Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 00:10
Petite allusion au grand Georges puisque le "Brassens" de Bretagne vient de sortir un nouveau disque.
Et que ce cd s'intitule "Arbres".
Il nous dit d'ailleurs :
" Comme vous, j'ai toujours aimé les Arbres.
  Faire des chansons sur ces merveilles et sur tout ce qui les entoure
  m'a tenu à coeur dans ce nouveau cd"

Le "Besson" nouveau étant arrivé, j'avais bien sûr hâte de découvrir les nouveaux sillons de l'ami Claude.
Une fois de plus, j'ai été comblé.

Dans "Made in Kerouze" son album précédent, Claude Besson avait ré-enregistré des anciens titres.
Ici, il s'agit de toutes nouvelles chansons.
Claude a mis trois ans pour réaliser cet album.
Trois ans d'amour, de génie et de poésie pour peaufiner douze nouveaux titres et les réaliser musicalement.
Comme pour le disque précédent, Claude a tout joué lui-même et fait les arrangements.
Principalement des guitares cordées nylon dont la douceur des sonorités mettent particulièrement bien les mots en valeur. On entend aussi des claviers, des percussions et un peu de psaltérion qui reste un instrument fétiche de l'artiste.



"Arbres je vous aime" nous plonge directement dans la magie de ce disque.
"Compagnons, companieros,
 C'était là un vieux rêve de gosse
 De grimper jusqu'en haut de vous
 De voir le monde de chez vous"
On se rend bien compte que Claude à vécu une relation particulière avec les arbres durant son enfance.
Des arbres qui étaient comme des confidents dans lesquels il faisait bon se resourcer à l'écoute de la nature.
Claude a toujours difficile d'admettre que tant d'arbres soient massacrés pour des raisons diverses.
Dans cette chanson, il se console quelque peu en disant :
"Quand vos feuilles sont mortes, on fait de vous des portes,
 Des violons, des sculptures
 Et ça nous réconforte, on reste en quelque sorte
 Près de vos sépultures.
"
Je trouve cette image particulièrement pertinente et positive.

"Au s'cours docteur Hulot" est une chanson à propos de la pollution.
Sur une musique qui me fait un peu penser à celle du "Paysagiste de St.Denis"
Pollution de l'eau que Claude dénonce dans son style à la fois contestataire et teinté d'humour (cf. "...sous l'oeil d'un goéland rescapé et surpris, d'avoir cet océan tout sale que pour lui."

Un ton tout aussi contestataire pour le titre "Liberté mon c...". Un peu à la manière de Brassens et sur de jolis accords de guitare, Claude Besson souligne les écarts entre les discours officiels et la réalité de notre monde actuel.

Assez bien de nostalgie dans le titre "Rendre aux arbres nos guitares chagrines".
Et si nos guitares que plus personne n'écoute redevenaient des arbres ?
J'aime particulièrement le refrain de cette chanson (...mais plus personne n'écoute ces choses-là, il sonnait pourtant joli, le bois) qui me fait penser à du traditionnel.

"Ha ! C'que regrette !" sur un ryhtme de ragtime, Claude continue de manier le second degré.
Excellentes guitares et aussi pas mal de claviers dans cette chanson où Claude "regrette" d'être né honnête.

"L'Eau" , la chanson suivante est une pure merveille !
Ici, la voix de Claude se fait plus grave pour nous chanter un texte vraiment magnifique.
La musique est au diapason et me fait penser à celle de "Quel fléau ce fléau" qu'il chantait dans les années '80. Claude prononce d'ailleurs le mot "fléau" mais dans un taut autre contexte.
Je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer un extrait :

"Tombée d'une feuille en automne
 On la retrouve à Chinatown
 Passant par dessous les frontières.
 Elle arrive sans qu'on la sonne
 Aux fronts d'ouvriers qui maçonnent
 Elle a sûr'ment un coeur de pierre.

 Quand elle inonde leurs chapeaux
 Les travailleurs en plein boulot
 Ont peur que ses ruisseaux brûlants
 Ne les emport'ent mortellement.
 Pour du pain, ils donnent leur eau.
 Pour de l'eau ils donnent leur peau.
 Elle a des côtés pas marrants
 Et fourbes, la source du temps.
 
 Ha ! Quel fléau ! Hé ho !
 Y' en a plus que marre d'la météo.
 Goutte à goutte les malheurs arrivent ex-aequo
 Noé n'en peut plus sur son radeau..."

"L'Eau", cinq minutes quarante deux secondes de bonheur !





Patrick Carel a écrit les paroles de "Arbres mes vieux copains" . Un texte qui évoque lui aussi les souvenirs d'heures passées à grimper aux arbres et à vivre sous leur protection.
"De là-haut je voyais un monde différent..."
Encore un très beau texte avec des phrases très étonnantes du style : "Et l'urbanisation phénomène bizarre, a mis l'arbre à la ville... et les maisons aux champs".

Assez bien de nostalgie dans le titre "Pleurer pour rien " où les claviers sont très présents.
Mais aussi pas mal d'espoir : il faut vivre...

Enormément de poésie dans "J'attends " qui est une chanson d'amour.
Beaucoup de recherches au niveau des guitares.
Une manière de chanter un peu plus confidentielle (un peu comme Yves Simon) mais il s'agit bien de Claude qui nous livre là un superbe texte.

"Le petit écolier au cartable de plomb" me fait penser à du blues.
Nouvelles interrogations de Claude Besson à propos de ces vies pré-destinées, de nos existences toutes tracées. Des paroles qui interpellent.

Il continue sa constestation soft dans "T'as testé pour nous" où il tisse ses rimes avec une certaine ironie.
Beaucoup de vérités dans cette chanson.

Le titre suivant s'intitule "Une minute de silence pour les arbres assassinés autour de chez nous". Et de fait cela dure une minute sans rien d'autre que quelques bruitages à la fin.
Claude tient parole !

Pour terminer, deuxième version plus acoustique de "Arbres, je vous aime".
Des guitares pour une version que Brassens n'aurait pas renié.
 
Grand merci à toi Claude pour ces arbres...magiques !
 

Et pour commander ses cd
link
 


Par Rakaniac - Publié dans : Musique Bretonne - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Traduction Google

Gadgets fourni par Google

Commentaires

Contactez-moi

Si vous avez des questions,
clic ici pour m'envoyer un mail.
Je vous répondrai avec plaisir.


 

Me voici (à droite), ma fille (à gauche), et nos 2 labradors noirs : KI DU (chien noir en breton) & YEPA (princesse de l'hiver en indien)

 

 
Cliquez sur la harpe
pour revenir à l'accueil

Marque-Page

  • Flux RSS des articles

Recherche

Irish Festival

Irish Music Festival
Miltown Malbay 1991

  Autres photos dans
l'album Irlande 1991

 

  Si vous avez des questions,
clic ici pour m'envoyer un mail

 Je vous répondrai avec plaisir.

 

Cliquez sur la harpe

pour revenir à l'accueil

Images Aléatoires

  • andy2.jpg
  • andy3.jpg
  • sone5.jpg

Recommander

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés