Alan Stivell


Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 00:14
Un nouvel album d'Alan Stivell (le 23 ème) est toujours pour moi un événement.
Son nom "Emerald" signifie émeraude.
C'est pour célébrer les noces d'émeraude de son premier album chanté (Reflets) paru en 1970.
Emerald est sorti fin 2009 soit presque 40 ans après Reflets.

Ce disque est un savant mélange de retour aux sources et de nouvelles recherches musicales.
Des sonorités acoustiques, rock ou électroniques qui se cottoient souvent dans chaque morceau.
Alan a aussi voulu donner une nouvelle vie à certains traditionnels bretons et celtiques qu'il écoutait dans son enfance.

emera1

Ce sont ses actuels musiciens de scène qui jouent sur ce disque.
Loumi Seveno (que l'on a bien connu avec Tri Yann) est le violoniste;
Gaetan Grandjean, le guitariste; Nicolas Méheust est aux claviers et Marcus Camus aux percussions.
D'autres musiciens participent à certains morceaux :
Chistophe Peloil (alto), Iwan Ellien (caisse claire), Dom Duff (chant), Solenn Lefeuvre (chant).
L' Ensemble choral du Bout du Monde (direction Christian Desbordes) chante sur le titre "Mac Crimmon".
Quant à Alan, il joue de ses instruments habituels que sont les harpes, flûtes, bombardes, cornemuses et claviers.

le disque démarre avec "Brittany's - Ar bleizi mor" (De Bretagne - Les loups de mer).
D'emblée, les premiers accords de guitare me font penser à "Back to Breizh" paru en 2000.
Mais en partie seulement car la musique de "Brittany's" est faite de plusieurs éléments.
Alan y chante principalement en Français mais aussi en Breton et en Anglais.
Depuis longtemps déjà, il affectione cette triple manière d'écrire.
Sur ce disque il chante aussi certains titres en Gallois et en Gaélique.
Comme souvent, Alan passe aisément de l'aïgu au grave selon les parties de cette chanson.
J'ai très vite été séduit par "Brittany's", par ces mots qui parlent des Bretons d'hier et d'aujourd'hui,
par ces parties musicales qui alternent entre musique bretonne et irlandaise.

...un peu gaulois, très gallois
   sans doute européens mais
   un peu gaulois, très gallois
   Océanais, on est...

Ici, Alan fait allusion au fait que des Britons (principalement du Pays de Galles) ont migré en Armorique dans les premiers siècles de notre ère.
D'où le fait que le pays de la mer (Ar Mor) a pris le nom de Bretagne et qu'il y a certaines ressemblances entre la langue bretonne et la langue du Pays de Galles.


Pleine de variations, "Brittany's" est vraiment une superbe chanson.

...pour nous la mer est la patrie
   whe fishermen from Brittany
   tout autant que l'Armorique
   la mer nous réunit...

Vient ensuite "Lusk" une chanson très apaisante écrite en Breton sur un air traditionnel de l'île de Skye.
Les percussions et la guitare sont bien présentes sur ce titre.
Une chanson rehaussée par la présence du chanteur Dom Duff et de la chanteuse Solenn Lefeuvre.
De sa très jolie voix, Solenn ajoute des paroles en Gaélique à certains endroits de la chanson.

Nouvel arrangement d'Alan pour le traditionnel "Marionig".
Alan y utilise sa voix de manière parfaite.
Les sonorités caractéristiques de l'orgue Hammond se  marient très bien a une guitare électrique très douce.

"Tamm ha Tamm" (peu à peu) est une gavotte mais qui démarre sur un rythme plus lent avant de s'accélérer.
Des parties chantées en kan ha diskan, des parties instrumentales pour la harpe et le violon.
Puis la batterie et la basse qui viennent en renfort.
un titre très dansant.

Vient ensuite le très "musclé" Gael's Call ( l'appel des Gaels).
Ce titre est une suite de reels et d'autres danses jouée à la cornemuse.
Drums, claviers, guitare électrique et basse se déchaînent sur ce morceau qui fait penser à des passages de la "Symphonie Celtique" ou de "Raok Dilestra".

"Harpplinn" est une improvisation dépouillée sur un rythme de dans plinn.
Je n'accorche pas trop à ce titre qui me laisse sur ma faim.
Avec le virtuosité d'Alan et les sonorités de ses nouvelles harpes, je pense qu'il y avait moyen de faire beaucoup mieux.

Juste après, "Goadec Rock"qui est un hommage aux soeurs Goadec.
Alan a toujours eu une grande admiration pour ces chanteuses de kan ha diskan (chant et déchant).
Sur l'album "1 Douar" il avait déjà utilisé leurs voix dans son titre "La mémoire de l'Humain".
Dans "Goadec Rock", Alan interprète en kan ha diskan un autre traditionnel.
Avec de nouveau, des orchestrations assez hard de la batterie et de la guitare électrique.
J'aime bien le violon de Lou Mi Séveno et les improvistions qu'Alan fait avec sa bombarde.

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"Eibhlin" (viendras-tu Eileen, amour ?) est un traditionnel en Gaélique.
Une chanson assez calme assez bien dans le style des "Sean Nos" irlandais.
Sur un fond de clavier et avec des percussions jouées très subtilement par Marcus Camus.

"Aquarelle" est aussi assez calme mais en Breton cette fois.
Les paroles sont de Jakez Konan.
J'aime bien les accompagnements du violon et de la guitare acoustique.

"An Hiran Noz" (all trough the night).
Une chanson co-écrite par Alan et trois autres auteurs.
Des paroles en Gallois, en Anglais et en Breton pour ce morceau qui s'inspire de la tradition du Pays de Galles.
J'aime bien les harpes dans cette chanson.

Enfin, la suite "Mac Crimon" (part I-II-III).
Les musiques sont du domaine public ou composées par Alan.
les paroles sont écrites par Alan qui s'est inspiré d'un texte de Roger Abjean.

La première partie est un "piobaireachd" (musique savante pour cornemuse).
Assez bien dans le style de certains passages de la "Symphonie Celtique".
Pour la seconde partie, le piano vient en appui avec de nombreuses variations de la harpe.
C'est là qu'intervient l'Ensemble Choral du Bout du Monde.
De très jolies voix qui viennent se fondre avec celle d'Alan.
La troisième partie reprend la musique de la première mais avec d'autres variantes.
Toujours avec la cornemuse en fond.
Un air majestueux pour marquer la fin de ce cd.


Quarante ans plus tard, nous sommes toujours éblouis par les reflets d'émeraude.


Pour écouter en MP3 ou voir des vidéos, cliquez sur le lien ci-dessous.
link


    
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Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 00:47

Une série d'anecdotes à propos d'Alan durant les concerts auxquels j'ai assisté.
Pour ceux qui l'ignorent, dans les années '70, Alan avait l'habitude de terminer ses spectacles en descendant dans le public.
Seul à la bombarde ou à la cornemuse, ou bien accompagné d'un ou deux sonneurs, il faisait danser les gens.
Il y avait dans la salle ou parfois même dans la rue, une immense farandole de spectateurs ravis qui dansaient des andros et autres laridés dans une ambiance indescricptible.
Et cela pouvait durer au moins un quart d'heure !
Puis Alan se frayait un passage comme il pouvait en serrant des mains et faisant des acolades à ses fans admiratifs.


public1.jpg

C'est le 14.11.1975 que j'ai eu le bonheur de voir Alan pour la première fois.
C'était  à "Forest National" à Bruxelles (car je vous rappelle que je suis Belge !).
6000 personnes pour acclamer notre barde alors en pleine gloire.
C'était l'époque du disque "A Dublin" avec le fameux groupe composé de Dan Ar Braz, René Werneer, Michel Santangeli, Jacky Thomas et Pascal Stive. Il y avait en plus quelques sonneurs dont Alan Kloatr.
J'avais été très impressionné car voir ce groupe en live, c'était encore bien autre chose que sur disque ou à la télé.
Une ambiance très festive, Dan Ar Braz faisait quelques pas de gavotte en jouant de la guitare électrique.
A la fin,de très nombreux d'entre-nous sommes descendus dans la fosse pour faire une immense chaîne en compagnie de notre idole.
J'aimais déjà beaucoup Stivell, après le concert, je l'adorais encore plus !


Le 31.10.1976, Alan débarque au "Conservatoire" de Liège.
Ici, une plus petite salle, une ambiance plus feutrée sur les sièges rouges du conservatoire.
Deux parties : une assez calme consacrée à des poèmes (du disque "Treman 'Inis") et des chansons plus douces seul à la harpe ou avec peu de musiciens.
Puis une seconde partie plus "électrique" avec tout le groupe.
Le temps d'un morceau, Alan a laissé la vedette à Dan Ar Braz à la guitare "celtique".
A l'époque, les harpes n'étaient pas aussi sohistiquées qu'aujourd'hui et Alan passait du temps à ré-accorder sa "telenn" à cause de la chaleur des projecteurs.
Pour meubler, Alan rassurait toujours le public en disant que ça prendrait moins de temps que Ravi Shankar.
Il faisait toujours allusion à ce joueur de sitar qui ,semblerait-il, mettait beaucoup de temps à accorder son instrument.


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Pourtant à Liège la harpe se désacorda plusieurs fois et Alan un peu énervé laissa échaper un "merde" suivi de "ça veut dire "déjeuner" en Breton qui fit rire toute l'assemblée.
Ces petit contre-temps mis à part, le concert se déroula très bien et Alan descendit dans la foule puis à l'extérieur de la salle pour faire danser les spectateurs.

Un an plus tard, Alan était à l'Europa Saal d'Aachen (Allemagne) le 22.11.77.
Salle magnifique avec des gradins placés sur des niveaux différents.
Ponctuels les Allemands, quand un spectale est programmé à 20 heures, il commence à 20 heures précises !
Ponctuels et très organisés. C'était l'époque de "Raok Dilestra" qui raconte les grandes étapes de l'Histoire de la Bretagne. Ils avaient prévus une traductrice quand Alan présentait ses morceaux. Ce qui ne l'empêcha pas un moment d'annoncer "eine grösse dans plinn" !
Dans la salle, il y avait quatre francophones qui criaient : "pas besoin de traduire !".
A la fin, Alan est sorti à l'extérieur en jouant de la cornemuse.
Il y avait tout un atroupement autour mais personne n'osait
l'approcher vu la barrière de la langue. J'en ai donc profité en lui disant que ce devait être difficile de jouer seul pour faire danser les gens. Il m'a répondu : "t'as pas une bombarde ?" Et nous avons encore échangé quelques mots. Dire que j'avais une bombarde à la maison et que j'aurais peut-être pu jouer avec lui !
Ce fut pour moi un moment inoubliable...j'avais vingt ans...je LUI avait parlé...j'étais fou !

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le 05.04.79, Alan est Belgique pour le disque "Tournée Internationale" avec un tout nouveau groupe dont la bassiste Michel Valy, le guitariste Mark Perru, le violoniste Patrick Kerre et le flûtiste virtuose Chris Hayward.
J'avais une grande admiration pour ce musicien qui donnait une coloration un peu jazz à la musique de Stivell.
C'est au centre culturel de Seraing (près de Liège) que j'ai assisté à ce concert qui était de très bonne qualité mais un peu court.
Cette fois Alan n'est pas descendu dans le public, l'horaire été assez serré car il y avait un autre chanteur après.

Alan s'est ensuite lancé dans l'écriture de la symphonie celtique.
Puis d'autres disques ont suivi même s'il y a eu une grosse éclipse discographique entre 1985 et 1991.
Pour des raisons diverses (Alan est moins venu en Belgique à partir de 1980...) je n'ai plus assisté à de concert de Stivell pendant plus de 15 ans !
Bien sûr, j'ai continué d'acheter ses disques dans l'intervalle mais il était moins présent dans mon esprit.


J'étais donc tout heureux de me rendre au "Botanique" de Bruxelles le 28.11.95 pour revoir l'idole de ma jeunesse.
Tout nouveau groupe bien sûr pour cette tournée "Brian Boru".
Une formation très rock avec déjà Pascale Leberre aux claviers et Khifa Rachedi aux percussions.
Et aussi pour moi le grand bonheur de voir que Robert le Gall (Gwendal) avait rejoint Stivell.
"Celui-là, il est terrible" avais-je dit à la personne qui m'accompagnait lorsque j'ai vu Robert monter sur scène pour jouer "Cease Fire" au violon.
Si Alan avait changé physiquement, il n'avait rien perdu de son talent.
De son humour non plus. A la fin d'un morceau à la bombarde il se mit à improviser puis à jouer "Petite Fleur" de Sydney Bechet...du grand art !


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Dans la foulée, Alan est invité aux Francofolies de Spa le 19.07.1996.
Cette fois Pascal Sarton (basse) et Christophe Galizio (batterie) sont venus rejoindre les autres pour donner une allure définitive à ce troisième groupe Stivell.
Ces musiciens resteront avec Alan jusqu'en 1999 pour le mémorable "Bretagnes à Bercy".
Excellent concert dans un Casino de Spa bien rempli.
J'avais à cette occasion remarqué qu'Alan avait légèrement modifié les paroles de "Brezhoneg Raok".
Après le concert, entre-acte puis il y avait un autre chanteur.
Nous écoutons deux ou trois chansons mais ça ne nous plaisait pas du tout.
Nous décidons alors de partir et d'aller boire un verre au bar.
Quelques minutes plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de voir Alan qui se dirigeait vers nous pour rejoindre sa loge.
Je me suis permis de l'aborder pour lui exprimer toute mon admiration.

Il fallait marcher dans un couloir puis decendre des escaliers. Bien sûr Alan ne s'attendait pas à voir un fan si longtemps après le spectacle...mais il a gentiment répondu à mes questions tout en marchant.
En bas de l'escalier d'autres personnes l'attendaient pour le photographier et il s'est prêté au jeu.
C'était là mon deuxième coup de chance avec lui.

 




 J'ai ensuite revu Alan en novembre 1998 à l'Ancienne Belgique de Bruxelles.
Toujours avec les même musiciens à l'occasion de la tournée de l'album "1 Douar".
Sur le disque,la chanson "A united earth" est chantée avec Youssou N'Dour.
Alors Alan s'est empressé d'excuser l'absence de Youssou qui "n'avait pas su venir cette fois du Sénégal" !
Du coup, l'ambiance était lancée et Alan se débrouilla fort bien pour chanter ce titre seul.
Un très bon concert avec une équipe très bien rôdée. Ce groupe "Stivell" N°3 était d'un très haut niveau !

le 21.03.2000, je suis retourné voir Alan au Centre Culturel de Seraing.
Soit environ vingt ans après son premier passage à cet endroit.
J'avais conservé l'affiche de 1979 et je me suis procuré une de cette tournée "Back to Breizh". J'ai trouvé amusant de les coller côte à côte sur un mur de mon bureau.
C'était la toute première fois que je découvrais de nouvelles chansons d'Alan car le cd n'était pas encore sorti chez nous.
Cette fois Alan était accompagné par seulement trois musiciens : un batteur, un bassiste et un guitariste (Xavier Geronimi).
A noter que le bassiste (Marcel Aubé) jouait aussi d'un étrange violon chinois.
J'ai de suite été sous le charme de chansons comme "Vers les îles et villes de verre" ou "Rêves" ou encore "Back to Breizh.
Un bon concert, bien accueilli par le public dans lequel on voyait flotter à gauche et à droite des drapeaux "Gwenn Ha Du".
Après le spectacle, quelle ne fut pas ma surprise de voir Alan arriver au bar et se commander une bière.

Tout de suite reconnu, il fut rapidement entouré par ses fans et se livra à une séance d'autographes improvisée qui dura plus d'une demi-heure !
Il fallait faire la file pour lui parler.

Un jeune devant moi lui disait avoir été impressionné par sa voix dans la chanson "Rêves".
Lorsque mon tour arriva, je fis dédicacer à Alan l' affiche dont je m'étais emparé et il signa sur la photo de son
crâne.
Je pu de nouveau lui dire quelques mots et lui demander les nouvelles paroles du refrain de "Brezhoneg raok".
Alan fut vraiment gentil avec tout le monde et n'eut même pas le temps de boire sa bière.


publics2.JPG

Outre son site officiel, il y a sur le net des sites très intéressants qui sont consacrés à Alan Stivell.
Je vous avais déjà parlé de Harpographie

www.harpographie.fr/

En 2005, j'allais régulièrement sur un autre site très bien réalisé :link
(autrefois appelé "Alan Stivell, un musicien une oeuvre").
Ce site propose entre autre une série de reportages sur les concerts d'Alan.
Comme nous avions échangé de nombreux mails, les créateurs de ce site m'avaient proposé de faire un reportage sur le concert d'Alan à Bruxelles.
C'est sur la Grand Place de Bruxelles qu'Alan s'est produit dans le cadre du festival Eu'ritmix le 19.08.05.
Un concert assez complet avec une série de titres de la tournée "Au delà des mots" et bien sûr des anciennes chansons.
Vous pouvez lire ce reportage ici
link


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Par Rakaniac - Publié dans : Alan Stivell - Communauté : Ma musique celtique - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 18:19
 

1972-alan-stivell-olympia.jpg
























                                                                 Alan Stivell, Gérard Levasseur et  Gabriel  Yacoub



stivell44.jpg
                                                                      Alan Stivell, René Werneer, Dan Ar Braz, Jean-Luc Hallereau
                                                                      Alain Carbonare, Michel Santangeli, Gabriel Yacoub


1975-alan-stivell-dublin.jpg
Dan Ar Braz, Pascal Stive, Alan Stivell, Michel Santangeli et René Werneer


En 1972, Pascal Stive (orgue) , Gabriel yacoub (guitare acoustique), René Werneer (fiddle), Gérard Levassseur (basse), Michel Santangeli (batterie) et Dan Ar Braz (guitare électrique) sont sur la scène de l'Olympia en compagnie d'Alan Stivell.

L'enregistrement de ce concert va se vendre à 1.500.000 exemplaires !

A partir de ce disque, le renommée d'Alan va largement dépasser les frontières de la Bretagne et de la France.

C'est grâce aux 45 tours "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod puis au 33 tours "A l'Olympia "que va naître ma passion pour Stivell puis la musique celtique en général.

je suis convaincu que, en plus de ses grandes qualités de musicien et de chanteur, Alan doit en partie sa réussite au talent de ses accompagnateurs.

En tant qu'ado, j'ai été sous le charme de ces musiciens des années '70.
A l'époque, j'avais une admiration sans bornes pour les Réné Werneer, Gabriel Yacoub et autres Dan Ar Braz.

De 1972 à 1975, le groupe a peu évolué.

Jean-Luc Hallereau a remplacé Gérard Levasseur à la basse avant d'être lui-même doublé par Jacky Thomas.

Alain Carbonare a un court instant remplacé  Pascal Stive aux claviers avant que celui-ci ne reprenne sa place.

Gabriel Yacoub lui a choisi de quitter le groupe après l'album "Chemin de terre" pour se lancer dans le folk Français en fondant le groupe "Malicorne".

C'est à ce fantastique groupe "Stivell" que l'on doit des titres comme "Pop Plinn", "Metig", "Brezhoneg Raok", "Delivrance" "Bal ha Dans Plinn", "Ian Morisson Reel"...
Morceaux dans lesquels on entendait de terribles solos de guitare électrique, de fiddle ou de cornemuse.

Je suis resté très nostalgique de cette époque des années '70 !

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Ici, Alan "s'efface" au profit de Michel Santangeli, Jean-Luc Hallereau, Gabriel Yacoub, René Werneer
et Alain Carbonare.
                 


En 1976, après la mort de son père, Alan consacre un disque aux poètes bretons.
Essentiellement de la harpe du chant et des textes splendides dans ce disque où Dan Ar Braz l'accompagne dans un seul titre à la guitare.

Alain Carbonare également compositeur formera le groupe folk "Machin". Puis plus tard, le groupe symphonique "Wurtemberg" avant de reprendre son métier de luthier.
Luthier de grande réputation qui aura dans ses clients un certain Yehudi Menuhin !

René Werneer, Pascal Stive, Jacky Thomas et Michel Santangeli sont partis former le groupe "Ys".

Dan Ar Braz jouera encore sur l'album "Raok Dilestra (avant de débarquer)" en 1977 puis il quittera Alan à son tour.

Le groupe "Ys" qui était pourtant très bon va se séparer après un premier album.
René Werneer enregistrera un autre album folk "Habit de plumes" avant d'accompagner de temps à autre "Malicorne" sur scène.

Plus tard, il participera à un cd de Gabriel Yacoub avec son quatuor "la Réjouissance Française".

Pascal Stive, Michel Santangeli et Jacky Thomas  formeront ensuite le groupe "Keris" mais là aussi cette expérience se limitera à un album.

Le batteur Michel Santangeli va jouer sur les trois premiers disques de Dan Ar Braz et participer aussi à des enregistrements de "Malicorne".
Plus récemment, on le retrouve sur des disques du groupe "Triskell".

Le bassiste Jacky Thomas est lui aussi régulièrement invité à jouer sur les disques des frères "Triskell".

Après "Keris", je n'ai plus eu d'info sur le claviériste Pascal Stive ; j'ai juste vu une fois vu son nom sur un cd d'un chanteur français.

Après une décennie passée avec "Malicorne", Gabriel Yacoub a continué sa carrière en solo en écrivant des chansons très personnelles dont les musiques oscillent entre la chanson française et le folk.

Carrière solo aussi pour Dan Ar Braz entrecoupées d'enregistrements avec des groupes comme "Fairport Convention" (Angleterre) "Sonerien Du" (Bretagne) ou le "Malicorne de son ami Yacoub.

Une série d'albums instrumentaux avec son compère Patrig Molard (cornemuse) ou de chansons d'influences diverses (Mélaine Favennec...).

Avant de se lancer au début des années '90 dans la grande aventure de l'Héritage des Celtes".

Après 1999, Dan Ar Braz, fabuleux guitariste, reprendra ses disques en solo en prenant le soin de s'entourer d'artistes de grand talent comme Eogan O' Neill ou Jean-Jacques Goldman.
Le dernier album de Dan, "Les perches du Nil" est également très beau et métissé.

Après 1977, Alan Stivell va très régulièrement changer de musiciens dans ses disques et dans ses concerts.

Toute une série de musiciens talentueux mais qui nes resteront pas assez longtemps que pour laisser une grande trace de leur passage.

Le flûtiste Chris Hayward m'a cependant impressionné par sa virtuosité et par la façon un peu jazz dont il jouait de la flûte traversière.

Ayant joué sur trois albums d'Alan, il fait également partie de mes musiciens préférés.

C'est seulement en 1995, pour la tournée de l'album "Brian Boru" qu' Alan va former un autre groupe plus stable.

Robert le Gall (du groupe "Gwendal") joue de la guitare électrique et du violon. Pascal Sarton à la basse, Christophe Galizio à la batterie, Khifa Rachedi aux percussions et Pascale Le Berre aux claviers.

Une solide équipe qui accompagnera Alan jusqu'en 1999 pour le disque "Bretagnes à Bercy".
De très bons musiciens  qui sont en partie responsables du succès retrouvé d'Alan dans les années '90.

Pour les avoir vu jouer plusieurs fois sur scène, je peux dire qu'on sentait entre eux une forte cohésion ainsi qu'une grande complicité.

Après la séparation de ce groupe, Alan va poursuivre les expériences diverses s'entourant toujours de musiciens de haut niveau dont le flûtiste Arnaud Ciapolino dans les années '2000.

 



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