxquelles je ne comprenais pourtant pas grand chose car ils chantent en anglais d’Ecosse (c’est à dire qu’il y a des mots qui sont adaptés ou transformés).



Je n’ai donc eu de cesse de mieux découvrir ce groupe et d’acheter leurs disques.


En 1976,  Roy Gullane (chant, banjo-tenor, guitare) , Phil Smilie (flûtes, whistle, bodhran), Hudson Swan (bouzouki, fiddle, glokenspiel) et Dougie Mac Lean (fiddle, mandoline, guitare) décident de former les Tannahill Weavers.

Après une série de concert, ils enregistent leur premier album « Are Ye Sleeping Maggie ».


Pas encore de cornemuse dans ce disque mais déjà les lignes directrices d’un style musical

(voix prenantes et fortes, ballades superbes, instrumentaux super-rythmés) qui va perdurer tout au long de leur carrière.


Dans la foulée, en 1979, les mêmes musiciens enregistrent leur troisème album qui est peut-être encore mieux que le précédent !

« The merchant’s son », « Lady Mary Anne », « Tae the weavers gin ye gand »...on ne peut tous les citer...mais il vaut mieux tout écouter tant ces morceaux sont excellents !


De même en 1981, un tout grand cru que ce Tannahill n° 4 qui a vu le départ de Mike Ward et Hudson Swan très bien remplacés par Les Wilson (bouzouki, chant, guitare, claviers,basse).

A noter que ce très bon musicien quittera le groupe après ce disque mais pour y revenir définitivement en 1990.

Cet album est très équilibré et tous les titres sont d’une égale beauté.


Je suis un peu plus tiède pour « Passage » enregistré en 1984.

Même si ce disque contient deux titres magnifiques « Lady Dysie » et « At the end of a pointed gun ».

Est-ce la voix du second chanteur (Bill Bourne) ou l’introduction de claviers, guitares électriques, batterie ?

Ce disque me plait (un peu) moins et est le seul à s’écarter du style principalement acoustique des Tannies... ce sera leur seule expérience dans cette direction.


Entre 1986 et 2003 neuf nouveaux cd(s)vont venir enrichir leur discographie.

Une série de musiciens (Iain Mac Innes, Ross Kennedy, Kenny Forsyth, Stuart Morison, Duncan J.Nicholson) vont joindre puis quitter le groupe sans que la qualité musicale n’en soit altérée.

Tous ces disques sont d’un très bon niveau très représentatifs de la musique traditionnelle acoustique.

 

Actuellement aux cotés des inusables Roy Gullane et Phil Smilie, on retrouve donc

 Les Wilson, John Martin (ex. Ossian) au fiddle et un nouveau piper : Colin Melville.



Une autre spécialité des Tannahill Weavers est de chanter à capella.

Une série de titres (dont « Land of light » ou « Capernaum ») sont vraiment remarquables au niveau de l’harmonisation des voix.

Une raison supplémentaire pour écouter et ré-écouter ce groupe qui depuis trente ans a su garder son style caractéristique.

Style fait de chansons traditionnelles et d’instrumentaux endiablés qui donnent envie de chanter et de danser...même si on n’est pas trop doué !


Grand merci aux Tannies et bonne continuation !

Slainté !



Discographie :

Are ye sleeping Maggie (1976)

The old woman’s dance (1978)

The Tannahill Weavers  (1979)

Tannahill Weavers IV (1981)

Passage  (1984)

Land of Light  (1986)

Dancing Feet  (1987)

Cullen Bay  (1990)

The Mairmaid Song  (1992)

Capernaum  (1994)

Leaving St. Kilda  (1996)

Epona  (1998)

Alchemy  (2000)

Arnish Light  (2003).

link


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 22 août 2007














Quelle ne fut pas ma surprise l’autre jour à la médiathèque de tomber sur le cd « Planxty live 2004 ».


Le titre était vraiment évocateur puisque qu’il ne pouvait pas s’agir d’une compilation ou d’un ancien disque.


Ainsi donc, Donal Lunny , Andy Irvine, Christy Moore et Liam o’Flynn avaient décidé de re-former (pour une douzaine de concerts)  Planxty .


Ce groupe mythique qui n’avait plus rien enregistré depuis « Words and music » en 1983 !


Bien entendu les quatre compères n’étaient pas restés inactifs durant toutes ces années.


Liam O’Flynn avait travaillé avec Shaun Davey  entre autre et poursuivi sa carrière solo.


Le chanteur Christy Moore, en plus de quelques collaborations, a enregistré un grand nombre d’albums en solo.


Andy Irvine s’est partagé entre sa carrière de chanteur et celle de membre actif du super-groupe « Patrick Street » tout en continuant à participer ça et là à d’autres enregistrements.


Enfin, on ne compte plus le nombre de collaborations de Donal Lunny (qui a formé le groupe Coolfin il y a quelques années) et qui promène partout son bouzouki et ses talents d’accompagnateurs  dans le paysage du folk irlandais.


Donc un superbe cadeau du ciel que ce cd live enregistré au Vicar Street de Dublin.


Disque qui tient vraiment toutes ses promesses.



Rien qu’en écoutant l’intro du premier morceau « The starting gate » on est sous le charme des quelques notes de la mandoline d’Andy. Puis vient la whistle de Liam  et la guitare de Christy et le bouzouki de Donal …on est immédiatement envoûté.


Mais on se réveille très vite car sous une grande clameur du public, Liam a démarré le deuxième reel à l’ulliann pipe et les accompagnements se font plus puissants et plus sonores.


Et c’est parti pour une suite de reprises de chansons et d’instrumentaux tous plus époustouflants les uns que les autres.


Avec bien sûr des standards comme « Arthur Mc Bride », « The good ship Kangaroo », « The Blacksmith » et la semi- nouveauté « Vicar Street Reels ».


Chaque chanteur peut aussi exprimer sa personnalité avec les titres « As Christy roved out » et son pendant « As Andy roved out ».


Au total, 13 titres d’une qualité extraordinaire. Du grand art !

































Vraiment nos quatre amis (quatre pointures de la musique irlandaise) sont en super-forme dans ce disque et c’est une réalisation magnifique pour tous les amateurs de folk irlandais.


Et même si cette réunion n’aura été qu’éphémère elle restera pour tous un moment magique qu’on ne se lassera pas d’écouter et même de regarder puisque ce concert existe aussi en dvd !

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 22 août 2007

Morning  Rory



C'est le titre du premier album solo de Michael McGoldrick.

J'ai découvert tout récemment ce cd sorti en 1996.

Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu tant ce disque est extra-ordinaire !


Je connaissais déjà ce flûtiste puisqu'il joue depuis 1997 avec Capercaillie (qui est un de mes groupes écossais favoris ).

Et que j'ai un autre disque (Tunes) qu'il a enregistré avec Sharon shannon, Franke Gavin et Jim Murray.


J'avais envie d'en savoir encore un peu plus... j'ai été comblé !


Ses parents sont irlandais mais vivaient à Manchester.

Michael a commencé à jouer de la musique irlandaise à l'âge de huit ans.

Adolescent, il a remporté toute une série de concours musicaux tant il faisait déjà preuve de grand talent.

Plus tard, il fonda « Toss The Featers » le premier groupe de musique celtic-rock à Manchester.

Puis collabora avec Dezi Donnelly, Arcady et «  E11 » avant de fonder le groupe Flook avec Brian Finnegan et Sarah Allen.

Plus tard il fut aussi membre de Lunasa avant de rejoindre Capercaillie.


Donc une carrière déjà bien remplie pour ce musicien surdoué.

Qui, non content d'être un virtuose de la flûte traversière, du low whistle et de l'uilleann pipe,

joue aussi de la guitare, de la batterie et du bodhran.


Pour « Morning Rory », Michael Mc Goldrick s'est entouré de quelques « pointures » de la musique celtique.

En effet, Manus Lunny (bouzouki, bodhran,guitare), Donald Shaw (claviers) ses amis de Capercaillie sont venus l'épauler ainsi que le talentueux Phil Cunningham (ex.Silly Wizard) également aux claviers.

Ed Boyd rythme le tout avec ses guitares acoustiques également aidé par Jim Kravietski (basse), Alan Kelly (accordéon) et Paul Gallick (guitare acoustique).

Une solide équipe donc qui met en exergue tout le talent de notre soliste.

Tout au long de ce cd (11 titres) Michael nous intreprète des airs traditionnels mais aussi des morceaux de sa composition.

Une majorité de reels dans ce disque, également des morceaux plus lents comme « The History Man » dans lequel on apprécie le dialogue plein de virtuosité entre low whistle et accordéon.

La suite « Knocknamoe jig » interprètée au low whisle est un exercice très périlleux avec plein de changements de tons et d'improvisations... du grand art !

 

 

 


Beaucoup de variations à la flûte dans la suite de reels « The Copperplate... » avec un bon soutien de la guitare et les claviers qui viennent en appui.

Tous les titres de ce cd valent la peine d?être écoutés très attentivement tant il y a des trouvailles au niveau de la manière de jouer et des arrangements.


Pour en citer encore un ou l'autre : « The maid of Monsico » (reel dont s'est servi Alan Stivell pour sa chanson « Cease Fire ») est un morceau très épuré finement interprèté à la flûte accompagnée de bouzouki et de guitare.

Le dernier titre « The Dub Reel » retour au low whistle + guitare et bouzouki auxquelles viennent petit à petit s'ajouter basse, claviers, batterie et pipes.

Un morceau rempli de changements de rythmes et d'improvisations qui font parfois penser à du jazz.


Morning Rory un album phénoménal d'un musicien phénoménal !

A recommander !

 

Un petit extrait de notre flûtiste en train de répéter au low whistle avant un concert.

 link


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Irish Festival

Irish Music Festival
Miltown Malbay 1991

  Autres photos dans
l'album Irlande 1991


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