Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 22:49

En 1975, Alan Stivell remplit le National Stadium de Dublin et est au sommet de sa gloire.
L'enregistement de ce concert va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires.
Pendant les mois qui suivent Alan et ses musiciens vont faire une série de concerts en Europe en remportant un très grand succès.
Cependant, au lieu de continuer à exploiter ce filon "celtic-rock", Alan décide de changer complètement de style et consacre un disque aux poètes Bretons.
Album très instimiste, "Treman Inis" (en vue de l'île) est constitué de poèmes lus et chantés par Alan qui s'accompagne principalement à la harpe.
A l'exception de Dan Ar Braz, il se sépare des musiciens qui l'accompagnaient depuis plusieurs années.

Fin 1975, René Werneer,
DSC00205.JPG                                                                                              Pascal Stive,
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Jacky Thomas
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                                  et Michel Santangeli
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décident de former le groupe YS.
Ils engagent le guitariste Pierre Chereze.

 

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"Ys" en référence à l'ancienne capitale de Cornouaille qui fut engloutie par les flots un soir de débauche.
Nos quatre musiciens avaient en effet encore envie de jouer de la musique bretonne et celtique dans le style folk-rock qu'avait polularisé Stivell.
C'est à dire des thèmes traditionnels avec des arrangements modernes mélangeant les sonorités d'instruments électriques et acoustiques.
Enregistré au Château d'Hérouville, le disque "Madame la frontière" sort donc en 1976 et contient 10 morceaux.
René Werneer (violon), Jacky thomas (basse), Michel Santangeli (batterie) et Pascal Stive (claviers) vont tour à tour également s'essayer au chant dans cet album, avec un certain succès.
"madame la frontière" est un disque plein d'enthousiasme où nos quatre compères ont mis tout leurs talents pour produire une musique agréable et entraînante.
Pour les avoir vu en concert à Liège, je peux dire que cette enthousiasme était communicatif.
Leur bonne humeur sur scène (plaisanteries, désaccorder la guitare de Pierre pendant son absence...) couplée à leur talent m'a laissé un souvenir extraordinaire de ce spectacle.
Je dois admettre que ce 33 tours a beaucoup tourné et fut longtemps un de mes préférés au même titre que les premiers stivell.

Le disque démarre par "O' Connell Street" qui est un reel irlandais interprèté par René dont on connait depuis longtemps les qualités de violoniste.
Le ryhtme un peu syncopé de la basse à quelque chose de particulier.

Michel Santangeli chante "Dentu Ganeme" (viens avec moi sur l'herbe verte...) une chanson d'amour au rythme très marqué où la batterie est très présente.

"madame le frontière" est une histoire sordide chantée en breton par René Werneer qui joue aussi du cromorne sur ce titre.
Il s'agit d'un chant à répondre : "ma pauvre mère, si vous m'aimez, au coin de votre jardin, ne me tuez pas..."
A noter que Gabriel Yacoub (guitare acoustique) joue sur ce morceau.

"Captain O' Kane" est une slip-jig irlandaise.
Ce titre est le même que le début d'un morceau de Lunasa  "Aoibhneas" sur le cd "The mery sisters of fate".

 

 

 

Trois parties distinctes sur "Captain O' Kane", d'abord une soft avec le violon accompagné par les claviers, percussions et whistles. Puis un second thème musical avec prédominance des claviers et de la guitare acoustique. Enfin, reprise du premier thème mais avec la guitare électrique, la batterie et la basse plus prononcée.

Pascal Stive chante ensuite "Comment vouloir qu'une personne chante" qui est une chanson d'amour très douce.
Seule chanson en français dans laquelle on entend beaucoup de claviers et qui est très bien harmonisée par les violons le le violoncelle de Jacques Wiederker également invité sur ce disque.
DSC00189.JPG
"Ag Arlane" est une chanson de mariage pour danser le laridé.
"Jeunes gens méfiez-vous du mariage, j'ai épousé un souillon, qu'est-ce que je le regrette..."
Chanson très entraînante chantée en kan ha diskan par René et Jacky.
Abondance de claviers, de basse et de batterie dans ce titre très rythmé.

"O ya laret em eus" (oh oui, je l'ai dit et je ne le dédirait point. J'avais un galant fidèle et le voici parti..." .
Une sorte de complainte interprètée par René qui s'accompagne au dulcimer.
Les basses, claviers et guitares y sont excellents.

 

 

 

 

"Carolan's farewell" est une danse irlandaise avec deux parties distinctes.
la première est assez lente avec un clavier au son de clavecin, la seconde est plus rapide avec le violon et l'alto qui accompagnent ce clavecin.
On entend aussi de l'accordéon qui est joué par Jacques Higelin (himself !)  invité par le groupe.

Retour en Bretagne avec un autre kan ha diskan : "Ar Gohoni" (la vieillesse).
il s'agit cette fois d'une gavotte.
Nos deux chanteurs s'en donnent à coeur joie pour rendre cette chanson très dynamique.
Très bien harmonisé, Ar Gohoni laisse parler le talent des cinq musiciens d'Ys.
Basses, drums, claviers et de beaux dialogues entre le violon et la guitare électrique.

"Ystor" est une composition instrumentale qui décrit la submersion de la ville d'Ys.
Ys était située au bord de la mer, protégée des flots par une digue.
Dahud, la fille débauchée du roi Gradlon fit ouvrir les vannes durant une folle nuit d'orgie.
la ville fut submergée et disparu.
Ce morceau clôture le disque.

Pour des raisons que j'ignore, le groupe Ys va se séparer après un an d'existence.

On ne peut que le regretter car ils avaient un fameux potentiel.
René Werneer va enregistrer un album solo "Habit de Plumes" puis encore un autre disque consacré au violon.
Les autres membres d'Ys eux vont former "Keris" un autre groupe dans le même style.
 

Je ne crois pas que le 33 tours "Madame la frontière" aie jamais été réédité en cd.
Pour ceux qui veulent le découvrir...il faut espérer qu'ils ont dans leur entourage des pères (ou grand-pères !) qui étaient jeunes dans les années '70 !

A noter enfin que les légendes de la ville d'Ys ont inspiré un certain nombre de musiciens Bretons.
Alan Stivell, bien sûr avait enregistré "Ys" en 1971 sur "Renaissance de la Harpe Celtique".
Dan Ar Braz a consacré son premier disque "Douar nevez" à cette légende qu'il illustre de façon magistrale.
L'excellent groupe "Sonerien Du" a également sorti un disque en 1984 "Roue Marc'h" qui raconte d'autres légendes sur le même thème transmises par Yann Brékilien.







Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
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