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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:56
Les années Werneer

Petit article pour les nostalgiques des années '70 dont je fais partie.

Entre 1971 et 1981, René Werneer fut une figure marquante de la musique folk en Bretagne et en France.

En découvrant Alan Stivell en 1972, j'avais été marqué par ce violoniste à la longue chevelure qui jouait en souriant et parfois même en sautillant aux côtés d'Alan, de Dan Ar Braz et de Gabriel Yacoub.

J'ai déjà évoqué cette admiration pour ce groupe d'Alan Stivell qui a véritablement marqué mes 15 ans et orienté toute ma vie dans cette passion pour la musique celtique.

J'en parle dans divers articles tout au long de ce blog.

Tout démarre par une amitié entre René Werneer et Gabriel Yacoub qui firent de la musique ensembles à leurs débuts.

Deux musiciens qui n'avaient que 18 ans lorsqu'il s sont repérés par Alan Stivell qui décide de les embaucher dans son nouveau groupe.

C'est avec eux et une dizaine d'autres qu'Alan va donner son fameux concert à l'Olympia en février 1972. Concert dont l'enregistrement va se vendre à plus d'un million d'exemplaires et sera la détonateur de la carrière internationale d'Alan.

Après l'Olympia, René part en tournée avec Alan dans toute l'Europe.

En août 1972, il est également invité à participer au premier festival de Kertalg à Moëlan sur Mer organisé par Gwenn le Goarnig.

René y joue en solo ou en duo avec le chanteur américain Happy Traum.

 

En 1973, il sera ré-invité pour la seconde édition de ce festival folk et aura même l'occasion de jouer sur scène avec les irlandais du groupe Planxty.

On note sa présence sur trois titres du disque de 1972 et sur trois titres du disque de 1973.

 

Les années Werneer

René restera avec Alan jusque début 1976 et enregistrera trois autres disques :

Chemins de terre (1973)

A Langonnet (1974)

A Dublin (1975).

A l'exception de Dan Ar Braz, Alan se sépare de ses musiciens après l'album à Dublin et va enregistrer un disque consacré à des poètes Bretons.

René, Michel Santangeli, Pascal Stive et Jacky Thomas vont alors former le groupe "Ys".

Musicalement, ce disque était assez bien dans la lignée de l'album "A Dublin" mais cette fois nos quatre musiciens se chargent en plus de chanter à tour de rôle.

J'aimais bien ce groupe Ys que j'avais eu la chance de voir à Liège en 1976.

Ils avaient sur scène beaucoup de complicité.

Sur leur disque "Madame la frontière" René en plus du violon joue aussi du cromorne, des whistles et du dulcimer.

Ici une gavotte chantée en duo avec Jacky Thomas.

 

En 1977, René décide cependant de quitter le groupe mais les autres continuent sous le nom de "Kéris" dans un style d'avantage influencé par la musique de variétés.

Peu de gens le savent car il n'a jamais enregistré avec ce groupe mais en 1977, René Werneer a fait partie de Malicorne durant environ un an en remplacement de Laurent Vercambre.

Laurent s'était orienté vers d'autres projets musicaux (entre autre le groupe "La confrérie des fous") et Gabriel Yacoub avait demandé à René de le remplacer.

Entre 1975 et 1977, j'ai donc eu la chance de voir René Werneer quatre fois sur scène : deux fois avec Alan Stivell, une fois avec Ys et une fois avec Malicorne.

René se montrant à chaque fois virtuose durant ces quatre concerts.

Je ne peux résister à mettre une deuxième vidéo de Malicorne qui m'avait bien fait rire à l'époque.

La chanson "Landry" dans un play-back télévisé.

On y voit René qui y joue du cromorne (instrument à anche couverte qui date du Moyen-Age).

Sur le disque, il y a de fait un passage au cromorne à la fin mais ce qui est drôle c'est que René fait semblant d'intervenir au cromorne alors que l'instrument sur le disque est de la guitare électrique !

ceci dit, "Landry" est une chanson très entraînante que j'aime beaucoup.

Les années Werneer

Après la parenthèse Malicorne, René décide de former un autre groupe : L'Habit de plumes".

avec Jean-Luc Chevalier (guitares), Jean Chevalier (batterie) , Claude Le Peron (basse), Claude Alvarez-Pereyre (violon) et Brian Gulland (flûtes baroques).

La musique de l'Habit de plumes " mélange des influences de la pop, du rock, du folk et de la musique médiévale.

Un premier disque est enregistré en 1977 et un deuxième (Ecoutez les pauvres et les riches) en 1978.

René chante sur ce disque et joue du violon, de l'orgue et du cromorne.

Bien que ces disques aient été de grande qualité, ce groupe fut relativement méconnu du grand public.

Dans un tout autre style, René est invité à participer en 1980 à l'enregistrement du cd "La Déboussole" de la chanteuse française Catherine Ribeiro.

Faisant ainsi une petite incursion dans la musique de variétés.

Les années Werneer

René Werneer retourne ensuite vers la musique folk.

Toujours en compagnie du violoniste Claude Alvarez-Pereyre il enregistre en 1981 "Musiques traditionnelles et savantes pour les violons".

Après cela René jouera encore de la musique irlandaise avec le guitariste Alem Alquier mais n'enregistrera pas de disque avec ce dernier.

Enfin, fin des années '80 il forme un quatuor à cordes "La réjouissance Française" (avec François Cosic, Philippe Hoclet et Dominique Puchard).

Avec ce quatuor, il participe en 1990 au cd "Bel" de son ami de toujours Gabriel Yacoub.

.

Les années Werneer

Après 1990, René quitte la vie de musicien pour se consacrer uniquement à l'enseignement.

Professeur de musique très apprécié dont les les cours étaient de véritables leçons de philosophie.

Discret sur son passé de musicien pro, René reconnaissait malgré tout avoir une préférence pour la musique classique.

Les années Werneer

En 2012, donc bien après les "années Werneer", Alan Stivell décide de fêter les 40 ans de son concert de 1972 à l'Olympia.

Une série de musiciens y sont conviés dont Dan Ar Braz et René qui étaient aussi sur scène cette année-là.

L'émotion était forte, René et Alan ne s'étaient plus revus depuis fin 1975.

J'avais bien entendu largement parlé de cet événement dans mon article de 2012.

 

Dès lors, juste une petite vidéo pour se remémorer l'ambiance qu'il y avait ce soir-là.

Alan chantant accompagné de ses trois violonistes (René, Robert Le Gall et Raphaël Chevalier).

Enfin, pour terminer, une vidéo amateur avec ce qui est peut-être la dernière prestation scénique de René Werneer à ce jour.

Dans le prolongement du concert Olympia 2012 (qui fut bien sûr immortalisé par un cd/dvd) Alan partit en tournée avec son groupe actuel.

Entre autre un concert à Cachan le 9 mars 2012.

Ce soir-là René était dans le public.

Certains l'ayant reconnu, il décida de monter sur scène et d'emprunter le violon de Raphaël Chevalier pour jouer un morceau avec Alan.

Participant ainsi devant un public ravi à une nouvelle version de Tri Martolod.

Merci à toi René !

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:41
"Amzer" nouveau cd d'Alan Stivell

Le nouveau cd d'Alan Stivell "Amzer" (Saisons) sortira le 22 septembre 2015 soit d'ici trois semaines.

Bonne nouvelle bien entendu que cette annonce de la sortie du 25 ème album d'Alan.

Un disque distribué par "World Village" (Harmonia Mundi) en guise d'introduction à une longue tournée (2015-2016) à travers toute la France ainsi qu'à Bruxelles et à Genève.

http://www.alanstivell.com/language/fr/

Le cd "Amzer est aussi pour Alan l'occasion de fêter ses 50 ans de carrière professionnelle.

Ce qui nous ramène en 1965.

A noter que la carrière d'Alan Cochevelou avait déjà démarré en 1959 quand Alan (15 ans) avait accompagné à la harpe celtique des artistes comme Armand Hass, Yvette Nicol ou encore Andréa Ar Gouil avec laquelle il enregistrera quatre 45 tours.

En 1961, Alan Cochevelou enregistre alors un premier disque instrumental "Musique Gaélique" composé de six titres à la harpe.

Il s'agit du premier disque de harpe celtique en solo avec des arrangements de son père, Jord Cochevelou.

En 1964, Alan prend alors le pseudo de "Stivell" et enregistre un deuxième disque instrumental "Telenn Geltiek" avec des airs bretons, irlandais et écossais.

Suite à son contrat chez Philips en 1968, Alan enregistrera ensuite un premier 45 tours "Flower Power"(4 titres) puis un second en 1969 "Crépuscule sur la rade" (2 titres) deux disques qui ressemblaient d'avantage à de la chanson de variétés.

Cette page "variétés" se fermera définitivement en 1970 avec le 45 tours "Brocéliande" extrait de l'album "Reflets".

A partir de cette époque Alan va devenir petit à petit une des principales figure de proue de la musique celtique.

Tout au long de ces cinquante années, Alan Stivell n'a jamais cessé d'explorer cette musique en allant au plus profond de ses racines et en la confrontant aux formes les plus novatrices de la modernité.

Le répertoire d'Alan contient à la fois des musques traditionnelles mais aussi et peut-être même surtout des compositions d'inspirations diverses.

Au fil de ses disques Alan a toujours innové, fait se rencontrer le celtique avec d'autres cultures, mariant sa musique avec le rock, le jazz, le classique ou même l'électronique ces dernières années.

Dessinant et concevant de nouvelles harpes toujours plus perfectionnées, recherchant des sonorités toujours plus sophistiquées.

C'est de nouveau le cas avec son nouveau cd "Amzer".

En tant qu'auteur de ce blog j'ai eu le privilège d'écouter ce disque peu avant sa sortie.

Une première impression de calme et de musique relaxante se dégage aux premières écoutes.

La voix d'Alan tantôt grave, tantôt plus aiguë se pose sur les cordes de la harpe dont la sonorité est encore plus cristalline qu'à l'accoutumée.

Consacrés aux saisons (amzer), cet album est fait de chansons, de poèmes et d'instrumentaux.

"Amzer" nouveau cd d'Alan Stivell

On y entend des Haïkus récités par Alan et par Toshiko Dhotel, des textes en Gaélique lus et chantés par Grainne O' Malley et Alan qui comme à son habitude chante également en Breton, en Anglais et en Français.

Quelques compagnons de route comme Gaëtan Grandjean (guitares) et Loumi Séveno (alto) accompagnent Alan sur ce disque.

Plus d'autres musiciens comme Cédric Alexandre (contrebasse), Anne Gwen Brodu (flûte traversière), Nicolas Hild (percussions, machines) , David Millermann (guitares, programmations), Valérie Piron (percussions japonaises), Maliko Oka (voix parlées en Japonais), Nicolas Pougnand (sound desing).

Tous réunis autour d'Alan pour donner à ce disque des colorations assez contrastées.

Pour l'instant, mes préférences vont pour les titres "New amzer" à cause de la voix d'Alan et du son de la harpe.

Aussi à la chanson "Au plus près des limites- je marcherai" principalement chantée en Breton.

J'aime bien aussi "Postscript" pour les beaux échanges vocaux entre Alan et Grainne O' Malley.

Enfin le titre "What could I do " pour les basses de la harpe qui suggèrent un rythme de blues.

Selon moi, il y a de toute évidence une "parenté entre ce cd et d'autres disques plus anciens d'Alan comme "Légende" ou "Trema'n Inis".

En voici un avant-goût

Photo de Daniel P.
Photo de Daniel P.

En tout cas à plus de 70 ans, Alan Stivell est toujours là et bien là.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 21:17
Le bon tour d'Alan Stivell

Une fois n'est pas coutume, un lien vers une émission diffusée par FR 3 Bretagne " A travers chants".

Des reportages qui présentent des chansons ayant un rapport étroit avec la Bretagne et les resituent dans leur contexte de l'époque.

La Suite sud-armoricaine d'Alan Stivell reste pour moi une chanson culte qui m'a fait découvrir la musique bretonne et fait naître en moi cette passion pour la musique celtique.

Durant des années, j'ai ignoré que ce titre s'appelait en réalité "Pardon Spezet" et qu'il s'agissait d'une chanson paillarde.

j'ai bien ri en découvrant la traduction puis en pensant à tous ces gens des divers coins de l'Europe qui (comme moi) avaient fredonné cette chanson sans savoir ce qu'elle disait.

En découvrant ce petit reportage, je n'ai pas résisté à l'envie de le publier sur ce blog pour vous faire partager ce "bon tour" joué par Alan Stivell et ses amis musiciens.

J'ai été touché en voyant ces images d'Alan entouré de Dan Ar Braz, Gabriel Yacoub et René Werneer, tout les quatre arborant un large de sourire.

Ces quatre mousquetaires, idoles de ma jeunesse dont j'avais rêvé la ré-union quand j'ai écrit mon article à propos du groupe W.A.Y.S.

Juste une petite chose encore.

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec FR3 à propos du titre du morceau.

Il s'agit bien d'une suite puisqu'il y a d'abord l'introduction à la flûte puis la chanson "Pardon Spezet".

Sud-armoricaine, donc du sud de l'Armorique, petit jeu de mot avec sud-américaine.

mais l'intro est jouée au whistle (flûte irlandaise) et non pas à la kena ( qui est bien une flûte d'Amérique du Sud);

Du moins c'est mon avis

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 16:42

Dans mon article L'Olympia, un an déjà (Alan Stivell)   j'avais déploré que, un an après ce concert mythique, aucun dvd n'était été produit pour immortaliser l'évènement.

 

C'est à présent chose faite puisque le "précieux objet" vient de sortir en cette fin juillet 2013.

 

dvd3

 

Inutile de dire que je me réjouis déjà de pouvoir acquérir ce dvd-cd qui cèlèbre le 40 ème anniversaire du passage d'Alan à l'Olympia en 1972.

Nul doute que cette parution fera le bonheur des très nombeux fans d'Alan Stivell.

 

 

dvd2

 

Un cd donc (14 titres) regroupant les meilleurs moments de cette soirée et un dvd de 2 h 40' montrant l'intégralité du concert (32 titres).

Alan avec ses musiciens habituels plus de nombreux invités : René Werneer (violon) Dan Ar Braz (guitare électrique (soit deux musiciens de l'Olympia '72) + Nolwenn Leroy, Robert Le Gall (guitare, violon), Johanne McIver (chant, flûte), Pat O' May (guitare électrique), Kevin Camus (uilleann pipe) et le Bagad de Saint-Malo.

 

Un spectacle grandiose, à la hauteur du personnage. 

 

 

dvd4

      Alan, Robert Le Gall, Edouard Leys, Raphael Chevalier et le bagad de Saint-Malo

 

 

 

 

Brezhoneg Raok

Tud an Argoad ha tud an Arvor
Tud diwar ar maezh ha tud ar c'hêrioù bras
Tud Breizh izel ha tud an Naoned
Diwallit' ta mar plij, diwallit' ta
 
RERAIN :
Hep Brezhoneg, hep Brezhoneg,
Hep Brezhoneg, Breizh ebet,
Hep Brezhoneg, hep Brezhoneg,
Hep Brezhoneg, n'eus ket Breizh ken !

Mar c'hellit ket sell' dre ho taoulagad
Mar c'hellit ket lar' dezhi "da garan"
Mar c'hellit ket lar' "va mab" d'ho bugel
Echu eo an abadenn da virviken

Da virviken ez a da vezañ dall
Un dachennn gwell d'ar Gwirvoud, d'an Hollved
Un tamm muioc'h mac'homet an denelezh
Gant an nerzh, an arc'hant, an danvez.

 

Traduction : (la langue Bretonne d'abord)

 

Gens des terres et gens des côtes,
Gens des campagnes et gens des grandes cités,
Gens de basse Bretagne et gens du Pays Nantais,
Prenez garde, je vous avertis, prenez garde!

 
REFRAIN  :
Sans langue bretonne, sans langue bretonne,
Sans langue bretonne, il n'y a pas de Bretagne !
Sans langue bretonne, sans langue bretonne,
Sans langue bretonne, il n'y a plus de Bretagne !

Si vous ne pouvez regarder avec vos propres yeux,
Si vous ne pouvez lui dire "je t'aime",
Si vous ne pouvez dire "mon fils" à votre enfant,
La séance est à jamais terminée

A jamais un champ de vision
De la vérité, de l'univers s'aveugle.
L'humanité est un peu plus tyrannisée
Par la force, l'argent et la matière.

 

 

 

 

Pour plus d'infos à propos du dvd : link

                                                        link

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 07:30

Il y a tout juste un an, le 16 février 2012, Alan Stivell fêtait les 40 ans de son concert mythique de 1972.

 

olympia2013

 

Je n'ai pas eu le bonheur d'y assister mais d'après tous les échos entendus, ce concert fut à l'image du personnage... grandiose.

A l'époque, j'avais fait deux articles à propos de cet évènement exceptionnel.

Alan retourne à l'Olympia

René Werneer retrouve Alan Stivell

 

 

J'avais envie d'y revenir un an après car j'avais vraiment été très enthousiasmé par l'idée de cet anniversaire et de ces retrouvailles.

J'avais cependant espéré qu'un dvd sortirait pour "immortaliser" le spectacle.

D'autres que moi sont dans le même cas puisque de nombreux visiteurs sont arrivés sur ce blog en quête d'une info à propos de ce dvd.

Mais à ce jour, toujours rien ce qui est tout de même assez décevant.

 

Certes il y avait eu le 25 avril 2012 une soirée spéciale sur FR3 Bretagne qui diffusa un documentaire

"Au delà des frontières Stivell" suivi de la rediffusion intégrale du concert.

Cependant, tout le monde ne capte pas FR3 Bretagne (en plus c'était à partir de 23 heures !).

Bon nombre de fans ont donc le droit de se sentir frustrés.

 

A côté de cela, le 12 février il y eut la sortie de "Ar pep Gwellan" un double cd best-of.

 

olympia20136

 

Le premier cd est une version remastérisée du disque à l'Olympia de 1972 ( ce qui est une bonne idée en soi) mais le second est une xième compilation qui n'apporte pas grand chose.

Pourquoi pas un double cd du concert de 2012 ?

 

 

J'arrête là mes propos négatifs causés par la déception car qui sait, ce dvd finira peut-être par sortir un jour ?

 

Rectification :

il y a 6 mois, au moment d'écrire cet article, j'ignorais que ce dvd allait finalement voir le jour fin juillet 2013.

Il s'agit d'un dvd vidéo de l'intégralité du spectacle (2 h 40') accompagné d'un cd extrait des meilleurs moments du concert (14 titres).

Voir mon article DVD Alan Stivell Olympia 2012

Mes excuses donc pour mes propos un peu négatifs dans les lignes qui précèdent.

Rakaniac, 28/07/2013

 

 

Et en attendant, voici quelques vidéos extraites de ce concert qui fut tout simplement magique.

 

La chanson "The Wind of Keltia" démarrait le disque de '72. Elle a toujours été une de mes préférée tant par sa musique (ah les whistles !) que par ses paroles.

J'avais déjà fait un article sur le sujet ( The Wind of Keltia ) où je m'étais plu à prolonger le texte d'Alan par un poème perso.

J'insistais sur le fait que ce "Vent de Celtie" m'avait à jamais "insufflé" cette passion pour la musique celtique.

 

olympia20133

 

Dans cette version 2012, on ne peut qu'admirer le "toucher" du guitariste Dan Ar Braz dont les cordes répondent à celles de la harpe d'Alan.

 

 

 

 

"40 Vloaz' zo" est en fait une version chantée du titre "Kost ar c'hoad".

Une danse bretonne bien rythmée avec Alan au low whistle et au chant, Marcus Camus à la batterie, Gaetan Grandjean à la guitare, Edouard Leys aux claviers, Robert Le Gall à la mandoline, Raphael Chevalier et René Werneer aux violons.

Un air qui donne envie de danser et les spectateurs ne s'en sont pas privé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

olympia20137

                                               René, Alan, Kevin Camus (uillean pipes) et Nolwenn

 

 

Pour ce concert, Alan avait aussi invité le guitariste Pat O' May.

Guitariste de hard-rock dont je vous parle dans Le onze de Bretagne (1) .

Terrible musicien qui compose aussi de la musique celtique.

Voici donc une version "musclée" de "Ian Morisson Reel" un instrumental que j'ai toujours admiré pour la performance d'Alan à la cornemuse ainsi que pour le jeu du fiddle.

Après René Werneer, Patrig Kerre, Pierrick Lemou, Robert le Gall, Loumi Séveno et quelques autres, c'est à présent au tour de Raphael Chevalier de faire virevolter son archet sur les cordes de son fiddle endiablé.

Gaétan Grandjean, lui aussi à la guitare électrique montre également son talent sur ce titre.

 

 

 

 

 

 

Classique des classiques "Pop Plinn" salue le retour de Dan Ar Braz et aussi le bon soutien du Bagad

"Quic en Grogne" de Saint-Malo.

Harpe, guitare électrique et bombardes tirent la mélodie de cette "dans plinn" dont la première version était sortie sur un 45 tours en 1971.

 

olympia20134

 

Là aussi bien sûr, un titre qui est resté un de mes préférés.

En précurseur qu'il était et qu'il est resté Alan Stivell fut le premier à mettre des arrangements rock sur une danse bretonne...avec le succès que l'on connaît.

 

 

 

 

Dernier extrait, "Brian Boru" une chanson plus récente qui date de 1995.

Alan avait mis des paroles et arrangé cette marche irlandaise pour rendre hommage à cet ancien guerrier irlandais qui était aussi harpiste.

Alan assimile aussi cette chanson à un message de paix en Irlande.

Dans la version 2012, Nolwenn Leroy chante en duo avec Alan et c'est Robert le Gall (qui accompagnait déjà Alan en 1995) qui tient la guitare électrique.

Une terrible version !

 

 

 

 

Merci à Alan pour ce fantastique concert !

 

 

olympia20135

                               Pat O' May, Nolwenn, Robert, Raphael, Edouard Leys et Alan.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:05

Je n'ai jamais caché ma nostalgie pour le Stivell des années '70, années qui correspondent à l'époque

où j'ai découvert la musique Celtique, j'ai toujours suivi la carrière d'Alan depuis quarante ans à présent.

Découvrant des "merveilles" dans chaque cd d'Alan au fil des années.

Musicien très créatif, Alan n'a pas cessé de nous étonner au long de ces années en sortant des disques

qui allaient dans de nombreuses directions.

En musique Celtique, Alan Stivell est probablement un des plus novateurs au niveau de ses expériences musicales.

 

alan 

 

Alan a tout voulu nous faire partager : l'histoire de la Bretagne, les poètes Bretons, une symphonie Celtique, la musique électronique, le métissage avec d'autres cultures...

 

En même temps, il a poursuivi le travail de son père (Jord Cochevelou) qui avait 're-créé" la harpe des Celtes en continuant, au prix de nombreuses recherches, à faire évoluer cet instrument incomparable.

 

Ardent défenseur de la langue Bretonne, Alan en fait sa langue de prédilection durant les premières années de sa carrière.

Il chante aussi un peu en Anglais et en Gaélique mais pas beaucoup en Français.

 

Le Breton colle très bien à la musique d'Alan.

Bien sûr, pour la majorité, cette langue est inconnue mais pas désagréable du tout à écouter.

Il y a toujours moyen de s'en tirer avec des traductions.

Et puis, je reste persuadé que la plupart des gens qui écoutent des chansons en Anglais ne comprennent pas non plus les trois quarts des paroles...donc

 

Au 21 ème siècle, je trouve très important que les chanteurs Bretons continuent de s'exprimer dans

leur langue.

Depuis des décennies en Bretagne, d'importants efforts ont été faits pour que la langue bretonne soit préservée (enseignement du Breton à l'université, écoles Diwan, simplifications de l'orthographe (bzh), émissions radio et tv en Breton, promotion de la littérature...).

Des efforts semblables sont faits au Pays de Galles ainsi que dans les pays où l'on parle encore le Gaélique (Irlande, Ile de Man, Ecosse).

Et je trouve très positif que de nombreux artistes apportent leur grande contribution à cette diffusion des langues Celtes.

C'est à la fois encourageant et indispensable.

Et cet effort doit rester permanent car rien n'est jamais acquis en la matière.

 

 

En février dernier, Alan a fêté le quarantième anniversaire de son fameux concert à l'Olympia en 1972.

Je vous en parle dans deux articles précédents :

Alan retourne à l'Olympia

René Werneer retrouve Alan Stivell

 

 

Un peu moins de quanrante ans séparent les deux chansons ci-dessous.

En 1973, Alan sort son album "Chemins de terre" entouré par plus ou moins les mêmes musiciens que sur le disque à l'Olympia.

René Werneer (fiddle-vocaux), Gabriel Yacoub (banjo-dulcimer-guitare-vocaux), Dan Ar Braz (guitare électrique-vocaux), Pascal Stive (orgue), Michel Santangeli (batterie) et Jean-Luc Hallereau (basse) enregistrent avec Alan un magnifique album.

 

metig1

            Pascal Stive - Michel Santangeli - René Werneer - Dan Ar Braz - Alan Stivell (en 1973)     

 

"Brezhoneg raok", "An Dro Nevez", "Ian Morisson Reel", "Suzy Mc Guire" en sont les plus beaux fleurons.

Ainsi que la chanson "Metig" qui reste une de mes préférées de ce disque.

 

 

Voici une autre version de "Metig"en 1975 quand Alan fut invité à l'émission "Dimanche Martin"

Jacques Martin n'avait jamais caché ses sympathies pour la Bretagne.

 

 

 

Pascal Stive, Michel Santangeli, Dan Ar Braz et René Werneer sont toujours avec Alan et le bassiste

Jacky Thomas a remplacé Jean-Luc Hallereau.

Nos amis sont en très grande forme sur ce plateau télé.

Alan, René et Dan ont vraiment l'air de bien s'amuser et quel plaisir de les revoir chanter tous ensembles.

 

 

Metig :

Tud yaouank a Vreizh-Izel, didostit da glevet
Un istor eus ma daeroù ha ma foanioù kalet

Me zo ur c'hloareg yaouank deus eskopti Kemper
O vont d'ober e studi da esktoù Treger

E bord ar mor on ganet, e bro Sant Gwennole
spds eb emmddh.
Ha biskoazh nemet glac'har am eus bet em buhez

Glac'har a wir garantez, setu ma flanedenn
Planedenn rust ha kalet da heuliañ penn-da-benn

O tostaat ouzh Landreger, me 'gavas ur plac'hig
Koant evel un ael Doue, he anv 'oa Metig

"Salud deoc'h ! plac'hig yaouank," a lavaris dezhi
"Eveldon oc'h ankeniet o kuitaat tud ho ti

Ho tornig flour em dornig lakit gant karantez
Evel-se vimp eürusoc'h o ouelañ asambles"

 

traduction littérale :

Jeunes gens de Basse-Bretagne, approchez pour entendre
Une histoire de mes larmes et de mes dures peines

Je suis un jeune séminariste de l'évêché de Quimper
Qui va faire ses études dans l'évêché du Trégor

Au bord de la mer, je suis né, au pays de Saint Guénolé
Et toujours, rien que de la douleur, j'ai eu dans ma vie

Douleur du vrai amour, voici mon destin
Destin dur et rude, à suivre d'un bout à l'autre.

En approchant de Tréguier, je trouvai une fille
Jolie comme un ange de Dieu, son nom était Metig

"Salut à vous, jeune fille" je lui dis
"Comme moi, vous êtes angoissée de quitter les gens de votre maison

Votre petite main douce dans ma main, vous mettez avec amour
Comme cela, nous serions plus heureux, à pleurer ensemble."

 

 



Après la séparation de ce premier groupe "Stivell" en 1975,

Alan poursuivra sa queste musicale en continuant à tourner en Europe et même au delà (USA, Australie...) et en enregistrant une vingtaine de disques jusqu'en 2009.

 

metig4.jpg

 

Comme je le disais plus haut, des albums aux concepts très variés (harpes Celtiques, légendes Celtes,

musiques improvisées, chants traditionnels...) et aux sonorités très diverses.

 

 

 

Fin 2009 (presqu'en 2010) Alan sort le cd "Emerald" une sorte de noces d'Emeraude (40 ans)

par rapport à son premier album chanté "Reflets" sorti en 1970.

 

Dans ce disque, Alan est entouré par Loumi Seveno (ex. Tri Yann) au violon, Gaetan Granjean aux guitares, Nicolas Méheust (claviers et basse) et Marcus Camus (batterie et percussions).

 

metig5

 

"Brittanny's" (de Bretagne) - Ar Bleizi Mor (les loups de la mer) " est le titre qui démarre le cd.

Une chanson que j'aime beaucoup tant pour son rythme que pour son mélange de sonorités bretonnes et irlandaises.

Une chanson-slogan d'Alan plus que jamais Breton et citoyen du monde.

 

Depuis quelques années Alan a pris l'habitude d'écrire des chansons dans deux ou trois langues.

Mélangeant ainsi le Breton au Gaélique ou le Breton à l'Anglais ou au Français.

Dans Brittanys, les trois langues s'enchaînent avec bonheur.

 

 

 

 

 

 

Brittany's

 

Deuet omp, deuet omp, d'an darvan

Deuet omp, deuet omp d'an abadenn

Lar din lili, digas dour din

Digoue't e DinEdin

 

C'est la mer qui nous réunit

Between Ireland and Brittany (entre l'Irlande et la Bretagne)

par saint Patrick, par sympathie

Ou Saint Yves ou les druides.

 

refrain : Ar bleizi mor, an dud kalet -lola

             Ar bleizi mor, 'zo tud kalet

             Ar bleizi mor, evel ar Vretoned

             Ar bleizi mor, 'vel ar Vretoned

 

Pour nous la mer est la patrie

We fishermen from Brittany (nous pêcheurs de Bretagne)

Tout autant que l'Armorique

La mer nous réunit

 

Sailors, pipers of Brittany (marins, sonneurs de Bretagne)

An Bhriotain-bheag agus Eireann

Et aux pêcheurs et aux poissons,

Paix, honneur et pardon.

 

Un peu gaulois, très gallois

Sans doute européens mais

Un peu gaulois, très gallois

Océanais on est.

 

Le monde est ma maison

Et la Bretagne est mon apart'

je le dis sans hargne et à raison,

Sans honte, on est Bretons

 

Bet on bet er bed a-bezh

Met le'ch ebet 'el Breizh

Met Bed ebet, Bed ebet

Breizh ha Bed ebet ken.

 

Ar Bleizi mor, kalet evel'n holl Vretoned.

 

 

Metig (1973) et Brittany's (2009) deux très bonnes chansons d'hier et d'aujourd'hui.

Merci Alan !

 

 

  metig2

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:22

Le 16 février 2012, Alan Stivell remplissait donc l'Olympia de Paris à l'occasion du 40 ème anniversaire de son concert de 1972.

 

Parmi les musiciens invités, le guitariste Dan Ar Braz et le violoniste René Werneer qui accompagnaient Alan  à l'époque.

Si l'image de Dan Ar Braz (carrière solo, Héritage des Celtes) est restée bien présente à l'esprit de la plupart des amateurs de celtique, beaucoup d'entre nous avaient perdu de vue René Werneer.

 

René avait fait ses débuts dans la musique folk en 1971 aux côtés de Gabriel Yacoub.

Fin de cette même année, Alan va les engager tous les deux pour faire partie de son nouveau groupe.

René Werneer restera quatre ans aux côtés d'Alan avec qui il enregistrera quatre disques :

ReneAlan

                                                      Alan et René en 1973

 

 

A l'Olympia (1972)

Chemins de terre (1973)

A Langonnet (1974)

A Dublin (1975).

 

Dans l'intervalle, René se produira deux fois au Festival de Kertalg (Moëlan sur Mer) en 1972 et 1973.

Sur les 33 tours extraits de ces festivals, René joue des morceaux soit en solo, soit avec Gabriel Yacoub ou encore avec le chanteur Happy Traum (USA).

A ces festivals, René rencontrera aussi les membres du groupe irlandais Planxty qui l'inviteront à jouer avec eux sur scène.

 

Fin 1975, Alan s'oriente vers d'autres projets (disque "Treman Inis" en l'honneur de poètes bretons) et se sépare de ses musiciens à l'exception de Dan Ar Braz.

 

René Werneer, Michel Santangeli, Jacky Thomas et Pascal Stive vont alors former le groupe "Ys" en compagnie du guitariste Pierre Chereze.

En 1976, ils enregistrent le disque "Madame la Frontière".

Et ce groupe (dont les sonorités rappelaient en partie celles du disque "A Dublin") remporta un certain succès.

Pour les avoir vus en concert à Liège à l'époque, je confirme qu'ils s'y entendaient pour mettre de l'ambiance.

 

Fin 1976, "Ys" se sépare pourtant et tandis que ses trois compères forment le groupe "Keris", René Werneer rejoint "Malicorne" sur scène (remplacement provisoire de Laurent Vercambre) durant un an.

 

En 1977, il se lance ensuite dans le projet musical "L' Habit de Plumes".

Claude Alvarez-Pereyre (violon) , Jean Chevalier (batterie), Claude Le Péron (basse), Jean-Luc Chevalier (guitares) Brian Gulland (basson-flûtes) font partie de ce groupe.

La musique de l'Habit de plumes est un mélange de pop-rock, de musique folk et médiévale.

En plus de jouer de plusieurs instruments, René y chante également.

En 1978, "Ecoutez tous pauvres et riches" sera le second album de l'Habit de plumes.

 

Puis en 1980, il enregistre avec la chanteuse Catherine Ribeiro l'album "la Déboussole"

 

Nouveau disque en 1981 avec " Musiques traditionnelles et savantes pour les violons" encore en duo avec Claude Alvarez-Pereyre dans un style complètement acoustique.

 

Après cela, René participe à des festivals de musique irlandaise avec le guitariste Alem Alquier

avant de former "La Réjouissance française " un quatuor à cordes.

C'est avec ce quatuor (François Cosic (violon), Philippe Hoclet (alto), Dominique Puchard (violoncelle))

qu'il participe en 1990 au cd "Bel" de son ami de toujours Gabriel Yacoub.

 

Ensuite, René Werneer quitte la scène pour se consacrer à l'enseignement.

Et d'après une de ses élèves, René oriente uniquement ses cours sur la musique classique.

Très peu intéressé par les musiques récentes et critique par rapport à la société actuelle, René donne

des cours très variés qui vont bien au delà du cadre de la musique.

"De véritables leçons de philosophie" dit-elle.

En plus de la musique, René Werneer transmet à ses élèves un goût et une ouverture pour tout les arts en général (peinture, littérature...).

Pas étonnant que, pour les étudiants motivés, ce professeur soit particulièrement apprécié.

 

 

 

En rejoignant Alan sur la scène de l'Olympia, cela fait donc longtemps que René Werneer ne s'est plus produit en public. 

Dans une interview avant ce concert, Alan a dit qu'il n'avait plus vu René Werneer depuis cette époque (1975).

L'émotion est donc grande lors des retrouvailles sur scène.

 

renewer

 

Emotion pour moi aussi car comme déjà expliqué dans des articles précédents René fait partie des idoles de ma jeunesse.

Il faut dire que son style était étonnant.

Parfois sautillant, toujours souriant, René Werneer impressionnait par sa virtuosité et par la qualité de ses arrangements au violon.

Appelé "fiddle" (comme en Irlande et en Ecosse) ce violon me donnait l'impression d'être magique.

C'était la première fois que j'entendais jouer de cette manière cet instrument que je croyais réservé à la musique classique.

Avec la harpe, les flûtes, la guitare électrique, la batterie, la basse, le dulcimer, l'orgue...et le fiddle, la musique d'Alan Stivell partait vraiment dans toutes les directions.

Quelle richesse de sonorités, quelle diversité !

 

Je n'ai hélas pas eu la chance d'assister à ce concert mais d'après les infos récoltées sur le Net, ce fut grandiose.

Alan démarra en s'adressant au public.

En 1972, il n'avait pas imaginé tout ce que que ce spectacle à l'Olympia allait déclencher.

Ni cet engouement du public à son égard.

Il rappela aussi que c'est la harpe recrée par son père (Jord Cochevelou) qui était à la base de toute sa prise de consience et de sa démarche musicale. 

 

Alan et ses invités ont interprétés pas moins de 32 titres dans ce concert de 2012.

Deux parties plus les rappels qui ont permis aux spectateurs de ré-entendre tous les titres de 1972 plus des morceaux puisés dans tout le répertoire d'Alan (Ne bado ket atao, Brian Boru, Té, Bleimor le Bagad, Son ar chistr...)

Un public qui ne se contenta pas seulement d'applaudir mais qui dansa aussi sur certains titres (An Dro...).

 

Alan était entouré de sa nouvelle équipe : Marcus Camus (batterie-percussions) , Gaëtan Grandjean (guitares), Raphael Chevalier (violon-mandoline) et Edouard Leys (claviers).

Plus le Bagad Quic -en- Grogne de Saint- Malo (cornemuses, bombardes, tambours), Nolwenn Leroy (chant),  Robert le Gall (direction musicale-mandoline-violon), Dan Ar Braz (guitare électrique) , Kevin Camus (whistle-uilleann pipe), Pat O' May (guitare électrique), Johann Mac Iver (flûte-small pipe- chant) et bien sûr René Werneer.

 

Quelques images de ces retrouvailles :

The trees they grow high

 

 

 

 

Puis "The King of the Fairies"

avec trois violonistes René (années '70) + Robert Le Gall (années '90) + Raphael Chevalier (années 2010).

 

 

 

 

Bien entendu, ce concert 2012 va faire l'objet d'un dvd qui sortira dans peu de temps.

 

 

A noter enfin qu'Alan vient de sortir un cd best-of "Ar Pep Gwellan"

 

renewer3

 

Ce double album reprend une série de 16 chansons sur premier cd et la ré-édition remastérisée du concert à l'Olympia de 1972 sur le second.

 

 

Alan, René, Dan, Nolwenn, Robert et les autres...merci d'être là !

Trugarez Vraz !

 

renewer2

 

 

Pour d'autres infos et photos :

 

link

 

link

 

 

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:45

 

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Alan Stivell retourne à l'Olympia le jeudi 16 février 2012.

olympia1

Il y a quarante ans (!) de cela (c'était le 28 février 1972) Alan remplissait l'Olympia de Bruno Coquatrix

pour un concert mémorable.

Et ce spectacle allait être à la base d'un engouement phénoménal pour la musique Celtique et Bretonne en particulier.

Le disque de ce concert se vendit à plus de 1.500.000 exemplaires en France et en Europe.

Et durant les années qui suivirent, les tournées d'Alan Stivell connurent un très grand succès dans toute l'Europe et même au delà.

 

Le public de France mais aussi de Belgique, des Pays-Bas, d'Allemagne, d'Italie...découvrait une alternative à la musique de Variétés ou au pop-rock Anglo-saxon.

En effet, en dehors des Irlandais, des Ecossais ou des Bretons, peu d'Européens avaient entendu parler de musique Celtique avant 1972.

 

Dans la foulée d'Alan, d'autres artistes Bretons comme les Tri Yann, Gilles Servat, Glenmor, le groupe Triskell...se firent connaître à leur tour.

La première "Vague Bretonne" secoua donc les rivages du show business durant les années '70.

 

Véritable électrochoc, ce concert de 1972 fut pour moi le détonateur de cette passion pour le Celtique qui n'a jamais fait que croître depuis lors.

Quelques mois plus tard en effet j'achetais d'abord les 45 tours "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod" avant de me jeter sur les disques "A L'Olympia" et "Chemins de Terre".

J'avais 15 ans à l'époque et Alan et ses musiciens devirent très vite mes idoles.

 

Encore aujourd'hui et même si Alan a fait beaucoup de très bons disques par la suite, l'album à l'Olympia reste quelque chose d'unique.

 

Il faut dire que ce soir là, ces gars avaient fait quelque chose de vraiment très fort.

 

Mélanger les sonorités des groupes rock (orgue, guitare électrique, batterie, basse) à celles d'instruments comme le violon, le dulcimer, la bombarde, la flûte, le banjo.

Et bien entendu, cette harpe (qui n'avait rien à voir avec la grande harpe des orchestres classiques), cette harpe au son magique, inconnu auparavant.

Ces musiciens surdoués qui jouaient des musiques qui ne ressemblaient à aucune autre.

Des solos de guitare, des solos de violons, des flûtes puis la batterie et puis la harpe, c'était tout simplement fabuleux.

Et les voix, avec des moments à capella, celles de Gabriel Yacoub, de René Werneer, de Dan Ar Bras qui se mélangeaient à la voix magnifique d'Alan.

En plus, en dehors de l'Anglais, écouter du Breton ou du Gaélique (langues totalement inconnues), ça avait quelque chose d'irrationnel.

Cette communion, cet enthousiasme, c'était vraiment incroyable.

 

Le 28 février 1972, Alan est sur scène avec 9 musiciens :

Serj Parayre est aux percussions,

Michael Klec'h à la bombarde et à la flûte,

Michel Santangeli à la batterie,

Dan Ar Bras à la guitare électrique,

Henri Delagarde au violoncelle, à la flûte et à la bombarde,

Gérard Levasseur à la basse,

Pascal Stive à l'orgue,

René Werneer au fiddle

et Gabriel Yacoub à la guitare, au dulcimer et au banjo.

Quant à Alan, il chante, joue de la harpe celtique, de la flûte irlandaise et de la bombarde.

olympia2

                            Alan Stivell  -  Gérard Levasseur   -  Gabriel Yacoub

 

olympia3

 

                                                                    Pascal Stive  - René Werneer - Alan

                                                                    (photos Universal music)  

 

olympia5

Pascal Stive-René Werneer- Alan -Jean-Luc Hallereau (bassiste du disque suivant)

et Dan Ar Bras

 

olympia7

Alan- Gabriel Yacoub-Jean-Luc Hallereau- René Werneer-Dan Ar Bras- Michel Santangeli- Pascal Stive

 

 

J'avais déjà présenté des chansons de ce concert dans des articles précédents :

 

Suite Sud Armoricaine

 

The trees they grow high

 

The Wind of Keltia

 

J'ai toujours adoré les deux titres ci-dessous également.

"Telenn Wad" une petite poésie en Breton avec des images très fortes.

Dans ce titre, Alan fait apprécier tout le registre de sa voix.

Et bien sûr "The Foggy Dew" sur la révolte des Irlandais en 1916.

Un titre que j'ai toujours chanté avec grand plaisir.

 

 

 

 

 

La "Suite Sudarmoricaine" terminait le concert de 1972 en apothéose.

Depuis, Alan l'a re-chantée un nombre incalculable de fois.

Nul doute que ce sera encore le cas pour cet Olympia 2012 qui s'annonce très prometteur.

 

Alan a demandé à Robert Le Gall de s'occuper de la direction artistique de son groupe.

Robert s'était déjà chargé brillament de ce rôle quand il fit partie du groupe Stivell entre 1995 et 1999.

 

olympia18

Robert Le Gall

 

Deux musiciens de l'époque Dan Ar Bras(z) et René Werneer seront présents.

 

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                                                             Dan Ar Braz

 

olympia14

René Werneer

 

Si Dan Ar Braz est resté très présent sur la scène Bretonne (carrière en solo, l'Héritage des Celtes) on ne sait plus grand chose de René Werneer (Ys, Habit de plumes, Malicorne, la Réjouissance Française) après les années '80.  René a depuis lors quitté la scène pour se consacrer à l'enseignement.

 

 

Sur scène avec Alan le 16/02/12,  il y aura aussi le Bagad Quic en Grogne de Saint-Malo ( depuis la "Symphonie Celtique, on sait qu'Alan aime de temps à autre jouer avec un bagad)

 

et Nolwenn Leroy qui grâce à son talent et à son enthousiasme est à l'origine de la "Vague Bretonne" des années 2010.

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                                                           Nolwenn Leroy

 

 

 

Tout ce beau monde sur scène, ça risque d'être grandiose.

Plus que 15 jours à patienter !

 

 

 

  olympia17

 

 

Ci-dessous une répétition avec le Bagad Quic en Groigne:

link

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 22:11

Encore un peu de nostalgie...

 

Pour tous ceux qui n'ont pas eu la chance de LES voir en 1972-1973, voici les idoles de ma jeunesse.

Ceux à cause de qui je suis tombé dans la marmite de la musique celtique quand j'étais petit.

Ceux qui m'ont rendu fou de cette musique.

Ceux dont l'image et le talent m'ont marqué à jamais.

Ceux sans qui je n'aurais jamais découvert tous ces autres artistes bretons, irlandais, écossais...

 olympia8;jpg

                                     Alan -Gabriel -Jean-Luc-Dan Ar Bras-Michel-René-Pascal  

 

 

Alan, René, Dan, Gabriel, Jean-Luc, Michel et Pascal, je ne vous remercierai jamais assez.

 

C'est donc avec beaucoup d'émotion que je vous présente ces vidéos du début des années '70.

 

1) The king of the Fairies :

 

 

(de gauche à droite : devant : Dan Ar Bras(z), René Werneer, Gabriel Yacoub et Alan Stivell

 derrière : Michel Santangeli, Jean-Luc Hallereau et Pascal Stive)

 

Dans la suite, Alan travailla avec de nombreux autres musiciens.

 

Dan ar Braz joua avec les Sonerien Du et avec Fairport Convention avant de mener sa carrière solo

puis de se lancer dans la grande aventure de l'Héritage des Celtes (on parle de reformation ?).

 

René Werneer forma le groupe Ys avant d'enregistrer des disques en solo (L'habit de plumes) puis de se consacrer à l'enseignement.

 

Gabriel Yacoub allait fonder le groupe "Malicorne" jusqu'au milieu des années '80 depuis il continue à chanter en solo. 

1975-alan-stivell-dublin-copie-1.jpg 

Batteur venu du rock, Michel Santangeli joua aussi avec "Ys" et "Keris" avant d'accompagner Dan ar Braz puis Jacques Higelin.

Il participa aussi à des cd du groupe Triskell.

 

Pascal Stive joua dans "Ys" et "Keris" avant de retourner vers la musique de variétés et les compositions.

Jean-Luc Hallereau se tourna également vers d'autres styles musicaux.

 

2) un titre "mondialement" connu : Tri Martolod

 

 

 

Cette fois Gabriel Yacoub a passé sa guitare à Dan ar Braz pour prendre son banjo.

Et Alan de nous enchanter avec sa harpe.

 

Trois jeunes marins qui étaient partis voyager

 tra la la la la la la

 ont navigué jusqu'à Terre Neuve...

 

 

P.S. merci au site "Harpographie" pour l'info

      et à "Megaltalodisco" pour les vidéos.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 22:34

 

65.000 visites déjà sur ce blog !

Visiteurs occasionnels ou habitués, soyez tous remerciés pour votre intérêt.

 

Vos commentaires et vos mails me font toujours très plaisir car c'est très agréable de pouvoir échanger et partager avec des gens qui ont la même passion que moi.

 

Ce blog m'a déjà permis d'entrer en contact avec artistes tels que Mélaine Favennec,  Yann-Fanch Kemener, Robert Le Gall,  Alain Carbonare,  Michel Santangeli, Claude Besson,  Cormac Breatnach,  Roy Gullane...

mais aussi avec des internautes dont les publications sur le net sont très intéressantes.

Je rend d'ailleurs hommage aux principaux d'entre eux dans mon article Les liens de Rakaniac .

 

Ces jours derniers un nouveau lecteur m'a envoyé un superbe cadeau.

Marc Ivain-Debouchaud était fan d'Alan Stivell en 1973 et assista aux concerts qu'Alan fit dans sa région.

Voici donc quelques photos prises par Marc dont j'ai envie de vous faire profiter.

 

stivell44.jpg

A l'époque, Alan était en pleine gloire.

Son disque à l'Olympia s'était vendu à 1.500.000 exemplaires.

Puis Alan s'était embarqué dans un très grand nombre de concerts avant d'enregister "Chemins de terre" avec plus ou moins les mêmes musiciens.

 

C'était l'époque des Dan Ar Bras, René Werneer, Gabriel Yacoub, Michel Santangeli...

(voir : Les groupes d'Alan Stivell   et  Concerts d'Alan Stivell )

 

Voici donc Alan à Dole dans le Jura en 1973.

 

Stivell Alan 5

 

Jean-Luc Hallereau (basse) - Alan - René Werneer

 

Stivell Alan 4

 

                                                         Alain Carbonare (orgue) Alan- René Werneer

 

Stivell Alan 6

 

Jean-Luc Hallereau et Alan

 

Stivell Alan 7

Ian Morrisson reel ?

 

Plus tard en 1973, Alan décide de se laisser pousser la barbe.

Voici donc d'autres photos de Marc Ivain-Debouchaud pour le concert qu'Alan avait donné à Dijon.

 

Stivell Alan 2

 

playing the bagpipe

 

Stivell Alan 3

 

with the thin whistle

 

Stivell Alan 1

 

playing celtic harp.

 

 

 

 

 

Rien que du bonheur ces images de Marc ! 
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  • : Musique Celtique : ma Passion
  • Musique Celtique : ma Passion
  • : La musique celtique est ma Passion. Alan Stivell, Donal Lunny, Andy Irvine, Gilles Servat, Claude Besson, John Doyle, Christy Moore, Kevin Burke, Gabriel Yacoub, Tri Yann, Karan Casey, Tannahill Weavers, Dan Ar Braz, Ossian ,Silly Wizard,Capercaillie, Solas, Lunasa, Dervish, Altan, Old Blind Dogs,Fairport Convention, Clannad,The High Kings, Davy Spillane, Cormac Breatnach, John Mc Sherry, Michael Mc Goldrick, Tony MacManus, William Jackson, Phil Cunningham, Tim Edey, Steven Cooney, Liam O' Flynn, Julie Fowlis,Cécile Corbel, Gwenael Kerleo...
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