Divers


Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 23:18

Une fois n'est pas coutume, un petit détour par l'Espagne et une de ses régions celtes : les Asturies.

 

Si toute trace de langue celtique a disparu en Espagne depuis le VI ème siècle, la culture celte est encore présente dans deux régions : la Galice et les Asturies.

Ces deux régions assez montagneuses dessinent de très jolis rivages au bord de l'océan Atlantique.

 

Le sentiment d'identité celtique étant présent dans une partie de la population, une série d'artistes s'expriment dans divers domaines et bien entendu en musique.

Le revival folk des années '70 et '80 a été à l'origine de prises de consiences chez un certains nombres de musiciens traditionnels.

La polularité toujours plus grande de festivals celtes comme celui de Lorient à fait découvrir aux amateurs du genre les musiques de Galice et des Asturies.

Des artistes comme Susana Seivane, Milladoiro, Hévia et bien sûr Carlos Nunez sont devenus des figures de proue de ce style de musique.

 

Je ne suis pas un spécialiste du groupe Llan De Cubel mais, les ayant découvert sur l'une ou l'autre compilation, j'ai eu envie d'en savoir plus.

  llan1

Fondé en 1984, Llan De Cubel est en fait la fusion de deux groupes traditionnels.

Un basé à Uvieu, formé par Elias Garcia (cornemuse) , Fonsu Mielgo (tambour asturien), Susi Bello (guitare)

et Daniel Lombas (percussions) ; l'autre basé à Cuideiru, un duo formé de Guzman Marqués(fiddle) et

Marcos Llope (flûte).

Après s'être rencontrés dans un festival folk, ils décident de s'unir et d'appeler leur groupe Llan de Cubel

(nom d'une montagne dans la région de Cuideiru).

 

Comme c'est souvent le cas, au fil des années des musiciens quittèrent ou rejoignirent le groupe (JM Cano,

Flavio Rodriguez, H.Urquhart et X.N. Exposito).

Llan De Cubel est à présent composé de Elias Garcia (bouzouki, bass-pedal), Fonsu Mielgo (percussions, claviers, vocaux) Marcos Llope (flûte et chant), Xan Rodriguez (gaita, la cornemuse asturienne et vocaux),  Xel Pereda (guitare et vocaux) et Simon Bradley (fiddle).

 

 

Les musiciens de Llan De Cubel sont très imprégnés par leur musique traditionnelle mais se sont aussi intéressés à d'autres formes de musiques celtiques.

Depuis 1984, ils ont fait de nombreuses recherches au niveau des archives et du collectage de la musique des Asturies.

Accumulant ainsi au fil du temps un solide bagage dans le répertoire de leur région.

 

Llan de Cubel, ce sont des marches, des saltones, des polkas...mais aussi des chants traditionnels

ainsi que des nouvelles compositions.

 

Ce qui me plait particulièrement en écoutant Llan De Cubel ce sont leurs arrangements.

Par moment, leur interprétation me fait penser à celles des groupes irlandais.

Mais non, il s'agit bien de musique celtique version espagnole...et c'est très agréable aussi.

 

 

 

 


Par Rakaniac - Publié dans : Divers - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 18:59

Toujours un plaisir pour moi de présenter un nouveau cd de Claude Besson.

Notre ami Claude a décidé de rendre hommage à Brassens, réalisant ainsi un vieux rêve.

 

Une idée excellente qui ne surprend pas vraiment quand on sait l'admiration que Claude a pour le grand Georges.

Depuis très longtemps, j'ai ressenti des similitudes entre le personnage de Claude et celui de Georges Brassens.

D'autres que moi l'ont d'ailleurs surnommé le "Brassens de Bretagne" et je partage volontiers cet avis.

Même si jamais, au grand jamais, Claude n'a copié les chansons de Georges.

 

Etant moi aussi un admirateur de Brassens, j'étais très curieux de découvrir ce cd.

 

"Claude Besson chante Georges Brassens" contient 15 titres.

Une série de chansons très connues et d'autres qui le sont moins.

 

besson1jpg

 

Georges Brassens, c'étaient des musiques en apparence assez simples.

Georges s'accompagnait à la guitare avec un deuxième guitariste (Barthélemy Rosso puis Joël Favreau) et un contrebassiste (Pierre Nicolas).

Musiques simples en apparence car les accords de guitares n'étaient pas des plus faciles chez Brassens.

 

Claude Besson a donc voulu restituer le même type d'accompagnement pour mettre en valeur la poésie de Georges.

Donc plusieurs guitares à cordes métalliques ou en nylon pour marquer le rythme ou habiller la mélodie de notes harmoniques.

 

J'aime beaucoup la guitare de Claude dans le premier titre, "Les passantes".

Idem dans les deuxième titre "Le mouton de Panurge" avec des intonnations plus graves par moment.

 

Texte superbe que celui de "La non demande en mariage"

...j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

   n'écrivons pas nos noms au bout d'un parchemin..."

Et très bonne interprétation de Claude Besson.

 

Bon jeu de guitare aussi dans "la princesse et le croque-notes" avec des passages sifflés par Claude.

 

Autre texte extraordinaire , celui de la chanson "Mourir pour des idées" (d'accord mais de mort lente).

qui illustre si bien la constestation "douce" de Georges Brassens.

Claude a fait la aussi beaucoup de recherches au niveau de ses guitares.

 

De nouveau une poésie fantastique dans "Le testament" une chanson pleine d'humour et de finesse.

Claude y pose sa voix avec beaucoup de complicité.

 

besson3

 

Aimant moi aussi taquiner les rimes, je trouve qu'on reconnaît bien la manière d'écrire de Georges Brassens.

Souvent, on termine une phrase puis on cherche une rime pour la phrase suivante...et ce n'est pas toujours évident.

Je pense que Brassens écrivait parfois "à l'envers".

Exemple, dans "Le testament" il veut mettre en garde l'éventuel nouveau conjoint de sa femme de ne pas "fouetter ses chats".

Il veut absolument utiliser le mot "fantôme" (qui fera du tort à celui-ci) .

alors il amène cette rime en écrivant :

"même si je n'ai pas un atome,

  une once de méchanceté,

  s'il fouette mes chats,

  y'a un fantôme

  qui viendra le persécuter..."

 

J'ai souvent remarqué cette manière de travailler chez Georges.

 

La chanson suivante "Comme une soeur" illustre la patience en attendant son tour pour être aimé.

Avec une fois de plus, de très bonnes guitares de notre ami Claude.

Autre chanson, "Les quatre bacheliers" à propos de l'ouverture d'esprit d'un père.

 

Les trois titres suivants sont chantés par Françoise Bihannic alias madame Besson.

Déjà présente ça et là sur les albums précédents de son mari, Françoise Bihannic a une très jolie voix.

Elle nous chante "Les oiseaux de passage", "Histoire de faussaire" et "L'orage".

J'aime bien son interprétation un peu jazz (Histoire de faussaire") dans laquelle elle met beaucoup d'intonnations.

Le titre "L'orage" démontre une fois de plus toute la pudeur et l'humour de Brassens.

avec des trouvailles comme : " les pays imbéciles où jamais il ne pleut..."

 

Claude Besson prend ensuite le relais pour les quatre dernières chansons du cd.

"Bécassine" (choix de cette chanson par un artiste...Breton !) est un titre que je ne connaissais pas.

J'aime beaucoup la musique dont le style me fait un peu penser à du traditionnel et dont les orchestrations sonnent très folk.

 

Viennent ensuite "Sale petit Bonhomme" (encore un beau texte) puis "A l'ombre du coeur de ma mie"

dont les accompagnemts me rappellent un peu "La bienvenue, la malvenue" (une des plus belles chansons de Claude).

"Philistins" (on n'a pas toujours les enfants qu'on aurait souhaités) termine le disque tout en douceur.

 

Pas à dire mais quand  talent se conjugue avec admiration le résultat ne peut être que de qualité.

En réalisant ce rêve, Claude Besson nous livre là un cd remarquable.

 

besson2

 

 

Et en plagiant "La chanson pour l'Auvergnat" on pourrait même écrire :

 

 Merci à toi Claude Besson,

 Merci à toi pour ces chansons,

 Que l'on se plait à fredonner

 Qui dans nos mémoires sont gravées.

 

 Ce n'étaient rien que quelques notes

 pour accompagner quelques mots

 Mais tu as su leur rendre vie

 Et pour ça on te remercie.

 

 Toi le Besson, toi le Breton

 Si Georges écoute ces chansons

 Nul doute que sur la plag(e) de Sète

 Il fera la fête.


 

Nul doute que ce "Besson" nouveau est un grand cru.

 

 

Pour commander ce cd :

http://www.claude-besson.com/

 

et les autres

http://culture.celtie.free.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Rakaniac - Publié dans : Divers - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 23:10

On trouve décidément des choses étonnantes en surfant sur You Tube.

 

Autrefois, je vous avais parlé du groupe YS   formé par les anciens musiciens d'Alan Stivell.

René Werneer, Michel Santangeli, Pascal Stive et Jacky Thomas avaient enregistré l'album "Madame le frontière" en 1976.

Il s'agissait d'un très bon disque enregistré dans la foulée du concert d'Alan à Dublin.

Certes Alan n'y jouait pas mais Pierre Chereze avait bien remplacé Dan Ar Braz aux guitares et le son de l'album d'Ys était proche de celui de "Dublin".

Un folk celtique d'une conception assez rock donc qui avait plu à beaucoup d'amateurs du genre.

Invité sur ce disque, Gabriel Yacoub ajoutait de la guitare acoustique sur le titre "madame la frontière".

 

"Comment vouloir qu'une personne chante" était chantée par Pascal Stive.

Une chanson mélodieuse bien harmonisée par les claviers de Pascal et le violon de René Werneer.

 

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que  Gabriel Yacoub l'avait aussi enregistrée.

Publiée dans "l'Anthologie de la chanson française" cette chanson date de 1555 avait été arrangée par Roland de Lassus à l'époque.

C'est assez curieux de la redécouvrir en 2011 dans une version beaucoup plus acoustique et plus traditionnelle que celle chantée par Ys.

 

 

 

 

Comment vouloir qu'une personne chante (version intégrale)

Comment vouloir qu'une personne chante
Quand elle n'a pas son cœur en liberté ?
Laissez chanter ceux que l'amour contente,
Et laissez-moi, et laissez-moi dans mon malheur pleurer. (bis)

Pleurez, mes yeux, pleurez mon sort funeste :
J'ai tout perdu en perdant mon Iris.
Cruel destin, ce qui me reste,
Et rendez-moi, et rendez-moi ce que vous m'avez pris. (bis)

Prenez mon cœur et donnez-moi le vôtre :
Il est à vous, je ne prétends plus rien;
Mais si j'apprends que vous aimez un autre,
Tout aussitôt je reprendrai le mien.

J'avais juré de n'aimer qu'une fille;
J'avais juré de la toujours aimer;
Quand je la vois, je passe mon martyr;
Quand je la vois, je passe mon tourment.

Que faudra-t-il, belle Iris, pour vous plaire ?
Faut-il mon sang ? Il est prêt à couler.
Mais si mon sang ne peut vous satisfaire,
Faut-il ma mort ? Vous n'avez qu'à parler.

Après la mort, vous pleurerez, je jure.
Vous m'aimerez; ce ne sera plus temps.
Vous marcherez dessus ma sépulture
En regrettant le plus fidèle amant.

 

 


Par Rakaniac - Publié dans : Divers - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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