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Samedi 27 juin 2009
Malgré les années et malgré le fait qu'il y en a beaucoup d'autres, Kevin Burke reste mon violoniste irlandais préféré.

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce musicien hors norme.
Kevin faisait partie du célèbre Bothy Band dans les années '70.
Après cela, il a formé un terrible duo avec le guitariste Micheal O'Domhnaill.
Il a également produit une série d'albums en solo collaborant avec une série de grands noms comme le guitariste Gerry O' Beirne, l'accordéoniste Jackie Daly...
Se partageant entre l'Irlande et les U.S.A. Kevin a créé son propre groupe "Open House" tout en étant un des membres fondateurs du célèbre band "Patrick Street" avec Andy Irvine.
Il fait toujours partie de "Celtic Fiddle Festival" qui regroupe trois violonistes et un guitariste.
Il a aussi joué en duo avec un autre guitariste Ged Foley.

J'ai toujours adoré son style très précis.
Dans son jeu, Kevin privilégie les notes plus graves ce qui donne beaucoup de profondeur à sa musique.
Les reels sont un style dans lequel il est vraiment très fort.



En 2007, il décide de s'associer à Cal Scott.
Cal est un excellent guitariste et compositeur.
Il est capable de jouer dans de nombreux styles y compris le jazz.
Cal Scott a composé de nombreuses musiques pour le cinéma et la télévision.
Il jouait dans "The Trail Band" qui est un groupe folk qui faisait de la musique traditionnelle de divers pays.

kevin Burke et Cal Scott ont enregistré un cd "Accross the Balck River".
En voici un apperçu.

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Musique Irlandaise Kevin Burke & Micheal O'Domhnaill

PATRICK STREET
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 6 juin 2009
Eddie Furey, Paul Furey et George Furey ont tous eu des enfants mais j'ignore s'il y a des musiciens parmi eux.
Par contre, Aine et Martin Furey, les enfants de Finbar, ont suivi les traces de leurs aînés.



Comme son père, Martin Furey joue des whistles et de l'uilleann pipe. Egalement choriste, il joue aussi de la guitare acoustique.
En jouant de la cornemuse, il perpétue une tradition familiale très ancienne.
En effet, Ted Furey jouait d'abord de cet instrument avant de devenir violoniste.
Et Ted avait été influencé par son père, son grand-père et même son arrière grand-père qui tous avaient pratiqué cet instrument.
Martin Furey représente donc la sixième génération de cornemusier chez les Fureys !

Au début des années '90, Martin Furey forme le groupe "Bohinta" qui fait de la musique irlandaise d'un style plus moderne qui se démarque de la musique traditionnelle.
Une coloration plus folk-rock (guitare, fiddle,batterie, basse) avec de nombreuses compositions de Martin.



De son côté, Aine Furey est à la fois attirée par la chanson et par la civilisation celtique qu'elle étudiera à l'université de Cork.
En 1995, elle devient la chanteuse de Bohinta et fait de nombreuses tournées en Angleterre, Belgique, Allemagne, Norvège et Australie.
Durant ce temps, Aine jouera avec de nombreux musiciens comme Roy Marchbank, Nigel Walker, Brian Finnegan ou Kathryn Tickell.
En 2003, elle retournera cependant vivre en Irlande pour reprendre des études à l'université de Dublin pour obtenir un diplôme supérieur en Folklore Irlandais.
Aine Furey a une troisième passion qui est la protection des animaux pour laquelle elle s'investit beaucoup.

Après plusieurs enregistrements avec Bohinta, Aine va sortir un premier album solo en 2003 : "Sweetest summer rain".
En 2008, Aine a enregistré son nouvel album "Cross my palm" tout en continuant à étudier et à s'investir dans diverses causes comme "Save Tara", une campagne pour défendre la colline de Tara en Irlande.

J'avais découvert Aine Furey sur le premier cd de "Celtic Woman" qui présentait deux de ses chansons.
Il s'agit de deux chansons du groupe Bohinta écrites par Martin Furey.
"Wishes" est un titre en hommage à Edith Piaf.
Belle chanson où Aine chante même quelques phrases en français. Martin l'accompagne très bien au low whistle et à la guitare.
J'aime beaucoup le titre "Hand in hand" où Aine chante sur une musique bien structurée et très belle. La basse, la batterie et le fiddle y vont de très bons accompagnements avec en plus le hautbois de Rachel Flecher qui ornemente le tout de très belle façon.

Voulant en savoir un peu plus, j'ai acheté l'album "Sweetest summer rain".
Aine Furey a une voix à la fois grave et profonde.
Dans ce disque, elle est accompagnée par Martin plus Roy Marchbank aux guitares, Jimmy Jones aux percussions, Eezer à la guitare basse, Carlene Anglim au fiddle, Gil Hunter aux claviers et accordéon, Garry Low à la batterie et au bodhran et Angie Cranmore à la viole.
Tout ce beau monde au service d'une musique qu'on pourrait qualifier de "progressive folk-rock".



Aine Furey démarre souvent ses chansons sur un mode confidentiel puis sa voix s'emplifie et les orchestrations se développent progressivement.
C'est particulièrement le cas dans les titres "Renardine", "My love won't bring me roses" ou "By the water".
La plupart des titres sont des compositions de Martin, de Aine ou d'autres artistes comme Sandy Denny (Fairport Convention).
Le titre "Silky" est cependant basé sur une chanson traditionnelle. Un mythe assez répandu en Celtie à propos d'un être mi-homme mi dauphin.
Dans les années '70, Tri Yann chantait d'ailleurs cela dans sa très belle chanson "Le Dauphin".
J'aime bien ce titre avec de bons arrangements de whistle, d'uilleann pipe et de guitare électrique.
La voix de Martin me fait un peu penser à celle de Gabriel Yacoub.

Dans le titre "Sweetest summer rain", il y a un bon mélange d'accordéon et de fiddle.
Do you know, do you know...répète Aine de sa voix très mélodieuse.
Cette voix qu'on entend aussi à capella dans "Winter winds".

Dans "All our days", Aine chante doucement sur un fond de guitare, puis les effets vocaux se multiplient bien soutenus par des percussions et la chanson se termine en force.
Un titre lui aussi très agréable.

Aine Furey, une chanteuse qui fait passer ses émotions et son intérêt pour l'histoire des Celtes à travers ses chansons.
Une artiste vraiment intéressante qui perpétue la tradition d'une grande dynastie de musiciens.
  
 

Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Lundi 25 mai 2009
En toute logique, les quatre fils de Ted et Nora Furey vont devenir musiciens.



L'aîné Eddie Furey (guitare, mandoline, bouzouki,cittern, bodhran) va démarrer sa carrière en 1968 en duo avec son frère Finbar (flûte, whistles, uilleann pipe, banjo).
Egalement chanteurs, les deux frères tourneront beaucoup en Ecosse à leurs débuts. C'est là qu'ils rencontreront les chanteurs du groupe les Corries qui auront certaines influences dans leur développement musical.
Plus tard, Eddie et Finbar collaboreront avec les Clancy Brothers, autre groupe phare des années '60 dans la verte Eirin.
Jusque 1982, les deux frères trouveront aussi le temps d'enregistrer 10 albums.

Comme signalé dans mon article Instruments irlandais
C'est Finbar Furey qui est à l'origine de la création du low whistle en Irlande.
Finbar jouait aussi de la Kena (flûte des Andes).
Durant un voyage, il avait endommagé l'instrument. Il demanda au luthier Bernard Overton de lui fabriquer une flûte au son identique mais en métal.
Le low whistle était né !
D'abord assez discret, cette version basse du tin whistle allait prendre une place de plus en plus importante dans la musique instrumentale. Des musiciens comme Davy Spillane, Michael Mc Goldrick ou Cormac Breatnach lui ont d'ailleurs donné des lettres de noblesse.


A côté de cela, Finbar Furey chante également en solo à partir de 1969. Il enregistrera une dizaine de disque de son côté.

Paul Furey (accordeon, spoons, whistles) forme un groupe "The Buskers" avec Brendan Leeson et Davey Arthur. Ils enregistreront un cd en 1973.

Ted Furey continue de tourner à la fin des années '70 accompagné par George (accordéon, guitare, bodhran, bones) son plus jeune fils.

En 1977, ils décident d'enregistrer un disque "The Furey Family" réunissant les quatre frères et les parents Furey.



L'année suivante, George a remplacé Brendan Leeson au sein des Buskers et ils partent en tournée au Danemark.
Pendant ce temps, Eddie et Finbar sont en tournée en Allemagne.
Ils y sont victimes d'un accident de la route (heureusement sans gravité).
Ayant été prévenus de cet accident, Paul et George décident d'aller rejoindre leurs frères.
Ils prennent alors la décision de ne plus se quitter et de jouer ensembles.
Ils forment alors "The Fureys and Davey Arthur" un groupe qui allait durer jusqu'en 1990.
Davey Arthur étant lui aussi un multi-instrumentiste (dulcimer, guitare, mandoline, cittern).
Groupe très prolifique, ils enregistreront la bagatelle de 17 albums durant cette période.

Après le départ de Davey et de Finbar, les trois autres frères continueront sous l'appelation "The Fureys" en continuant à parcourir l'Europe et les U.S.A. et en enregistrant encore une dizaine de cd.
Les Fureys on fêté leurs trente ans d'existence en 2008 et préparent un nouvel album !


Musicalement, les fils de Ted Furey sont d'avantage des chanteurs et leur répertoire est fait d'un grand nombre de ballades et de chansons d'amour.
Dans leur musique, il y a certes aussi des instrumentaux car ces gars ont bien sûr été bercés dans la musique traditionnelle.
Et comme ce sont d'excellents musiciens ils ne se privent pas d'interpréter une gigue ou un reel ça et là au fil de leurs albums.
Mais quatre vingt pour cent de leurs titres sont des chansons.
Eddie Furey, l'aîné des frères à une jolie voix claire et interprète une partie de celles-ci.
Le reste étant chanté par Finbar Furey dont la voix est plus grave et teintée d'émotions.



Bien qu'ils jouent une multitude d'instruments, les Fureys n'hésitent pas à faire appel à d'autres musiciens pour certain titres au besoin des arrangements.
Une section de "cordes", des cuivres, une basse, un violoncelle...tout convient à la musique des Fureys.
Il y a donc dans la musique du groupe une variété de sonorités qui les éloigne parfois assez nettement du son acoustique des groupes folk.
Ils font aussi souvent appel à Phil Coulter (pianiste et compositeur) pour les harmonisations de leurs chansons.
C'est le cas entre autre dans l'album "Steal Away".

Possédant seulement trois disques, ma connaissance de leur répertoire est forcément limitée.
J'ai cependant toujours bien apprécié ces artistes dont les chansons sont apaisantes avec des arrangements particulièrement soignés.
j'ai une préférence pour des titres comme "Green fields of France", "I will love you", "The reason I left Mullingar", "Dublin", "Steal Away", "The leaving of Nancy", "William Taylor", "Sitting alone"... qui sont tous magnifiques.

Avec les Dubliners, les Wolfe tones ou les Clancy Brothers (qui ont tous démarré dans les années '60), les Fureys font partie de ces groupes vocaux qui représentent un courant fondamental de la musique irlandaise.

Des musiciens qui restent incontournables et qu'il faut écouter à tout prix.

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Mardi 19 mai 2009
Un de mes premiers disques de musique irlandaise fut un disque de Ted Furey.
A l'époque, les 33 tours édités par "Le Chant du Monde" avaient une pochette tryptique ouvrante qui permettait d'imprimer de nombreuses informations sur les artistes et les airs joués.
"Le fiddle irlandais" me permit donc de découvrir un grand violoniste irlandais.



Ted Furey, un musicien au parcours peu banal.
Il est né à Athlone au centre de l'Irlande sur les rives du Shannon.
Ses dons d'instrumentiste, il les avait hérité de son père, de son grand-père et même de son arrière grand-père tous joueurs de cornemuse irlandaise.
Il commença donc la cornemuse dès l'âge de huit ans.
A 14 ans, Ted démarra une carrrère de musicien, toujours en compagnie de son père et de son grand-père.
Gagner sa vie avec la musique, dans les années '20 ce n'était pas évident en Irlande avec en plus les troubles politiques qui secouaient le pays.
Après le décès de ses ainés, Ted Furey délaissa peu à peu la cornemuse au profit du banjo.
Engagé dans un orchestre, il se mit à faire du jazz et du ragtime.
Durant une vingtaine d'années, il fut musicien professionnel et apprit d'autres instruments commme l'accordéon, le whistle et même la trompette.
Au décès de sa mère, il laissa tomber la musique durant de nombreuses années.

A la fin des années '50 les "Fleadh Ceoils" (festivals de musique populaire) lui redonnèrent l'envie de refaire de la musique.
En voyant d'autres musiciens prendre du bon temps à jouer dans les pubs, Ted voulu s'y remettre lui aussi.
Il eut cependant envie de devenir violoniste.
Il se fabriqua lui-même son violon et se mit à s'exercer durant 16 heures par jour !
Ted Furey participa à des concours à partir de 1959, cela dura quatre ans.
Quatre ans avant de se juger assez bon que pour redevenir professionel.
Et à partir de se moment, Ted se remit à jouer dans toute l'Irlande mais aussi en Angleterre et en Ecosse, partout où on le demandait.
La musique irlandaise étant inscrite dans ses gènes, il n'eut aucun mal à se replonger dans les airs traditionnels qu'il avait pratiqué par le passé.

Dans l'intervalle, il avait épousé Nora elle aussi musicienne (accordéon, banjo) qui lui donna quatre fils...tous musiciens également.

Ted Furey enregistra quelques disques avec sa femme et ses fils ainsi que d'autres en solo.
"Le fiddle irlandais" est de ceux-là.
Dans cet album, Ted est accompagné par le guitariste Patsy Whelan et par un autre violoniste John Wright.

Natif de Dublin, Patsy Whelan va jouer avec les musiciens d'un ceilidh band (orchestre de danses traditionnelles) durant trois ans avant de suivre son propre chemin à travers les folk club et festivals.
Egalement violoniste Patsy Whelan aura une carrière internationale en compagnie des plus grands tant en Irlande qu'en Angletere et même aux U.S.A.
Son expérience de la tradition musicale font de lui un fameux accompagnateur capable de trouver les bons accords et les bons appuis rythmiques avec sa guitare.

John Wright joue le "second fiddle" dans certains morceaux du disque.
Son style est plus "doux" que celui de Ted.
Cet Irlandais s'intéressa d'abord à la pratique de la guimbarde avant de se mettre au fiddle en 1965. Passionné de musique traditionnelle, il va s'installer à Paris à partir de 1967.
Là il fondera le folk club "Le Bourdon".
Beaucoup plus tard, on le retrouve comme membre du groupe Hempson, un ensemble qui fait de la musique ancienne irlandaise.

Ce qui m'a le plus frappé en écoutant le disque de Ted Furey c'est ce violon un peu grinçant et son terrible sens du rythme.
Quinze titres où les gigues, les reels les hornpipes se succèdent avec un même bonheur.
Tous ces titres (The Rakes of Kildare, Toss the Feathers, Lord Inchiquin, The Silver Spear...), j'allais les réécouter plus tard en découvrant d'autres groupes irlandais.

Au même titre que mon premier album des Chieftains, ce disque de Ted Furey me permit réellement de me rendre compte de ce qu'était la musique irlandaise.
Certes j'avais déjà entendu auparavant des morceaux irlandais d'Alan Stivell mais ici c'était encore différent.



La conviction avec laquelle Ted Furey joue, c'est vraiment très prenant.
Patsy Whelan marque très bien le rythme et ses doigts semblent rebondir sur les cordes de sa guitare. Avec très beau style, John Wright vient ça et là ornementer des airs très dansants.

La pochette particulièrement bien documentée de ce disque donne pas mal d'explications sur l'origine des morceaux.
"The Lark in the Morn" (l'alouette du matin) entre autres.
Ce titre très répandu dans la musique irlandaise s'appelait autrefois "The Pipers Contest" (le concours de sonneurs).
Comme c'était souvent le cas en Irlande auparavant, une compétition de joueurs d'uilleann pipes opposait en finale un vieux musicien et un autre irlandais attaché au service d'un lord.
Deux grands joueurs de cornemuse qu'on n'avait pu départager après 10 heures de compétition.
A six heures du matin, le plus vieux demanda à s'absenter un moment étant pris par un besoin urgent.
En allant au fond du jardin, il entendit chanter une alouette. Dans sa tête, il se mit alors à composer un air à partir du chant de l'oiseau.
Revenu au concours, il demanda à exécuter un nouveau morceau. Son opposant devait alors rejouer le même air mais il en fut incapable car il ne connaisait pas ce morceau.
Le vieux sonneur fut déclaré vainqueur. "The Lark in the Morn" était né.
Quand vous entendrez encore ce morceau...

Même se ces disques sont forts anciens, n'hésitez pas à écouter Ted Furey si vous en avez l'occasion.
 

L'héritage de Ted Furey n'est pas seulement fait de concerts et d'enregistrements ; ses quatre fils n'allaient pas en rester là ...

 
Lien vers une vidéo très ancienne de Ted avec d'autres musiciens.
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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 21 mars 2009
Superbe soirée pour moi que celle de ce samedi 14/03 dernier.
Pour la St.Patrick, le Centre Culturel de Dison (Belgique) accueillait le groupe "Snakes in exile".
Venu de Flandre (Hasselt), ce groupe est spécialisé dans la musique irlandaise.

En 1992, Luc Baillieul (chant,guitare) , Peter Van Aken (chant, accordéon) et Gert Meulemans (chant, basse) ,tous trois animés par la même passion pour le celtique, décident d'unir leurs talents.
Une réussite car nos trois gaillards sont à la fois doués musicalement et vocalement.
Ils vont alors entamer une suite interminable de concerts qui les verra jouer dans des petites salles ainsi que dans de grands festivals (Dranouter, Cambridge, Folkwoods (NL)...).

Durant toutes ces années, il ont aussi trouvé le temps d'enregistrer quatre cd.
Une série de musiciens (violoniste, flûtiste...) sont venus les épauler pour enregistrer ces disques.
Depuis 2000, le trio est devenu un quatuor avec l'arrivée du batteur Gette De Deken. Et en 2006, c'est Kristiaan Malisse qui a pris place derrière les drums.

Snakes in exile me fait un peu penser au style des Dubliners ou des Pogues.
C'est à dire des chansons entraînantes (chansons de marins, chansons d'amour, chansons à boire...) dans un style caractéristique de ce qui se fait sur la côte Est de l'Irlande.
C'est l'aspect plus anglo-saxon, plus festif de la musique irlandaise.
Sur la côte Ouest, la musique est plus influencée par la culture gaélique.
Une musique plus introvertie, plus mélancolique aussi.
Même si, depuis une trentaine d'annés, vu la plus grande mobilité des musiciens et les courants d'influences divers, ces deux catégories sont moins distinctes qu'autrefois.



J'avais eu l'occasion de découvrir Snakes in exile en 1999 (Green space folk festival).
A l'époque, ils étaient accompagnés par un jeune violoniste que j'avais beaucoup apprécié.
A ce moment, je n'avais pas encore de site internet mais j'avais noté une appréciation où j'insistais sur les qualités vocales de ce groupe.

Dix ans plus tard, j'étais donc curieux de voir ce que ce band était devenu.
J'ai de suite été sous le charme car Luc Baillieul est vraiment très dynamique. Il a une très belle voix et est un bon guitariste.
Bien que Flamand, il a fait l'effort de présenter les chansons dans un français très correct.
Lorsqu'il butait sur un mot, l'un ou l'autre spectateur lui soufflait le terme en français.
Le tout se passait dans la bonne humeur et Luc faisait preuve de beaucoup d'humour.

Peter Van Aken est formidable également. Grand et costaud, cet ancien joueur de rugby s'était familiarisé avec le chant polyphonique après les matchs. Il n'était pas rare en effet que les joueurs se mettent à chanter dans la plus grande fraternité.
Peter à une voix superbe et prend régulièrement le relais de Luc dans les chansons.
Le fait qu'ils chantent parfois en alternance rend ces chansons plus entraînantes encore.
Peter Van Aken est aussi un grand accordéoniste. Son registre ne se limite pas au style irlandais car il exploite de nombreuses possibilités de son accordéon à touches.
Son jeu dynamise la musique de Snakes in exile.

Gert Meulemans lui se charge des notes basses.
Il alterne avec brio la guitare basse et la contre-basse électrique.
Et vocalement, il est aussi doté d'une voix grave et profonde qui complète à merveille celle de ses deux compères.
Un peu plus calme que les deux autres, son jeu sur scène ne manque pas d'humour non plus.

Derrière eux, Kristiaan Malisse alterne batterie et percussions. Il chante également.
Jeune musicien doué, Kristiaan marque bien le rythme et nous gratifiera de quelques bons solos durant le concert.
Tout à la fin du spectacle, il déserta ses drums pour montrer qu'il joue aussi de la guitare acoustique.

Quatre très bons musiciens donc pour entamer le concert avec "Yarmouth town" une chanson de Planxty, le ton est donné.
Et bien sûr, ils vont continuer sur cette lancée alternant les traditionnels (ex.The raggle taggle gypsy) avec des chansons composées par d'autres ou leurs propres chansons.
Luc Baillieul nous donnant chaque fois des précisions sur le contexte de la chanson.
Ils vont nous chanter un nombre incalculable de titres durant les deux parties de ce spectacle.
La première partie dura une heure trente, la seconde approcha les deux heures !
S'il n'avait pas été si tard, je crois bien que les Snakes auraient encore prolongé leurs rappels.
Ils avaient l'air de très bien se plaire parmi nous.
Toute une série de découvertes (St.Patrick was a gentleman...) pour moi ce soir là et le plaisir de réentendre des morceaux comme "I tell my Ma" ou "Wiskey in the jar" popularisés par les Dubliners.
Surprise aussi de voir par moment Peter et Luc déposer leurs instruments pour s'accompagner au bodhran. Ils manient plutôt bien le tambourin irlandais qui met leur chant encore plus en valeur.
Dans les temps forts de ce concert, je retiendrai "The City of Chicago" qui est également chantée par une de mes idoles Christy Moore.
Assez inatendu, la très bonne reprise de "Fields of Gold" une chanson de Sting que Luc présenta comme une chanson...celtique.
J'ai été aussi impressionné par leur version de "Loch Lomond". J'adore la version rock du groupe écossais Runrig.
Snakes in exile a choisi une version à capella où l'arrangement polyphonique est tout simplement grandiose !
Grand moment de musique celtique, chapeau les gars !



Pour conclure, Snakes in exile va nous offrir une dernière surprise.
La chanson "The parting glass".
Bartje, leur ingénieur du son les rejoint pour ce titre.
Tous les cinq, assis sur le bord de la scène et sans micro, se mettent à chanter cette chanson légèrement mélancolique superbement harmonisée une fois encore.
Un moment inoubliable !

Et cette soirée se termina par le verre de l'amitié avec pour moi l'occasion d'un peu parler avec un Luc Baillieul vraiment très sympathique.
Le public, bien que peu nombreux était ravi par ce show.
Il en fut de même pour la personne qui m'accompagnait.
Une ambiance très conviviale qui me permit d'échanger avec Wilfrid et Paul (organisateur), des amis celtes de toujours.
Egalement de faire la connaissance d'un couple de Bruxellois qui sont fans des Snakes depuis de nombreuses années et assistent à tous leurs concerts.
Et comme ils ont raison !

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Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 13 décembre 2008
Depuis très longtemps, les bons musiciens sont légion dans la musique traditionnelle irlandaise.
Les années '70 et '80 avaient fait découvrir des groupes mythiques comme Planxty, Bothy Band, De Dannan...
D'autres groupes dans les années '90 avaient marché sur leurs traces comme Altan, Lunasa, Solas, Dervish...
Depuis les années 2000, les nouvelles générations ne sont pas en reste avec une floppée de jeunes musiciens tous plus talentueux les uns que les autres.
Ronan O' Flaherty et Edel Fox sont de ceux-là.

J'avais déjà évoqué Edel Fox dans mon article consacré aux concertinas ces curieux petits accordéons.  Concertinas

Native du Conté de Clare, la jeune Edel a commencé à jouer dès l'âge de sept ans.
Noël Hill fut son profeseur et elle allait rapidement progresser au point de devenir une virtuose.
Elle se fait d'abord connaître par de nombreux passages à la radio irlandaise et aussi à la BBC.
Puis participe à de nombreux festivals dont celui de Miltown Malbay sa ville natale.



En 1991, j'avais eu l'occasion d'aller à ce festival.
Un fameux souvenir avec tous ces pubs bondés de musiciens et d'amateurs de folk.
J'avais échangé quelques mots avec un joueur de "bones" qui m'avait demandé si j'étais également musicien. 
Il y avait une telle communion dans ce pub qu'on avait l'impression qu'il s'agissait d'un culte.



Edel jouera lors de nombreux concerts en Irlande et fera des tounées musicales qui la conduiront jusqu'aux U.S.A. et même en Asie. 
Très jeune elle rencontre Ronan O' Flaherty avec qui elle va jouer de plus en plus souvent au point de former un duo très performant.

En 2004, elle remporte le prix décerné au "Meilleur Jeune Musicien Irlandais".

 

Edel est aussi professeur de musique traditionnelle à l'école Willie Clancy (Miltown Malbay).
Tout en continuant à étudier la musique à l'université de Limerick.

Ronan O' Flaherty est né dans le Conté de Galway qui est voisin du Conté de Clare sur la côte Ouest de L'Irlande.
Galway est une sorte de porte d'entrée avant le Connemara.
Son père tenant un pub à Galway city et le jeune Ronan a donc été bercé dans la musique traditionnelle dès son plus jeune âge.
Il étudie le fiddle tout en fréquentant toute une série de musiciens professionnels ou amateurs.
Adolescent, il va écouter des disques de musiciens des années '30 et '40 comme James Morrison et Michael Coleman et s'inspirer de leur styles.
Très vite, il va déveloper une exellente technique au violon et sera reconnu par ses pairs.
Malgré son jeune âge, Ronan va collaborer avec beaucoup de bons musiciens et donner une série de concerts tant en Irlande que dans le reste de l'Europe.
Lui aussi aura l'occasion de se produire en Chine !



En 2006, Edel et Ronan décident d'enregistrer leur premier cd.
En compagnie de Michael McCague (bouzouki et guitare) et Brian McGrath (claviers) ils vont revisiter toute une série de classiques du répertoire irlandais.
Et de quelle manière !
Dès le premier titre "Martin Wynne's" on est frappé par leur brillante interprétation.
Le "découpage" précis du bouzouki, les claviers pour les notes basses, le concertina qui sonne plus grave à partir du deuxième reel.

"The maid on the green", subtile suite de gigues où fiddle et concertina jouent à l'unisson.
Idem dans les reels du troisième titre "The bag of spuds" où le concertina joue plus de notes basses bien soutenu par le bouzouki.

Une interprétation tout en finesse sur le medley "Boys of Ballyosadare" fait de temps forts dans lesquels Edel vient si bien appuyer le rythme.
J'aime bien aussi le jeu de guitare dans la suite de Hornpipe "Poll ha Penny".
Une terrible rythmique dans un style très irlandais.

Autre classique, "The Chicago reel" avec un très bon fiddle qui souligne à merveille les notes de concertina, le tout bien mis en valeur par la guitare et le bouzouki.
"An Coileach..." sont des slides, la deuxième était également jouée par le Bothy Band dans les années '70.

Ronan O'Flaherty est seul au fiddle pour "The Connacht Man's rambles" une gigue puis un reel.
Son jeu est à la fois très accrocheur et très souple. Une fois de plus, il est très bien accomagné par les claviers de Brian McGrath et la guitare de Michael McCague.
J'aime beaucoup aussi la suite "Gan Aimn" pour leur originalité dans la manière de jouer le dernier reel (Morning dew).

Rythme un peu plus lent pour les reels "The Sligo" où le piano fait de nouveau office de basse.
"The Iron Man" est une danse d'origine écossaise (strathspey), un rythme plus irrégulier que Ronan et Edel jouent seuls.
"Na Ceannabhain Bana" est la version instrumentale d'une chanson en gaélique.
Une slip-jig bien soutenue par les claviers et la guitare.

Et le disque se termine sur un autre classique, "The Fisherman's lilt".
Michael McCague (qui dit avoir été influencé par Alec Finn de De Dannan) utilise toutes les possibilités de son bouzouki pour ornementer ce morceau.
Grande originalité du fiddle dans le reel suivant (The musical priest). Un dernier titre où Edel est une fois de plus très brillante.

Cette rencontre entre Edel Fox et Ronan O'Flaherty est donc une réussite.
Un témoignage très vivant de ce qu'est la musique traditionnelle irlandaise au 21ème siècle.
A découvrir au plus vite, à savourer lentement !
 



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Samedi 29 novembre 2008

Cette chanson qui était sur l'album "Alan Stivell à l'Olympia" est une de celles qui m'a fait découvrir la musique irlandaise.



J'adorais ce titre avec la jolie voix d'Alan, les vocaux de Gabriel Yacoub et le fiddle de René Werneer.

Avec la partie instrumentale et les whistles, c'était tout simplement envoûtant...

Au fil du temps, je me suis rendu compte que cette chanson était très populaire et avait été reprise par de nombreux interprètes.


Je fus très étonné de voir qu'Angelo Branduardi, le talentueux chanteur italien, l'avait reprise en français.


Dans un tempo un peu différent, "Les arbres ont grandi" donnait d'autres belles couleurs et sonorités à ce très beau texte.

Puis j'ai découvert qu'Angelo était fan d'Alan Stivell et qu'Alan avait participé à un de ses disques en 1983.





Beaucoup plus tard, et grâce au site Harpographielink  )  j'ai découvert cette vidéo de You Tube.




EN 1982, le Grand Echiquier de Jacques Chancel recevait Angelo Branduardi.

Et le barde d'Italie avait invité son ami Alan pour interpréter cette chanson ainsi qu'un instrumental.

Emotion pour moi en découvrant cette vidéo. Dix ans après le concert à L'Olympia, Alan la chantait encore avec la même douceur.

Deux grands artistes unis par une même passion.



Dans les années '90, grâce à une compilation de la revue "Celtics", j'ai vu que d'autres Italiens (du groupe FBA) l'avaient reprise sous le titre "I alber a ie olt".

Une très jolie voix féminine sur cette version en italien sur une mélodie très proche de celle d'Alan.



Bien entendu, les Irlandais ne pouvaient pas être en reste par rapport à cette chanson.

Sur l'album "The Blue Idol" le groupe Altan nous en offre une splendide version  avec le titre "Daily Growing".

Invité sur ce morceau, Pau Brady vient répondre à la voix douce de Mairead Ni Mhaonaigh.

Un duo superbe !


The trees they grow hig (Daily Growing)


The trees they grow high

The leaves they do grow green

Many is the time my true love I've seen

Many an hour I have watched him all alone

He's young

but he's daily growing


Father dear father

you've done me great wrong

You have married me to a boy who is too young

I'm twice twelve and he is but fourteen

He's young 

but he's daily growing.


Daughter my daughter

I' ve done you no wrong

I have married you to a great lord's son

He'll be a man for you when I am dead and gone

He's young

but he's daily growing.


Father dear father, if you see fit

We'll send him to college for another year yet

I'll tie blue ribbons all around his head

To let the maidens know that he's married.


One day I was looking o'er my father's castle wall

I spied all the boys playing at the ball

My own true love was the flower of them all

He's young

but he's daily growing.


At the age of fourteen, he was a married man

At the age of fifteen, the father of a son

At he age of sixteen, his grave it was green

And death had put an end to his growing.


I' ll buy my love some flanel

and I will make a shroud

With every stich I put in it,

the tears they will pour down

With every stich I put in it,

how the tears will flow.


Crual fate has put an end to his growing.




Traduction :


Les arbres deviennent grands

Les feuilles poussent vertes

Cela fait longtemps que j'ai vu mon véritable amour.

Nombreuses les heures que je l'ai observé toute seule.

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Père, cher père

Tu m'as fait un grand tort

Tu m'as mariée à un garçon qui est trop jeune.

J'ai deux fois douze et il n'en a que quatorze

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Fille chère fille

je ne t'ai pas fait de tort.

Je t'ai mariée au fils d'un grand seigneur.

Il sera un homme pour toi quand je serai mort et parti.

Il est jeune

Mais il grandit tous les jours.


Père, cher père, si cela te convient

Nous l'enverrons au collège un an de plus encore.

Je nouerai des rubans bleus tout autour de sa tête

Pour que les jeunes filles sachent qu'il est marié.


Un jour, je regardais par au-dessus du mur du château de mon père

J'espionnais tous les garçons jouant au ballon

Mon véritable amour était la fine fleur parmi eux tous

Il est jeune mais il grandit tous les jours.


A l'âge de quatorze ans, c'était un homme marié.

A l'âge de quinze ans, le père d'un fils.

A lâge de seize ans, sa tombe était verte

Et la mort avait mis un terme à sa croissance.


J'achèterai à mon amour quelque flanelle

Et je ferai un linceul.

Avec chaque point que je coudrai dessus

Mes larmes se déverseront.

A chaque point que je coudrai dessus

Que de larmes vont couler.

Cruel destin qui a mis un terme à sa croissance.




La version d'Altan est vraiment très jolie elle aussi !



De très nombreux autres artites l'on également chantée.

Parmi eux :


Le fameux guitariste anglais John Renbourn


link


Autre vision avec le groupe britanique Pentangle :


link


Enfin la version de Sylvain à la harpe celtique


link


Quelle est la plus belle ?

A vous de choisir.



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Lundi 6 octobre 2008
Petit hommage à une jeune chanteuse que beaucoup considèrent comme une des plus belles voix de la chanson irlandaise.


Native du Conté de Londonderry (Irlande du Nord), Cara Dillon sera dès son plus jeune âge bercée dans la musique irandaise car sa mère l'enmenait très régulièrement assister à des concerts.
Au fil du temps elle deviendra musicienne (fiddle et Whistle) et une chanteuse de grand talent.
Je trouve qu'il y a dans sa voix quelque chose de très doux et d'émouvant.
Dans son regard et son sourire, il semble y avoir quelque chose de très gentil.



Au fil du temps, elle va collaborer avec de nombreux artistes dont Phil Coulter et le groupe De Dannan.
Plus tard avec Sam Lakeman qui deviendra aussi son mari.

Je l'avais découverte sur une compil et j'avais voulu en savoir plus.
J'ai donc réussi à me procurer un de ses cd "Sweet Liberty" et je suis vraiment tombé sous le charme.

Engegistré avec Sam Lakeman (claviers) et quelques très bons musiciens comme le flûtiste Brian Finningan (Flook) ce disque est d'emblée très plaisant à écouter.

Une série de chansons spendides comme "High Tide", "There Were Roses", "Were are you"... qui sont chantées avec une étonnante maîtrise.
Des orchestrations qui oscillent sans cesse entre la variété irlandaise et la musique folk.

Cara Dillon apporte encore d'autres dimensions au répertoire irlandais.
A ne rater sous aucun prétexte.


Deux petites vidéos pour illuster son immense talent.
D'abord une chanson dans le plus pur "irish style".



Puis une autre chanson traditionnelle mais cette fois avec grand orchestre.




Lovely no ?
Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Dimanche 20 juillet 2008
Je voulais revenir sur ce groupe dont j'ai déjà parlé dans mon article consacré à Micheal O'Domhnaill.
Certes un peu de nostalgie là dedans mais le Bothy Band est un des groupes qui m'a le plus marqué quand j'ai véritablement découvert la musique irlandaise dans les années '80.
Bien sûr, j'y avais déjà été initié grâce à Alan Stivell et aux Chietains mais c'est en écoutant des disques de Planxty, Moving Hearts et Bothy Band que le véritable déclic s'est produit.



Un groupe de rêve avec trois solistes (violon, uilleann pipe et flûte) et trois musiciens pour marquer le rythme (clavecin, guitare et bouzouki), un parfait équilibre.

Tous des virtuoses aussi qui ont continué une brillante carrière après la séparation du groupe.
Triona Ni Dhomhnaill a travaillé tant en Irlande qu'aux U.S.A. à la fois comme chanteuse et comme musicienne.
Micheal O'Domhnaill a joué avec Kevin Burke puis à fait partie de groupes comme Relativity et Nightnoise.
Kevin Burke joue toujours avec Open House et avec Patrick Street.
Matt Molloy a d'abord rejoint Planxty avant de devenir le flûtiste des Chieftains.
Paddy Keenan lui s'est plus concentré sur sa carrière solo tout en collaborant avec une série de musiciens comme Paddy Glackin (fiddle).
Quant à Donal Lunny il a tout simplement joué avec... la moitié des artistes irlandais...et d'autres encore en Bretagne (Héritage des Celtes...).



Ce que j'aimais particulièrement dans la musique du Bothy Band, c'étaient leurs alternances entre des passages joués par le groupe entier et des duos comme dans la vidéo qui suit où la flûte est très bien mise en valeur par le bouzouki.


link


Autre concert pour faire écouter la voix haut perchée de Triona.
Elle et son frère se relayaient pour les chansons du groupe.
Il y avait pourtant d'avantage d'instrumentaux dans la musique de Bothy Band.
Lorsqu'on écoute aujourd'hui Lunasa, on se rend compte qu'au niveau sonorités, ils sont en partie redevables du Bothy Band.



Encore une petite dernière pour la route !
Une suite de jigs ici.
Dans la dernière partie, une série d'airs que j'avais entendu sur des disques d'Alan Stivell.
Bothy Band, un groupe mythique, que l'on ré-écoute avec autant de plaisir !



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Mercredi 9 juillet 2008
Fondé en 1973,  De Danann est un des groupe qui a été un des plus marquant du renouveau de la musique irlandaise.
Avec Planxty et Bothy Band, De Danann aura donné une dimension internationale à cette musique traditionelle.
Le violoniste Franckie Gavin et le guitariste Alec Finn associés à Johnny (Ringo) McDonagh (bodhran) et au joueur de banjo Charlie Piggot allaient former un band particulièrment dynamique.
Il enregistrent leur premier disque en 1975.


Au même titre que Donal Lunny et Andy Irvine, Alec Finn va très vite apprendre à jouer du bouzouki qui deviendra son intrument de prédilection avec De Danann.

Franckie Gavin, originaire de Galway, est un virtuose du fiddle mais aussi de la flûte traversière en bois. Issu d'une famille de violonistes, il va très jeune apprendre plusieurs instruments dont le whistle et le piano.
Influencé par le style de Michael Coleman, Franckie est un musicien de très grand talent dont la manière de jouer du fiddle est très reconnaissable.

La chanteuse Dolores Keane va rejoindre le groupe sur leur premier enregistrment.
L'année suivante, ce sera au tour de Johnny Moynihan de devenir membre du groupe. A la fois comme chanteur et comme multi-intrumentiste (bouzouki, fiddle, bodhran).

Ensuite, De Danann va un peu changer d'orientation musicale en engageant l'accordéoniste Jackie Daly. Parce que leur musique qui avait plutôt une "dominance" fiddle-banjo sera désormais tirée par des sonorités d'accordéon.
Jackie Daly quittera ensuite le groupe au milieu des années '80 pour s'orienter vers d'autres collaborations et plus tard, vers le groupe "Patrick Street".
Il sera remplacé par un autre virtuose: Mairtin O'Connor.
Lorsque Mairtin et son accordéon auront été appelés par les sirènes de "Riverdance", De Danann engagera alors Aidan Coffey.
Vers la fin des années '90, ce sera au tour du jeune Derek Hickey de prendre le relais.



On peut donc dire que la base intrumentale de De Danann s'est concentrée autour du fiddle de Franckie Kennedy, d'un accordéoniste, le tout bien soutenu par le bouzouki d'Alec Finn et le son d'un bodhran.
Bodhran tenu au départ par Ringo McDonagh remplacé ensuite par Colm Murphy aux accompagnements très variés.

Au niveau vocal, De Danann n'a pas de chanteur fixe mais à toujours invité des artistes de grande qualité à participer à ses disques.
Après Dolores Keane, Mary Black, Maura O' Connell, Eleanor Shanley et Tommy Flemming se sont succédés avec le même brio.

J'avais découvert ce groupe grâce au cd "The Mist Covered Mountain" paru en 1980.
Dans ce disque, ils avaient invité Sean O'Conaire et Tom Phaildin deux chanteurs qui s'expriment en gaélique dans le style Sean-Nos.
Le titre "Maire Mhor" est d'ailleurs chanté à capella.
J'ai beaucoup aimé des plages comme "The cottage in the grove" ou "Cameronian reel".
Ce mélange d'accordéon et de fiddle bien ryhtmé par le banjo et les ornementations de bouzouki, c'est tout simplement très fort !



A noter que vers la fin des années '80, De Danann a changé son nom en "De Dannan" pour une raison inconnue.
De Danann, les peuples dieux de Danu, premiers occupants de l'Irlande, le terme était peut-être trop utilisés par d'autres ? Comme c'est le cas tant au niveau littéraire qu'historique ou cinématographique.


De Dannan donc va continuer à enregister toute une série de disques.
Un peu comme Paddy Moloney (des Chieftains), Frankie Gavin va tenter toutes sortes d'expériences musicales.
Avec De Dannan ou en solo, il partagera la musique irlandaise avec d'autres styles.
Des enregistrements avec des artistes aussi divers que les Rolling Stones, Yehudi Menuhin, Stéphane Grapelli ou Andy Statman.



En 1987, "Ballroom" est fait de danses traditionnelles et de belles chansons chantées par Dolores Keane. Quelques invités comme John Faulkner (guitare) et Caroline Lavelle (violoncelle) donnent une coloration très folk à cet album.

Un autre de mes disques "1/2 set in Harlem" (1991) a lui une coloration totalement différente.
Eleanor Shanley en est la chanteuse principale mais il y a aussi d'autres chanteurs sur ce disque y compris des chanteurs de Gospel.
La moitié du disque est du folk irlandais mais le reste navigue entre negro-spirituals, chansons et musique Klezmer (traditionnel juif).
Ici aussi quelques invités de marque comme Niall Martin, Bill Whelan, Arty McGlynn...



Autre cd en 1995, "Hibernian Rhapsody".
Le premier morceau n'est autre qu'une reprise du célèbre titre du groupe Queen.
C'est assez étonnant d'entendre cette chanson jouée par des musiciens irlandais.
Mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils l'interprètent très bien (la voix de Freddie Mercury étant remplacée par des whistles).
Le reste de l'albun est fait d'instrumentaux irlandais et de jolies chansons interprétées par la très belle voix de Tommy Flemming.
Frankie Gavin, Alec Finn, Colm Murphy et Derek Hickey sont en super-forme.
Hornpipes, gigues et reels se succèdent de façon très brillante pour le plus grand bonheur de tous les amateurs du genre.

De Dannan, des musiciens très versatiles qui ont ça et là enregistré des disques en solo:

Alec Finn avec "Blue Shamrock" revisite une série de classiques du répertoire irlandais (comme Down by the sally gardens" prouvant qu'il est aussi un très bon guitariste.

Colm Murphy avec "An Bodhran" rend hommage au tambourin irlandais.
Des musiciens de De Dannan et d'autres comme Conal O'Grada ou Ciaran O'Gealbain l'accompagnent sur ce disque de musiques trad.

"Irlande" est un concert produit par Radio-France. Cet enregistrement de grande qualité présente Franckie Gavin accompagné du guitariste Arty McGlynn et de l'accordéoniste Aidan Coffey. 16 plages de toute beauté où Frankie joue également de la flûte.

Fin 2004, Sharon Shannon (reine de l'accordéon) décide de former un nouveau groupe. Avec son guitariste Jim Murray, elle invite le flûtiste Michael McGoldrick et Frankie Gavin.Leur cd "Tunes" parait en 2005.
Bien soutenus par Tony Molloy, James Mackintosh, John J. Kelly et Mary Shannon, nos quatre virtuoses y vont de grands solos sur ce cd.
Une interprétation remarquable d'airs traditionnels et de nouvelles compositions.
Un disque à ne pas manquer, un de plus !

De De Danann à De Dannan...rien que de bonnes notes !



Par Rakaniac - Publié dans : Musique Irlandaise - Communauté : Ma musique celtique
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Irish Festival

Irish Music Festival
Miltown Malbay 1991

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l'album Irlande 1991


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