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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 17:17
Arvest

Arvest (qui signifie spectacle en Breton) est un groupe qui a été formé en 2000.

Pourtant cela fait seulement deux ans que je l'ai découvert (honte sur moi !).

Je connaissais vaguement le nom mais en regardant par hasard des vidéos sur You tube j'ai vraiment beaucoup apprécié.

Il y a environ un an , j'avais emprunté leur premier cd (Distaol bras) à la médiathèque.

Le mois dernier, j'ai acquis leur deuxième disque (Fantazi).

Il était donc grand temps de le présenter sur ce blog.

Ce groupe est né de la rencontre de Yann Raoul (chanteur de groupe Angel I.K.) avec Yves Jego (chanteur du groupe I.N.T.) et de deux guitaristes : David Er Porth et Erwan Raoul.

Ils décident de mettre en commun leurs expériences respectives de musiciens de fest-noz en formant ce groupe de musiques à danser (avec au départ assez bien d'influences de la musique vannetaise).

Deux voix et deux guitares dans une formule innovante pour interpréter les danses bretonnes.

Leur répertoire est fait de chants traditionnels mais aussi de chansons qui traitent de sujets actuels (toujours écrits sur des rythmes bretons).

Ils chantent en Breton mais aussi en Français.

 

 

 

Yann Raoul a une voix assez douce et agréable.

Yves Jego a une manière de chanter qui me fait penser à celle de Jean-Louis Jossic (des Tri Yann), une voix très entraînante.

Selon les morceaux, c'est Yann Raoul qui démarre et Yves Jego qui lui répond ou bien c'est l'inverse.

Chansons à répondre dans un style de "kan ha diskan" mais pratiquement sans le "tuilage" qui caractérise cette technique de chants.

Yann et Yves répètent les phrases avec une superbe synchronisation.

En 2003, Arvest enregistre son premier disque (Distaol bras) qui concrétise trois ans de tournées dans toute la Bretagne.

En 2007, Erwan Raoul quitte le groupe et est remplacé par le claviériste Aymeric Le Martelot qui apporte d'autres sonorités à la musique d'Arvest.

Ensembles ils enregistrent l'album "Fantazi" (fictif) dont voici un extrait.

Pour ce disque Arvest obtiendra d'ailleurs en 2008 le prix du disque produit en Bretagne.

 

Le succès grandissant, Arvest ne se contente plus de faire des fest-noz en Bretagne mais part en tournée à l'étranger (Angleterre, Belgique, Suisse).

Avest est également invité pour les "Nuits celtiques" au stade de France et pour la St.Patrick à Disneyland.

En 2010, ils fêtent leur dix ans de scène et enregistrent un nouveau cd " Tri Diaoul" (trois diables).

En voici une chanson dont les paroles ont été écrites par Yann Raoul et Yves Rego et une musique sur un rythme de "ridée" composée par David Er Porth.

 

En 2013, Arvest enregistre son quatrième cd qui s'intitule tout simplement "IV".

La même année sort chez Loz Production (Coop Breizh) une compilation dont le titre est "Bretagne-Arvest-Fest-noz".

Après-cela, Aymeric Le Martelot décide de quitter le groupe en 2014.

Yann Raoul et Yves Jego pensent alors de le remplacer par un...guitariste en la personne de Nicolas Kervazo.

2015, marque donc le retour du groupe à sa formule initiale avec deux voix accompagnées par deux guitares.

Avec cependant de petites nuances puisque David Er Porth est passé à la guitare électrique et aux programmations de claviers tandis que Nicolas Kervazo, en plus de la guitare acoustique chante également.

 

Arvest

Un dernier extrait de leur troisième disque avec "Tri Diaoul" composé sur un rythme de pach'pi.

Actuellement les membres d'Arvest sont en train de préparer un nouvel album.

Depuis que le les écoute, je suis vraiment emballé par ce groupe qui interprète la musique bretonne de manière très originale.

Même si je ne comprends rien au Breton, leur musique me met de bonne humeur et me donne envie de chanter.

je ne saurais donc trop vous conseiller d'acheter leurs disques ou d'assister à leurs concerts car Arvest est à la fois une musique qui se danse et aussi qui s'écoute.

Un groupe à la fois sympa et novateur à connaître absolument.

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 22:33

Encore un article nostalgique avec l'évocation des artistes et des vinyles qui m'ont le plus marqué dans les années '70.

J'ai ai déjà parlé à de nombreuses reprises mais j'avais 15 ans quand j'ai entendu Alan Stivell pour la première fois en 1972.

A l'époque, je ne savais même pas où était la Bretagne.

D'abord bien sûr les 45 tours d'Alan "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod" en prélude à l'achat du 33 tours à l'Olympia qui tourna énormément sur mon premier pick-up (j'en avais même acheté un deuxième exemplaire).

Ce disque "mythique" fut pour moi le démarrage de cette passion pour le celtique.

Une musique qui allait orienter toute ma vie !

Ci-dessous une chanson moins connue de ce concert qui s'était vendu à plus d'un million d'exemplaires.

En 1973, Gabriel Yacoub qui avait joué sur le disque à l'Olympia et sur "Chemins de terre" l'album suivant décide de quitter Alan pour s'orienter vers d'autres projets.

Avec son épouse Marie Yacoub (Sauvet) il décide d'enregistrer un album de musiques traditionnelles issues de diverses régions de France.

Ce disque va s'appeler "Pierre de Grenoble" et va mettre en avant les talents de chanteurs et de musiciens de Gabriel et de Marie.

Une démarche musicale plus acoustique que celle de Stivell mais dans le même esprit au niveau de la modernisation des arrangements.

Gérard Lavigne, Gérard Lhomme, Marc Rapillard, Christian Gour'han, Dominique Paris participent à ce disque en compagnie des Bretons Dan Ar Braz et Alan Kloatr.

Cet album a aussi des consonances bretonnes avec des titres comme "An Dro" ou "Quand j'étais fille à marier".

L'année suivante, Gabriel et Marie allaient former un groupe qui allait devenir très célèbre dans le folk français : Malicorne.

Ici "Rossignolet du bois "une chanson médiévale que l'on retrouve aussi au Québec sous le titre "Le rossignol sauvage" (les paroles sont presque identiques).

En 1975, je découvre les Tri Yann qui vont très vite me plaire énormément avec leur disque "La découverte ou l'ignorance".

Cet album est en fait déjà le quatrième album des trois "Jean" de Nantes (Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau) et de Bernard Baudriller.

J'aime leurs voix, leur interprétation acoustique et je découvre divers instruments comme le psaltérion, la chalemie, le cromorne.

Au fil du temps, je me procure leurs disques précédents et puis plus tard...presque tout les autres.

Quarante ans plus tard Tri Yann reste un de mes groupes préférés en musique bretonne.

Dans leur troisième disque "Suite Gallaise" il y avait ce titre "Pelot d'Hennebont" qui est sûrement une de mes favorites de ce groupe (je la fredonne d'ailleurs très souvent).

Autre découverte avec le groupe Gwendal en 1975.

Formé par le flûtiste virtuose Youenn Le Berre, le violoniste Bruno Barre, le guitariste Jean-Marie Renard, le percussionniste Patrice Grupallo et le bassiste Roger Schaub Gwendal démarre aussi en 1972.

Ils revisitent des traditionnels bretons et surtout irlandais en proposant des arrangements rock et jazz qui laissent la place à de nombreuses improvisations.

Progressivement, ils ajoutent aussi des titres de leurs compositions.

Pour certains leur approche de la musique folk est déconcertante car ils se démarquent assez nettement des autres groupes à cause de leur interprétation.

Assez paradoxalement ils connaitront d'ailleurs d'avantage de succès en Espagne que dans l'Hexagone.

Au fil des années, le groupe deviendra plus électrique et changera régulièrement de personnel (accueillant des musiciens comme Robert Le Gall, François Ovide, Michel Valy, Pascal Sarton...) Youenn Le Berre étant (40 ans plus tard) le seul rescapé de la formation originale.

Ici "Benoit" un titre extrait de leur disque "Jo can't reel" de 1975.

 

  

En 1975, j'avais adoré le disque de Stivell enregistré à Dublin et puis ce fut le choc en apprenant en 1976 que ses musiciens s'étaient séparés de lui.

En effet, cette année-là, Alan avait décidé de consacrer un album assez intimiste aux poètes Bretons (Treman 'Inis) alors que ses musiciens préféraient continuer à exploiter le filon musical de l'album à Dublin.

René Werneer (fiddle), Jacky Thomas (basse), Pascal Stive (claviers), Michel Santangeli (batterie) accompagnés du guitariste Pierre Chereze décident de former le groupe "Ys".

Une musique faite de traditionnels bretons et irlandais joués dans un style folk-rock.

J'allais très vite adorer ce disque fait par des musiciens qui étaient (comme expliqué dans d'autres articles) véritablement mes idoles.

J'avais eu la chance de les voir sur scène à Liège et j'avais beaucoup apprécié leur humour  ainsi que leur virtuosité.

Pourtant cette expérience n'allait durer que le temps d'un album "Madame la frontière". L'année suivante René Werneer quitta le groupe pour s'orienter vers d'autres projets folk.

Le groupe le remplaça alors par Patrick Molard et prit le nom de "Keris". Ils enregistrèrent un disque (Avel Vor) mais ils se séparèrent après 1977.

Ci-dessous une de mes chanson préférées du groupe Ys : Ar Gohoni (la vieillesse) .

C'est aussi en 1976 que j'avais découvert "An Triskell" grâce à un ami qui m'avait ramené un 33 tours suite à son séjour à Perros-Guirrec.

"Kroaz hent" est un très beau disque qui me permit d'apprécier le talent des frères (jumeaux) Pol et Hervé Quéfféleant (tous les deux à la harpe celtique et à la guitare), fondateurs du groupe avec Alan Morizur (whistle, violon) et Pol Brieg Ruban (violon, mandoline).

Ce disque "Kroaz hent" est déjà le quatrième du groupe qu'on rejoint entretemps Jean-Louis Nouvel (claviers) et Patrick Lehoux (violoncelle).

An Triskell qui plus tard s'appellera Triskell propose un répertoire de chansons et d'instrumentaux bretons et irlandais interprétés de façon à la fois mélodieuse et douce.

Une musique très agréable à écouter car apaisante.

Originaires de Brest, les frères Quefféléant enregistreront aussi un cd avec Gilles Servat (un excellent disque) et collaboreront à de nombreuses reprises avec René Abjean (chef de Choeur). Ils sont aussi connus pour avoir composé des musiques de films.

A ce jour, Triskell a enregistré une vingtaine d'albums.

Le titre ci-dessous "Soudard Conlie" est un laridé en  l'hommage d'un soldat du village de Conlie (Pays de la Loire).

En 1977, les chemins de Dan Ar Braz et d'Alan Stivell se séparent.

Dan (également membre du groupe folk anglais Fairport Convention) qui accompagnait Alan depuis 1971 décide de mener sa propre carrière.

il va donc enregistrer "Douar Nevez", un album concept autour de l'histoire de la ville d'Ys (cité engloutie).

Pour ce disque folk-rock, Dan a demandé à Benoit Widemann (claviers) Michel Santangeli (batterie), Marc Chantereau (percussions), Emmanuelle Parrenin (vielle), Dave Pegg (basse) et Patrig Molard (whistles et cornemuses) de l'accompagner.

Douar Nevez (terre nouvelle) un disque qui fête ses 40 ans cette année, est un enregistrement d'excellente facture réalisé avec des musiciens de haut vol.

Outre sa virtuosité aux guitares, Dan Ar Braz fait découvrir ses talents de compositeur.

Vraiment un super disque de progressive-folk qui reste un de mes favoris.

"Retour de guerre", un titre très rythmé.

 

Formé en 1971, Sonerien Du est un groupe de musique à danser.

A l'origine, Raymond Riou, Yann Kaourintin Ar Gall, Daniel Tanneau, Didier Quinou et Gilles Roland sont les fondateurs du groupe.

Rapidement rejoints en 1972 par le bassiste Jean-Pierre Le Cam et je joueur de bombarde et cornemuses Yann Goas.

Spécialistes du fest-noz, les Sonerien Du proposent une musique énergique qui se décline au son des accordéons, violons, guitares et instruments à anche divers (biniou, bombarde, veuze...).

Ils remportent rapidement un grand succès en Bretagne, en France et même à l'étranger.

Mon premier disque des Sonerien Du fut "Feunteun an aod" sorti en 1980 mais avant cela, j'avais découvert les "Du" sur "Bal Breton n°3 " que j'avais enregistré en cassette audio.

Et j'avais été séduit par leur dynamisme et la manière entraînante dont ils interprétaient la musique bretonne.

Si plus aucun membre de la formation originale n'est présent, en 2017, les Sonerien Du sont toujours là pour notre plus grand bonheur.

L'extrait ci-dessous "Bonsoir maître de maison" est tiré de leur disque "Gwerz Penmach" paru en 1978.

Mon premier disque de Gilles Servat fut "Hommage à René-Guy Cadou" (un poète Breton du

début du XXème siècle) paru en 1980.

Pourtant j'avais découvert Gilles auparavant sur la compilation "Bretagne d'aujourd'hui" qui datait de 1973 et contenait aussi des chansons de Stivell, Tri Yann et An Triskell.

Gilles, c'est bien entendu un tout grand de Bretagne, mon chanteur préféré juste après Alan.

Des textes engagés ou poétiques ou satiriques. Toujours les mots justes, les mots qui sonnent vrais.

Gilles chante en Breton, en Français et en Anglais, principalement sur des musiques de sa composition, parfois des traditionnels bretons ou irlandais.

Des musiques souvent des orchestrations celtiques mais pas toujours.

Plus de 25 disques à son actif sans compter les collaborations comme celles en tant que membre de l'Héritage des Celtes dans les années '90.

Egalement écrivain ( Les chroniques D'Acturus) Gillles est un personnage incontournable de la Bretagne contemporaine.

Ci-dessous une chanson de 1973 extraite de l'album "Ki Du" qui s'intitule "L'île de Groix".

 

 

Pour terminer, un autre groupe de fest-noz qui date aussi du début des années '70: les Diaouled Ar Menez (les diables de la montagne).

Au départ trois musiciens (Jean-Yves le Corre, Bruno le Manac'h et Philippe Le Balp) qui décident de jouer des danses bretonnes en mélangeant instruments acoustiques et électriques.

Rapidement rejoints par le joueur de bombarde Yann Goasdoue puis par le bassiste Tangi le Doré ils donnent de très nombreux festou noz dans toute la Bretagne et participent à de multiples festivals.

les Diaouled Ar Menez se spécialisent dans le répertoire du Centre Bretagne avec une préférence pour les dans plinn, les gavottes et les dans fisel.

Deux bombardes, une basse, un accordéon et une guitare électrique donnent à leur musique une sonorité particulière. Des instruments bientôt rejoints par le violon de Melaine Favennec (avant qu'il ne démarre sa carrière de chanteur).

Déjà plus de 45 ans de carrière derrière eux et pas loin de 2.000  festou-noz à leur actif.

En autant d'année, ils n'ont cependant enregistré que cinq cd se consacrant avant tout à la scène.

Lextrait qui suit est une dans plinn tirée de leur premier 33 tours de 1973.

 

 

 

 

Incroyable années '70, folk revival d'une inégalable richesse !

C'est à cette époque aussi je j'ai acheté mes premiers disques des Chieftains, des Dubliners et des Tannahill Weavers mais ça c'est une autre histoire...

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 22:04
Julien Jaffrès

Cette fois un article qui touche à la fois la Bretagne et la Belgique avec Julien Jaffrès un jeune guitariste très talentueux.

En 1973, son père Gérard Jaffrès qui est un musicien Breton originaire de Saint-Pol-de-Léon vient s'installer en Belgique en tant que bassiste du rocker Burt Blanca.

Gérard Jaffrès a bien entendu été influencé par le folk revival de Bretagne mais au départ sa carrière est d'avantage orientée vers le rock.

Une fois la période Burt Blanca terminée Gérard Jaffrès démarre une carrière en solo; Composant ses propres chansons en français dans un style proche de la variété.

Il donne des concerts tant en Bretagne qu'en Belgique.

A partir des années '90, ses compositions s'inspirent beaucoup plus de la musique celtique et des instruments comme le violon, la flûte ou la bombarde viennent rejoindre les guitares électriques, batterie, claviers et basse.

Gérard Jaffrès épouse une Belge qui est à la fois guitariste et chanteuse.

Leur union donnera naissance à un fils : Julien qui va rapidement marcher sur les traces de ses parents.

Très jeune Julien va se plonger dans le monde musical en ayant accès à divers instruments et aux studios d'enregistrement.

A 3 ans il commence à jouer des percussions, à six ans il apprend le piano au conservatoire d'Auderghem.

Il s'intéresse ensuite à la guitare dont il va rapidement devenir virtuose. Se spécialisant ensuite dans la guitare électrique.

Gérard va donc enrôler son fils dans son groupe en tant que guitariste.

Lui donnant aussi la possibilité de faire l'un ou l'autre solo durant ses concerts.

A 17 ans, Julien s'intéresse aux solos de guitares celtiques en écoutant plus particulièrement Dan Ar Braz, Alan Stivell, Stone Age.

Influancé par le rock et le celtique, Julien Jaffrès forme un premier groupe "Les Korrigans" avec des amis puis un deuxième "Julian" qui reprend des standards de la musique bretonne.

Voici une reprise "déccoiffante" de la célèbre Suite Sudarmoricaine de Stivell.

 

 

 

 

Julien qui continue d'accompagner son père en tournées fait tout pour développer sa propre carrière et se faire connaître.

Il s'installe dans son propre studio d'enregistrement où il compose et écrit des chansons.

Parallèlement à cela il donne des cours de guitare et publie des vidéos sur le Net où il explique comment pratiquer la guitare celtique et les accords ouverts.

Une série de vidéos (initiation au rock celtique) sur You Tube où il exploite ses connaissances musicales et démontre son immense talent, parfois accompagné de ses musiciens.

Illustration dans la vidéo ci-dessous avec la reprise de la Jument de Michao (des Tri Yann) qu'il va faire évoluer vers une musique Jazzy avec ses musiciens : Bo Waterschoot (basse) et Remy Polfliet (batterie).

 

Julien Jaffrès

En 2011, il sort un premier disque E.P. de trois titres : Le nouveau monde.

L'année suivante, il décide d'enregistrer un premier cd : Rock 'n Celtic Guitar.

Dans ce disque, rien que des compositions avec des chansons en Français, en Anglais et en Breton.

Pour cet album il invite une de ses idoles : Dan Ar Braz qui viendra jouer sur deux titres.

Un excellent disque avec des idées nouvelles et des arrangements subtils.

Avec ce cd, Julien va continuer de tourner tant en Belgique qu'en Bretagne et en France.

Faisant apprécier ses qualités musicales à un plus large public.

En 2016, Il participe d'ailleurs à The Voice Belgique pour se faire connaître d'avantage.

Toujours en 2016, il enregistre un deuxième cd "Dog's live, peut-être moins influencé par le celtique mais qui allie toujours autant de qualités mélodiques et instrumentales.

En voici un extrait.

 

Julien Jaffrès
Julien Jaffrès

Et encore une autre tirée de cet album que je vous recommande également.

Tant en Bretagne qu'en Belgique, si votre route croise la sienne, n'hésitez pas à assister à un de ses concerts ou à acheter ses disques, cet artiste en vaut vraiment la peine.

Bonne route à toi Julien !

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:55
Nathalie Moguérou Brignonen

Un retour qui fait vraiment plaisir que celui de Nathalie Moguérou (son nom d'épouse) autrefois connue sous le nom de Nathalie Brignonen.

Un retour sans en être vraiment un puisque depuis ses débuts (d'abord en amateur) en 1981 Nathalie n'avait jamais arrêté de chanter.

Nathalie Brignonen c'était bien entendu la chanteuse du groupe Breton "Glaz" actif entre 1993 et 1997.

Un groupe folk-rock qui durant ces années s'était taillé une fameuse réputation sur les scènes de France et avait enregistré trois albums de grande qualité.

Un groupe qui jouait un peu des musiques traditionnelles mais surtout des compositions écrites par les divers membres du groupe.

Grâce aux qualités vocales de Nathalie et aux talents de ses musiciens, Glaz avait tout pour s'installer dans la durée sur la scène celtique et même au delà.

Les disques de Glaz, c'étaient aussi de magnifiques pochettes et livrets entièrement illustrés par le dessinateur Pascal Moguérou (qui est le mari de Nathalie).

De jolies illustrations remplies de personnages féériques.

Comme celles-ci par exemple.

 

Nathalie Moguérou Brignonen

Glaz aurait très bien pu faire une longue carrière comme d'autres groupes folk-rock du style Runrig ou Capercaillie en Ecosse ou Moving Hearts en Irlande.

Yann Honoré, Yves Ribis et les autres en ont cependant décidé autrement, orientant leurs carrières vers d'autres projets.

Nathalie Moguérou Brignonen

Après la séparation de Glaz, Nathalie a fait partie d'un autre groupe rock "Hyaëna".

Ce groupe fut actif entre 1997 et 2000 et enregistra un album.

A partir de 2001, Nathalie décide de donner une autre orientation à sa carrière musicale.

Sous le nom de Solo'Nat, elle crée un concept musical tout à fait original.

A la fois chanteuse, guitariste et D.J. elle se spécialise dans l'animation de soirées en interprétant des chansons françaises et de la variété internationale.

D'une part elle est régulièrement engagée pour des concerts dans des petites salles, d'autre part elle anime des soirées privées, anniversaires, mariages...

De Bruce Springsteen à Edith Piaf en passant par Charles Aznavour, Céline Dion, Jacques Brel, Jean-Jacques Goldman...Nathalie fait flèche de tout bois en reprenant à la perfection les chansons de ces artistes.

Nombreux sont ceux qui témoignent avoir été sous le charme après avoir assisté à une soirée animée par Solo'Nat.

Nathalie Moguérou Brignonen

Après une quinzaine d'années dans cette activité, Nathalie a voulu se lancer dans un projet qu'elle avait en tête depuis un moment déjà.

Interpréter les chansons des autres c'est bien mais pourquoi pas, elle aussi, chanter ses propres créations.

Je ne sais pas très bien quand tout a commencé mais Nathalie a décidé de mettre en musique des textes que son Pascal de mari avait écrits depuis longtemps.

Très vite alors vient l'envie de réaliser son premier album solo.

Nathalie va se faire aider par Philippe Férec (claviériste du groupe Sonerien Du) pour les compositions musicales et les arrangements.

Tout en se faisant plaisir, tout en prenant leur temps, Nathalie, Pascal et Philippe vont donner naissance à 14 magnifiques chansons qui vont s'enchaîner sur ce cd "Peau de granit" (2016).

 

 

Nathalie Moguérou Brignonen

Les photographies de Pascal le Pavic ainsi que les dessins de Pascal Moguérou illustrent magnifiquement la pochette et le livret de cet album.

Si le contenant est magnifique, le contenu de ce cd l'est bien entendu tout autant.

Quel plaisir de ré-écouter la voix de Nathalie Brignonen après tant d'années.

J'avais en effet été frustré après la séparation de Glaz de voir disparaître cette jolie voix de la scène bretonne.

Bien sûr, il y a eu Solo'Nat mais habitant très loin de la Bretagne, je ne faisais pas partie de cette minorité de privilégiés. 

Pour enregistrer ce disque, Nathalie a fait appel à la majorité des musiciens du Sonerien Du (un des plus ancien et des plus célèbres groupe de Bretagne).

Outre Philippe Férec, on retrouve en effet Claude Ziegler (guitares et violon), Christophe Runarvot (basse), Gérard Belbéoc'h (batterie), Julien Tymen (whistles).

Plus la participation de jeunes choristes (Alia Moguérou, Lou Férec et Juliane Belbéoc'h).

Nathalie Moguérou Brignonen

Après toutes ces années, Nathalie n'a rien perdu de sa voix sensuelle au registre assez large qui lui permet d'être à la fois à l'aise dans les aigües et dans les graves.

Les arrangements musicaux sont de très grande qualité et la voix de Nathalie est on ne peut mieux mise en valeur par le talent de ces musiciens chevronnés.

Intéressant d'ailleurs de les entendre dans un registre totalement différent de celui des danses bretonnes.

Car ce disque est un opus de chansons françaises qui n'ont pas de lien direct avec la musique bretonne.

Cependant, nul doute que Nathalie et Pascal ont été influencés par leur belle Bretagne en écrivant ces musiques et ces paroles.

On y entend d'ailleurs des liens comme dans cette chanson sur l'île de Bréhat ("Bréhat ma boussole") ou dans "Faërie" orientée vers le monde féérique, ou encore dans les interventions au whistle et au violon de Julien Tymen et Claude Ziegler.

Ce cd est uniformément beau mais je suis particulièrement touché par des titres comme "Désolation" où les claviers et programmations de Philippe Férec sont très présents.

Un titre qui sonne assez rock avec un regard très réaliste à propos des guerres.

"...J'ai vu un ciel de sang, couler dans l'océan, j'ai vu des terres en feu où y brûlaient des dieux..."

"J'ai vu des coeurs si purs s'entrouvrir à la peur. Et des yeux se fermer bien avant que vienne l'heure..."

Très jolie chanson qui se veut tout de même un message d'espoir.

Autre morceau qui me plait beaucoup : "La guérison" (L'esprit des mousses).

Chanson très rythmée bien soutenue par la batterie et de jolies percussions.

"Mais j'ai plongé dans le ruisseau, redonner vie à l'onde claire...

 Allez leur dire qu je ne me laisserai pas faire, allez leur dire que le vent se lève..."

Ou... parce que la Nature finira par se dépêtrer de l'emprise des humains.

Une chanson qui tourne en boucle dans ma tête.

Autre titre qui me plaît bien, "J'étais de ces terres du vent", chanson qui démarre tout en douceur avec les claviers et les whistles puis dont le rythme s'accélère puis ralentit de nouveau.

"J'étais de ces terres, j'étais de ces terres du couchant..."

 

 

Cette vidéo de la première chanson est pour l'instant la seule que l'on trouve sur Youtube.

Vous pouvez cependant écouter d'autres extraits ci-dessous.

J'espère qu'il y aura encore d'autres vidéos afin de vous faire profiter des grandes qualités de ce cd.

Le mieux étant bien entendu de... se le procurer.

En espérant que son écoute vous apportera autant de plaisir qu'à moi.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 18:31
Flash-back vers Nolwen

Retour vers une chanteuse que j'avais présentée en 2006 au tout début de ce blog.

Probablement pas très connue et que l'on a parfois confondue avec Nolwenn Leroy, Nolwen méritait bien un second article sur ce blog.

Car il s'agit d'une chanteuse de talent à côté de laquelle il serait dommage de passer.

Grâce au lien ci-dessus, vous pouvez trouver des éléments de la carrière de Nolwen jusqu'en 2006.

Après cela elle a enregistré deux autres cd :

"Légendes Urbaines " en 2007 et "Aux femmes etc." en 2012.

On la retrouve également sur plusieurs compilations avec des titres originaux comme :

les singles : "Chantons pour passer le temps" et "Le Gabier de Terre-Neuve sur les compils "Autour de la mer" (2006)

En 2008,chanson "Le MIroir " en duo avec la chanteuse Maurane (avec qui elle avait déjà collaboré sur son premier album et dont elle avait assuré la première partie d'un concert en 2001).

Ainsi que en 2011, la chanson " Chant d'espérance" sur une compilation "Bretagne les plus belles chansons ".

Ou encore une participation remarquée sur le disque "Brassens 30ème anniversaire" avec la chanson "Les croquants".

En 2007, Nolwen avait tourné en trio acoustique (chant, flûte et guitare) en région parisienne.

Elle a aussi fait d'autres concerts entre 2008 et 2009 à l'occasion de la sortie de son cd "Légendes Urbaines".

On a moins entendu parler d'elle à partir de 2013, Nolwen se consacrant d'avantage à sa vie familiale.

Cela faisait déjà un moment que javais envie de ré-écouter cette chanteuse et fin 2016, j'ai donc acheté ce disque "Légendes Urbaines" dont j'avais déjà entendu des extraits.

 

 

 

 

 

Flash-back vers Nolwen

Comme dans les albums précédents, la plupart des textes sont écrits par Sophie Gascon tandis que Christophe Houssin (compagnon de Nolwen) a composé la majorité des musiques.

Quelques titres sont en effet des instrumentaux d'inspiration irlandaise.

Sur ce disque, Nolwen est accompagnée par Massimo Trasente (batterie et percussions); Olivier Soubeyran à la basse ; Benoit Simon aux guitares ; Christophe Houssin (piano et claviers) ; Phil Baron (accordéon) Michel Sikiotakis (uilleann pipe et whistles) plus le fameux violoniste des Tri Yann : Christophe Peloil.

Christophe intervenant ça et là en plus avec un quatuor à cordes (avec Olivier Soubeyran, Laurent Larcher, Pascal Moreau et Alexandra Cravero).

Tout ce beau monde produisant de jolies musiques oscillant entre variétés et consonances celtiques.

Une des choses que j'aime particulièrement chez Nolwen c'est que sa voix est teintée. d'émotion.

Une voix particulièrement bien soutenue par les accompagnements musicaux qui se font parfois puissants ou discrets selon les circonstances du morceau.

Une autre chanson que j'aime beaucoup : Dans le même bateau.

Flash-back vers Nolwen

Troisième extrait avec cette chanson d'amour toute en douceur...

Même si on ne trouve pas facilement ses disques dans le commerce, tous les cd de Nolwen se trouvent en téléchargement sur le Net.

Avouez qu'il aurait été dommage de passer à côté de cette chanteuse bretonne.

D'autant plus que pour l'avoir contactée il y a peu, sachez que Nolwen en ce moment prépare

la suite de sa carrière musicale en compagnie de son compositeur de mari, Christophe Houssin.

Patience donc...

Et pour conclure, un petit extrait live de sa tournée en trio en 2007.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:26
Claude Besson : Le sens du beau

Petit détour par Kérouze en Bretagne pour y découvrir "Le sens du beau "le nouveau cd de Claude Besson.

C'est en 1983 que j'avais acheté un premier album de Claude Besson durant des vacances en Bretagne et que j'avais apprécié pour la première fois son sens de la poésie.

Bien des années plus tard, en 2006, je l'avais re-découvert grâce au site internet "Culture et Celtie" qui en assurait la promo.

Depuis j'ai contacté Claude à de nombreuses reprises afin de me procurer ses anciens disques et bien entendu les nouveaux.

Autant d'occasions pour moi pour publier de nouveaux articles à propos de ce poète Breton

En octobre 2016, Claude Besson nous a donc gratifié d'un nouvel opus "Le sens du beau".

Claude Besson : Le sens du beau

Un disque enregistré comme d'hab. chez lui dans son studio de Kérouze avec ses instruments, guitares, claviers, percussions et dulcimer.

Comme toujours, Claude s'est chargé des compositions musicales, des arrangements musicaux, de la technique et bien entendu des textes.

Je trouve que ses mots sont particulièrement bien choisis et que son sens poétique est encore plus marqué dans les chansons de cet album.

Je suis particulièrement touché par la beauté de ses mots dans la chanson "Vincent" (à propos de Van Gogh) ou bien dans "Mon frère Yves" (à propos de son ami Yves Morvan).

De plus, les musiques de ces deux "bijoux" sont également magnifiques.

En plagiant un peu Lafontaine, Claude se fait plus critique dans son titre "Les Européens malades de la peste" où il défend la cause de la Grèce.

La musique de cette chanson rappelle certaines chansons de Brassens.

"Ton cheveu blanc "est une très belle chanson d'amour. Amour toujours bien là malgré les années qui passent.

Un titre suivi par "Le sens du beau", un texte rempli de très belles images.

Claude aime parois se faire sarcastique. C'est le cas dans "La réforme de l'orthographe" des moqueries toutes en douceur par rapport à des bouleversements que des gens de notre génération ont du mal à comprendre.

Son sens de la critique  il l'exerce encore dans le titre "Madame Bécassine" dont le refrain reprend une phrase d'une de ses anciennes chansons ("Kenavo Prizon Paris ha ma bro salud deoc'h c'hwi" / Au revoir Paris prison et mon pays salut à toi)

Un titre où Claude n'est pas tendre avec l'auteur de cette bd qui ridiculisa autrefois les Bretons.

 

 

Claude Besson : Le sens du beau

Les autres titres sont également très agréables.

"De l'autre côté" nous invite à pimenter nos vie en faisant des découvertes un peu exotiques.

"Mon ami n'aime plus les arbres" Mon ami n'aime plus non plus les hommes...trop aimer lui a crevé le coeur...comme s'il avait trop espéré...docteur, redonnez lui le goût d'aimer".

Et pour terminer le cd : "Par-dessus les haies, par-dessous les champs" qui est un peu construit comme une musique traditionnelle.

...même si certains veulent nous faire partir nous avons encore beaucoup de ressources et nous resterons ici. Une chanson de résistance.

Sur You Tube, on trouve malheureusement peu de vidéos de Claude Besson.

"Le sens du beau " vous pouvez cependant en écouter des extraits ci-dessous.

Le mieux étant bien sûr de commander ce cd...et les autres.

bonne écoute !

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 12:04
Trio E.D.F.

Cela faisait déjà longtemps que j'avais envie de présenter ce trio E.D.F. que j'avais eu l'occasion de voir en vidéo depuis plusieurs années.

En effet Patrik Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec sont présents sur la scène bretonne depuis très longtemps.

Je connaissais surtout Mélaine Favennec que j'avais découvert en tant que violoniste des Diaouled Ar Menez dans les années '70 et que j'avais présenté sur ce blog fin 2007.

En fait, l'activité du trio Ewen-Delahaye-Favennec vient se superposer aux carrières respectives de Patrik, Gérard et Mélaine qui sont des amis de longue date.

Leur influences musicales sont puisées dans la chanson française, dans la musique bretonne et celtique, dans le folk américain, dans le blues et le rock.

Des chansons nouvellement composées ou traditionnelles qui peuvent également être contestataires, humoristiques ou poétiques.

Trio E.D.F.

Né à Bône (Afrique du Nord) en 1948, Patrik Ewen est issu d'une famille bretonne de Plounéour-Menez (Monts d'Arrée).

Depuis tout jeune Patrik est attiré par la musique. il se met rapidement au chant ainsi qu'à l'apprentissage de divers instruments (guitare, violon, harmonica...).

Il démarre en reprenant des chansons de Graeme Allwright puis s'intéresse aux chansons traditionnelles bretonnes et écossaises.

Patrik enregistre deux disques dans les années '70 :

Beggin I'will go (1973)

Ker Ys Mengleuz (1977).

Parallèlement à la musique, il se découvre une seconde passion pour les histoires fantastiques et devient également un conteur de talent.

Patrik crée des spectacles comme : "Chants et contes fantastiques au pays de la brume"

"Récits barbares"

" A la lisière des trois pays et des deux mondes".

C'est en début de carrière qu'il va faire la connaissance de Gérard Delahaye avec qui il va se lier d'amitié et travailler sur de nombreux projets.

Notamment des séries télévisées : "Les sept guerriers de l'impossible" et "La légende de l'Ouest".

Egalement "Merlin Arkenciel" , un programme pour les enfants.

Côté musique, Patrik Ewen enregistre aussi :

"Berceuses pour les vieux enfants" (1992)

"vers l'extrême nord du monde" (1996) avec Gérard Delahaye et Yvon Le Men.

"Liberté attitude" (2012).

Plus en dvd en 2014 : "Récits barbares".

C'est en 1999 qu'il décide de former le trio EDF avec ses amis de toujours, Gérard Delahaye et Melaine Favennec.

Trio E.D.F.

Né a Morlaix en 1948, Gérard Delahaye ne va pas du tout s'intéresser à la musique bretonne à ses débuts.

Fils d'officiers mariniers bretons, il fréquente l'école militaire de Brest où il écoute du jazz, du blues, du swing et commence l'apprentissage de l'harmonica puis de la guitare.

Gérard écoute aussi de la la chanson française et anglaise à la mode dans les années '60.

Il s'intéresse ensuite au folk américain (Graeme Allwright, Woody Guthrie...) et perfectionne son jeu de guitare (picking), il apprend aussi le violon.

Doté d'une jolie voix, il fait ses débuts dans des orchestres de bals puis en reprenant des chansons d'Hughes Aufray et de Bob Dylan.

Au début des années '70 il fait la connaissance de Patrik Ewen.

Avec Patrick et quelques autres (Manu Lann-Huel, Ankrist, Kristen Nogues, Melaine Favennec, Yvon Le Men) ils fondent la coopérative "Névenoé".

C'est Névenoé qui lui permettra de produire son premier album " La Faridondaine" en 1973.

Gérard va ensuite diversifier ses activités en enregistrant à la fois des chansons pleines de poésie et d'humour mais aussi des chansons pour enfants, des séries télévisées (avec Patrik Ewen) et même le scénario d'une bande dessinée La gavotte des korrigans).

A ce jour (sans compter les disques avec EDF) Gérard a enregistré une vingtaine d'albums dont la moitié destinée aux enfants.

Trio E.D.F.

Melaine Favennec est né en 1950 à Quimperlé.

Il est bercé très jeune par la musique bretonne puisque son père Robert Favennec était collecteur de chants et d'airs traditionnels.

Très tôt, Melaine va apprendre à jouer de la bombarde et de la cornemuse avec le bagad Bro Kemperlé.

Plus tard il se mettra au violon puis à la guitare.

A côté de cela, il se met à écrire des chansons dès l'âge de 12 ans.

Après des études de photographie, Melaine s'intéressera au théâtre, écrivant et jouant dans plusieurs pièces.

Artiste complet, il fera aussi du dessin et de la peinture.

C'est donc en 1972 que Melaine deviendra violoniste des Diaouled Ar Menez, un des tout premiers groupes de fest-noz.

Avec eux, il enregistrera deux disques puis quittera le groupe en 1975 pour se consacrer à sa carrière de chanteur.

Ses chansons n'ont pas grand chose à voir avec la musique bretonne mais sont avant tout teintées de poésie.

A ce jour, Melaine Favennec a enregistré une dizaine de cd.

Au delà des vidéos sur You Tube, je voulais en savoir un peu plus à propos de ce trio, je me suis donc procuré leur premier cd "Kan Tri" sorti en 2003.

Dans ce disque :

Patrik Ewen : chant, violon, harmonica, guitare, banjo, mandoline.

Gérard Delahaye : chant, violon, guitare, mandole.

Melaine Favennec : chant, violon, guitare ;

sont accompagnées par :

Ianick Martin : accordéon diatonique

Jean-Michel Veillon : flûtes

Patrick Stanislawski : contrebasse

Christina Omnès : violoncelle

Patrick Couton : banjo, autoharpe

Patrick Peron : claviers

Marthe Vassallo : vocaux.

Trio E.D.F.

La première chanson, "La noce à Marie" est la reprise du traditionnel écossais "Mari's wedding".

Paroles traduites en français et très bien chantées par Gérard Delahaye.

Sur une musique bretonne, le titre "Le soldat en Algérie" est une chanson anti-militariste où dominent les sonorités d'accordéon et d'harmonica.

...malheur à ceux qui envoient à la guerre des pauvres gens contre des pauvres gens...

"E kreiz an noz" est une très belle mélodie chantée à trois avec le beau support à la flûte de Jean-Michel Veillon.

"Luskellerez evit eur bugel koz" , un titre de Patrik Ewen en breton et français qui doit être une reprise de "Berceuse pour les vieux enfants".

J'aime bien les harmonies vocales et le jeu des violons dans "Ma vallée au bord de la mer".

Vient ensuite une belle chanson de Melaine Favennec "Je n'oublierai jamais" qui se trouve sur son cd "Nos îles, nos amours".

J'aime aussi la chanson suivante "Chaque jour est un nouveau jour" chantée par Gérard, une très belle musique avec de belles interventions de l'accordéon et des violons.

Retour à la poésie de Favennec avec "L' île de Batz"

...Je ne suis pas dans la lune,

non

je suis dans l' île, dans l'île était une fois

dans l'île de Batz...

A découvrir aussi le titre "Kisses sweeter than wine" pour la beauté des voix et le jeux des guitares.

Belles notes d'harmonica dans le trop court titre "La vie comme la mer".

"J'ai voyagé en Bretagne" est très entraînante avec les violons et se termine d'ailleurs par un reel.

"Elle est jeune, elle est jolie" est en fait une adaptation en français du traditionnel irlandais I'll tell me ma" bien arrangée par nos trois amis;

Pour terminer ce beau cd, une chanson sarcastique "Serafina elf".

Basée sur un traditionnel, cette chanson dénonce la négligence des compagnies pétrolières comme Total, Fina, Elf qui affrètent des bateaux pourris qui s'échouent parfois et créent des marées noires.

Pour exprimer leur colère, EDF préfère cependant les guitares aux fusils.

Trio E.D.F.

Pour terminer, une autre chanson de ce sympathique trio.

Loin de moi l'idée d'éveiller les polémiques à propos des migrants (ce blog étant uniquement musical), simplement l'envie de partager cette chanson que je trouve très belle et dont le texte fait réfléchir.

Merci Patrik, Gérard et Melaine pour votre manière originale d'aborder la musique.

Discographie :

Kan Tri (2003)

Salut les vieux frères ! (2004) dvd

Tri Men (2007)

Kan Tri Men (2011)

Route 66 (2014)

Route 29 (2016).

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 22:05
Benoît Widemann avec Dan Ar Braz

Né en 1957, Benoît Widemann est un claviériste français.

Il joue du piano classique, du piano Fender et de nombreuses sortes de synthétiseurs.

Il est principalement connu en tant que membre du groupe rock progressif Magma qu'il avait intégré fin 1974 à l'âge de 17 ans.

En plus de la musique, Benoît Widemann est également informaticien et écrit des logiciels pour Macintosh depuis 1986.

Durant sa carrière musicale, il va travailler avec de nombreux artistes dont le violoniste Didier Lockwood avec Christian Vander, Jean-Michel Kajdan, Patrick Gauthier...

Benoît Widemann avec Dan Ar Braz

1977 est une année faste pour Dan Ar Braz.

Après avoir été membre du groupe anglais Fairport Convention, après avoir enregistré un dernier disque (Raok Dilestra) avec Alan Stivell, Dan décide de voler de ses propres ailes et d'enregistrer un premier album sous son nom.

Il compose donc une suite instrumentale consacrée à une des légendes de la ville d'Ys.

"Douar Nevez" (terre nouvelle) qui permet au public de découvrir ses talents de compositeur.

Dan s'entoure de quelques compagnons de route comme Michel Santangeli (batterie) et Patrick Molard (cornemuses) mais aussi d'un jeune claviériste : Benoît Widemann.

Ce premier opus est uniformément beau et le mérite en revient tant à Dan qu'à ses musiciens.

Rapidement, j'avais été frappé par les interventions talentueuses de Benoît Widemann tout au long de ce disque.

Benoît se posait carrément en second soliste par moment d'autant que Dan Ar braz, (de nature modeste) n'hésitait pas à s'effacer de temps en temps au profit de Benoît ou de Patrick.

Benoît Widemann avec Dan Ar Braz

Benoît Widemann va travailler avec Dan pendant plus de 10 ans.

On le retrouvera donc sur les six premiers disques de Dan Ar Braz.

Douar Nevez (1977)

Allez dire à la ville (1978)

The Earths Lament (1979)

Acoustic (1981)

Musique pour les silences à venir (1985)

Septembre Bleu (1988).

Dan et Benoît tissent de véritables dialogues instrumentaux où guitare acoustique, piano, guitare électrique et synthés s'entremêlent et se répondent.

Les superbes compositions de Dan enrichies des arrangements subtils de Benoît (et des autres musiciens) font que ces disques sont on ne peut plus agréables à écouter et ne se démodent pas.

Je pense que le mot "finesse" est celui qui convient le mieux pour qualifier ces mélodies qui stimulent au plus au point l'imagination de ceux qui les écoutent.

Tout au long des ces six albums, comment ne pas citer : Orgies nocturnes, L'appel du sage, Allez dire à la ville, Les Saisons, To Rory, Menez Du, Dix années Déjà, Les Déments, Vers les îles, Jesse Carpenter, La Fille du Chemin bleu, Musique pour les silences à venir, Septembre Bleu, Mariage au bord de la mer, Mots de sable, Theme for the Bay...

Dans l'intervalle, Benoît Widemann enregistrera aussi des disques avec ses propres compositions :

Stress (1977)

Tsunami (1978)

"3" (1982)

Des musiques dans un style de fusion jazz-rock.

Depuis 2009, il fait partie d'un autre groupe "Maison Klaus" avec le chanteur et percussionniste Klaus Blazquiz et d'autres musiciens comme le bassiste Laurent Cokelaere. 

Benoît Widemann avec Dan Ar Braz

Pour conclure,revenons encore un moment sur sa période Dan Ar Braz tant elle est jalonnée de splendides étapes musicales.

Un parcours en tout point remarquable tout au long des six albums qui mettent à l'honneur deux musiciens au "toucher" exceptionnel.

Et une petite dernière pour la route.

"Septembre Bleu" du cd du même nom.

Un disque auquel avait participé le bassiste Eric Serra (Le grand Bleu)

Benoît Widemann avec Dan Ar Braz, une collaboration on ne peut plus fructueuse.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 21:39
Ronan Le Bars

Né en 1968 à Guingamp dans les Côtes d'Armor, Ronan Le Bars est issu d'une famille de musiciens et son père jouait déjà de la cornemuse dans un bagad.

Dès l'âge de neuf ans, Ronan se met à l'apprentissage de la cornemuse au sein du bagad de Guingamp.

Agé de 17 ans Ronan le Bars découvre la cornemuse irlandaise (uilleann pipe) en écoutant les disques du groupe Planxty.

Le son de cet instrument joué par Liam O' Flynn est pour Ronan une véritable révélation.

Il décide donc de s'en procurer un et apprend à en jouer principalement en autodidacte.

Malgré les difficultés de l'instrument, il progresse rapidement au point d'en devenir un virtuose à la fin des années '80.

Dans la foulée, il apprend aussi à jouer du low whistle.

Il forme un premier groupe amateur (Maogan) avec lequel il enregistre un disque.

Puis il intègre le groupe Pennou Skoulm en 1990, un groupe breton de musiques à danser.

Là, il côtoie des musiciens réputés comme SoÏg Siberil (guitare), Jean-Michel Veillon (flûte) Jacky Molard (violon) et Christian Lemaître (violon).

En 1992, il fait partie du groupe rock celtique Glaz puis collabore pour la première fois avec Dan Ar Braz sur l'album "Rêve de Siam" (bande originale du film), la même année il enregistre aussi avec Gilles Servat.

En 1993, Ronan Le Bars travaille avec Gildas et Jean-Baptiste Boclé deux musiciens de jazz sur le projet muscal "Keltic Tales" (contes celtiques). Il collabore aussi avec le chanteur Manu Lann-Huel et avec le pianiste Didier Squiban.

il intègre de façon définitive l'Héritage des celtes à partir du deuxième album en remplacement d'un autre virtuose : Patrick Molard.

En 1996, Ronan Le Bars est enrôlé dans le spectacle musical du guitariste Jacques Pellen "Celtic Processon".

Cette même année, il rencontre aussi un autre guitariste Nicolas Quemener avec lequel il va entamer une longue collaboration.

Ronan Le Bars

Ronan et Nicolas enregistrent un premier disque un premier disque en 1995 "Bimis ag Ol" avec la participation de Didier Squiban.

Un disque uniquement consacré à la musique irlandaise.

Les deux compères renouvelleront l'expérience en 2005 avec le cd "New Century".

Gilles Servat appelle régulièrement Nicolas et Ronan pour l'accompagner dans ses concerts ou ses enregistrements.

A noter que Nicolas Quemener joue également de la flûte traversière et chante sur certains titres.

La fin des années '90 verra la carrière de Ronan Le Bars exploser dans de nombreuses directions.

Non content de travailler dans la musique folk (collaborations avec Alan Stivell, Hughes de Courson, Gabriel Yacoub, Gwendal, Red Cardell...) il enregistre aussi avec des chanteurs Français (Renaud, Isabelle Boulay, Hélène Ségara, Yann Tiersen, Johnny Hallyday, Stéphane Eicher...)

Aussi Claude Nougaro qui ne connaissait pas l'uilleann pipe mais qui était tombé sous le charme de cet instrument.

Dans les annnées 2000, Ronan Le Bars reste un musicien très demandé qui continue ses collaborations multiples et qui explore sans cesse de nouvelles expériences musicales.

Ronan Le Bars

Et cela continue dans les années 2010.

Ronan collabore avec le violoniste Didier Lockwood, avec le groupe Deep Forest, avec le percussionniste David Hopkins.

Re-formation de Pennou Skoulm en 2009.

Nouveau disque jazz en 2011 avec les frères Boclé "Crossfields".

En 2011, Ronan forme enfin son propre band : le Ronan Le Bars Group.

A la demande du festival Kan ar Loar, création d'une musique bretonne au uilleann pipe.

Un répertoire fait d'airs à danser et de mélodies bretonnes traditionnelles ainsi que des compositions.

Ronan y est accompagné de Nicolas Quemener (guitare), Pierre Stephan (violon), Jean-Marc Illien (claviers) et Pierrick Tardivel (contrebasse).

Leur premier album "Lammdour" est sorti en 2013.

Puis cette nouvelle création en 2013 "The Celtic Social Club" un ensemble de sept musiciens venus d'horizons divers.

Formé autour de Manu Masko (Red Cardell) ce groupe adapte des airs traditionnels celtiques en leur donnant des colorations de rock, de blues, de folk, de kan ha diskan, de reggae, de hip-hop.

Cela dans le but de populariser la musique celtique en l'ouvrant vers d'autres styles.

Dan Ar Braz l'invite en 2012 à participer à son nouveau projet "Célébration" ( formation qui utilise les mêmes recettes musicales que l'Héritage des Celtes).

Fin des années '90, j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec Ronan Le Bars après un concert de Gilles Servat à Liège.

Grâce à un ami, je m'étais introduit dans les V.I.P. à l'entracte et j'avais croisé Ronan avec le claviériste Philippe Bizais.

Très Sympathique, Ronan m'avait accordé quelques instants et nous avions échangé à propos de sa rencontre au F.I.L. avec la harpiste Déborah Henson-Conant.

Un an plus tôt, j'avais vu ce reportage sur le festival interceltique où l'ancien directeur Jean-Pierre Pichard avait imaginé cette rencontre entre Déborah et Ronan.

Déborah Henson-Conant joue une musique jazz-folk-blues-flamenco avec certaines influences celtiques mais il s'agit de compositions.

Presque sans avoir répété auparavant, Ronan était venu la rejoindre sur scène avec sa cornemuse irlandaise et avait improvisé sur les notes de la harpe de Déborah.

C'était tout simplement grandiose et j'avais été très impressionné.

Pour l'avoir entendu jouer avec Dan Ar Braz, Gilles Servat ou Glaz, je connaissais déjà bien son style mais à cette occasion, il était encore monté dans mon estime.

Ronan Le Bars fait partie des musiciens Bretons de grand talent si vous avez l'occasion de l'écouter, n'hésitez pas.

 

 

 

 

Ronan Le Bars
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:14
Un doublé de Claude Besson

Entre les gigues, les reels ou les gavottes, j'ai toujours bien aimé écouter les poètes bretons.

Chansons en français (pour la plupart) ,chansons à textes inspirées de près ou de loin par la magie de la Bretagne, ses traditions, ses paysages aussi.

Cela fait donc longtemps que j'écoute ces magnifiques chanteurs que sont Gilles Servat, Mélaine Favennec, Louis Capart, Hervé Grall et bien entendu Claude Besson.

Ce n'est pas vraiment tout neuf puisque ces deux disques datent de 2013 et 2014... ce n'est pas très vieux non plus.

Claude Besson n'a jamais caché son admiration pour la chanson française.

En 2011, il avait d'ailleurs enregistré un cd qui reprenait des chansons de Brassens qui reste une de ses idoles.

En 2013, Claude décide de rendre hommage à ses "profs", entendez par là ses professeurs de chanson c'est à dire les auteurs de chansons qui ont bercé son enfance et son adolescence.

Un doublé de Claude Besson

Claude va donc enregistrer un cd "Cahier de chansons" fait de reprises des plus grands auteurs français.

Pas moins de 19 titres sur ce "cahier" qui fait revivre les paroles de Boris Vian, Jean Ferrat, Georges Brassens, Anne Sylvestre, Félix Leclerc et bien d'autres.

Comme sur ses disques précédents, Claude joue de la guitare (diverses guitares) du dulcimer et programme quelques claviers pour ajouter des rythmes et des sonorités à ses accompagnements.

La Bretagne n'est pas oubliée dans cette sélection puisqu'il y a aussi une chanson de Glenmor, une autre de Jean-Michel Caradec plus deux traditionnels bretons ("Son ar jistr" et "Dans les prisons de Nantes").

Lorsqu'on écoute ce disque au début, c'est un peu surprenant d'entendre "Que serais-je sans toi ?" par une autre voix que celle de Jean Ferrat ou "Voir un ami pleurer" avec une voix qui n'est pas celle de Jacques Brel.

Je dois dire cependant qu'on s'habitue très vite et que l'ami Claude interprète ces chants de manière très agréable et convaincante.

"Que serais-je sans toi ?" est une de mes chansons préférées sur ce disque. Il faut dire aussi que j'aimais beaucoup la version de Jean Ferrat.

J'ai re-découvert "Lily" merveilleuse poésie de Pierre Perret, très bien rendue par Claude.

Bien entendu aussi "Les sabots d'Hélène" de son ami Georges.

Avec les deux traditionnels Bretons, Claude nous rappelle qu'il reste un virtuose du dulcimer et qu'à ses débuts, une partie de son répertoire était consacré au folk-song.

Enfin, j'aime bien sa reprise de "Ma Bretagne quand elle pleut" de Caradec.

Pour écouter des extraits :

Un doublé de Claude Besson

En 2014, après avoir rendu hommage à ses auteurs favoris, Claude Besson décide d'écrire de nouvelles chansons.

Une chose qui le comble par dessus tout, ce sont les attentions, la reconnaissance et les applaudissements des spectateurs durant ses concerts.

Claude appelle cela ses "petits bonheurs" qui lui sont si précieux et qu'il a peur de les casser.

Il dit : ces petits bonheurs sont fragiles et rares comme s'ils étaient en porcelaine".

Pas besoin donc de chercher plus loin le titre de son nouvel album "Mes Bonheurs de Porcelaine".

Un doublé de Claude Besson

Avec ce disque, Claude nous offre dix très jolies chansons qui viennent s'ajouter à toutes les belles créations de ses albums précédents.

Un Besson encore une fois en grande forme avec des titres comme "Mes bonheurs de porcelaine" où les mots se déclinent sur un rythme de valse et "Rue de l'arbre sec" nostalgique du passé.

De très jolies musiques aussi comme cette chanson "Amis si proches de l'amour" dont le texte est très touchant.

Un Besson qui se fait un peu critique de la modernité dans le titre "Avant les avions et les bateaux". Ou bien un peu "frondeur" dans la chanson "Procrastination 'blues"

Et puis il y a aussi ce petit bijou qu'est la chanson "Quel malheur d'être un mari bricoleur" dont les paroles sont pleines de d'humour et de malice. On y sent le vécu.

Comme les autres cd de Claude Besson, un concentré de poésies particulièrement agréables à écouter.

Extraits :

Un doublé de Claude Besson

C'est un petit bonheur de t'écouter Claude !

Pour commander ses cd :

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  • : Musique Celtique : ma Passion
  • Musique Celtique : ma Passion
  • : La musique celtique est ma Passion. Alan Stivell, Donal Lunny, Andy Irvine, Gilles Servat, Claude Besson, John Doyle, Christy Moore, Kevin Burke, Gabriel Yacoub, Tri Yann, Karan Casey, Tannahill Weavers, Dan Ar Braz, Ossian ,Silly Wizard,Capercaillie, Solas, Lunasa, Dervish, Altan, Old Blind Dogs,Fairport Convention, Clannad,The High Kings, Davy Spillane, Cormac Breatnach, John Mc Sherry, Michael Mc Goldrick, Tony MacManus, William Jackson, Phil Cunningham, Tim Edey, Steven Cooney, Liam O' Flynn, Julie Fowlis,Cécile Corbel, Gwenael Kerleo...
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