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frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2009-07-09T00:31:08Z
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Né d'un père Irlandais et d'une mère Espagnole, Cormac Juan Breatnach fait partie de ces instrumentistes surdoués que l'on rencontre de plus en plus dans la musique folk irlandaise. Cormac Breatnach a commencé à apprendre le tin whistle à l'âge de cinq ans. Son premier professeur fut Piaras O' Greagain (un multi-instrumentiste de son village) qui remarqua très vite que cet enfant était prometteur. Il faut dire que le père de Cormac était également musicien amateur (whistle, harmonica, concertina). Lorsqu'il entendit le Bothy Band et son terrible flûtiste Matt Molloy, ce fut pour Cormac une véritable révélation. Il voulut absolument s'offrir une flûte traversière en bois (une Thurgood) et se mit rapidement à apprendre les techniques de cet instrument. A l'école, les enfants étaient fortement encouragés à pratiquer un instrument de musique. C'est là qu'il rencontre Niall O' Callanain (joueur de bouzouki) qui deviendra à la fois un ami et un partenaire durant de longues années. Bien après les compétitions musicales scolaires, Cormac Breatnach va continuer à progresser au point de se faire remarquer par un certain Donal Lunny. En 1985, il est engagé dans le "Celtic Orchestra" dirigé par Donal himself. Fort d'une vingtaine de musiciens (principalement des jeunes) cet orchestre regroupe des flûtistes, des joueurs de bodhran, des violonistes et des joueurs d'uilleann pipe. Leur répertoire est constitué de traditionnels irlandais. link En 1987, Donal Lunny est commandité par la télévision irlandaise pour rendre hommage au compositeur irlandais Sean O'Riada.Il crée alors un band avec Nollaig Casey, Arty Mc Glynn, Sean O' Potts...et demande au jeune Cormac d'en être le flûtiste. Ce concert sera télévisé et un cd sera enregistré à cette occasion. C'est grâce à ce disque que j'ai découvert Cormac Breatnach. link Ensuite Cormac va collaborer avec toute une série d'artistes dont Sonny Condell, Brendan Power ou Alan Stivell (sur l'album Brian Boru). Fin des années '80, il forme un premier groupe "Meristem" avec le joueur de bouzouki Niall O' Callanain, le percussionniste Steve Whiste et la violoniste Maire Breatnach (aucune parenté). link Petit à petit, Cormac va délaisser la flûte au profit des whistles au point de devenir un grand spécialiste de ces instruments. Ses préférences vont pour des tin whistles "Susato" (principalement en plastique) et des low whistles "Overton" ou "Cillian O' Briain" (qui elles sont en aluminium). En 1993, il forme un autre band "Deiseal" toujours avec Niall O' Callanain et avec le bassiste Paul O' Driscoll. Si le répertoire de ce groupe est principalement fait d'airs traditionnels, l'interprétation elle est très teintée de jazz. Un bouzouki (ou une guitare acoustique), une contrebasse et un flûtiste, un peu comme une petite formation de jazz d'ailleurs. Nos trois compères vont enregistrer "The Long Long Note" la même année. Un disque d'une terrible densité. Que ce soit au high ou au low whistle, Cormac Breatnach est tout simplement brillant ! Niall O' Callanain est prodigieux au niveau de ses accompagements et son style me fait penser à celui de Donal Lunny. Paul O' Driscoll soutien admirablement l'ensemble avec sa contrebasse ou sa basse fretless. "Raindrops" est une composition de Cormac où il se montre particulièrement imaginatif avec sa Susato. Le titre "The long long note" ressemble par moment à une musique improvisée par trois musiciens vraiment bien "en phase". Le classique "Lord Inchiquin" est ornementé de façon remarquable. "The Soporific " est une composition "toute en ruptures" de Niall O' Callanain, un rythme étonnant. A ne pas manquer non plus "Stranger at the gate", une terrible suite de reels. Je ne connais pas ce disque depuis longtemps mais je pense qu'il se classera très vite parmi mes préférés. link En 1995, nos trois compères décident d'enregistrer le second album de Deiseal "Sunshine Dance". Cette fois, ils invitent le saxophoniste Richie Buckley, le batteur Conor Guilfoyle et la chanteuse de jazz française Mirabelle de Nuit. Un autre très grand disque. En écoutant Cormac Breatnach jouer de la sorte, j'ai parfois l'impression qu'il joue du whistle comme s'il parlait, comme s'il racontait une histoire... Mirabelle de Nuit chante (très bien) le titre "Chanson gamme" et elle intervient en "scat" (onomatopées) sur divers autres titres. Richie Buckley est un fameux saxophoniste qui participe entre autre à des disques de Sharon Shannon.Il y va de terribles solos dans certains titres "Sporting Nell" ou "The wise maid". Il est même le seul soliste dans les morceaux "Stepping stone" et "Wind of rose green" où Cormac n'intervient pas. Conor Guilfoyle est un excellent batteur et percussioniste qui se distingue entre autre dans des titres comme "Johnny Henry's" ou "The flowing tide". La suite de reels "The cup of tea" est jouée à trois (low, bouzouki et basse) Cormac est tout simplement divin dans ce titre. "Sunshine dance" est une composition remarquable. Un morceau très jazz où tous les instruments se déchaînent par des solos et des improvisations. Une petite illustration dans une version à trois sur You Tube. link Admirables aussi les double-gigues du titre "Out whith the boys" où Cormac joue de plusieurs whistles imposant un rythme fou à ses accompagnateurs. Bien qu'assez différent, ce deuxième opus de Deiseal est un cd remarquable. Après une série de tournées, le groupe va pourtant se séparer en 1996. Cormac Braetnach continue alors ses collaborations avec de nombreux artistes tout en préparant son premier album solo. "Musical Journey" sort donc en 1999. Si le répertoire de cd est fait de musiques traditionnelles et de compositions, le concept est tout de même assez différent des précédents. La coloration de ce disque est beaucoup plus folk que jazz. Cette fois, Cormac a invité une quinzaine de musiciens pour l'accompagner. La plupart des morceaux sont constitués de deux, trois ou quatre parties. Et les divers musiciens font des apparitions sur l'une ou l'autre de celles-ci. Paul Mc Sherry (du groupe Teada) en est le guitariste principal. Il y a aussi Mark Kelly, un des guitaristes d'Altan. Bien sûr, Niall O' Callanain est toujours là avec son bouzouki et la violoniste Maire Breatnach est bien présente également. Le fait que les musiciens varient d'une partie à l'autre permet de donner des couleurs différentes à un même morceau, c'est original. Dans ce disque, Cormac Breatnach fait ses débuts de chanteur. Deux chansons en Espagnol (son autre langue maternelle) "Mujeres" et "la Molinera" qui apportent encore de la nouveauté par rapport aux disques précédents. Cormac nous y fait apprécier sa voix grave et mélodieuse. Invité sur la chanson Mujeres, le terrible flûtiste Brian Dunning (du groupe Nightnoise) ajoute une dimension spéciale à ce titre. Le dialogue entre la flûte traversière et le low whistle vaut vraiment la peine ! Se promenant au gré des gigues, reels et autres polkas, Cormac Breatnach n'arrête pas de nous tenir en haleine tout au long de ce cd. Dans les morceaux plus lents, il nous fait aussi admirer la sonorités de ses instruments. Je pense bien qu'il est aussi fort au high whistle qu'au low whistle. Son style très imaginatif est fait de nombreuses variations. Parfois il ralenti le rythme d'un morceau pour réaccélérer ensuite...du grand art. Tous les morceaux de "Musical Journey" sont d'un très haut niveau mais "The humours of Tullycreen" (un air plus lent) et la suite de reels "The britches full of stitches" sont fabuleux ! Depuis les années 2000, Cormac Breatnach a décidé de s'associer au guitariste Martin Dunlea. Leur album "Music for Whistle and Guitar" est sorti en 2000. Un disque que je ne connais pas encore (!) mais qui conbine les influences du traditionnel et du jazz. Un petit extrait : link Entre l'Irlande et l'Ecosse, il y a sous la mer une voie faite de d'énormes roches circulaires appelée "Giants causeway" (la chaussée des géants)...Cormac Breatnach en est un. ]]>fr2009-07-09T00:30:04Z
http://www.musique-celtique.org/article-33178860.html
Malgré les années et malgré le fait qu'il y en a beaucoup d'autres, Kevin Burke reste mon violoniste irlandais préféré. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce musicien hors norme. Kevin faisait partie du célèbre Bothy Band dans les années '70. Après cela, il a formé un terrible duo avec le guitariste Micheal O'Domhnaill. Il a également produit une série d'albums en solo collaborant avec une série de grands noms comme le guitariste Gerry O' Beirne, l'accordéoniste Jackie Daly... Se partageant entre l'Irlande et les U.S.A. Kevin a créé son propre groupe "Open House" tout en étant un des membres fondateurs du célèbre band "Patrick Street" avec Andy Irvine. Il fait toujours partie de "Celtic Fiddle Festival" qui regroupe trois violonistes et un guitariste. Il a aussi joué en duo avec un autre guitariste Ged Foley. J'ai toujours adoré son style très précis. Dans son jeu, Kevin privilégie les notes plus graves ce qui donne beaucoup de profondeur à sa musique. Les reels sont un style dans lequel il est vraiment très fort. En 2007, il décide de s'associer à Cal Scott. Cal est un excellent guitariste et compositeur. Il est capable de jouer dans de nombreux styles y compris le jazz. Cal Scott a composé de nombreuses musiques pour le cinéma et la télévision. Il jouait dans "The Trail Band" qui est un groupe folk qui faisait de la musique traditionnelle de divers pays. kevin Burke et Cal Scott ont enregistré un cd "Accross the Balck River". En voici un apperçu. link link Musique Irlandaise Kevin Burke & Micheal O'Domhnaill PATRICK STREET]]>fr2009-06-27T23:53:04Z
http://www.musique-celtique.org/article-32888814.html
Il y a peu, j'ai découvert "Leahy", un groupe du Canada, un groupe fantastique. Ce band est en fait composé de huit membres d'une même famille (ils étaient même onze (!) au départ). Quatre soeurs et quatre frères à la fois musiciens et danseurs puisqu'ils pratiquent tous le "stepdancing" (danses de claquettes irlandaises) danses qui ont été popularisées dans le monde entier par les spectacles Riverdance, Lord of the Dance... Tous les enfants de la famille Leahy ont été élevés dans la musique. Le piano et le fiddle sont les deux instruments par lesquels ils ont débutés. Plus tard, certains se sont mis à pratiquer d'autres instruments. Erin Leahy est une virtuose du piano, elle sait aussi jouer du fiddle et chante également. Maria joue de la guitare, du banjo et de la mandoline. Siobheann est la bassiste, elle chante aussi. Agnes est la meilleure danseuse du groupe, elle joue aussi des claviers et du piano. Donnell Leahy lui est un terrible violoniste, ses frères Doug et Angus jouent aussi du fiddle. Frank Leahy est le batteur du groupe. link A huit, il y a sûrement moyen de faire de la musique qui plus est lorsqu'on est à la fois surdoués, dynamiques et très créatifs. J'ai vraiment été soufflé en écoutant leur premier cd (Leahy) sorti en 1997. A l'exception de l'américaine Eileen Ivers, j'avais rarement entendu jouer aussi vite du violon. Donnell Leahy est un phénomène ! Son style est tout simplement décapant. De terribles coups d'archet qui "scandent" la rythmique de cette musique endiablée. Doug et Angus ne sont pas mals non plus dans le genre. Trois violonistes avec derrières eux des accompagnateurs (basse, guitare, claviers,batterie) hors pairs. Plus bien sûr la performance d'Erin Leahy au piano qui est vraiment la deuxième soliste du groupe. Son jeu est omniprésent. Ses accompagnements sont à la fois très raffinés et très intuitifs. Erin "sent" véritablement la musique. Et comme si ce n'était pas suffisant, Erin joue très bien du fiddle et nous gratifie d'une performance très spectaculaire dans la vidéo ci-dessous. link Le répertoire de Leahy est très vaste. Musiques traditionnelles du Canada, d'Irlande, d'Ecosse, de Cape Breton qui sont parfois entrecoupées de musique "western" ou même de danses Hongroises. Peu importe le style, tout est interprété avec une rare maîtrise et une énergie communicative. Pas étonnant qu'ils font de nombreuses tournées tant au Canada qu'aux U.S.A. et qu'ils remportent un très grand succès. Leur show est un spectacle total qui comble à la fois les amateurs de musique et les amateurs de danse. A ce jour, ils ont déjà sorti quatre cd et un dvd. Leahy, un groupe qui donne envie de bouger. link ]]>fr2009-06-24T00:00:40Z
http://www.musique-celtique.org/article-32325543.html
Eddie Furey, Paul Furey et George Furey ont tous eu des enfants mais j'ignore s'il y a des musiciens parmi eux. Par contre, Aine et Martin Furey, les enfants de Finbar, ont suivi les traces de leurs aînés. Comme son père, Martin Furey joue des whistles et de l'uilleann pipe. Egalement choriste, il joue aussi de la guitare acoustique. En jouant de la cornemuse, il perpétue une tradition familiale très ancienne. En effet, Ted Furey jouait d'abord de cet instrument avant de devenir violoniste. Et Ted avait été influencé par son père, son grand-père et même son arrière grand-père qui tous avaient pratiqué cet instrument. Martin Furey représente donc la sixième génération de cornemusier chez les Fureys ! Au début des années '90, Martin Furey forme le groupe "Bohinta" qui fait de la musique irlandaise d'un style plus moderne qui se démarque de la musique traditionnelle. Une coloration plus folk-rock (guitare, fiddle,batterie, basse) avec de nombreuses compositions de Martin. De son côté, Aine Furey est à la fois attirée par la chanson et par la civilisation celtique qu'elle étudiera à l'université de Cork. En 1995, elle devient la chanteuse de Bohinta et fait de nombreuses tournées en Angleterre, Belgique, Allemagne, Norvège et Australie. Durant ce temps, Aine jouera avec de nombreux musiciens comme Roy Marchbank, Nigel Walker, Brian Finnegan ou Kathryn Tickell. En 2003, elle retournera cependant vivre en Irlande pour reprendre des études à l'université de Dublin pour obtenir un diplôme supérieur en Folklore Irlandais. Aine Furey a une troisième passion qui est la protection des animaux pour laquelle elle s'investit beaucoup. Après plusieurs enregistrements avec Bohinta, Aine va sortir un premier album solo en 2003 : "Sweetest summer rain". En 2008, Aine a enregistré son nouvel album "Cross my palm" tout en continuant à étudier et à s'investir dans diverses causes comme "Save Tara", une campagne pour défendre la colline de Tara en Irlande. J'avais découvert Aine Furey sur le premier cd de "Celtic Woman" qui présentait deux de ses chansons. Il s'agit de deux chansons du groupe Bohinta écrites par Martin Furey. "Wishes" est un titre en hommage à Edith Piaf. Belle chanson où Aine chante même quelques phrases en français. Martin l'accompagne très bien au low whistle et à la guitare. J'aime beaucoup le titre "Hand in hand" où Aine chante sur une musique bien structurée et très belle. La basse, la batterie et le fiddle y vont de très bons accompagnements avec en plus le hautbois de Rachel Flecher qui ornemente le tout de très belle façon. Voulant en savoir un peu plus, j'ai acheté l'album "Sweetest summer rain". Aine Furey a une voix à la fois grave et profonde. Dans ce disque, elle est accompagnée par Martin plus Roy Marchbank aux guitares, Jimmy Jones aux percussions, Eezer à la guitare basse, Carlene Anglim au fiddle, Gil Hunter aux claviers et accordéon, Garry Low à la batterie et au bodhran et Angie Cranmore à la viole. Tout ce beau monde au service d'une musique qu'on pourrait qualifier de "progressive folk-rock". Aine Furey démarre souvent ses chansons sur un mode confidentiel puis sa voix s'emplifie et les orchestrations se développent progressivement. C'est particulièrement le cas dans les titres "Renardine", "My love won't bring me roses" ou "By the water". La plupart des titres sont des compositions de Martin, de Aine ou d'autres artistes comme Sandy Denny (Fairport Convention). Le titre "Silky" est cependant basé sur une chanson traditionnelle. Un mythe assez répandu en Celtie à propos d'un être mi-homme mi dauphin. Dans les années '70, Tri Yann chantait d'ailleurs cela dans sa très belle chanson "Le Dauphin". J'aime bien ce titre avec de bons arrangements de whistle, d'uilleann pipe et de guitare électrique. La voix de Martin me fait un peu penser à celle de Gabriel Yacoub. Dans le titre "Sweetest summer rain", il y a un bon mélange d'accordéon et de fiddle. Do you know, do you know...répète Aine de sa voix très mélodieuse. Cette voix qu'on entend aussi à capella dans "Winter winds". Dans "All our days", Aine chante doucement sur un fond de guitare, puis les effets vocaux se multiplient bien soutenus par des percussions et la chanson se termine en force. Un titre lui aussi très agréable. Aine Furey, une chanteuse qui fait passer ses émotions et son intérêt pour l'histoire des Celtes à travers ses chansons. Une artiste vraiment intéressante qui perpétue la tradition d'une grande dynastie de musiciens. ]]>fr2009-06-06T19:40:07Z
http://www.musique-celtique.org/article-31652844.html
En toute logique, les quatre fils de Ted et Nora Furey vont devenir musiciens. L'aîné Eddie Furey (guitare, mandoline, bouzouki,cittern, bodhran) va démarrer sa carrière en 1968 en duo avec son frère Finbar (flûte, whistles, uilleann pipe, banjo). Egalement chanteurs, les deux frères tourneront beaucoup en Ecosse à leurs débuts. C'est là qu'ils rencontreront les chanteurs du groupe les Corries qui auront certaines influences dans leur développement musical. Plus tard, Eddie et Finbar collaboreront avec les Clancy Brothers, autre groupe phare des années '60 dans la verte Eirin. Jusque 1982, les deux frères trouveront aussi le temps d'enregistrer 10 albums. Comme signalé dans mon article Instruments irlandais C'est Finbar Furey qui est à l'origine de la création du low whistle en Irlande. Finbar jouait aussi de la Kena (flûte des Andes). Durant un voyage, il avait endommagé l'instrument. Il demanda au luthier Bernard Overton de lui fabriquer une flûte au son identique mais en métal. Le low whistle était né ! D'abord assez discret, cette version basse du tin whistle allait prendre une place de plus en plus importante dans la musique instrumentale. Des musiciens comme Davy Spillane, Michael Mc Goldrick ou Cormac Breatnach lui ont d'ailleurs donné des lettres de noblesse. A côté de cela, Finbar Furey chante également en solo à partir de 1969. Il enregistrera une dizaine de disque de son côté. Paul Furey (accordeon, spoons, whistles) forme un groupe "The Buskers" avec Brendan Leeson et Davey Arthur. Ils enregistreront un cd en 1973. Ted Furey continue de tourner à la fin des années '70 accompagné par George (accordéon, guitare, bodhran, bones) son plus jeune fils. En 1977, ils décident d'enregistrer un disque "The Furey Family" réunissant les quatre frères et les parents Furey. L'année suivante, George a remplacé Brendan Leeson au sein des Buskers et ils partent en tournée au Danemark. Pendant ce temps, Eddie et Finbar sont en tournée en Allemagne. Ils y sont victimes d'un accident de la route (heureusement sans gravité). Ayant été prévenus de cet accident, Paul et George décident d'aller rejoindre leurs frères. Ils prennent alors la décision de ne plus se quitter et de jouer ensembles. Ils forment alors "The Fureys and Davey Arthur" un groupe qui allait durer jusqu'en 1990. Davey Arthur étant lui aussi un multi-instrumentiste (dulcimer, guitare, mandoline, cittern). Groupe très prolifique, ils enregistreront la bagatelle de 17 albums durant cette période. Après le départ de Davey et de Finbar, les trois autres frères continueront sous l'appelation "The Fureys" en continuant à parcourir l'Europe et les U.S.A. et en enregistrant encore une dizaine de cd. Les Fureys on fêté leurs trente ans d'existence en 2008 et préparent un nouvel album ! Musicalement, les fils de Ted Furey sont d'avantage des chanteurs et leur répertoire est fait d'un grand nombre de ballades et de chansons d'amour. Dans leur musique, il y a certes aussi des instrumentaux car ces gars ont bien sûr été bercés dans la musique traditionnelle. Et comme ce sont d'excellents musiciens ils ne se privent pas d'interpréter une gigue ou un reel ça et là au fil de leurs albums. Mais quatre vingt pour cent de leurs titres sont des chansons. Eddie Furey, l'aîné des frères à une jolie voix claire et interprète une partie de celles-ci. Le reste étant chanté par Finbar Furey dont la voix est plus grave et teintée d'émotions. Bien qu'ils jouent une multitude d'instruments, les Fureys n'hésitent pas à faire appel à d'autres musiciens pour certain titres au besoin des arrangements. Une section de "cordes", des cuivres, une basse, un violoncelle...tout convient à la musique des Fureys. Il y a donc dans la musique du groupe une variété de sonorités qui les éloigne parfois assez nettement du son acoustique des groupes folk. Ils font aussi souvent appel à Phil Coulter (pianiste et compositeur) pour les harmonisations de leurs chansons. C'est le cas entre autre dans l'album "Steal Away". Possédant seulement trois disques, ma connaissance de leur répertoire est forcément limitée. J'ai cependant toujours bien apprécié ces artistes dont les chansons sont apaisantes avec des arrangements particulièrement soignés. j'ai une préférence pour des titres comme "Green fields of France", "I will love you", "The reason I left Mullingar", "Dublin", "Steal Away", "The leaving of Nancy", "William Taylor", "Sitting alone"... qui sont tous magnifiques. Avec les Dubliners, les Wolfe tones ou les Clancy Brothers (qui ont tous démarré dans les années '60), les Fureys font partie de ces groupes vocaux qui représentent un courant fondamental de la musique irlandaise. Des musiciens qui restent incontournables et qu'il faut écouter à tout prix. link link link ]]>fr2009-05-26T22:03:57Z
http://www.musique-celtique.org/article-31608477.html
Un de mes premiers disques de musique irlandaise fut un disque de Ted Furey. A l'époque, les 33 tours édités par "Le Chant du Monde" avaient une pochette tryptique ouvrante qui permettait d'imprimer de nombreuses informations sur les artistes et les airs joués. "Le fiddle irlandais" me permit donc de découvrir un grand violoniste irlandais. Ted Furey, un musicien au parcours peu banal. Il est né à Athlone au centre de l'Irlande sur les rives du Shannon. Ses dons d'instrumentiste, il les avait hérité de son père, de son grand-père et même de son arrière grand-père tous joueurs de cornemuse irlandaise. Il commença donc la cornemuse dès l'âge de huit ans. A 14 ans, Ted démarra une carrrère de musicien, toujours en compagnie de son père et de son grand-père. Gagner sa vie avec la musique, dans les années '20 ce n'était pas évident en Irlande avec en plus les troubles politiques qui secouaient le pays. Après le décès de ses ainés, Ted Furey délaissa peu à peu la cornemuse au profit du banjo. Engagé dans un orchestre, il se mit à faire du jazz et du ragtime. Durant une vingtaine d'années, il fut musicien professionnel et apprit d'autres instruments commme l'accordéon, le whistle et même la trompette. Au décès de sa mère, il laissa tomber la musique durant de nombreuses années. A la fin des années '50 les "Fleadh Ceoils" (festivals de musique populaire) lui redonnèrent l'envie de refaire de la musique. En voyant d'autres musiciens prendre du bon temps à jouer dans les pubs, Ted voulu s'y remettre lui aussi. Il eut cependant envie de devenir violoniste. Il se fabriqua lui-même son violon et se mit à s'exercer durant 16 heures par jour ! Ted Furey participa à des concours à partir de 1959, cela dura quatre ans. Quatre ans avant de se juger assez bon que pour redevenir professionel. Et à partir de se moment, Ted se remit à jouer dans toute l'Irlande mais aussi en Angleterre et en Ecosse, partout où on le demandait. La musique irlandaise étant inscrite dans ses gènes, il n'eut aucun mal à se replonger dans les airs traditionnels qu'il avait pratiqué par le passé. Dans l'intervalle, il avait épousé Nora elle aussi musicienne (accordéon, banjo) qui lui donna quatre fils...tous musiciens également. Ted Furey enregistra quelques disques avec sa femme et ses fils ainsi que d'autres en solo. "Le fiddle irlandais" est de ceux-là. Dans cet album, Ted est accompagné par le guitariste Patsy Whelan et par un autre violoniste John Wright. Natif de Dublin, Patsy Whelan va jouer avec les musiciens d'un ceilidh band (orchestre de danses traditionnelles) durant trois ans avant de suivre son propre chemin à travers les folk club et festivals. Egalement violoniste Patsy Whelan aura une carrière internationale en compagnie des plus grands tant en Irlande qu'en Angletere et même aux U.S.A. Son expérience de la tradition musicale font de lui un fameux accompagnateur capable de trouver les bons accords et les bons appuis rythmiques avec sa guitare. John Wright joue le "second fiddle" dans certains morceaux du disque. Son style est plus "doux" que celui de Ted. Cet Irlandais s'intéressa d'abord à la pratique de la guimbarde avant de se mettre au fiddle en 1965. Passionné de musique traditionnelle, il va s'installer à Paris à partir de 1967. Là il fondera le folk club "Le Bourdon". Beaucoup plus tard, on le retrouve comme membre du groupe Hempson, un ensemble qui fait de la musique ancienne irlandaise. Ce qui m'a le plus frappé en écoutant le disque de Ted Furey c'est ce violon un peu grinçant et son terrible sens du rythme. Quinze titres où les gigues, les reels les hornpipes se succèdent avec un même bonheur. Tous ces titres (The Rakes of Kildare, Toss the Feathers, Lord Inchiquin, The Silver Spear...), j'allais les réécouter plus tard en découvrant d'autres groupes irlandais. Au même titre que mon premier album des Chieftains, ce disque de Ted Furey me permit réellement de me rendre compte de ce qu'était la musique irlandaise. Certes j'avais déjà entendu auparavant des morceaux irlandais d'Alan Stivell mais ici c'était encore différent. La conviction avec laquelle Ted Furey joue, c'est vraiment très prenant. Patsy Whelan marque très bien le rythme et ses doigts semblent rebondir sur les cordes de sa guitare. Avec très beau style, John Wright vient ça et là ornementer des airs très dansants. La pochette particulièrement bien documentée de ce disque donne pas mal d'explications sur l'origine des morceaux. "The Lark in the Morn" (l'alouette du matin) entre autres. Ce titre très répandu dans la musique irlandaise s'appelait autrefois "The Pipers Contest" (le concours de sonneurs). Comme c'était souvent le cas en Irlande auparavant, une compétition de joueurs d'uilleann pipes opposait en finale un vieux musicien et un autre irlandais attaché au service d'un lord. Deux grands joueurs de cornemuse qu'on n'avait pu départager après 10 heures de compétition. A six heures du matin, le plus vieux demanda à s'absenter un moment étant pris par un besoin urgent. En allant au fond du jardin, il entendit chanter une alouette. Dans sa tête, il se mit alors à composer un air à partir du chant de l'oiseau. Revenu au concours, il demanda à exécuter un nouveau morceau. Son opposant devait alors rejouer le même air mais il en fut incapable car il ne connaisait pas ce morceau. Le vieux sonneur fut déclaré vainqueur. "The Lark in the Morn" était né. Quand vous entendrez encore ce morceau... Même se ces disques sont forts anciens, n'hésitez pas à écouter Ted Furey si vous en avez l'occasion. L'héritage de Ted Furey n'est pas seulement fait de concerts et d'enregistrements ; ses quatre fils n'allaient pas en rester là ... Lien vers une vidéo très ancienne de Ted avec d'autres musiciens. link ]]>fr2009-05-19T16:10:25Z
http://www.musique-celtique.org/article-30949099.html
il y a peu, je publiais un article sur "La Bottine Souriante" un groupe du Québec. J'insistais sur le fait qu'il y a dans ce beau pays un engouement pour la musique traditionnelle depuis très longtemps. Et dans ces musiciens folk, un certain nombre s'intéressent plus particulièrement au celtique. C'est le cas du groupe "Le Chêne Vert" dont j'ai fait la découverte il y a peu de temps. Au départ, François Pellerin (le flûtiste du groupe) avait réalisé une production musicale en 2001 regroupant une vingtaine de musiciens. C'est à cette occasion qu'est né le groupe "Le Chêne Vert". Un ensemble qui au départ avait certaines sonorités classiques avec la violoniste Isabelle Lessard et la violoncelliste Julie-Odile. Guy Richer (contrebasse) était l'arrangeur du groupe et François Pellerin se partageait entre whistles, uilleann pipe et bodhran. André Simoneau rejoint la groupe en tant que guitariste et multi-instrumentiste. En 2004, le violoniste André Morin remplace Isabelle Lessard. Il sera ensuite remplacé en 2006 par la talentueuse Lise Beauchemin. Et le groupe tournera alors jusqu'en 2008 prenant le temps au passage d'enregistrer des titres que l'on peut écouter sur leur Myspace. Fin 2008 ils décident alors d'enregister un cd et cet album vient de voir le jour début avril 2009. A présent, "Le Chêne Vert" est devenu un trio (Julie-Odile, François Pellerin et André Simoneau) mais les musiciens invités (Lise Beauchemain et Guy Richer) jouent pratiquement sur tout le cd. Autant j'ai bien apprécié les trois titres sur leur Myspace, autant j'ai bien aimé tous les morceaux de "Trad celtique" (titre de l'album). Voilà encore une manière différente d'interpréter la musique celtique qui ajoute une couleur supplémentaire à la palette déjà très vaste de la musique folk. S'ils viennent d'horizons divers (classsique, jazz...) les membres de "Le Chêne Vert" ont aussi été influencés par divers artistes celtes (Solas, Lunasa, Planxty, Bothy Band, Fire & Grace...). François Pellerin est d'ailleurs un érudit la matière. Tout au long du disque, François nous gratifie de très beaux solos de whistle. Selon les morceaux, ce sont des whistle en métal ou en bois (dont le son fait penser à la flûte à bec). Dans certains titres (cf."Eimhin") il nous émerveille avec son jeu au low whistle qui est vraiment très apaisant. Très efficace aussi au bodhran où il marque très bien le rythme dans des titres comme "Clog à Ti Jules" un traditionnel québecois. Dans des titres comme "The sound wind", François Pellerin montre qu'il est également un bon joueur de cornemuse irlandaise (uilleann pipe). Le violoncelle est un instrument peu répandu en musique celtique. On voit de temps à autre le nom de l'Irlandaise Neil Martin dans des groupes de musique trad (entre autre, La Lugh). John Martin en joue parfois avec les Tannahill Weavers d'Ecosse. En fait, là où j'ai le plus apprécié cet instrument c'est dans le duo breton Yann-Fanch Kemener et Aldo Ripoche que j'ai eu la chance de voir en concert. Bien que de formation classique, Aldo Ripoche donne au violoncelle une autre dimension dans un dialogue on ne peut plus fou avec la terrible voix de Yann-Fanch Kemener. Je dois dire que dans "Le Chêne Vert" la manière de jouer de Julie-Odile est très attachante. Musicienne de haut niveau, Julie-Odile joue soit la mélodie ou les accompagnements selon les divers morceaux. J'aime beaucoup ses harmonisations dans "Contentment is Wealth" ou "Calliope House". Elle se pose en soliste brillante dans des titres comme "A Kerry reel" ou "Paddy on the Bringe". Son instrument donne au groupe une sonorité unique. Multi-instrumentiste, André Simoneau fournit au groupe les accompagnements les plus divers. Guitare, bouzouki, mandoline, dulcimer à marteaux, djembe...et j'en passe viennent, au gré des morceaux, agrémenter de notes les plus diverses la musique du groupe. Du grand art, car cet excellent musicien colore avec brio chaque instrumental en y ajoutant de très bonnes notes. J'aime beaucoup sa manière de jouer du bouzouki dans "Queen of the rushes" ou son jeu de guitare dans "Eimhin" (composé par le grand Paddy Keenan). Les invités (et ex.membres du groupe) ne sont pas en reste non plus. Lise Beauchemin est une terrible violoniste capable de varier les styles et donc de passer aisément du violon...au fiddle. Un instrument qui est tout de même indispensable dans un groupe de musique traditionnelle. Quant à Guy Richer (contrebasse), il a fait la plupart des arrangements et apporte au groupe ses notes plus graves et son sens du rythme. Sa façon de jouer à des colorations un peu jazz qui donnent encore d'autres dimensions à cette musique folk made in Québec. "Le Chêne Vert" souffle un vent nouveau sur la musique celtique. Un groupe à découvrir que je vous recommande chaudement Pour plus d'infos et pour vous procurer le cd cliquez ici. link ]]>fr2009-05-07T23:17:19Z
http://www.musique-celtique.org/article-30759880.html
fr2009-04-27T22:50:32Z
http://www.musique-celtique.org/article-30297436.html
Avant d'aller se coucher, une chanson en Gaélique par Runrig dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises. Runrig vingt ans après Runrig Loch Lomond - vidéo Runrig Gaelic Même si je ne comprend rien au Gaélique, je trouve que cette langue est particulièrement mélodieuse. Une fois de plus, je suis sous le charme de ces Ecossais des îles Hébrides. Leur musique à la fois rock et enracinée dans la tradition gaélique à quelque chose de très prenant. C.Mac Donald-P.Wishart-R.Mac Donald-D.Munro-I.Bayne-M.Jones Rory Mac Donald, Donnie Munro, Calum Mac Donald, Malcolm Jones...autant de musiciens très doués dont les voix s'accordent à merveille pour nous faire planer ou nous donner l'envie de bouger selon le cas. Après 35 ans, ils sont toujours incontournables ! link ]]>fr2009-04-18T00:39:33Z
http://www.musique-celtique.org/article-29993957.html
Quelques lignes pour présenter un groupe du Québec. Aux 18 ème et 19 ème siècles de nombreux Européens ont migré vers les Etats Unis et le Canada à la recherche d'une situation économique plus favorable. Tous ces gens ont importé une partie de leurs cultures, de leurs langues et de leurs musiques vers le "Nouveau Monde". Si l'Anglais s'est peu à peu imposé dans le nord et l'Espagnol (ou le Portuguais) dans le sud de ce continent, le Français a tenu bon dans une petite partie du Canada, le Québec. En chanson Française, de nombreux grands artistes québecois se sont fait apprécier chez nous depuis des décennies. En musique folk, il y a aussi un certain nombre d'artistes dont la réputation à traversé l'Atlantique. En France, "Mes Souliers Sont Rouges" est probablement le groupe le plus connu. Ces musiciens de Normandie se sont beaucoup inspirés de folklore québecois dans leur répertoire. Entre autre des chansons du groupe "La Bottine Souriante". Fondé en 1976, la Bottine Souriante a toujours associé qualités musicales et bonne humeur. Depuis toutes ces années, un nombre incroyable de musiciens se sont succédés dans ce band. Des musiciens venus d' horizons les plus divers et jouant des instruments aussi variés que le trombone, la trompette, le violon, l'accordéon ou la flûte. Comme musique, c'est vraiment très surprenant ! Un morceau démarre comme un reel irlandais avec accordéon et violon puis arrivent des cuivres qui font plus penser à du jazz ou de la musique latino. La dessus, ils chantent en Français avec un terrible accent québecois. des chansons traditionnelles qui ne sont jamais bien loin de nos chansons francophones. Sur la compil "Anthologie", il y a d'ailleurs un titre "Le Rossignol sauvage" qui est, à peu de chose près, le même que la chanson "Rossignolet du bois" chantée par Gabriel Yacoub sur l'album "Pierre de Grenoble". Autre caractéristique, l'orsqu'ils chantent, ils s'accompagnent souvent en tapant des pieds. la Bottine Souriante, une musique folk teintée d'influences diverses qui ne laisse vraiment pas indifférent. Un lien vers une chanson sur You Tube qui a eu la bonne idée de nous livrer les paroles...ça aide ! link ]]>fr2009-05-02T22:01:02Z