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Dimanche 26 novembre 2006
Le bouzouki irlandais :

 

Instrument d’origine grecque, le bouzouki compte quatre  fois (ou trois fois) 2 cordes.


Il est principalement accordé en sol- ré- la-mi ou en sol- ré- la –ré soit comme le fiddle ou le banjo ténor.


En Grèce l’instrument est accordé autrement et a le dos bombé (cf.la mandoline).


Les luthiers irlandais ont fabriqué des bouzoukis à dos plats (plus pratiques pour jouer assis mais moins sonores).



De 1966 à 1968 Johnny Moynihan et Andy Irvine (alors membres du groupe irlandais


« Sweeney’s men ») ont voyagé un certain temps dans les Balkans.


D’une part, ils ont cultivé un goût pour ce style de musique, d’autres part ils ont

importé le bouzouki grec en Irlande.


Estimant que l’introduction de celui-ci serait d’un grand intérêt pour la musique irlandaise.


Plus tard, faisant partie du groupe «  Planxty » nos deux compères décidèrent Donal Lunny (Bothy Band & Planxty) et Alec Finn (De Dannan) à s’y intéresser.

 

Derrière des groupes mythiques comme les « Chieftains » et les « Dubliners » on peut dire que dans les années ’70 ces trois groupes (Planxty, Bothy Band, De Dannan) étaient les plus importants dans le paysage du folk irlandais.

Leur musique eut donc une influence considérable sur les générations de musiciens et les groupes qui vinrent ensuite.

 

A tel point qu’il est rare à présent de trouver un groupe de musique traditionnelle qui ne compte pas un joueur de bouzouki.

 

Il faut dire que, d’une façon très différente de la guitare, l’instrument (au son assez clair) convient parfaitement pour l’accompagnement.


Ainsi des instruments comme la whistle, le flûte, le fiddle ressortent parfaitement quand ils sont soutenus par un bouzouki.


En Grèce, le bouzouki sert d’avantage à jouer la mélodie.


En Irlande on en joue parfois aussi en solo mais sa fonction principale est de marquer le rythme.



 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Cette utilisation a depuis longtemps dépassé les frontières de l’Irlande puisque de nombreux groupes Ecossais ainsi que d’autres groupes de musique folk emploient des bouzoukis ou des instruments similaires (mandoles, sistres, cittern…).


Et c’est un bien car l’adoption de tels instruments (comme la mandoline) a constitué un enrichissement pour la musique celtique en général.

 

Prêtez donc l’oreille aux notes de bouzoukis quand vous écouterez un cd de musique irlandaise…c’est étonnant !

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise
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Dimanche 26 novembre 2006

Les origines du folk irlandais sont à la fois lointaines et multiples.


Parmi celles-ci bien sûr il y a de nombreuses influences celtiques parfois très anciennes.


Peut-être en Irlande le besoin de jouer de « pratiquer » cette musique est -il plus fort qu’ailleurs ?
























Est-ce la pauvreté des gens, la mélancolie des paysages, les multiples variations de climat…toujours est-il que pour de nombreux irlandais la musique fait partie intégrante de la vie.


Cette musique se décline sous toutes les formes que ce soit du rock, de la pop, du jazz ou…du folk.


Jouer d’un instrument est courant pour de nombreux irlandais que ce soit en amateurs ou en professionnels.


Et on dénombre de multiples fratries de musiciens comme les Corrs, la famille Brennan (Clannad, Enya), la famille O’ Domnhail (Bothy Band, Relativity, Nightnoise) ,the Black family…

 

Pour beaucoup d’Irlandais, que ce soit au pub ou en famille, la pratique de la musique traditionnelle est comme une « religion » qui attire de plus en plus de fidèles.


Tous ne sont pas musiciens, mais le plaisir de se réunir pour écouter un air ou une chanson (parfois à capella) est quelque chose de bien encré chez les Irlandais.

 

Et c’est vrai que cette musique vaut le détour !


Depuis les dernières décennies, cette musique a beaucoup évolué.

Tant en Irlande qu’aux U.S.A., il y a une multitude de chanteurs et de musiciens qui jouent un répertoire très varié allant du style très traditionnel jusqu’aux compositions les plus originales.

Tous contribuent à l’enrichissement de cette musique et chacun à sa part de mérites quant à son expansion et à sa diffusion depuis des années.

 

Quatre d’entre eux ont cependant eu une influence plus déterminante depuis bientôt un demi-siècle.

 

1) Paddy Moloney :


Au début des années soixante, le compositeur classique Sean O’Riada, convaincu de l’importance de la musique traditionnelle incita Paddy Moloney à créer un groupe qui allait devenir les « Chieftains ».

Paddy (uilleann pipe & whistles) entouré de Martin Fay (fiddle), Sean Keane (fiddle) , Sean Potts (whistle), Michael Turbidy (flûte) et David Fallon (bodhran) allait bientôt conquérir la scène irlandaise avec son groupe.

Les Chieftains s’inscrivaient dans la lignée de musiciens jouant de la musique instrumentale comme  la famille Mac Peakes, Tomas O’Canainn…un peu à l’opposé d’un autre courant musical qui était celui des chanteurs de ballades comme les Clancy Brothers ou les Furey Brothers ou encore des la tendance « pub-songs » comme les Wolfe Tones et bien sûr les Dubliners.


Petit à petit, les Chieftains vont devenir une institution en Irlande.


Tant leur interprétation de la musique traditionnelle est à la fois rigoureuse et enthousiasmante.


Le harpiste Derek Bell est venu se joindre au groupe apportant encore une touche musicale supplémentaire.


Au fil des années, certains musiciens sont partis, d’autres comme Matt Moloy et Kevin Connef sont arrivés mais l’ensemble a gardé une très grande homogénéité dans sa manière de jouer.


Grâce à leur virtuosité ces musiciens ont atteint un tel degré de perfection que les Chieftains ont acquis une renommée mondiale.


Renommée qui leur a permis de tourner tant en Europe qu’aux Etats-Unis et même…en Chine !

 

Ce diable d’homme de Paddy Moloney a toujours aussi eu envie de mélanger la musique irlandaise avec d’autres musiques.


Ainsi les Chieftains ont joué avec des musiciens classiques comme le flûtiste James Galway et des orchestres symphoniques.


Ils ont aussi enregistré avec des tas d’artistes rock comme Van Morisson, Sting, Mark Knopfler, les Rolling Stones, Sinead O’Connor…


Ils se sont aussi intéressés à d’autres musiques traditionnelles comme la musique bretonne, celle de Galice (avec Carlos Nunes) ou même la musique chinoise !


Jamais en fait, Paddy et sa bande ne se lassent de nouvelles expériences.

 

Plus que jamais, alors que ses membres ont tous largement dépassé la soixantaine ou plus, les Chieftains restent La référence en matière de musique irlandaise.

Merci à Paddy Moloney !

 

2)  Johnny Moynihan & Andy Irvine :


















Indissociables puisqu’ils ont importé le bouzouki dans la musique irlandaise à la fin des années’60.


Voir à ce sujet mon article sur « la révolution du bouzouki » dans lequel j’explique combien cet instrument au son si clair convient si bien pour l’accompagnement.


Par leur virtuosité, ces deux pionniers ont convaincu toute une série d’autres musiciens d’utiliser le bouzouki.


Et cet instrument est à présent très répandu dans la musique folk en général.


Merci donc à Johnny et à Andy dont la carrière de musicien et de chanteur continue d’enchanter la scène irlandaise et internationale.


3)  Bill Whelan :




Compositeur, producteur, arrangeur, claviériste et percussionniste, Bill Whelan a dynamisé la musique irlandaise.


Compositeur tous azimuts, il collabore avec de nombreux artistes (Planxty,  Davy Spillane, Patrick Street…) et ses arrangements et sa manière de jouer des claviers (parfois comme des percussions !) font de lui un musicien respecté.


En 1989, Andy Irvine (dont on connaît la passion pour la musique de l’Est de l’Europe) lui demande de participer à un disque sur la musique de ces pays.


Entourés de Davy Spillane et d’autres musiciens prestigieux ils donneront naissance à ce projet et l’album « East Wind » deviendra un enregistrement magique fait de rythmes endiablés et de mélodies époustouflantes.


Il écrit des musiques de film (Some mother’s Son entre autre) et travaille pour la télévision.


Il se spécialise dans les suites musicales dans lesquelles il mélange chanteurs, instruments traditionnels et orchestres (The spirit of Mayo, The Seville Suite…)


En 1994 la télévision irlandaise lui demande de composer une musique pour une chorégraphie devant servir d’entracte à l’Eurovision.


Ce mini spectacle donnera naissance en 1995 à « Riverdance ».


Et ce show va connaître un succès énorme partout dans le monde.


Bien sûr, ce spectacle, c’est d’abord la danse qui a révélé le talent de surdoués de la step-dance comme Mikaël Flatley, Jean Butler , Colin Dunne et tous les autres.


Mais ce show aurait-il eu autant d’envergure sans la musique de Bill Whelan ?

 

Dans Riverdance, Bill a mélangé des musiques d’inspiration traditionnelle irlandaise à d’autres musiques du monde.


Le tout interprété sur des rythmes incroyables, de temps à autre entrecoupés par des mélodies plus calmes  chantées par la chorale Anuna.


Succès mondial donc pour ce show qui a inspiré d’autres compositeurs et d’autres chorégraphes qui créèrent ensuite des spectacles du même style comme « Lord of the dance » ou « Spirit of the dance »…

 

Plus de dix ans après sa création, Riverdance est toujours à l’affiche et l’engouement du public pour ce type de danses et pour ce style de musique est toujours bien réel.


Bill Whelan est pour beaucoup dans tout cela !


4)  Donal Lunny :

 

 

Lui aussi a eu (et a toujours) une influence considérable sur la musique folk irlandaise contemporaine.


L’homme aux mille casquettes car il est tout à la fois multi-instrumentiste, choriste, arrangeur, producteur, compositeur, ingénieur du son…


De U2 à Moving Hearts en passant par Planxty , Bothy Band, Altan et bien d’autres.


On trouve son nom partout sur les pochettes de cd en Irlande.

 


Si bien qu’il est peut-être plus facile de citer les musiciens et chanteurs irlandais avec qui il n’a jamais collaboré que les autres.


Ayant  la soixantaine aujourd’hui, on se demande si ce gars n’a pas en réalité au moins 150 ans tant sa production discographique est énorme !



Et cela ne s’arrête pas à son Irlande natale puisqu’il a produit le groupe écossais « Capercaillie », qu’il a collaboré avec le groupe « Orion » en Belgique.


De 1993 à 1999 il a fait partie de « l’Héritage des Celtes » avec Dan ar Braz en Bretagne.


Cet ensemble regroupant des musiciens bretons, écossais, galiciens et irlandais a connu un très grand succès en France et en Europe de l’ouest.


Par la suite , Donal a aussi travaillé avec le chanteur Gilles Servat.


On peut être sûr que chaque fois qu’il participe à un disque celui-ci sera d’une très grande qualité.


Et c’est pour cela d’ailleurs que tant d’artistes le réclament.

 

Au départ guitariste, Donal Lunny a adopté le bouzouki et en a fait son instrument de prédilection.


Il joue aussi très bien de la mandoline, du bodhran (tambourin irlandais) ou des claviers.


Et encore d’autres instruments car on a l’impression que tout ce qu’il touche devient magique entre ses mains.


Par l’originalité de ses arrangements, par la beauté de ses accompagnements il donne à ses interprétations une qualité exceptionnelle.


Sans lui, la musique irlandaise ne serait pas ce qu’elle est.

 

Bravo à cet immense talent !


































Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise
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Dimanche 26 novembre 2006
Un duo extra-ordinaire
 


Après la dissolution du légendaire groupe « Bothy Band », Kevin Burke (fiddle) et Micheal O’Domhnaill (guitare) ont continué à jouer ensemble.

En 1979, ils sortent l’album « Promenade ».


Si Donal Lunny (bouzouki) , Declan Sinnott (basse, guitare électrique) et Triona Ni Dhomhnail (vocaux) participent discrètement à ce disque, c’est avant tout le violon et la guitare que l’on entend sur cet enregistrement.

 

 



Micheal O’ Domhnaill (qui joue également un peu de claviers) est un guitariste hyper doué qui n’a pas son pareil pour accompagner et faire « ressortir » un autre instrument.

Ses doigts donnent l’impression de rebondir sur les cordes.

Ses accords sont subtils et ses arrangements de grande qualité.

Il chante également sur quelques titres tant en Gaélique qu’en Anglais.

Sa voix est très particulière et passe facilement de l’aigu au grave.

Pour donner la réplique à un tel talent, il fallait un autre musicien de grand
format.


Kevin Burke fait partie du ghota des violonistes irlandais. Lui aussi a un style très personnel que l’on reconnait immédiatement.


Il joue sur tout le registre de l’instrument avec une petite préférence pour les notes basses.


Ce qui donne à son style un côté à la fois prenant et accrocheur en même tant que mélodieux.

Hornpipes, reels, jigs, polkas se succèdent avec autant de bonheur.


Entrecoupées par quelques chansons dans lesquelles Kevin passe du rôle de
soliste à celui d’accompagnateur.



« The pigeon on the gate », « The promenade », « The reverend brother’s jig » sont des titres incontournables.

En 1982, le duo sort son deuxième album : “Portland” enregistré aux USA.

Ce qui étonne d’emblée lorsqu’on écoute ce disque c’est la qualité du son.


Ici, rien que du fiddle, de la guitare et la voix de Micheal.


Une nouvelle fois un cd magnifique que l’on écoute en retenant son souffle.

Disque lui aussi consacré à la musique irlandaise avec en plus quelques compositions.



Difficile de sortir un titre tant tout est d’un niveau tellement élevé.



On peut tout de même citer : « Eirigh a Shuir » (une très jolie chanson) « Breton gavottes » (une petite incursion en Bretagne) ou « Paddy’s return » (une suite de jigs de toute beauté).

Après ce disque les destinées de nos deux amis vont se séparer.


Kevin va devenir membre du groupe « Patrick Street » et formera plus tard la groupe « Open House ».



Micheal lui créera le groupe « Relativity » avec les frères Cunningham puis fondera le groupe « Nightnoise » tout en collaborant avec d’autres artistes.

S’il n’y pas eu de troisième cd de ce duo incomparable, une cassette vidéo immortalise tout de même un de leurs concerts à l’université d’Ohio aux USA.


Ainsi, ce support visuel permet de mieux se rendre compte encore de leur immense talent.

D’autres duos guitare-fiddle  comme Arty Mc Glynn et Nollaig Casey ou John Doyle et Liz Carroll...  sont également très appréciés en Irlande.



Mais je pense que Micheal et Kevin ont une place de choix dans le coeur des amateurs de musique traditionnelle.


Alors, même si ces disques sont déjà anciens, n’hésitez pas à vous les procurer !



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 novembre 2006
Un groupe de légende

En 1979, Kevin Burke (décidément très actif) décide d’enregistrer un disque avec l’accordéoniste Jackie Daly.


« The Eavesdropper » est le titre de cet album instrumental consacré aux danses irlandaises.


Kevin au fiddle (violon) et Jackie à l’accordéon rivalisent de virtuosité tout au long de ce cd, accompagnés ça et là par Matius Commerford (guitare), Conal O Grada (flûte), Paul Brady (piano) , Philip Begley (piano) et Francis Thomas (bo
dhran).


Le plaisir de jouer ensembles leur a peut-être donné l’idée de créer un nouveau groupe quelques années plus tard ?


Toujours est-il que Kevin (ex. Bothy Band) et Jackie (ex. De Danann) ont invité Andy Irvine (ex. Planxty) et Arty Mc Glynn à venir former le groupe Patrick Street.

 

Pourquoi ce nom ?


Sur la pochette du premier 33 tours on pouvait lire ceci

« Nearly every town in Ireland has a Patrick Street.

St Patrick is trought to have converted Dubliners to Christiany.

Patrick Street was also the name of a fiddler and song collector who just before he fell over stone dead one day, was heard to say :”The band I’d really like to hear would be Kevin Burke, Jackie Daly, Andy Irvine and Arty McGlynn...”

Traduction :

Dans chaque ville en Irlande il y a une rue Patrick.


St Patrick a converti les Dublinois au Christianisme.


Patrick Street était aussi le nom d’un violoniste et collecteur de chansons qui, peu avant sa mort, aurait déclaré que le meilleur groupe qu’il pourrait entendre serait composé de Kevin Burke, Jackie Daly, Andy Irvine et Arty McGlynn...

Souhait prémonitoire... ?


Toujours est-il que depuis 1987, Patrick Street est un des meilleurs groupes de musique irlandaise.



Ce qui fait la force de ce band, c’est d’abord que tous ses membres sont des surdoués et ensuite qu’il y a un parfait équilibre musical entre les solistes (accordéon et fiddle) et les accompagnateurs (bouzouki et guitare).





Avec en plus, au fil des albums, la participation éclairée de musiciens tels Donal Lunny, Bill Whelan, Gerry O’Beirne, Declan Masterson...

Andy Irvine est depuis toujours un chanteur remarquable qui met au service du groupe toutes ses qualités vocales et son émotion.


Les chansons de grandes qualités sont très nombreuses et il est impératif de citer : « The Holy Ground », « Facing the chair », « Brackagh Hill », « A Prince Among Men », « Sweet Lisbweemore », « Braes of Moneymore »...

A partir de 1996, le guitariste Ged Foley a remplacé Arty McGlynn sans que la qualité du groupe en soit altérée.


Et nos quatre gaillards ont continué à jouer une musique à la fois pétillante et pleine de richesse qui ne donne qu’une envie, celle de « bouger » sur les danses irlandaises.

Car Patrick Street est passé maître dans l’interprétation des reels, jigs et autres polkas.


Ici aussi, il y a tellement de titres fantastiques... « Doorus Mill », « The shores of Loug Gowna », « The Raheen medley », “Devanney’sgoat”...


Une suite étonnante “Benton’jig- Benton’s dream” qui montre comment un même air peut être joué dans un rhytme différent.

Et ainsi de suite, car il y a tant et tant de plages remarquables dans ces disques que je ne saurais que vous conseiller de les écouter ou les ré-écouter.

Dernière particularité de ce groupe (qui existe maintenant depuis vingt ans) est que ces divers membres cumulent d’autres activités musicales.


Jackie Dally collabore avec d’autres artistes.


Andy Irvine poursuit sa carrière solo en plus du groupe « Mosaique » et d’une brève reformation de « Planxty ».


Kevin Burke joue également dans « Open House »


Et Ged Foley est aussi dans un groupe américain « The House Band ».

Bref de solides références !

Discographie :

Patrick Street  (1987)

Patrick Street N° 2   (1988)

Irish Times  (1990)

All In Good Time  (193)

Cornerboys  (1996)

Made In Cork  (1997)

Live From Patrick Street  (1999)

Street Life  (2002)


Hope you will enjoy it !



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 novembre 2006
Quelques musiciens Bretons, Ecossais ou Irlandais qui m'ont beaucoup marqué depuis plus de trente ans.

A noter qu'ils ont tous porté la barbe à l'une ou l'autre époque de leur carrière.










 










Kevin Burke (Bothy Band, Patrick Street, Open House)
Instruments : fiddle, chant (à l'occasion)














Alan Stivell
Instruments : harpe celtique,whistle, cornemuse,bombarde,
                   claviers, percussions et chant      
   




















       Phil Smilie (Tannahill Weavers)
       Instruments : flûte, whistle,bodhran,vocaux




















Micheal O'Domhnaill (Bothy Band,Relativity,Night Noise)
Instruments : guitare acoustique, claviers, chant























Dan Ar Braz (Stivell, Sonerien Du, Fairport Convention, Heritage des Celtes)
Instruments : guitares acoustiques et électriques,guitare-synthé, chant














William Jackson (Ossian)
Instruments : harpe celtique, whistle, uilleann-pipe, claviers
























   Matt Molloy (Bothy Band, Planxty, The Chieftains)
   Instruments : flûte, whistle


















Claude Besson
Instruments : dulcimer, psaltérion, guitare, claviers, chant




















   Tony Cuffe (Jock Tamson Bairns, Ossian)
   Instruments : guitare, whistle, tiplé, harpe celtique, chant


















Andy Irvine (Planxty, Patrick Street)
Instruments : Bouzouki, mandoline, harminica, vièle, chant



















   Gilles Servat
   Instruments : guitare, bodhran, chant


















Roy Gullane (Tannhill Weavers)
Instruments : guitare, banjo-ténor, chant
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Celtique - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 novembre 2006
Petit montage photo réalisé par un ami montrant Alan Stivell, Dan Ar Braz...et moi tels que nous étions il y a trente ans et tels que nous sommes à présent.
La passion elle n'a pas changé.






Par Rakaniac - Publié dans : Musique Celtique - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 25 novembre 2006


Pourquoi cette passion pour la musique celtique ?

 

On dit que les goûts et les couleurs ne se discutent pas pourtant je me suis déjà souvent posé la question de savoir ce qui m’avait influencé durant l’enfance  au niveau musical.


En fait, j’ai toujours été bercé dans un milieu musical.

 


Ma mère adore la chanson française (Brel, Brassens, Becaud…).

Mon père était pianiste de jazz dans un groupe amateur.

Mon grand-père paternel adorait chanter.

Mon grand-père maternel lui était à la fois violoniste et chef d’orchestre à Liège et à Verviers.


Dès l’âge de huit ans j’ai été plongé dans les mouvements de jeunesse et j’ai beaucoup aimé le son des guitares dans les chansons que l’on chantait (particulièrement celles d’Hughes Auffray).


Vers 12-13 ans il y avait des chansons qui me plaisaient tout particulièrement comme « Lady d’Arbanville » de Cat Stevens.


En 1969-70 c’étaient aussi les dernières années des Beatles et il y avait des sonorités acoustiques dans leurs chansons.


A cette époque enfin, il y avait un groupe rock Belge les « Wallace Collection » qui avaient un gros succès auprès des jeunes.


Ce groupe avait la particularité d’ajouter au son des batterie et guitares électriques des instruments comme le piano, la flûte, le violon et le violoncelle.


Même si leur musique était du style rock-variétés, je pense que ce groupe fut à la base de mon goût pour ce mélange de sonorités.

 

J’avais 15 ans en 1972 lorsque j’ai entendu Alan Stivell pour la première fois.


Il était très à la mode à l’époque mais pour moi ce n’était qu’un chanteur parmi tant d’autres.


Pourtant, avec la harpe on entendait batterie, basse, guitare électrique, claviers mais aussi violon, flûte, dulcimer…


Et tout cela me rappelait forcément quelque chose.

 

Petit à petit j’ai commencé a être fou des chansons de Stivell et à m’intéresser à la Bretagne et aux autres pays Celtiques.


Même si Alan n’était plus à la mode après 1975 j’ai senti naître en moi cette véritable passion qui allait beaucoup plus loin que le seul aspect musical.

 

Durant mes études secondaires j’avais un peu entendu parler des Celtes et de manière très vague je m’étais senti un peu frustré  de savoir que les Gaulois avaient été conquis par les Romains et étaient devenus des gallo-romains. Et que ça s’arrêtait là car les cours d’histoire étaient très évasifs sur le sujet comme si toute civilisation celtique s’était subitement éteinte.


Il y avait donc quelque part dans mon esprit (et sans faire de lien à l’époque avec la Bretagne de Stivell) un manque à ce niveau.

 

Plus tard, devenu étudiant et vivant au gré de cette passion qui grandissait sans cesse, je me suis intéressé à d’autres aspects de la culture celtique.


J’ai donc commencé à m’intéresser à l’histoire de la Bretagne, la langue bretonne, l’art, la géographie, la mythologie celtique et la politique...


Présentant même un examen de sociologie à propos de la Bretagne et des divers mouvements autonomistes dans toute la France.

 

J’avais bien sûr aussi une grande envie de voir la Bretagne et j’y suis allé six ou sept fois en vacances depuis 1980.

 

Au-delà de la musique ce qui me plait dans cette région ce sont les côtes. J’adore les voir la mer et les rochers et je resterais des heures à regarder ces paysages qui sont extraordinaires de beauté.


Mais il n’y a pas que les rivages car la Bretagne intérieure est aussi très belle avec ses bois, ses campagnes et ses monuments anciens.


En plus, une chose qui n’est pas à dédaigner c’est la gastronomie car on y mange très bien.
 

J’ai eu l’occasion d’aller aussi en vacances en Irlande et c’est encore plus sauvage qu’en Bretagne. Ce pays est tout simplement splendide et pas encore trop « abîmé » par la civilisation. Les gens y sont très accueillants  et la formule « bed and breakfast » est idéale pour visiter tranquillement.


Le Connemara, Le Buren et le Kerry sont magnifiques. J’espère pouvoir visiter le reste une prochaine fois.


J’aimerais aussi beaucoup aller en Ecosse.

 

S’il y a en musique celtique tout un répertoire de chansons à boire, d’airs à danser, de chanson gaies, il y a aussi toute une partie de cette musique qui est assez mélancolique et qui colle très biens avec les paysages et le climat souvent pluvieux de ces régions.

 

Etant moi-même assez mélancolique et nostalgique c’est normal que j’aie été attiré par ce type de mélodies.

 

Cette passion ne cessant de grandir, j’ai petit à petit « laissé tomber » les autres musiques (pop, rock, chanson française, jazz) au profit de la musique celtique.


Achetant de plus en plus de disques, assistant à des concerts, essayant tant bien que mal d’apprendre la bombarde bretonne et surtout la whistle (petite flûte à six trous).

 

Après m’être d’abord intéressé à la musique de Bretagne je me suis d’avantage tourné vers la musique irlandaise et Ecossaise.


Même s’il n’est pas toujours évident de trouver des disques en Wallonie,
l’apparition en Belgique des magasins Fnac m’a tout de même bien aidé dans ce domaine.


Plus tard, j’ai aussi acheté des disques en Bretagne, en Ecosse et même aux U.S.A.

 

Si j’avais découvert la musique irlandaise grâce aux chansons de Stivell et aussi en écoutant un peu les Chieftains.


Le véritable choc fut pour moi provoqué par deux groupes « Planxty » et « Moving Hearts » dont je parle par ailleurs dans ce blog.


L’écoute (approfondie !) de ces deux disques, un plus traditionnel (« After the break ») l’autre plus rock (« The storm ») a fait naître en moi un désir insatiable d’écouter et de ré-écouter ce type de musique.


De même les « Tannahill Weavers » m’ont donné un goût immodéré pour la musique Ecossaise.


Le plaisir sans cesse renouvelé d’écouter ce type de groupes (Ossian, Silly Wizard, Capercaillie, Run Rig, Old blind dogs…) en Ecosse (Bothy Band, Patrick Street, Solas, Lunasa, Altan, Dervish…) en Irlande. La magie d’écouter tantôt le chanteur tantôt la flûte, le fiddle ou un autre instrument.

 

La joie de découvrir sans cesse de nouveaux groupes, d’autres manières d’interpréter un même répertoire.


La joie de s’intéresser sans cesse à de nouvelles créations car la plupart de ces artistes ne se contentent pas de jouer du traditionnel mais composent beaucoup de nouveaux morceaux.

 

Vraiment ce plaisir est infini !

 

Et, plus de trente ans après ce bonheur est toujours intact car même si je connais des centaines d’interprètes en musique celtique, même si je possède plus de 500 titres (tous médias confondus) je continue à  apprendre chaque jours de nouvelles choses et à m’enthousiasmer.

 

Du Stivell des années’70  au Stivell des années 2000 des milliards de notes (des milliards d’airs !) me sont passées par les oreilles avec le même bonheur et ce n’est pas près de s’arrêter.


De Gilles Servat à Claude Besson, de Dan Ar Braz à Tri Yann, des Diaouled ar Menez aux Sonerien Du, tous ont leur part de mérites…de très grand mérites.

 

Bravo à tous et surtout MERCI !!! ( continuez de la sorte pour des centaines d’années encore !).

 

Rien n’est plus beau que de vivre une passion !













Par Rakaniac - Publié dans : Musique Celtique
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Samedi 25 novembre 2006

Eté 1985,  FR3 retransmettait des extraits du festival de Lorient.

Le programme était chargé avec Alan Stivell, Brenda Wooton, des Irlandais, les Bretons du Sonerien Du.

C’est alors que j’ai découvert Runrig.

Un groupe de jeunes écossais aux cheveux longs avec plein de guitares électriques.

 

Et je suis de suis tombé sous charme de cette musique.


Une musique à la fois très rock et très imprégnée de la tradition de l’Ile de Man et de l’Ecosse en général..


Et j’ai été touché par ces voix un peu plaintives qui chantaient en gaélique ou en anglais.

Ce qui m’a paru vraiment étonnant, c’est ce mélange de rock et de chants à capella (comme dans le titre « An toll dubh ») ; cette superposition de plusieurs mélodies comme dans « Loch Lomond ».

Vraiment j’ai été épaté en entendant la beauté de leurs arrangements vocaux et leurs talents de musiciens.


C’est curieux mais, par moment leurs guitares sonnaient comme des cornemuses !


A l’époque, je n’avais pas de magnéto et j’avais branché la télé sur un radio- cassette pour enregistrer cette émission.


L’enregistrement fut de piètre qualité mais j’ai toujours conservé la cassette.

 

Durant toutes ces années j’ai essayé de trouver de disques de Runrig et j’en ai acheté quelques-uns.


J’ai donc réussi à retrouver trois morceaux sur les six titres interprétés à Lorient.


Hélas, il est difficile de se procurer leurs cd en Belgique.

 

Il y a peu, j’ai pensé que la médiathèque pourrait m’aider.


Ils ont toute une série de titres de ce groupe mais comment faire sans connaître les titres du concert de Lorient ?


Au hasard, j’ai commandé le disque sorti en 1985 « Heartland »


Coup dans le mille puisque deux des titres qui me manquaient (« Lifeline » et « The everlasting gun ») étaient sur ce cd !

 

Souhait réalisé…vingt ans après !  

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Samedi 25 novembre 2006
William Jackson en solo :

 

Attiré depuis son plus jeune âge par les musiques traditionnelles d’Ecosse et d’Irlande (une partie de sa famille est irlandaise) William (Billy) Jackson va apprendre toute une série d’instruments.

Piano et bien sûr claviers, whistle et uilleann pipe, contrebasse, et bien entendu la harpe et la harpe celtique qui va devenir son instrument favori.

Musicien de haut niveau, William va rapidement faire découvrir ses talents de compositeur.



 


Car, non content d’interpréter de la musique écossaise, il va composer (souvent dans un style traditionnel) toute une série de pièces pour petites formations ou orchestres.

 

Certaines de ses compositions avaient été commanditées pour des occasions particulières.


Ainsi « The Wellpark Suite » a été écrite pour célébrer le 100ème anniversaire de la brasserie Tennent’s Lager de Wellpark à Glasgow.


« St. Mungo » est une suite également sponsorisée par Tennent en l’honneur de Glasgow, capitale culturelle de l’Europe.

 

Ce qui frappe dans la musique de William Jackson c’est ce parfait équilibre entre les basses et les aiguës, les arrangements toujours sophistiqués.


Cette musique à la fois puissante et délicate toute en harmonie. Vraiment du grand art !

 

Lorsqu’il était membre d’Ossian ou en dehors de ces périodes, Jackson a toujours su s’entourer d’amis musiciens de grands talents ( Tony McManus, Iain MacInnes, James MacIntosh, les sœurs Mackenzie ainsi que tous les musiciens d’Ossian) et il leur est resté fidèle au fil des années.


Ces collaborations ont largement contribué au succès de notre harpiste et à la qualité de ses enregistrements.

 

Donc, si vous êtes amateurs de musique écossaise, voici un musicien à côté duquel il ne faut absolument pas passer !


Renseignez-vous auprès de vos disquaires, à la médiathèque ou sur Internet…

 

Discographie partielle :

 

1)      The Wellpark Suite (1985)

2)      Heart Music (1987)

3)      St. Mungo (1990)

4)      Celtic Experience (1997)

5)      Notes from a Hebridean island (2001)


Avec Billy Ross :

1)      The Misty Mountain (1984)

        2)      Shore street (2000).
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Samedi 25 novembre 2006
William Jackson et Ossian :
 

En 1976, William (Billy) Jackson fonde le groupe “Ossian” (nom d’un barde et guerrier écossais du 3ème siècle). Au départ le groupe est composé de :

John Martin : fiddle, mandoline, violoncelle et chants.
George Jackson : fiddle, mandoline, flûte, whistle, guitare et chants ;
Billy Ross : chants, guitare, whistle et dulcimer ;
William Jackson : Harpe celtique, uilleann pipes whistle et chants.

 

Ossian est un groupe « acoustique » qui joue dans la pure tradition écossaise.

D’aucun n’hésitent pas à comparer ce groupe aux Chieftains ce qui est en partie vrai au niveau de la rigueur de leur interprétation.


Mais la musique des Chieftains (au début) était uniquement instrumentale tandis que chez Ossian, une bonne moitié des titres sont des chansons.


Chansons en gaélique et en anglais interprétées de très belle manière par Billy Ross qui sera le chanteur des deux premiers albums.


A partir de 1981, c’est Tony Cuffe qui avec sa voix superbe va prendre le relais pour les quatre disques suivants.


A noter que Tony est aussi un guitariste de grand talent.


Pour l’album « Dove accross the water » le piper Iain Mac Donald (cornemuse, flûte & whistle) rejoint le groupe.


Et cet excellent musicien va donner à Ossian une coloration plus écossaise encore et apporter plus de possibilités de variations.

 

Grâce à William Jackson et aux autres membres du groupe, la musique d’Ossian est tantôt douce, tantôt prenante, tantôt encore très rythmée.


Une alternance de chants et d’airs traditionnels mais aussi de superbes compositions de William Jackson.


Les musiques de notre harpiste sont des suites (« Light on a distant shore » ; » Dove across the water… »  qui racontent de véritables histoires envoûtantes.

 

Le cd « Light on a distant shore » sorti en 1986 marque le fin…provisoire du groupe.


William Jackson se tourne alors vers d’autres collaborations et se consacre principalement à composer des suites instrumentales pour harpe et orchestres.


En 1997, il décide cependant de reformer le groupe. Et Ossian sort son dernier album : « The Carrying stream ».

Pour ce dernier disque, retour du chanteur Billy Ross qui vient épauler William en plus du piper Iain Mac Innes et de Stuart Morison (fiddle, cittern & mandoline).


Ce dernier opus sera d’une qualité égale aux disques précédents.


Mais William Jackson arrêtera alors définitivement l’expérience « Ossian » au profit de ses recherches en matière de harpe celtique et de ses compositions.

 

Une petite parenthèse triste enfin pour signaler que George Jackson et Tony Cuffe sont à présent décédés…


Mais de toute manière, les cd subsistent et c’est toujours avec un immense plaisir que j’écoute ce groupe merveilleux.


N’hésitez pas à en faire autant !

 

Discographie :

    1)      Ossian (1976)

2)      St.Kilda Wedding (1978)

3)      Seal Song (1981)

4)      Dove across the water (1982)

5)      Borders (1984)

6)      Light on a distant shore (1986)

       7)      The carrying stream (1997).
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Écossaise
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Irish Festival

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Miltown Malbay 1991

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