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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 20:42

Quelques mois plus tard, j'avais envie de revenir sur ce groupe "Caliorne" que j'avais présenté dans mon article

News from the Web .

 

 

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Cette fois pour présenter leur cd "Rock Noz Band" paru en 2012.

Un titre d'album on ne peut plus évocateur puisque ce band interprète une musique à danser aux sonorités très rock.

 

C'est en 2005 que Daniel Bignon (batterie, percussions), François Marchal (cornemuses, clarinette), Hughes Maljean (guitare électro-acoustique, chant), Kevin Bijaoui (guitare électrique), Olivier Bintein (claviers,low whisle,bombarde) et Patrick Jamin (basse) décident de former Caliorne.

 

Venus d'univers musicaux très variés, chacun des musiciens de Caliorne apporte ses influences dans la composition et les arrangements  des titres de "Rock Noz Band".

Une musique aux consonances principalement bretonnes qui se décline au rythme des danses de Bretagne.

 

Pour commencer, "Eridal" qui est un laridé bien martelé par la batterie et les percussions de Daniel Bignon.

Un beau morceau joué à la veuze par François Marchal.

 

"Trad ha Rock" , une gavotte qui démarre tout en douceur à la cornemuse et avec les deux guitares puis le son devient plus puissant avec les claviers qui apportent un bon soutien à la cornemuse.

 

 

 

 

Kevin Bijaoui fait déjà un petit solo à la guitare électrique et on apprécie aussi des sonorités d'orgue Hammond jouées par Olivier Bintein.

 

 

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"Scottich Purple" est un morceau plus rock à grand renfort de guitare électrique, de batterie et de cornemuse.

J'aime bien aussi la guitare de Hughes Maljean qui apporte aussi sa touche rythmique.

A la fin, tout le monde reprend en coeur et Kevin Bijaoui se fait encore remarquer (en bien) avec sa guitare électrique.

(voir vidéo : link )

 

"Impro au Chat" , un andro où low whistle et clarinette se mélangent avec le bon soutien des claviers.

 

"Paul Caliorne" est une suite de polkas.

J'aime beaucoup la guitare basse de Patrick Jamin et la batterie de Daniel Bignon qui marquent bien le rythme dans ce morceau.

 

Pour suivre, un rond de Saint Vincent avec le titre "O 120/100" dans lequel la veuze, la clarinette sont particulièrement mises en valeur. Avec une belle présence des claviers et de la guitare acoustique.

 

 

 

 

 

"Friponne" est une chanson chantée par Hughes Maljean.

Ce morceau est le premier d'un suite de dans plinn qui est en trois parties. Ici il s'agit du "ton simple".

J'aime beaucoup la batterie et les changements de tons de la cornemuse écossaise.

Une fois de plus, Kevin Bijaoui y va d'un solo tout en finesse.

 

"Rêveur" est un petit intermède musical en forme de bal plinn sur un rytme beaucoup plus calme.

Dans les trois partie de la dans plinn, le bal plinn plus lent que le ton simple et le ton double est fait pour que les danseurs récupèrent un peu.   

 

Vient alors "Déjanté" (le ton double) un morceau plus rock qui porte bien son nom. François Marchal joue du biniou dans ce titre.

 

Le dixième titre est "La Kro, Star de la boîte". Une suite de kost ar c'hoad ( le premier thème avait été popularisé par Alan Stivell dans son disque à l'Olympia).

Batterie, basse et la cornemuse écossaise qui nous emporte dans de terribles solos avec aussi certaines improvisations jazz de la guitare électrique.

 

Le cercle circassion "Rolling Dog" sur un thème agréable et un peu nostlagique, claviers, clarinette et guitare électrique s'en donnent à coeur joie.

 

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Et pour conclure, la chanson "Coulé à pic" en hommage aux marins d'un petit bateau disparu.

La voix de Hughes Maljean d'abord sur un fond de piano qui introduit progressivement les autres instruments pour terminer ce cd de très belle manière.

 

 

"Rock Noz Band" est donc encore un cd que je vous recommande.

 

Caliorne, un groupe que l'on peut apprécier soit en dansant dans leurs concerts, soit en écoutant la musique très riche de leur album.

Caliorne, une musique très danse et très dense.

 

 

 

Pour plus d'infos et pour commander leur disque : link

 

 

 

 

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 22:02

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Anthony Chaplain dit "Chaplain des Côtes d'Armor" est un musicien et chanteur breton.

Sa carrière professionnelle a démarré en 2003 mais cela fait très longtemps que sa vie guidée par la musique.

A l'âge de cinq ans, Anthony tapait déjà sur une batterie. Dès l'âge de sept ans, il apprend à jouer des claviers et se met à chanter lorsqu'il parvient à s'emparer d'un micro.

A douze ans (!) , Anthony Chaplain forme un premier groupe "Les copains d'abord" et va commencer à animer des soirées d'anniversaires ou de mariages.

Il apprend également à jouer de l'accordéon.

 

Ouvrier du bâtiment dès l'âge de 18 ans, il consacre la majorité de ses loisirs à la musique.

Animation de bals, concerts et écriture de chansons sont les trois occupations principales de ses temps libres.

 

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Ses influences musicales sont diverses : la musique bretonne bien sûr mais aussi le jazz manouche, le rock et la chanson française.

 

C'est avec le titre "Marie la Dondaine" qu'Anthony va vraiment se faire connaître.

Basée sur un air traditionnel, cette chanson qui sonne très rock raconte comment une jeune fille amoureuse d'un prêtre décide d'entrer au couvent.

 

 

 

 

Après la sortie de ce single, tout s'accélère pour Anthony qui trouve un producteur, participe à des festivals et décide d'enregistrer un premier album en 2006 (Contre vents et marées).

 

Peu à peu, le répertoire d'Anthony Chaplain évolue vers la chanson française.

Avec principalement des compositions personnelles mais aussi des reprises comme "Emmenez-moi" de Charles Aznavour ou "Une jolie fleur" de Brassens.

 

Découvert sur le Net, j'ai été étonné par ses grandes qualités vocales.

J'ai été également touché par la qualité de ses textes car il y a vraiment des choses très profondes dans ce qu'il écrit.

 

 

 

 

 

Voilà un jeune qui a du talent et qui ,à mon avis, n'a pas fini de nous étonner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour d'autres infos : link

                                 link

 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:10

En 1999, le concert "Bretagnes à Bercy" va marquer les esprits de tous les amateurs de musique bretonne.

Le sympathique groupe Armens comme prélude d'un fantsatique quadruple concert réunissant pour la première fois Dan Ar Braz et l'Héritage des Celtes, les Tri Yann, Alan Stivell et Gilles Servat.

Soit les quatre plus grands représentants de la musique celtique en Bretagne.

 

Un moment musical grandiose qui sera immortalisé par un dvd et un double cd.

Quatorze ans plus tard, je suis toujours marqué par cet événement musical sans précédent.

 

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Durant le concert de Dan Ar Braz, aux premières notes de la chanson  Left in Peace le public s'étonne de voir q'un guitariste supplémentaire est venu rejoindre l'Héritage des Celtes.

Il s'agit de Michael Jones (J.J. Goldman, Star Ac'...) qui démarre le morceau à la guitare acoustique.

Puis Karen Matheson commence le chant de sa magnifique voix.

C'est alors que devant le public médusé, Jean-Jacques Goldman monte sur scène avec une fleur sur sa guitare. Goldman aux côtés de Dan Ar Braz pour un splendide duo de guitares électriques.

 

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Le public debout n'en croit pas ses oreilles !

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Ce sera là leur première collaboration.

Un peu plus tard, Jean-Jacques Goldman invite Dan Ar Braz à venir jouer dans un spectacle des "Enfoirés" et Dan fait apprécier tout son talent sur le cd de ce concert.

 

En 2003, Dan Ar Braz enregistre un nouveau disque "A toi et ceux" avec plusieurs musiciens de l'Héritage des Celtes.

Sur cet album deux chansons "Pas d'un pas" et "Je m'en vais demain" ont été co-écrites par Dan et Jean-Jacques Goldman.

 

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Jean-Jacques et Dan chantent "Je m'en vais demain" en duo.

 

J'ouvrirai les yeux comme s'ouvre le matin
Comme apr��s ces nuits polaires, quand le soleil revient
J'éteindrai le feu de ce foyer qui m'éteint
Je laisserai maison close pour un bandit de chemin

Peut-être demain ou après-demain
Qu'importe le temps, je veux le souffle des vents
Laissez mes bagages, je n'emporte rien
Qu'un peu de courage et quelques rêves d'enfants

Je m'en vais demain ou peut-être après-demain
Pour une route à écrire, une ligne dans ma main
Je renais demain, à plus tard, on verra bien
Si la chance me délivre de ces rails et de ce train

Adieu ma belle, tu n'y es pour rien
L'amour et le ciel, on ne les voit bien que de loin
Guette à ta fenêtre ou respire enfin
La fin n'est peut-être pas que l'on ne s'aimait que bien

Je m'en vais demain ou peut-être après-demain
Pour une route à écrire, juste un trait sur un dessin
Je renais demain, à plus tard, on verra bien
La fortune est si docile à ceux qui ne manquent de rien

Je m'en vais demain ou peut-être après-demain
Pour une route à écrire, une ligne dans ma main
Je m'en vais demain et le monde m'appartient
Encore un verre, amis tristes de votre sort ou du mien ?

Peut-être demain ou après-demain
Qu'importe le temps, je veux le souffle des vents
Laissez mes bagages, je n'emporte rien
Qu'un peu de courage et quelques rêves d'enfants

Je m'en vais demain pour encore avant la fin
Pour encore un peu des autres, pour une larme de rien

 

 

 

 

 

Autre soliste de l'Héritage des Celtes, Carlos Nunez   va également enregistrer ce titre  sur son disque "Un Galicien en Bretagne".

Virtuose de la flûte et de la cornemuse, Carlos Nunez nous propose ici une version instrumentale qu'il a intitulée : " Un autre Finistère".

 

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Dans la version live ci-dessous, il est ,entre autre, accompagné par son frère Xurxo Nunez à la batterie, Pancho Alvarez au bouzouki plus tout un Bagad.

 

 

 

 

Deux versions qui nous proposent de nous rendre en Bretagne là où se finissent les terres...

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:46

J'ai déjà abordé la musique des festou-noz à plusieurs reprises, entre autres dans mes articles

Bombardes et sonneurs (1)  et dans celui à propos des  Sonerien Du .

 

Le fest-noz reste un genre musical très prisé en Bretagne et de nombreux jeunes musiciens continuent de s'y plonger avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Musiciens qui apportent non seulement leur talent mais aussi leur créativité pour faire évoluer cette musique dans des styles très divers comme le rock, le jazz ou les mélanges etniques avec les musiques d'autres cultures.

 

Le guitariste Erwan Moal fait partie de cette jeune génération.

Né en 1986, il est bercé dès son plus jeune âge dans la musique traditionnelle bretonne pratiquée par son père.

 

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C'est donc tout naturellement qu'il apprend le piano à l'âge de huit ans avant de se tourner vers l'accordéon puis de se mettre à l'apprentissage de la guitare à partir de seize ans.

Un instrument qu'il apprend en autodidacte.

 

Au lycée déjà il forme le groupe "Mosso" avec des camarades de classe dont le saxophoniste Thimothée

Le Bour.

Ensuite, tout en poursuivant ses études à l'université de Rennes, il fait partie de plusieurs groupes (Chega,Francis Jackson project...).

Erwan décide alors de devenir professionnel.

Adepte de "l'accord ouvert" (DADGAD), Erwan joue dans de nombreuses formations (Ampouailh, Kadja, Startijenn, Rhapsoldya...).

Il cottoie de nombreux musiciens de talent comme Etienne Callac (bassiste des frères Guichen) ,

l'accordéonniste Tangi Legall-Carré, le violoniste Christian Lemaître (Kornog).

Avec ces divers groupes, on le retrouve dans des grands festivals comme "Les Vieilles Charrues",

l'Interceltique de Lorient ou le festival des Cornouailles à Quimper.

 

 

Le voici avec quelques uns de ses groupes

 

 

Kadja avec Thomas Felder au violon et Tangi Legall-Carré à l'accordéon et Erwan à la guitare.

 

 

 

 

 

Le Bour - Bodros quintet :  avec Thimothée Le Bour au saxophone, Youen Bodros à l'accordéon, Erwan Menguy à la flûte et Erwan Moal

 

 

 

 

Ampouailh avec Simon Lotout aux bombardes , Mickael Derrien au saxophone soprano, Thibault Lotout

à l'accordéon diatonique, Marius Le Pourhiet à la batterie et Erwan Moal. 

 

 

Il y a décidément beaucoup de talents en Bretagne.

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 12:22

 

Sorti le 26 novembre 2012 "O Filles de L'eau" est le nouveau cd de Nolwenn Leroy.

J'étais curieux de découvrir ce disque deux ans après l'immense succès du cd "Bretonne".

 

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Nolwenn cette fois a décidé d'écrire de nouvelles chansons dédiées aux filles de l'eau c'est à dire les sirènes et les femmes qui ont un lien avec la mer.

Des chansons originales donc qui n'ont plus rien à voir avec la musique traditionnelle ou avec des reprises de chants ayant rapport avec la Bretagne ou L'Irlande.

Comme expliqué dans divers interviews, Nolwenn Leroy rappelle cependant ses racines bretonnes et son attachement aux sonorités celtiques.

Elle avait d'ailleurs déjà incorporé dans certaines chansons de la harpe et de la flûte bien avant d'enregistrer "Bretonne".

 

"O Filles de L'eau" est donc un album dans un style "pop-variétés" où l'on entend entre autre des instruments traditionnels.

 

Comme le dit l'expression "never change a winning team" , Nolwen Leroy a de nouveau confié  la réalisation de ce cd à Jon Kelly.

Et Jon a engagé a peu près les mêmes musiciens pour l'enregistrement :

Emre Ramazanoglou (batterie et programmations),

John Paricelli (guitare, bouzouki, banjo),

Ruth Wall (harpe celtique),

Andy Cunning (accordéon)

Sam Dixon (basse)

Matt Johnson (claviers, programmations),

Boo Hewerdine (guitares, vocaux)

Olivier Kraus (violon, alto, violoncelle)

Ciara Newell   (vocaux)

 

Plus les deux "celtes" de l'étape :

John Mc Cusker au fiddle

et Mike Mc Goldrick aux flûtes et uilleann pipe.

 

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Co-écrit avec Christophe Miossec, "Davy Jones" évoque un personnage légendaire du monde marin.

Chargé de veiller sur les âmes des personnes décédées en mer, Davy Jones est cette fois aux prises avec une sirène.

J'aime beaucoup les diverses intonations de la voix de Nolwenn sur ce titre.

Low whistle, fiddle et pipes donnent une habillage folk à cette musique.

 

Le single "Juste pour me souvenir" est rapidement devenu un succès.

Une musique très entraînante avec des temps forts et des passages plus doux.

Un morceau commercialement très bien construit et très agréable à écouter

Avec là aussi un bon équilibre entre instruments acoustiques et électriques.

"...juste un peu d'eau sur les lèvres

   juste pour me souvenir

   de ce dernier baiser amer

   juste avant de t'enfuir.

 

...Dis-moi juste que tu es ici

   sous l'océan enfoui

   dans les bras d'une sirène qui

   te chantera toute la nuit,

   te chantera toute la nuit..."

 

 

 

(Nolwenn ici avec ses musiciens de scène : Robert Le Gall, Kevin Camus, Michel Cocherman, Fred Renaudin)

 

Dix titres sont chantés en français,  deux en anglais et un en breton.

"Homeland" sur une musique majestueuse où on entend beaucoup de claviers.

Et "Limitless" où j'apprécie particulièrement la puissance de sa voix bien soutenue par la batterie et les percussions.

 

"Athès" est donc le seul titre en breton, une chanson qui a été écrite par Gwennyn.

Nolwenn a croisé la chanteuse Gwennyn sur des plateaux télé en Bretagne.

Sur scène, elles ont un musicien en commun, Kevin Camus qui joue de l'uilleann pipe (cornemuse irlandaise) et des whistles (flûtes).

"Ahès" et le second nom de "Dahud" la princesse qui, dans la légende de le ville d'Ys, ouvrit les portes

de la digue libérant ainsi les flots qui engloutirent la ville.

 

Dans "Ophélia" le piano se pose sur la voix de Nolwenn puis la musique se fait plus forte par moments.

"...ne me retiens pas...je retourne à la mer, je retourne à la mer..."

 

"Sixième continent" est assez rythmé avec un bel apport de la harpe, de la flûte et du bouzouki.

"...Sirène se plaint

    hurle chagrin

   jamais un bateau ne vient...

...Toujours elle a peur

   toujours elle implore

   Toujours. Elle chante, la la la la..."

un refrain très entraînant qui se termine comme une sorte de reel irlandais.

 

J'aime bien l'émotion qui se dégage de la voix de Nolwenn dans "j'ai volé le lit de la mer".

Un titre sur lequel il y a un très bon arrangement des "cordes".

"...ne te moque pas

 si j'ai volé le lit de la mer

 je l'ai gardé tout au creux d'un flacon de verre

 c'est ton odeur d'iode et d'ambre

 que j'ai emprisonnée.

 Ne te moque pas

 c'est pour ne rien oublier..."

 

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Dans un style un peu "bues" le titre "A la vie à la mort" souligne que l'amour aide à traverser les épreuves et que les rêves à deux rendent plus fort.

 

"Aux filles de l'eau" rend également hommage au courage des sirènes.

"...Aux filles de l'eau

   qui où qu'elles aillent se lancent à fond

   dans la bataille..."

 

"Sur mes lèvres" est une chanson d'amour très poétique.

  A propos de quelqu'un qui voyage beaucoup mais ne se plait nulle part.

  "...sur mes lèvres il marche comme les dieux

      sur mes lèvres s'imagine au milieu

      sur les lèvres qu'il vient de m'inventer

      il semble comme gagné par l'obscurité..."

 

 

"Tout a une fin" plus dans un style "variétés" avec beaucoup de claviers et de "cordes".

"...tout a une fin, surtout les grands, grands, grands

    et ces puissants n'y penvent rien, rien, rien..."

 

Le titre "D'émeraude" termine le disque.

Une chanson à propos du temps perdu et des amours perdus avec de belles images descriptives.

Whistles, claviers et percussions clôturent cet album en beauté.

 

 

Merci à toi Nolwenn pour cette belle création.

 

 

 

 

Lire aussi :  Nolwenn Leroy

                   Bretonne...suite (Nolwenn Leroy)

                   Nolwenn Leroy aux Francofolies de Spa 2012

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:17

Il y a peu, j'ai passé en revue la discographie de Claude Besson pour le créer un "best of" imaginaire.

Il y a six cd plus un double ce qui fait donc huit disques dont j'ai sélectionné chaque fois trois titres, ce qui nous fait une compile de 24 morceaux.

Exercice amusant même s'il a fallu faire certains choix.

 

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du barde de Kérouze dont j'admire la poésie et les talents de musicien.

 

Né en 1948, Claude fait d'abord des études en électronique avant de se sentir de plus en plus attiré par la musique.

A des degrés divers puisque installé dans la balieue Saint Denis à Paris, il ouvre un atelier de lutherie tout en commençant à écrire des chansons et en pratiquant plusieurs instruments de musique (dulcimer, psaltérion, guitare).

C'est donc tout naturellement qu'il est amené à fréquenter puis à se produire au Hootnanny (salle de spectacle où il croise un certain Alan Stivell) et dans d'autres endroits culturels.

C'est en 1972 que Claude est repéré par le producteur Nicolas Péridès qui va lui donner sa chance et lui permettre d'enregistrer ses premiers disques.

Petit à petit, Claude chantera dans des plus grandes salles (Olympia, Bobino) et se rend compte que sa Bretagne natale lui manque beaucoup.

En 1976, il abandonne son métier de luthier pour se consacrer uniquement à la chanson.

Fin des années '70 Claude décide de quitter Paris et retourne s'installer en Bretagne à Kérouze.

 

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Etapes Discographiques :

En 1973, il enregistre son premier trente-trois tours de chansons.

En 1974 il sort un premier disque instrumental consacré au dulcimer et au psaltétion.

Ce disque obtient le prix de l'Académie Charles Cros.

Deuxième album de chanson en 1976.

Puis deuxième disque de dulcimer et psaltérion en 1978.

Troisième album de chansons en 1981.

Puis un quatrième "Espérance, espérance" en 1985 toujours produit par Nicolas Péridès.

 

Entre temps, Claude sillonne la Bretagne avec sa guitare et chante dans de nombreuses salles.

Il fait aussi des spectacles privés à la demande.

 

Avec les années '90 s'ouvre l'ère du cd.

"Baladin Baladine" sera son premier disque compact.

Dans la foulée, la maison Péridès édite un "Besson instrumental" qui regroupe 13 titres extraits des deux vinyles consacrés au dulcimer.

Un autre cd "20 chansons" sort en 1995 et regroupe des titres extraits les trois premiers albums.

Réédition aussi en cd du disque "Espérance, espérance".

 

Avec tous ces cd et les suivants, il y a donc moyen de faire une belle compile...

 

 

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Claude avait réalisé ce disque avec quelques amis musiciens : Mikael Moasan (fiddle) , Emile Mayousse (cor anglais) , Hamadi Ali (guitare) et Hubert Varron (violoncelle).

On ne peut qu'admirer sa virtuosité à pratiquer ces deux instruments tout au long de ce disque.

Lire aussi : Les sillons de Claude Besson  

J'ai sélectionné "Le pas de la vieille" qui est une sorte d'hanter-dro assez dansant.

Puis "Marie-Orange" qui est un morceau plus calme.

Claude le joue au Dusplinet qui est une variété de dulcimer avec des cordes supplémentaires qui donnent un effet de réverbération.

Mon troisième titre est "La Payse" avec une belle partie jouée par le cor anglais (une sorte de hautbois) qui répond au dulcimer de Claude.

 

 

 

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Sur ce disque, j'ai sélectionné trois titres de l'abum chansons N°3 sorti en 1981.

 

En 1983, j'étais en vacances en Bretagne.

Nous étions encore un peu traumatisés par notre voyage en voiture et les difficultés que nous avions eues à traverser le périphérique de Paris.

Je connaissais juste Claude Besson de nom car Jacques Vassal parlait de lui dans son livre sur "La nouvelle chanson Bretonne".

Au cours d'une promenade en voiture, la radio diffusait une chanson en breton qui disait : "Kenavo prison Paris ha ma bro salud deoc'h c'hwi...kenavo périphérique ha ma bro salud deoc'h c'hwi" (au revoir Paris prison et mon pays salut à toi...au revoir périphérique et mon pays salut à toi...).

Le tout sur un air très entraînant chanté en kan ha diskan par Claude et Loïc Le Scouarnec.

J'ai de suite été sous le charme de cette chanson qui non seulement me plaisait mais mettait un peu de baume sur ma frustration par rapport aux embouteillages parisiens.

Quand le présentateur a dit qu'il s'agissait d'une chanson de Claude Besson, j'ai dit à la personne qui m'accompagnait qu'il me fallait absolument ce disque !

Et quelques jours plus tard, je suis entré chez un disquaire pour acheter ce précieux 33 tours.

Rentré en Belgique, j'ai enfin pu l'écouter et j'ai beaucoup apprécié.


Rien que des belles chansons en fait comme "l'Ile de Sein", "Le paysagiste de Saint Denis", "Quel fléau ce fléau"...

J'ai cependant été "scié" par la poésie qui se dégage de "Mon ami Pierre du Québec" un très bel hommage à l'amitié.

lire aussi : Les sillons de Claude Besson

"Kenavo prison Paris" est mon second titre pour les raison évoquées plus haut.

 

 

 

 

Et puis celle qui reste ma préférée chez Claude : "la bienvenue, la malvenue" où les notes de psaltérion soutiennent un magnifique texte sur une vraiment très jolie musique.

lire aussi : Les sillons de Claude Besson

 

 

 

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Claude enregistre ce disque en 1985 avec quelques musiciens de studio (batterie, guitare, claviers...).

Mes titres préférés sont : "Les deux arbres à chansons" où Claude regrette deux arbres abattus qui étaient des sources d'inspirations.

Guitare électrique, claviers et basse sont bien présents sur cette chanson.

Ensuite "Espérance, espérance" qui est plus contestataire et dont j'aime particulièrement la musique.

 

 

 

 

Enfin, j'aime bien aussi "La malchance" pour le son de la guitare électrique mêlé à celui du banjo.

Pourquoi la malchance s'est-elle arrêtée dans sa maison ?

 

"...Mais pourquoi nous, pourquoi nous deux

    Si vous cherchez des gens heureux

    Regardez donc autour de vous

    Vous trouverez pire que nous..."

 

 

 

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Enregistré en 1993, "Baladin, baladine" est donc le premier disque version cd de Claude.

Je pense bien qu'il n'a pas d'accompagnateur sur ce disque mais qu'il se charge lui même de tous les instruments (guitare, dulcimer, psaltétion, claviers...).

 

"Mon inspecteur des impôts" est parmi mes préférées.

Cette chanson à propos du rêve d'un échange de confidences avec son inspecteur des impôts.

J'aime bien les claviers sur ce titre.

 

Un peu dans le style de Georges Brassens, "Chanson pour Jean-Marie Koltès" est aussi une chanson que j'aime beaucoup.

 

 

 

 

Enfin, "Les deux quais" qui narre sa nostalgie par rapport aux années vécues au bord de la Seine.

"...une larme qui coule, coule,coule

    une larme qui saoule, saoule, saoule

    comme saoule la foule

    comme la musique saoule

   c'était le temps des Babas-cool..."

 

 

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En 2004, Claude décide de ré-enregistrer chez lui ses premières chansons.

"Made in Kérouze" est donc un double cd de 35 chansons interprétées par Claude qui se charge de tous les instruments et des arrangements musicaux.

 

Bien entendu, j'ai choisi "Kérouze" à la fois pour ses paroles et pour la qualité de l'interprétation de Claude dans ce titre.

Amertume de Claude par rapport aux buldozers qui ont bien abîmé les paysages de sa région au nom d'un obscur "aménagement" du territoire.

"...des machines ont déraciné nos boccages

     ont trouvé trop beau notre paradis.

     A Kérouze, on a fait le grand nettoyage

    Vois Kérouze et vois le destin du pays..."

 

 

 

"Menez Du"  (montagnes noires) est ma deuxième chanson. A propos du labeur des ouvriers qui travaillent l'ardoise.

"...entends-tu Menez Du, entends-tu

    pleurer sous les ardoises du Toul-Du ? "

 

J'aime beaucoup aussi "N'oubliez pas l'Armor" une chanson à propos de ceux qui quittent la Bretagne en espérant trouver mieux allieurs.

"O vous qui laissez le pays, n'oubliez pas l'Armor".

A noter que Claude chante le dernier refrain en Breton ce qui est assez rare.

 

Sur le deuxième cd, j'ai choisi "Damdidalididam" qui est en fait une nouvelle version des "Prisons de Nantes" à la mode contemporaine.

Excellent jeu de dulcimer dans cette chanson.

 

"le Chiffonier", dans un style d'andro-hanter dro est assez dansant avec un rythme bien marqué par la guitare et les percussions.

 

Retour à la poésie avec "Je te donne le droit" où j'aime beaucoup le jeu de la guitare acoustique.

"...je te donne le droit

    d'entrer dans ma maison

    je te donne mon toit

    je te donne mon nom

    je te donne mon toit

    entre dans mes chansons..."

 

 

 

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Cette fois une toute nouvelle création en 2009 avec le cd "Arbres".

Déjà évoquée dans "Les deux arbres à chansons" Claude Besson nous fait partager sa passion pour les arbres.

Plus jeune, Claude adorait grimper aux arbres et regarder le paysage du haut de leurs branches.

Les arbres étaient son refuge et agissaient comme ses confidents.

Il avait toujours du mal à admettre qu'on les abatte pour l'une ou l'autre mauvaise raison.

Seule alors pouvait le consoler l'idée que de ces arbres on allait faire du bois qui servirait à fabriquer des charpentes ou...des instruments de musique.

 

J'ai choisi "Arbres je vous aime" , un titre où j'aime bien les guitares.

Et "Arbres mes vieux copains" sur un texte de Patrick Carel qui dénonce l'urbanisation.

"...et l'urbanisation, phénomène bizarre, a mis l'arbre à la ville et les maisons aux champs..."

 

Enfin "L"eau" où Claude parle des catastrophes naturelles causées par l'eau.

Cette chanson est un petit bijou.

Une magnifique musique avec de très bonnes guitares acoustiques et des claviers bien dosés.

Claude chante ce texte avec une voix plus grave, de très jolies descriptions.

Ma chanson préférée du disque, du grand art.

Lire aussi : Auprès de son arbre (Claude Besson)

 

 

 

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En 2011, "Claude Besson chante Georges Brassens" est l'aboutissement d'un vieux rêve.

Car Claude n'a jamais caché son admiration pour le grand Georges.

Il y a d'ailleurs des similitudes entre sa manière d'écrire et celle de Brassens.

D'autres que moi l'avaient également baptisé le "Brassens de Bretagne".

 

Cet album est vraiment tout en finesse et Claude a soigné les accompagnements de guitares.

Créant une portée musicale sur laquelle viennent se poser sa voix et les mots de Brassens.

 

Ici bien sûr mes choix sont en partie guidés par mes préférences par rapport aux chansons de Brassens.

 

J'ai choisi "La non demande en mariage"

"...j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main...

 

Puis "Mourir pour des idées" où Brassens a beaucoup d'humour.

"...mourir pour des idées, l'idée est excellente,

    moi j'ai failli mourir de ne pas l'avoir eue...

  ... mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente

     d'accord mais de mort lente..."

 

Et aussi "Le testament"

"...pour me rendre au cimetière

    j'ferai la tombe buissonnière...

 

Lire aussi :  Le Besson nouveau est arrivé

 

Merci à toi Georges et bravo à Claude pour ton interprétation !

 

bessoncd8

 

Voici donc 24 titres pour faire un très beau "best of" de notre ami Claude Besson.

 

 

Pour commander ses cd : link

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:10

Petit article pour un très grand merci.

 

Dans mes articles Le onze de Bretagne (1) et Le onze de Bretagne (2) j'avais présenté toute une série d'excellents guitaristes Bretons.

Ewen Queffeléant est l'un d'eux et il est venu lire l'article.

 

quéff1

 

Pour me remercier, il m'a composé un morceau et en a fait une vidéo qu'il a mise sur You Tube !

 

Inutile de dire que je suis très touché et que je lui adresse un IMMENSE merci !

 

"Paotred termaji" ( L'homme qui voyage) est un thème assez rythmé à la guitare électrique.

Un air qui fait penser à une danse traditionnelle.

 

A la fois musicien, professeur de musique et compositeur, Ewen Queffeléant aime s'exprimer dans différents styles musicaux.

Le celtique bien sûr mais aussi le rock, le folk et le jazz.

 

Il a aussi formé un duo (Patewen) avec un autre guitariste, Patrice Guillou.

Ensembles, ils reprennent des chansons de Bob Dylan, Graeme Allwright...

 

Voici donc ce petit bijou créé pour musique-celtique.org

 

 

 

 

 

 

Autres aperçus de son talent :

 

 

 

 

Et dans un style jazz-manouche :

 

 

 

 

Trugarez Vraz Ewen !

 

 

Pour écouter d'autres titres : link

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:29

Petit retour sur les premières années de la carrière solo de Dan Ar Braz.

J'avais découvert ce fabuleux guitariste au début des années '70 puisqu'il faisait partie du fameux groupe d'Alan Stivell.

J'avais été impressionné par ses solos de guitare électrique dans des morceaux comme "Pop plinn" ou

"Bal ha dans Plinn".

danarbraz4

 

Je vous ai déjà parlé de cette glorieuse époque à de nombreuses reprises :

Stivell d'hier et d'aujourd'hui

Alan retourne à l'Olympia

Stivell Band, les idoles de ma jeunesse

Alan Stivell retro '73

Suite Sud Armoricaine

Concerts d'Alan Stivell

Les groupes d'Alan Stivell

 

Après avoir aussi fait partie du groupe Breton "  Sonerien Du " puis du groupe Anglais "Fairport Convention", Dan Ar Bras enregistre encore un disque avec Alan (Raok Dilestra) en 1977.

Puis ce sera la séparation définitive car Dan a envie de faire une carrière en solo.

 

En 1977, il enregistre l'album "Douar Nevez" (terre nouvelle) , un disque instrumental qui raconte la légende de la ville d'Ys.

 

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Entouré de ses complices : Patrick Molard aux cornemuses, Dave Pegg (Fairport) à la basse et Michel Santangeli (Stivell) à la batterie et du terrible claviériste Benoît Widemann, Dan nous livre là une très jolie création.

Musiques douces qui alternent avec des musiques très rock où les guitares acoustiques et électriques sont très présentes.

 

Le titre "Orgies nocturnes" illustre la nuit de débauche de Dahud, la fille du roi Gradlon.

Dans sa folie, Dahud avait ouvert les portes de la muraille qui protégeait la ville des flots de l'océan.

Et c'est ainsi que la ville d'Ys fut entièrement submergée...

 

(ici la version de 2003)

 

Deuxième disque de Dan Ar Bras en 1978 : "Allez dire à la ville" où Dan met en musique des textes du grand poète Breton Xavier Grall.

 

danarbraz1

 

Dan Ar Bras nous fait donc découvrir ses qualités de chanteur sur ce disque où se répartissent les chansons et les plages instrumentales.

Benoit Widemann, Michel Santangeli, Patrick Molard sont toujours là avec Dan plus quelques autres (Patrick Audouin, Francis Mose, Guy Delacroix, Dominique Widiez).

Parmi mes titres préférés : "Les oiseaux et les électrons de Brenilis", "Allez dire à la ville, "L'amour Kerne" et "Les saisons"

Le mauvais temps que nous vivons durant cet Automne m'a fait repenser au texte de cette chanson :

...S'en venaient les jours lessivés par les pluies,

 des agonies paysannes piaulaient dans les grands lits

  alors je m'en allais par les sentiers blèmes

 des bohémiens sans musique, sans Bohême...

 

 

 

 

En 1979, Dan enregistre son troisième album "The Earth's Lament".

 

danarbraz2

 

Avec encore les même musiciens qui constituent à présent une solide équipe qui épaule Dan Ar Bras à la perfection.

The Earth'lament est un album très rock.

Avec des titres remarquables comme "Rain" la reprise de la chanson des Beatles et aussi des morceaux très musclés comme la chanson "Back to life" ou le très énergique "To Rory" en hommage à son ami Rory Ghallager.

"Wild hopes" est un de mes titres préférés avec la belle partie d'uilleann pipe jouée par Patrick Molard.

Et puis, il y a ce titre "Menez Du" (montagnes noires) à la fois très rock et très breton où Dan y va d'un terrible solo à la guitare électrique.

Ecoutez plutôt.

 

 

 

 

 

A cette époque, Dan va beaucoup tourner en Angleterre, en Europe et même aux U.S.A. 

 

Comme le public anglo-saxon ne prononce pas le "s" à la fin de son nom (Dan Ar Bra) il décide alors de l'écrire Dan Ar Braz. 

 

S'en suivront alors toute une série de nouveaux cd en solo avant la grande aventure de l'Héritage des Celtes"

Puis encore d'autres disques avant une belle collaboration avec la chanteuse Clarisse Lavanant et enfin la  tournée avec son nouveau groupe "Célébration". 

 

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Merci à Dan Ar Braz d'avoir été Dan Ar Bras.

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 21:40

Née en 1980 à Pont-Croix dans le Finistère, Cécile Corbel est une harpiste et chanteuse Bretonne de la nouvelle génération.

 

corbel1

 

Cécile (à ne pas confondre avec  Nolwenn Korbell   une autre chanteuse Bretonne) découvre la harpe celtique à l'adolescence lors d'un concert de la harpiste Elisa Vellia.

Elisa Vellia deviendra son professeur de harpe.

A 18 ans, elle déménage à Paris pour suivre ses études d'archéologie.

En même temps, elle commence à jouer en amateur dans les rues de Paris et dans certains pubs (dont le célèbre "Ti Jos").

Elle puise son inspiration dans les musiques traditionnelles bretonnes et celtiques et se met petit à petit à écrire ses propres compositions.

Les contes, la féerie et les musiques anciennes sont aussi pour elle une source d'inspiration.

 

D'abord seule à la harpe, Cécile rencontre ensuite divers musiciens qui vont jouer avec elle.

 

En 2005, Cécile Corbel sort un premier cd 6 titres "Harpe celtique ets chants du monde"chez Keltia Musique.

 

 

Lorsqu'elle chante et joue, Cécile donne l'impression d'être "à fond" dans ce qu'elle fait.

Ses doigts tissent une musique sur les cordes de sa harpe.

 

A partir de ce moment, elle devient professionnelle et fait de nombreux concerts en Europe mais aussi aux U.S.A. et en Asie.

Parmi ses accompagnateurs habituels :

Cyril Maurin est aux guitares, Pascal Boucaud à la basse, Eric Zorgniotti au violoncelle et JB Mondoloni au bodhran.

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En 2006 elle sort un nouveau disque de chansons "Song book vol.1" où on retrouve des titres bretons, irlandais et gallois.

 

 

"Blackbird" une magnifique chanson qui avait été popularisée par le groupe écossais Silly Wizard.

...Oh if I was a blackbird, could whistle and sing
I'd follow the vessel my true love sails in
And in the top rigging I would there build my nest
And I'd flutter my wings o'er her lilly white breast...

(Si j'étais un merle pouvant siffler et chanter,

je suivrai le navire sur lequel mon véritable amour voyage

et au sommet du mât, je construirais mon nid

et je ferais voltiger mes ailes sur sa blanche poitrine...)

 

 

En 2008, sortie du second album "Song book vol.2" qui contient d'avantage de ses compositions.

Ce disque sera très bien accueilli par le public.

 

 

"Sans faire de bruit", une excellente chanson de ce troisième cd.

Le style de Cécile me fait parfois penser à celui de Kate Bush ou à Loreena McKennitt.

 

 

Cécile décide alors d'en envoyer un exemplaire au studio Ghibli au Japon dont les dessins animés sont parfois une source d'inspiration pour elle.

Ayant écouté son disque, Toshio Suzuki, producteur d'un tout nouveau dessin animé "Arietty, le petit monde des chapardeurs" propose alors à Cécile de composer une chanson pour ce film.

 

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Tombés sous le charme, les Japonais vont finalement demander à Cécile Corbel de composer toute la bande originale du film !

 

 

Musiques d'inspirations bretonnes et orientales qui permettront à Cécile Corbel de recevoir un disque d'or au Japon et le prix de la bande originale de l'année.

 

 

 

En mai 2011, elle enregistre "Song book volume 3 Renaissance" qui marque le retour à des sonorités plus acoustiques.

Principalement de nouvelles compositions de la chanteuse qui continue à s'inspirer de l'imaginaire celtique et parfois oriental.

 

 

Je trouve que ce mélange entre la voix haut perchée de Cécile, la basse et le low whistle est très équilibr��. J'aime aussi beaucoup l'accompagnement à la guitare et les notes de violoncelle qui donnent encore plus de profondeur à ce morceau.

 

 

 

A noter également que en 2009 le compositeur Alan Simon avait invité Cécile à participer à sa fresque musicale "Anne de Bretagne" .

Puis il l'invita de nouveau en 2011 pour le troisième volet de son spectacle "Excalibur".

 

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Merci à toi Cécile pour toutes ces belles musiques

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:22

Retour sur un ancien album des Tri Yann sorti en 1990.

De ma lointaine Belgique, je n'avais jamais réussi à me procurer ce disque auparavant.

C'est à présent chose faite grâce la à médiathèque de mon petit pays.

En " Musiques du monde", ils ont vraiment un choix très vaste, une véritable mine d'or pour tous ceux qui comme moi sont accros à ce genre de musique.

 

A propos de ce disque, j'avais aussi lu ou entendu des critiques qui étaient parfois mitigées.

Pourtant, en ce qui me concerne j'en avais déjà écouté plusieurs extraits sur une compile ou en concert

et j'avais trouvé ces chansons de bonne qualité.

J'étais donc très curieux de découvrir ce disque 22 ans après.

 

rebelle1

 

Six musiciens composaient le groupe de l'époque :

Jean-Louis Jossic (chant, choeurs, bombarde et psaltérion),

Jean Chocun (choeurs),

Jean-Paul Corbineau (chant, choeurs)

Bruno Sabathe (claviers)

Loumi Séveno (violon, basse, mandoline, flûtes),

Gérard Goron (batterie, dulcimer, choeurs)

Jean-Luc Chevalier (guitares électriques et acoustiques, basse, mandoloncelle).

 

Le disque démarre sur une chanson assez rythmée : "Le Renard".

 

 

(Désolé pour la piètre qualité du son mais c'était la seule vidéo pour représenter cette chanson. Sur le cd le son est nettement meilleur bien entendu)

 

Les voix de Jean-Louis Jossic et de Jean-Paul Corbineau se répondent de façon très dynamique.

J'aime beaucoup cette musique dont les accompagnements à la fois électriques et acoustiques reflètent parfaitement le style de Tri Yann.

 

J'aime bien l'arrangement vocal dans le titre "Gwerz Jorj Courtois" qui est chanté presque à capella.

 

"Favet Neptumus Eunti" est un morceau qui commence très calmement à la flûte. Puis peu à peu les instruments plus puissants (bombarde, claviers, guitare électrique, claviers, batterie) prennent le dessus.

rebelle3

"Le tourdion des manants" est un air médiéval assez connu.

Chanté principalement à deux voix (avec aussi un passage en canon) ce titre plus "musclé" laisse la part belle à la guitare électrique de Jean-Luc Chevalier.

 

Vient ensuite la très jolie chanson "Les pailles d'or brisées".

Les pailles d'or sont des biscuits fabriqués par la célèbre usine "Lu" à Nantes.

Sur une très belle musique tout en douceur, Jean-Paul Corbineau évoque la correspondance entre une épouse et son mari soldat durant la première guerre mondiale.

 

Composé par Loumi Séveno, "Produced and bottled in Nantes" est un instrumental un peu jazzy.

Une sorte de danse irlandaise dont le style fait penser à un autre groupe breton : Gwendal.

Remarquable partie de violon sur ce titre.

 

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"Korydwenn et Le Rouge de Kenholl" est mon titre préféré.

La musique est une reprise de la chanson irlandaise "Can e sin don te sin" que Tri Yann avait chanté sur son album "Suite Gallaise" dans les années '70.

Jean-Louis Jossic a écrit d'autres paroles relatant un récit fantastique entre la belle Korydwenn et un étrange cavalier, le Rouge de Kenholl.

Magie, amour, mystère et finalement une histoire qui se termine mal pour la belle Korydwenn.

Dans ce titre, les voix de Jean-Louis et de Jean-Paul sont tantôt douces, tantôt fortes pour donner plus de relief à cette histoire hors du temps.

 

 

Ici une version live plus récente avec la participation de Bleunwenn Mevel qui fit partie du groupe au début

des années 2000.

 

 

"la petite Perrine" est une sorte de farce sur une musique assez festive.

Un défoulement vocal pour Jean Chocun, Jean-Paul Corbineau et Jean-Louis Jossic qui semblent bien s'amuser sur cette comptine.

De leur côté, Bruno Sabathe aux claviers et Jean-Luc Chevalier à la guitare se chargent de donner des accents très rock à ce morceau.

 

Après cela, une sorte de respiration musicale avec "Sonate de Paul Lamirault.

Un style beaucoup plus classique avec les claviers, le psaltérion, la flûte et le violon.

 

Le titre suivant "Sur la fosse au boulot" est d'avantage fait pour se réveiller.

Un peu dans le style de "Santiano" , un chant de travail des ouvriers portuaires qui déchargent les bateaux.

Le batteur Gérard Goron démontre tout son talent sur ce titre où les arrangements vocaux sont très bons.

 

La chanson "Belle et rebelle" termine le disque de façon très agréable.

Une musique tout en douceur avec la jolie voix de Jean-Paul et de très bons accompagnements

à la flûte.

 

rebelle4

 

Je suis très content d'avoir découvert ce cd.

 

 

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  • : La musique celtique est ma Passion. Alan Stivell, Donal Lunny, Andy Irvine, Gilles Servat, Claude Besson, John Doyle, Christy Moore, Kevin Burke, Gabriel Yacoub, Tri Yann, Karan Casey, Tannahill Weavers, Dan Ar Braz, Ossian ,Silly Wizard,Capercaillie, Solas, Lunasa, Dervish, Altan, Old Blind Dogs,Fairport Convention, Clannad,The High Kings, Davy Spillane, Cormac Breatnach, John Mc Sherry, Michael Mc Goldrick, Tony MacManus, William Jackson, Phil Cunningham, Tim Edey, Steven Cooney, Liam O' Flynn, Julie Fowlis,Cécile Corbel, Gwenael Kerleo...
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