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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:43

 

 

 

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Je vous ai parlé il y a peu de Bernard Benoit dans mon article  Le onze de Bretagne (1)  consacré aux

meilleurs guitaristes de Bretagne.

Pour rappel, je l'avais découvert dans les années '70 sur un album de Glenmor.

Puis une vingtaine d'année après quand la maison de disques "Arion" avait eu la bonne idée de

rééditer en cd le 33 tours "Lutunn Noz".

Et depuis peu, j'ai eu l'occasion de me procurer d'autres cd de Bernard Benoit.

 

En préparant mon article "le onze de Bretagne" j'ai découvert que Bernard, en plus d'être un virtuose de la guitare jouait aussi (et de quelle manière) de la harpe celtique et du tympanon.

De même sur ses disques, j'ai pu voir qu'il savait aussi s'accompagner à la flûte, aux claviers, au percussions ou à la guitare électrique.

 

J'ai donc eu envie de présenter de façon plus complète ce terrible musicien.

 

En 1975 parait donc "Lutunn Noz" (lutin de nuit) le deuxième album de Bernard Benoit.

Philippe Le Balp (bombarde et bandonéon),

Tanguis le Doré (basse) ,

Didier De Calan (guitare classique),

Jenika Gaelle (vocaux),

Frédérique Neute (cornemuse),

Christophe Caron (bombarde)

participent à ce disque.

 

bernard3;jpg

 

"Ballade en cornemuse" est le premier titre. J'aime bien les notes de guitare qui ornementent la mélodie

jouée à la cornemuse par Frédérique Neute.

Dans "Aet kuit an Ankou", j'aime bien le son de la guitare classique sur un air envoûtant et un peu funèbre amplifié par la voix de Jenika Gaelle.

Même dans les morceaux plus rapides comme "Fidandoue Kernevad", Bernard joue toutes les notes

de la mélodie avec sa main droite.

Une gavotte entraînante tirée par le bandonéon de Philippe le Balp.

 

"Jenovefa Rustefan" est un traditionnel breton.

Alan Stivell chantait cette chanson sur son disque à Langonnet.

Vraiment une magnifique interprétation de cet air par Bernard Benoit qui fait vibrer les cordes de

sa guitare.

J'aime beaucoup aussi la manière dont Christophe Caron joue de la bombarde dont la sonorité me fait

penser à un hautbois.

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Vient ensuite le titre "Lutunn Noz" qui est un hanter-dro composé

par Bernard.

J'aime beaucoup les nombreuses variations de cette mélodie que Bernard chantonne par moments.

 

Dans "Thème de la folle de Toujane" Bernard Benoit joue du tympanon.

Bonne basse de Tanguis Le Doré dans ce morceau où on entend aussi la jolie voix de Jenika Gaelle.

 

Le Tympanon est un instrument de la famille des cithares sur table.

Il est de forme trapézoidale

Les cordes ( en général pour trois octaves) sont tendues sur une table d'harmonie.

le son est produit en frappant sur les cordes avec des mailloches.

En France, cet instrument fut surtout pratiqué aux XVII ème et XVIII ème siècles.

 

 

Autre titre très agréable sur ce disque le traditionnel "L'héritière de Keroulaz".

Un morceau très calme où Bernard est très imaginatif avec sa guitare cordée nylon.

Un air qui devient majestueux avec la puissance de la bombarde.

Mêmes remarques pour le dernier titre "Gwez amar pen Marc'h" qui est joué de diverses manières.

 

Belle découverte pour moi qie ce cd réédité dans les années '90.

 

Entre 1972 et 2012, Bernard Benoit à enregistré 13 disques.

Vous pouvez voir sa discographie ici : link

Selon mon habitude, je ne parlerai que des cd que je connais.

 

 

En 2001, Bernard enregistre le cd "Avel Dro an Distro".

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Ce disque est réalisé avec son presque homonyme Yann Benoist qui est également guitariste.

 

Originaire de Dinan, Yann Benoist est un guitariste de rock.

Il a accompagné de nombreux artistes comme Francis Cabrel, Renaud, Maurane, Gilbert Becaud, Serge

Lama, Michel Legrand...

Ami de Bernard, Yann Benoist participe à certains arrangements et joue des guitares acoustiques et

électriques ainsi que des claviers.

 

Frédérique Neute joue de la cornemuse,

Emmanuelle Pomard de la contrebasse

et Patric Pomard du saxophone alto.

 

"Avel Dro an Distro" est un andro bien harmonisé avec la guitare de Yann qui répond à celle de Bernard.

Un morceau que j'aime beaucoup.

 

Bernard joue de la harpe celtique sur les titres ""Au Jerzual" et "Divouzell".

Recrée par Jord Cochevelou (le père d'Alan Stivell) la harpe celtique a depuis les années '60 fait

de nombreux adeptes.

Je trouve que Bernard Benoit en joue très bien et que les cordes de sa harpe expriment vraiment

quelque chose.

 

 

Dans "Loaratour" j'aime particulièrement le son de la guitare classique qui se marie bien avec celui de

la cornemuse.

Dans ce titre, le rythme s'accélère et il y a de nombreuses ornementations.

 

"Naissance du Celtisme" est un de mes préférés.

Des percussions, de la harpe et des passages où guitare classique et guitare acoustique se mélangent.

 

"Gigolo" est une gigue jouée à la guitare acoustique.

Par moment, je trouve que le tympanon donne des colorations un peu asiatiques à ce morceau.

 

"Vague de granit" qui me fait un peu penser à "je suis né au milieu de la mer" de Stivell est un air

très majestueux. Conemuse et cordes en nylon s'y entendent à merveille.

 

Ar Manej" est une composition qui a une certaine ressemblance avec "Dérobée de Guingamp " des

Tri Yann. Une danse bien rythmée par des percussions et interprétée au tympanon.

 

Dans"Me oa Dimene'et" on entend chanter en kan ha diskan dans la première partie qui est traditionnelle. La suite est une composition de Bernard où se mèlent saxophone, guitare et tympanon.

 

Pour terminer le cd, reprise de "L"héritière de Keroulaz" cette fois avec des arrangements de

Yann Benoist.

La guitare électrique et les distorsions y sont très présentes. La guitare de Bernard y croise celle de Yann bien soutenues par des claviers.

Il y a même dans ce titre un petit passage jazzy.

 

"Avel Dro an Distro" ou la rencontre entre les deux Benoi(s)t est en tout cas une belle réussite.

 

 

 

En 2009, Bernard Benoit sort un nouveau cd : "la guitare et les oiseaux".

Avec lui, Maud Caron est au violoncelle et Patrick Paumard au saxo.

Plus la participation sur un titre de Anne Chaurand à la guitare classique.

 

Dans ses albums plus récents, Bernard Benoit joue principalement ses compositions toujours inspirées

par sa Bretagne et passion pour le celtisme.

Nul doute que les côtes sauvages du Cap Fréhel qui ont bercé son enfance ou les spendides paysages

de la région de Dinan (où il a le plus vécu) ont inspiré sa créativité musicale.

Bernard fait un peu la même démarche que Claude Besson qui s'inspire lui aussi de l'atmosphère de la Bretagne pour écrire la plupart de ses chansons.

Le fait aussi d'avoir côtoyé de nombreux artistes quand il exploitait son café-concert "le prélude"

aura encore élargi la palette de son inspiration musicale.

 

Le premier morceau du disque qui s'intitule "La guitare et les oiseaux " est vraiment très original.

Bernard y a enregistré des cris et des chants d'oiseaux et il improvise des mélodies à partir de ces chants. C'est très étonnant.

 

Interprété à la harpe, le titre "Les Inuits" fait par moment penser à la suite Irlandaise de Stivell.

Les murmures et la voix y ajoutent un côté mystérieux.

 

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"La harpe aux sept îles" et "O Keltia" (composé par Glenmor) sont également joué à la harpe.

le premier est plus rythmé avec les claviers en soutien tandis que le morceau de Glenmor est plus apaisant.

 

J'aime bien le "mariage" guitare-claviers sur "Valse à 7 temps" où on entend aussi une improvisation

à la guitare électrique.

 

"Glao war an doen" (pluie sur le toit d'ardoise) fut composée en 1966 par Bernard Benoit.

Très beau duo de guitare entre Anne Chaurand et Bernard.

 

Ensuite, dans "Les Indris", j'aime bien la sonorité de la guitare bien accompagnée par le violoncelle,

les claviers et le saxophone.

Dans "Echarpe d'écume" la guitare classique au début me fait penser à une pendule.

A noter le tout bon sax de Patrick Paumard sur ce titre.

 

Une des forces de Bernard Benoit est la finesse et la diversité de ses accompagnements.

Cela se remaque encore dans "A l'ombre d'une chapelle".

Dans "Morte eau" la guitare résonne comme une guitare espagnole.

 

Dans le titre "Pléhérel",  Bernard dit un texte à propos de la nostalgie des bals de son adolescence

et des...vers luisants.

 

Enfin, de nouveaux chants d'oiseaux viennent illustrer le dernier titre "Guitare sous les flots".

Si les oiseaux de la campagne et des forêts étaient présents sur le premier titre, ici il s'agit des

oiseaux marins.

Un peu les deux facettes de la Bretagne, la Bretagne intérieure (Argoat) et la Bretagne des rivages

(Armor).

Cris des mouettes et bruits de la mer viennent ornementer une belle mélodie à la guitare.

 

 

 

En 2012, Bernard enregistre un nouveau cd : "La 12 cordes selon Bernard Benoit".

Sur ce disque Bernard joue sur une guitare folk 12 cordes conçue par le luthier Jacques Favino.

Il joue aussi de la flûte et du bodhran sur ce disque et est accompagné ça et là par Job

Philippe (batterie), Fanch Bernard (contrebasse) et Joëlle Stephan (chant).

 

La guitare 12 cordes grâce aux cordes doublées a un son plus brillant et plus riche en harmoniques que la guitare six cordes.

Les cordes sont associées deux par deux et cette association d'appelle un coeur.

Les six coeurs sont accordés comme une guitare normale en mi-la-ré-sol-si-mi.

Les quatre coeurs les plus graves sont composés d'une corde habituelle et d'une corde à l'octave supérieure. Les deux autres coeurs sont faits chacuns de deux cordes à la même octave.

 

Chaque corde d'un coeur mise en mouvement transmet sa vibration à sa voisine qui vibre et retransmet

sa vibration à la première corde.

Le son se prolonge donc plus que sur une guitare 6 cordes et est enrichi en harmoniques.

Ce type de guitare est cependant plus difficile à accorder et plus dur à jouer car presser deux cordes

demande plus de force musculaire.

 

A côté de cela, la guitare classique a toujours six cordes en nylon.

Elle est fabriquée avec des bois massifs et les essences utilisées ont un très fort impact sur la sonorité.

 

Les autres guitares acoustiques (appelées aussi guitares sèches ou guitares folk) sont soit cordées 

nylon soit métal.

la qualité sonore peut varier très fort si la guitare est faite en bois ou en contreplaqué.

Le son est plus puissant avec les cordes en métal car il y a plus de vibrations.


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Dans son cd "12 cordes", Bernard Benoit nous propose deux morceaux classiques : "Etude n°7

de Carcassi" et "Aria suite n°3 de Bach".

Un morceau très connu de Jean-Sébastien Bach arrangé par Bernard et chanté de belle manière par

Joëlle Stephan.

 

J'aime beaucoup "Gwerz Frehel " qui est comme une contemplation de la mer sur les hauteurs du

Cap Fréhel.

Autre titre plus calme "A l'ombre d'une petite église" où la 12 cordes est bien mise en valeur par la flûte,

les claviers et une guitare électrique tout en douceur.

 

Sur "Sklerijenn", Benard nous démontre encore toute sa technique.

 

"Lutin de nuit" est la reprise de Lutunn Noz du disque de 1975.

Un andro avec la voix de Bernard et la belle sonorité des cordes.

Autre reprise celle de Gigolo (cette fois écrit "Jigolo") qui se trouve sur le cd Avel dro an distro.

Une gigue où en entend aussi de la batterie et du tympanon.

 

"Ki tan" est une polka irlandaise. Ici le jeu de la guitare rappelle un peu celui du banjo.

Autre morceau irlandais, "Planxty Burke" composé par Turloch O' Carolan.

Un air que j'avais entendu sur un album de Gwendal.

Une fois de plus beaucoup de recherche dans la façon de jouer de Bernard avec une guitare qui

sonne particulièrement bien.

 

Enfin "Le cheval boiteux" grâce à sa jolie musique et à sa rytmique est un laridé qui donne envie

de danser.

 

12 cordes et 12 bonnes raisons d'écouter et d'écouter encore Bernard Benoit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 16:56

En tournant la page du calendrier, j'ai vu une photo avec une dominance de tons bleus et les jours qui étaient écrits en bleu.

"Septembre bleu" ai-je pensé en me rappelant le titre d'un ancien disque de Dan Ar Braz.

 

C'est en effet en 1988 que Dan Ar Braz sort son sixième album intitulé "Septembre bleu".

 

septembre

 

Le claviériste Benoit Widemann qui l'accompagne depuis 1977 est toujours là.

Stéphane Planchon est à la batterie et François Daniel à la basse.

A noter que Eric Serra (qui composa la musique du "Grand Bleu") joue également de la basse sur certains titres.

 

septembre2

 

J'ai toujours gardé un bon souvenir de cet album qui est fort dans le style du précédent (Musiques pour les silences à venir).

Des musiques plus calmes dans lesquelles Dan fait apprécier la qualité de son "touché" par rapport aux cordes.

 

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Le premier titre "Septembre bleu" donne le ton.

Directement, on entend la guitare de Dan qui se promène sur de subtils accompagnements des claviers, le tout reposant sur une excellente rythmique de la basse et de la batterie.

 

 

J'adore aussi le deuxième morceau "Mariage au bord de la mer" un très beau dialogue entre la guitare et le piano.

Belle envolée de la guitare électrique sur "The lonely kid on the shore", jolie promenade sur le rivage.

 

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"L'eau de l'âme" est un autre dialogue entre guitare et claviers biens soutenus par la batterie et la basse. Un peu comme si la guitare racontait quelque chose.

 

"De la presqu'île aux îles" est un morceau plus calme avec une dominance de la guitare acoustique. 

Un peu dans la même lignée que Septembre bleu, le titre "Mots de sable" est très mélodieux.

"Blue in eau claire" est une autre discussion entre la guitare de Dan et les claviers de Benoit.

 

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"Les cathédrales de la mémoire" est plus rock avec la batterie très présente qui répond à la guitare électrique.

Enfin, "Theme for the Bay" Dan à la guitare acoustique et des claviers qui sont un peu émouvants et nostalgiques...comme si le disque avait envie de continuer.

 

Je remercie donc mon calendrier de m'avoir fait repenser à ce disque de Dan Ar Braz que je ne saurais trop vous recommander.

 

Je vous souhaite à tous un mois de septembre... bleu.

 

septembre5

 

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 21:06

Autre chanteuse bretonne de talent, Gwennyn.

 

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Née à Rennes en 1974, Gwennyn Louarn a vécu à Argol sur la presqu'île de Crozon.

Sa langue maternelle est le Breton qu'elle parle d'abord avec ses parents Malo et Françoise Louarn.

Puis qu'elle continue d'apprendre à l'école "Diwan" de Rennes.

Gwennyn apprendra seulement le Français vers l'âge de 4 ou cinq ans.

 

Durant ses études en Histoire, Gwennyn se découvre une passion pour le chant et commence à chanter en amateur.

C'est à ce moment que Alan Stivell qui habite Rennes la repère et l'invite à chanter avec lui en duo sur son album "Back to Breizh" en 2000.

Dans la foulée, Gwennyn chantera aussi au festival des "Vielles Charues" puis aux "Tombées de la Nuit"

à Rennes.

En 2002, elle remporte le 2 ème prix "création" du Kan ar Bobl puis décide de se lancer dans une

carrière professionnelle à partir de 2003.

D'abord sur scène où elle assure des premières parties (Carlos Nunez, Gilles Servat) avec quelques musiciens dont le guitariste Fred Runarvot.

 

 

Assez rapidement, Gwennyn se met à écrire des textes en Breton à propos de la Bretagne, de sa vie de femme de le monde actuel... et à composer des musiques.

 

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En 2006, Gwennyn rencontre Yann Honoré (l'ex bassiste de "Glaz") et avec lui elle réalise un premier disque "En tu All" qui sort chez Coop Breizh.

Avec ce disque le remporte le prix du disque produit en Bretagne.

Durant les trois années qui suivent, Gwennyn remporte encore d'autres prix en confortant sa place dans le peloton des jeunes artistes de Bretagne.

 

Elle rencontre ensuite le guitariste Patrice Marzin qui va à la fois devenir son compagnon et son 

musicien préféré.

Je vous parle de Patrice Marzin dans Le onze de Bretagne (2) consacré aux meilleurs guitaristes Bretons.

 

gwenny

 

Patrice Marzin collabore avec Gwennyn au niveau de l'écriture musicale.

Il se charge aussi de la programmation et des arrangements.

Ensembles, ils composent les chansons de l'album "Mammenn" (Matrice) sorti en 2009 chez keltia Musique.

 

De nombreuses tournées tant en France qu'à l'étranger (Allemagne, Espagne, Portugal) vont suivre la sortie de ce cd.

Tous ces concerts la positionnent de plus en plus comme une de meilleure ambassadrice de la musique bretonne actuelle.

 

 

 

En 2011, son nouveau disque "Kan an Tevenn" (le chant des Dunes) remporte le prix du disque

du Télégramme.

Ici plusieurs chansons en Français dont une de Gérard Manset et deux autres de la hapiste Christine

Merienne.

 

Sur scène, en plus de Patrice Marzin, Gwennyn est entourée de Philippe Turbin (piano et accordéon),

Pierre Bloch (violon) , Patrick Boileau (batterie) et Kevin Camus (uilleann pipe et whistle).

A noter donc que Kevin cumule les concerts de Gwennyn avec ceux de Nolwenn Leroy.

 

gwenny2

 

Pour ma part, j'ai découvert Gwennyn sur l'album "Mammenn" et je dois bien avouer que j'ai de suite

apprécié sa voix et ses musiques.

Je trouve vraiment très bien que sa langue maternelle soit le Breton (c'est aussi le cas de la chanteuse Ecossaise Julie Fowlis avec le Gaélique).

Une réussite pour tous ceux qui se sont battus depuis des dizaines d'années pour que le Breton soit enseigné depuis la maternelle dans les écoles diwan (diwan = germe).

Pour tous ceux qui ont voulu que cette langue soit reconnue et soit vivante (pas uniquement dans les chansons) à notre époque contemporaine.

 

Gwennyn, c'est à la fois une voix chaude et teintée d'émotion et des musiques où se marient les sonorités rock et traditionnelles.

J'aime particulièrement des titres comme le très entraînant "Bugale Belfast" ou "The child and the tree" dont la musique est magnifique ou encore "Brezhoneg.come" sur son dernier album.

Si vous ne connaissez pas encore cette artiste, procurez-vous vite un de ses cd, c'est de la toute

bonne musique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:06

Le 19/07/12, Nolwenn Leroy était en concert sur la place de l'hôtel de ville à Spa.

Malgré l'heure tardive (23 h 15') plusieurs milliers de fans étaient là pour l'accueillir.

Un public composé de toutes les tranches d'âges qui allait être très rapidement conquis.

Les six musiciens entrent en scène et débutent un instrumental à consonance irlandaise.

Puis arrive Nolwenn jouant du violon.

Ensuite le whistle de Kevin Camus démarre la "Suite Sud Armoricaine".

Un titre que Nolwenn interprète avec une belle énergie.

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                     (photo Michel Dvorak)

 

Sur scène avec elle, ses musiciens habituels : Laurent Faucheux à la batterie, Michel Kocherman aux guitares, Fred Renaudin aux claviers et à l'accordéon, Kevin Camus aux whistles et à l'uileann pipe,

Robert Le Gall aux guitares, mandoline, violon...et Laurent Cokelaere à la basse et à la direction musicale.

 

Nolwenn avec son talent habituel va alors enchaîner la plupart des chansons de son album "Bretonne".

Alternant les titres très rythmés comme "Dans les prisons de Nantes" ou "Whiskey in the jar" avec des morceaux plus calmes comme "Karantez Vro" ou "Mna na h Eireann".

De temps à autre aussi, d'autres chansons de ses albums précédents dont une écrite par Laurent Voulzy.

 

J'ai bien entendu adoré "Rentrer en Bretagne" une chanson d'Alan Stivell.

Une interprétation magistrale avec les deux violons de Nolwenn et de Robert Le Gall et les whistles de Kevin Camus.

Une chanson un peu symbolique pour Nolwenn qui elle aussi avait décidé de rentrer au pays.

Je ne la remercierai jamais assez d'avoir mis ce titre sur son cd.

 

Autre chanson qui fut jouée jeudi soir "Brest" la chanson de Christophe Miossec.

Ce titre reste mon préféré sur cet album car je trouve que Nolwenn y utilise tout son registre vocal.

Autre titre de Miossec (co-écrite par Didier Squiban) "Je ne serais jamais ta Parisienne" que Nolwenn présente en rappelant l'importance de ses racines bretonnes même si elle vit à Paris.

 

Au milieu du concert, Nolwenn demande au public de Belge s'il sait danser la gigue.

S'en suit alors un long instrumental avec les deux violons, whistle et les autres instruments.

Et une bonne partie du public se lance dans une grande farandole.

L'ambiance est exellente en cette nuit de juillet.

nolwennfranco3

  (photo Michel Dvorak)

 

Reprise de titres mondiaux comme le majestueux "Amazing Grace" où Kevin Camus fait merveille avec son uilleann pipe (cornemuse irlandaise).

Là aussi la voix de Nolwenn est parfaite dans cette chanson qui fut interprétée par les plus grands.

Les autres succès mondiaux étant les deux chansons de Mike Oldfield (qui est à moitié irlandais) :

"To France" et "Moonlight shadow".

 

Sur scène, Nolwenn est vraiment très dynamique, elle danse, joue du violon, du whistle et même du tambourin dans certains titres.

Je l'ai aussi trouvée très sympathique avec le public.

 

Elle termine en nous présentant ses musiciens (l'équipage du navire "Bretonne" comme elle dit).

Tous ont de solides références.

Laurent Cokelaere joua entre autre avec Michel Fugain, Maurane, Alan Stivell, Richard Clayderman...

Michel Kocherman accompagna Véronique Sanson, Alain Souchon...

Laurent Faucheux joua avec Jean-Michel Jarre, Maxime le Forestier...

Multi-instrumentiste d'origine nantaise, Fred Renaudin est en kilt sur scène.

Avant d'accompagner Nolwenn il joua avec Julien Clerc, Serge Lama, Jean-Louis Aubert...

Kevin Camus est le petit jeune de la bande.

Virtuose de l'uilleann pipe, Kevin joua d'abord avec le groupe Boxty et l'ensemble choral du bout du monde.

En plus de Nolwenn, il accompagne aussi une autre chanteuse bretonne "Gwennyn.

Kevin était aussi sur scène avec Alan Stivell pour les 40 ans du concert à l'Olympia en compagnie de Nolwenn et d'un certain Robert le Gall.

Nolwenn appelle Robert "le druide"en disant qu'il joue de façon magique.

Je vous ai déjà parlé de Robert Le Gall à plusieurs reprises mais je suis toujours étonné de la facilité avec laquelle il passe d'un instrument à l'autre parfois dans le même morceau.

Sur scène, Robert est toujours sympathique et souriant mais quel professionnalisme et quel talent !


nolwennfranco1

                                                                                                                (photo Michel Dvorak)

 

Enfin, Nolwenn et ses musiciens font semblant de partir et reviennent pour les rappels.

Encore quatre ou cinq titres dont "Tri martolod"et "La jument de Michao" repris en choeur par le public enthousiaste.

Puis le salut au public, il est presqu'une heure du matin, temps de ce quitter.

 

 

Et le navire "Bretonne" s'en va vers d'autres rivages.

Merci à tous ses matelots.

 

 

 

NB. cette vidéo n'est pas extraite du concert de Spa mais bien du concert à Brest en 2011.

 

 

 

 

Lire aussi :

Nolwenn Leroy

 

Bretonne...suite (Nolwenn Leroy)

 

Nolwenn Leroy : O Filles de L'eau

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 21:59

La suite donc de ma sélection des meilleurs joueurs de guitare basés en Bretagne.

A noter que les numéros qui leurs sont attribués sont là uniquement pour les distinguer et ne constituent en rien une hiérarchie entre ces divers musiciens.

 

Le neuvième guitariste est Patrice Marzin.

 

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Patrice est né à St. Brieuc en 1957.

Après ses études en science et en musique, il devient enseignant durant trois années.

Puis il quitte ce boulot pour la scène en accompagnant des artistes comme Michel Corringe et Gweltaz

Ar Fur.

De 1983 à 1985, Patrice Marzin s'installe à Cardiff au Pays de Galles.

Là il sera l'accompagnateur de Meic Stevens (un poète gallois) et jouera avec des musiciens comme

Bo Didley.

De retour en France en 1985, il touchera à la variété française en travaillant avec Hervé Villard.

 

C'est en 1988 que Patrice rencontre Hubert-Félix Thiéfaine avec lequel il va collaborer durant une douzaine d'années (très nombreux concerts, enregistrements de plusieurs cd).

 

Dans l'intervalle, Patrice Marzin compose plusieurs musiques de films.

Et accompagne également Gérard Manset avec qui il enregistre quatre disques.

 

A partir des années 2000 ses prestations musicales seront d'avantage centrées sur la musique bretonne.

En 2001, il remplace Jacques Pellen au sein du trio P.S.G. et joue donc avec Soïg Siberil et Jean-Charles Guichen.

En 2003-2004 concerts et enregistrements avec le groupe de David Pasquet (bombarde).

Patrice jouera aussi avec le groupe Boxty (groupe breton qui fait de la musique irlandaise) et collaborera encore avec Soïg Siberil.

 

Fin des années 2000 il rencontre sa future compagne la chanteuse Gwennyn Louarn dont il devient l'accompagnateur et le producteur artistique.

Une union très réussie car Gwennyn est une excellente chanteuse.

 

 

 

 

 

Dixième guitariste de ma sélection, Nicolas Quemener. 

 

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Nicolas Quemener est né à Beaufort en Vallée.

Il étudie d'abord les percussions au conservatoire d'Angers.

Puis il s'orientera vers la guitare et aussi vers la flûte traversière en bois.

Lui aussi est un adepte de l'accord ouvert comme le pratiquent les autres guitaristes de sa génération.

 

En 1990, Nicolas part vivre en Irlande et devient membre du groupe "Arcady".

Avec eux, il fera des tournées dans le pays ainsi qu'aux U.S.A.

Après trois ans, Nicolas Quemener rentre en Bretagne.

Il devient membre du groupe "Skeduz" qui joue principalement des danses traditionnelles bretonnes.

Puis en 1994, il rejoint le groupe folk belge Orion.

 

Ensuite, Dan Ar Braz l'engage dans l'Héritage des Celtes mais comme flûtiste car les guitares acoustiques sont déjà tenues par Gilles Le Bigot et Jacques Pellen.

 

A la même époque Nicolas Quemener deviendra la guitariste de Gilles Servat.

 

Si bien que pour le spectacle "Bretagnes à Bercy" (1999) on le voit venir sur scène à deux reprises, une fois à la guitare avec Gilles et une seconde fois à la flûte avec l'Héritage.

 

Depuis longtemps, Nicolas Quemener a aussi formé un duo avec Ronan Le Bars (uilleann pipe et low whistle) avec qui il joue de la musique irlandaise.

 

Ces dernières années, Nicolas Quemener remplace Soïg Siberil au sein du groupe Kornog.

Il sera aussi membre du groupe "Hudel".

Dernier duo en date avec l'accordéoniste Audrey Le Jossec dans un répertoire de musiques et de chansons traditionnelles chantées par Nicolas himself.

 

 

 

 

 

La première vague bretonne fut lancée par Alan Stivell au début des années '70.

Gilles Servat et les Tri Yann, Gwendal, Triskell, Sonerien Du, les Diaouled Ar Menez sont contemporains

de cette époque ainsi que mes deux premiers guitaristes : Dan Ar Braz et Bernard Benoît.

 

Une dizaine d'années plus tard, la scène bretonne a vu arriver toute une série de jeunes musiciens très talentueux qui allaient emboîter le pas de leurs illustres aînés.

Les Soïg Siberil, Jacques Pellen, Gilles Le Bigot, Nicolas Quemener ont tous commencé à jouer ensembles

et à former toute une série de groupes avec leurs amis communs (les frères Molard, Jean-Michel Veillon, Christian Lemaître, Erik Marchand...).

Tous ces artistes on jetté les bases de la musique bretonne d'aujourd'hui.

 

 

Le onzième guitariste de mon équipe se nomme Yves Ribis.


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Originaire de Toulon, Yves est né en 1957.

Arrivé en Bretagne à l'âge de 17 ans, il habite à Lorient.

Au départ Yves Ribis est passionné par la musique de Jimi Hendrix.

 

Autodidacte de la guitare, il fait ses débuts dans des petites formations.

Tout en étudiant la musique classique, il découvre peu à peu la musique bretonne et la musique irlandaise qu'il se met à pratiquer.

Parallèlement, il joue aussi dans des groupes rock.

Il fait une licence en musicologie à la faculté de Rennes.

Et se perfectionne ensuite par des cours de composition et de contrepoint.

 

Devenu professionnel, Yves Ribis accompagne quelques chanteurs français comme Hubert-Félix Thiefaine

avant de devenir guitariste d'Alan Stivell sur scène entre 1986 et 1992.

Cette période correspond à l'époque où Alan n'a pas enregistré de disque hormis le 45 tours "Delirium"

auquel Yves participe.

 

Fin 1992, Yves forme le groupe "Glaz" avec Yann Honoré, Ronan Le Bars, Jean-Claude Normant, Gérard Macé et Nathalie Brignonen.

Glaz était une formation rock de très grande qualité dons les compositions prenaient leurs racines dans la musique celte et qui jouait aussi des tradtionnels bretons.

Glaz c'étaient cinq musiciens de très haut niveau et une chanteuse à la voix exceptionnelle.

Voir aussi : GLAZ

                  Glaz (2)

                  Glaz, enfin les vidéos !

 

Après trois excellents albums, Glaz se sépare en 1996.

 

Ensuite, Yves Ribis compose pour le théâtre, pour le cinéma et pour la télévision bretonne.

 

En 1998, Yves fonde le quatuor à cordes "Arz Nevez" pour lequel il compose et fait les arrangements.

Formé par de jeunes musiciens, Arz Nevez interprète les compositions d'Yves lors de diverses manifestations (Interceltique de Lorient, spectacles de théâtre, festival des voix à Fougères...).

Dans les années 2000, Yves tourne avec "Arz Nevez" en Europe et au Québec.

 

Et dans les années qui suivent, Yves Ribis continue de composer et de collaborer avec des artistes très divers comme Bijaya Vaidya, Ross Kennedy, Gavin Marvick & Annie Grace (Iron Horse) , Maurizio Piazza...

 

Pour l'instant, Yves met la dernière main à la pochette du nouveau cd de "Arz Nevez" qui va sortir

fin du mois.

 

Dernière création en date le nouveau groupe d'Yves Ribis : "Kerham" un groupe pour lequel il fait les compositions.

Il s'agit d'une formation de 10 musiciens ( 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, flûte traversière en bois, clarinette, hautbois, harpe celtique, également une chanteuse : Rozenn Talec.

A noter que kerham jouera au festival de Lorient le 05/08 prochain.

link

 

 

Dans une interview, Yves déclarait avoir d'abord voulu jouer de la guitare comme Jimi Hendrix.

Plus tard, en découvrant le musique bretonne, il eut envie de jouer comme Dan Ar Braz.

Et c'est vrai qu'en écoutant les disques du groupe Glaz, je trouve que la sonorité de sa guitare est proche de celle de Dan.

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc mes onze guitarites de Bretagne qui forment une bien belle équipe.

Mais comme en foot, une équipe ce n'est pas seulement onze joueurs mais plutôt un noyau, un groupe,

avec un banc de "réservistes" bien souvent aussi talentueux que les titulaires.

Sur ce "banc", il y a des joueurs expérimentés et des jeunes qui ne demandent qu'à démontrer les qualités.

 

 

Des jeunes comme Yann Queffeléant par exemple.

 

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Yann est le cousin de Pol et Hervé Quefféléant tous deux joueurs de harpe celtique qui avaient formé le groupe  Triskell dans les années '70.

Un groupe qui continue de faire une musique très mélodieuse depuis 40 ans déjà.

 

Après avoir appris à jouer de la flûte irlandaise, du violon et du banjo, Yann Queffeléant tombe sous le charme de la guitare en écoutant des musiciens comme John Renbourn et Dan Ar Braz.

Yann écoutera aussi d'autres artistes tels que Tony Rice, BB King, Eric Clapton, John McLaughlin...

se familiarisant ainsi au jazz, au blues, au rock et au bluegrass.

 

Son premier cd "L'éternel ébloui" est donc fait de compositions qui s'inspirent à la fois du jazz, du blues, de la musique celtique et du rock.

 

Ensuite, Yann ira séjourner quelques années en Irlande où il jouera dans des "sessions" et rencontrera des musiciens comme Davy Spillane.

 

De retour en France, Yann Queffeléant s'installe à Brest et joue dans des groupes de fest-noz.

C'est là qu'il rencontre le guitariste Ludo Mesnil et le batteur Olivier Le Gallo qui deviendront ses accompagnateurs.

 

Yann enregistre son deuxième cd "Terre obscure" fait de nouvelles compositions inspirées par le celtique et la musique anglo-saxone.

Stéphane de Vito (basse),  Gwenaël Kerléo (harpe celtique), Dominique Martin (claviers) Paulette Martin (violoncelle) et Gilles Guérif (guitare) jouent à présent avec lui.

 

J'avoue ne pas bien connaître cet artiste mais je ne désespère pas de me procurer un de ses cd.

Difficile en tout cas de rester insensible quand on regarde ses vidéos.

 

 

 

 

 

 

Place maintenant à un autre jeune guitariste : Julien Jaffrès.

 

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J'avais déjà fait un petit article à propos de Julien Jaffrès car j'avais vraiment été impressionné par sa reprise de la Suite Sud Armoricaine d'Alan Stivell. 

Son jeu est vraiment étonnant alors qu'il vient à peine d'avoir 25 ans.

 

Gérard Jaffrès est un chanteur Breton qui a la particularité d'habiter en Belgique.

Gérard est donc à la fois connu sur la scène belge et sur la scène bretonne car il revient souvent faire des concerts dans sa Bretagne natale.

Depuis plusieurs années, Gérard est accompagné sur scène par son fils Julien.

 

Bercé depuis tout petit dans la musique (sa mère chante et joue également de la guitare) Julien Jaffrès apprend le piano dès l'âge de 6 ans.

Un peu plus tard, il apprend aussi la batterie.

Il va ensuite très vite se mettre à la guitare en progressant très très rapidement.

Ces progrès fulgurants, Julien les doit au travail, aux heures innombrables passées avec ses guitares.

S'entraîner, apprendre de nouveaux accords, jouer de différentes manières, chercher de nouveaux arrangements...

Et il sera tout naturellement attiré par la guitare électrique et le rock.

 

Tout en faisant ses études dans la région de Bruxelles, Julien forme un premier groupe de rock"Les Korrigans".

Ensuite, en compagnie de Julien Grignon (batterie et guitare) il fonde le groupe "Julian" avec quelques autres amis.

Avec l'exemple de son père, Julien Jaffrès est forcément intéressé par la Bretagne et la musique celtique en général.

 

La musique de "l'Héritage des Celtes" est pour Julien une sorte de révélation.

Julien a d'ailleurs une grande admiration pour le style de Dan Ar Braz.

C'est ce style de musique celtic-rock qu'il va avoir envie de jouer à tout prix.

 

Julien Jaffrès trouve dans ses racines bretonnes l'inspiration pour composer des musiques et des chansons qui feront  l'objet d'un premier cd en 2011 "Le nouveau monde".

 

Ces derniers jours, il vient de sortir un tout nouveau disque "Rock 'n Celtic Guitar".

13 titres de chansons en Breton, en Anglais et en Français ainsi que des instrumentaux.

Une musique très entraînante.

Jugez plutôt.

 

 

 

 

 

 

Autre style à présent avec le guitariste :Dominique Lardic.

 

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Né à Brest, Dominique Lardic se met à la guitare à partir de 1969.

A l'époque, il a une grande admiration pour Jimi Hendrix, Eric Clapton, Brian Jones...et il écoute beaucoup de blues et de rock.

Entre 1972 et 1976, Dominique Lardic joue dans divers groupes amateurs de la région brestoise.

 

En 1980, il fonde avec son frère Nicolas et quelques amis le groupe "Sextan" qui fait du rock texan, groupe qui connait une certaine notoriété en Bretagne et en France.

 

Puis en 1984, il se met à la musique celtique en devenant membre du groupe Triskell des frères Quefféléant avec qui il va jouer durant trois ans.

 

C'est en 1988, qu'il rejoint les Sonerien Du pour remplacer le guitariste Raymond Riou.

Raymond Riou jouait de la guitare acoustique et chantait dans le style "kan ha diskan" en donnant la réplique à Jean-Pierre le Cam (l'autre chanteur et bassiste du groupe).

 

Dominique Lardic lui joue principalement de la guitare électrique, il chante également.

A son arivée, enregistrement d'un premier cd ( Tredan) avec les "Du".

Sur scène comme sur disque, Dominique Lardic démontre ses grandes qualités de musicien.

A noter que dans le groupe, Dominique n'est pas le seul guitariste puisque Claude Ziegler leur violoniste joue également de la guitare.

 

Depuis 1988, Dominique s'est magnifiquement intégré dans le groupe.

Enregistrant toute une série de cd et faisant de très nombreuses tournées avec les "Du".

 

En 2012,  cette bande de joyeux drilles fêtent leurs 40 années d'existence.

Ce ne sera pas triste !

 

 

 

 

 

Découvert sur le Net, Ewen Queffeléant est mon quinzième joueur de guitare.

 

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Ewen Queffeléant et Patrice le Guillou

 

 

Encore un autre Queffeléant et celui fait plutôt du jazz.

Ewen est le fils de Hervé Queffeléant (et le neveu de Pol Queffeléant) du groupe Triskell

 

Son premier cd décrit une musique "jazz-swing-celtique".

Ewen est également chanteur sur ce disque.

 

Professeur de musique, Ewen Queffeleant enseigne la guitare acoustique et la guitare électrique dans tous les styles (rock, blues, jazz) mais aussi la batterie, les percussions et...la harpe celtique.

 

Depuis Quelques années Patrice le Guillou (un autre guitariste et chanteur) a formé avec Ewen Queffeléant le groupe "Patewen".

Patewen donne des concerts de chansons folk et jazzy avec des reprises de Graeme Allwright, Bob Dylan, Donovan...ainsi que des chansons françaises.

 

En 2003, le groupe "Triskell" demande à Ewen de participer à leur cd "Avel Vor".

 

Ewen Queffeléant, encore un jeune guitariste Breton qui vaut le détour.

 

Après Pol, Hervé et Yann, Ewen fait vibrer à son tour le nom des Queffeléant dans la musique bretonne.

 

 

 

 

 

 

Autre grand de Bretagne : Jean-Luc Chevalier.

 

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Né à Cholet en 1948, Jean-Luc Chevalier a déjà une longue carrière derrière lui.

Membre du groupe "Zig Zag" entre 1970 et 1977 avec Nobby Clarke, Jean Chevalier (un autre) et Antoine Chagnon.

Puis enregistrement avec le violoniste René Werneer et Jacques Emile Deschamps.

Jean-Luc Chevalier fait aussi du jazz avec des musiciens comme Dominique Lofficial, Didier Levallet et Christian Escoudé.

 

Ensuite, il devient membre du groupe "Magma".

Puis accompagnateur de Catherine Lara avant de refaire du jazz avec le quartet "Dromadaire".

Puis le "Zantic Quartet.

Côté celtique on note aussi une collaboration avec la harpiste Kristen Nogues en 1986.

 

A partir de 1988, Jean-Luc Chevalier devient le guitariste des Tri Yann.

Arrangements musicaux, guitares acoustiques et électriques et guitare basse dans certains morceaux.

 

Son style est vraiment très énergique.

Sur scène, Jean-Luc n'est pas du genre à se mettre en avant mais il assure un max.

Ses solos sont vraiment terribles !

 

Tout en restant membre de Tri Yann, Jean-Luc Chevalier continue de faire du jazz avec toute une série d'amis musiciens.

 

 

 

 

 

Dans cette "étude" des guitaristes de Bretagne, j'ai essayé d'être le plus complet possible.

Que les musiciens dont je ne parle pas me pardonnent mais je ne les connais pas tous.

je m'en voudrais de ne pas encore en citer quelques uns qui ont eux aussi, à un moment ou à un autre marqué l'histoire de la musique bretonne.

 

Gildas Arzel est né en 1961 de parents Bretons.

Gildas sera membre du groupe "Canada" durant de longues années.

Durant sa vie, il a beaucoup voyagé et a pratiqué de nombreux styles musicaux (blues, rock, folk).

Gildas a découvert la musique celtique grâce à Alan Stivell et Dan Ar Braz.

En folk, il a accompagné Gabriel Yacoub et en musique de variétés il a joué avec de très nombreux artistes dont Jean-Jacques Goldman et Yannick Noah.

 

Marc Peru joua avec Alan Stivell à la fin des années '70.

J'aimais beaucoup sa guitare acoustique dans les musiques improvisées de l'album "Journée à la maison".

 

Bernard Coutelan dont la chevelure faisait penser à celle de René Werneer joua avec Alan sur l'album "Légendes".

Il fit aussi un duo avec Alan Stivell pour le concert enregistré aux USA en 1982 (ce concert existe en vidéo).

 

Patrick Audouin (guitares, claviers, basse) joua fin des années '70 sur les premiers disques de Dan Ar Braz.

Depuis lors, il est membre du groupe "Triskell".

 

Pierre Chereze devint le guitariste du groupe "Ys" (Stive, Werneer, Thomas, Santangeli) en 1976 puis

du groupe "Keris" l'année suivante.

 

Jean-Marie Renard fut le guitariste du groupe Gwendal dans les années '70 avant d'en devenir le producteur.

Et François Ovide le relaya dans les années qui suivirent en même temps qu'un autre guitariste- violoniste Robert le Gall.

François et Robert jouèrent aussi ensembles dans le groupe "Iguane".

 

Jusqu'il y a peu, Hervé Kerneis était le violoniste des "Sonerien Du" mais il était aussi un très bon guitariste.

Je trouvais qu'il y avait beaucoup de finesse dans son jeu.

 

De même, Jacky Molard (Gwerz, Den, Pennou Skoulm...) est avant tout connu comme violoniste mais il se débrouille très bien à la guitare également.

 

 

 

Un petit dernier pour la route...Jean-Félix Lalanne.

 

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Né à Nice en 1962, Jean-Félix Lalanne est le frère de Francis Lalanne.

 

Surdoué de la guitare, il est déjà à 14 ans un de meilleurs guitaristes de l'Académie de Marseille.

A 17 ans , Jean-Félix Lalanne sort déjà son premier disque en retranscrivant pour la guitare des musiques de Chopin.

Il compose sa première symphonie à l'âge de 20 ans.

 

Tour à tour chef d'orchestre, compositeur, arrangeur, instrumentiste, producteur, Jean-Félix Lalanne excelle dans tous les domaines.

En 2000 il enregistre un nouveau disque "Autour de la guitare" qui réunit une série de chanteurs de de musiciens.

Il décide alors d'en faire un concert.

Et depuis, chaque année, le spectacle "Autour de la guitare" est renouvellé car Jean-Félix y invite des musiciens et artistes très différents.

 

En 2005, Jean-Félix écrit la "Symphonie Astrale", un grand orchestre et trois solistes : une harpe, une guitare et un piano.

 

Compositions pour le cinéma, spectacle mélangeant la guitare et le théâtre, duo avec le guitariste Michel Haumont, autant de projets qui vont dans toutes les directions et qui illustrent la carrière de Jean-Félix Lalanne.

A ce jour, Jean-Félix a déjà plus de 25 cd à son actif !

 

 

Mais la Bretagne dans tout cela me direz-vous.

 

Dans ses multiples collaborations, Jean-Félix avait déjà participé en 2001 à l'enregistrement du cd

"Gitar" de Soïg Siberil.

 

Mais c'est surtout parce qu'en 2011, Jean-Félix Lalanne décide cette fois de réunir des guitaristes autour d'un même style, la musique celtique.

Pour le dixième anniversaire de "Autour de la guitare" Jean-Félix fait appel à quatre guitaristes Bretons pour ce nouveau spectacle.

Gildas Arzel, Gilles Le Bigot, Soïg Siberil et Dan Ar Braz sont donc sur scène à ses côtés pour la tournée "Autour de la guitare celtique".

 

Une bien jolie idée que celle-là.

 

 

 

 

 

 

Nul doute qu'avec une telle équipe, un tel "Onze" la Bretagne est parée pour les plus grands défis musicaux.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 21:26

Ma deuxième passion (moins intense que la musique celtique) c'est le foot.

Je m'intéresse à la compétition Belge et suis supporter d'un club de ma région.

Le "onze" représente donc une équipe de foot, une sélection des meilleurs joueurs issus d'un pays ou

d'une région.

En cette période de championnat d'Europe, j'ai donc décidé de vous présenter l'équipe de ceux qui pour moi sont les onze meilleurs guitaristes de Bretagne.

 

Le premier est bien sûr l'incontournable Dan Ar Braz.

 

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Daniel Le Bras, alias Dan Ar Bras, puis Ar Braz, a déjà une longue carrière derrière lui.

Né en 1949 à Quimper, Dan apprend la guitare à l'âge de 14 ans.

Ses influences musicales trouvent leurs racines dans le rock (les Shadows, les Rolling Stones, Jimi Hendrix, Donovan, Rory Gallagher...).

Fin des années '60 il fonde d'abord le groupe "Mor" avec lequel il enregistrera un album.

 

Puis c'est la rencontre avec Alan Stivell.

Une rencontre qui sera déterminante pour lui, Alan lui faisant découvrir comment marier le rock à la musique traditionnelle.

Dan Ar Braz sera le guitariste d'Alan de 1971 à 1977 soit le temps d'enregistrer sept albums et de faire de très nombreuses tournées en France et à l'étranger.

Après cela, Dan va collaborer avec de nombreux artistes, entre autre : Loreena Mckennitt, Malicorne et Gabriel Yacoub, les Bretons du "Sonerien Du" et aussi le groupe Anglais "Fairport Convention".

C'est à la même époque qu'il enregistrera ses premiers disques en solo.

 

A partir de 1993, ce sera la grande aventure de l'Héritage des Celtes, plus de 50 musiciens sur scène pour "fusionner" des musiques de Bretagne, d'Irlande, du Pays de Galles, d'Ecosse et de Galice.

Aventure qui se terminera en 2000 à l'Interceltique de Lorient.

Avec entre-temps, de très nombreux concerts, une participation à l'Eurovision et deux succès aux "Victoires de la Musique" en 1996 et 1998.

 

Dan Ar Braz a ensuite repris sa carrière solo en enregistrant de nouveaux cd et en étant invité sur de très nombreux disques (Mélaine Favennec, Gilles Servat, Triskell, Excalibur (le spectacle d'Alan Simon), 

Les Enfoirés, Jean-jacques Goldman, Carlos Nunez...).

Depuis quelques années, Dan Ar Braz a aussi formé un duo avec la chanteuse Clarisse Lavanant.

 

Enfin, en février 2012, Alan Stivell l'a invité à participer au 40 ème anniversaire du concert à l'Olympia.

 

Pour ma part, j'ai toujours admiré les remarquables solo de Dan à la guitare électrique.

Tout le monde a en mémoire "Pop Plinn" mais il y a aussi "Bal ha dans Plinn" dans lequel Dan Ar Braz y va d'un extraordinaire solo (un morceau à ré-écouter).

Plus récemment il y a aussi l'excellent solo dans "Call to the dance" avec l'Héritage.

 

Chez Dan, il y a aussi cette finesse, ce "toucher" unique particulièrement sur des albums comme "Musiques pour les silences à venir", "Septembre Bleu" ou "La mémoire des volets blancs" des cd que je vous recommande particulièrement.

 

Ci-dessous, extrait de l'album "A toi et ceux", une nouvelle version du titre "Orgies nocturnes" d'abord paru sur son premier disque "Douar Nevez"...un petit bijou.

 

 

 

  Voir aussi :  Héritage des Celtes

                     Left in Peace

 

Info récente :

Dan Ar Braz vient de sortir un nouveau cd "Célébration".

Entouré par de nombreux musiciens bretons dont Ronan Le Bars (uilleann pipe) et Patrick Péron (claviers), les chanteuses Clarisse Lavanant et Morwenn le Normand et le célèbre bagad Kemper.

Donc une rencontre musicale qui risque fort de faire penser à l'Héritage des Celtes.

Toute une série de nouvelles chansons qui seront présentées pour la première fois le 11 août 2012

à l'Interceltique de Lorient.

 

link

 

 

Le deuxième guitariste de mon "équipe" est Bernard Benoit.

 

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Originaire du Cap Fréhel, Bernard Benoit a démarré sa carrière en 1971 en tant que guitariste de Glenmor.

Bernard restera toujours marqué par la poésie de Glenmor ainsi que par les et légendes et chansons bretonnes tirées du "Barzaz Breiz" (écrit par La Villemarqué).

 

Après avoir fait des "premières parties" de concerts de Tri Yann et Gilles Servat, Bernard Benoit

va commencer à tourner en dehors de la France (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Angleterre, Québec)

et il enregistre plusieurs disques.

 

Je ne connais qu'un seul de ses cd : "Lutunn noz" paru en 1975 ansi que "Princes entendez bien", un disque de Glenmor.

Sur Lutunn Noz (lutin de la nuit) il invite des musiciens comme Philippe Le Balp (bombarde) et Tanguis le Doré (basse) tous deux membres des "Diaouled ar Menez".

Quantitativement, peu d'éléments donc mais assez pour se rendre compte de son immense talent.

 

Bernard Benoit s'installe ensuite à Dinan où il crée "le Prélude" un café-concert qui deviendra très vite "le" lieu de rencontres artistiques de la région dinanaise.

C'est à Dinan que Bernard organisera de nombreux stages de guitare durant de longues années.

 

Outre le guitare, Bernard Benoit joue aussi de la harpe celtique et du tympanon (sorte de petit dulcimer à marteaux).

 

Son répertoire est  très varié et oscille entre le classique, le folk et même le New Age.

Entre 1972 et 2012, Bernard Benoit a enregistré une quinzaine d'albums.

Son interprétation de la musique trad. est très personnelle, parfois très simple, parfois très raffinée.

Le plus souvent il joue sur une guitare 12 cordes.

 

 

 

 

 

Le troisième guitariste est une figure très connue puisqu'il s'agit de Robert Le Gall.


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Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises, entre autre dans les deux articles ci-dessous :

Robert Le Gall

Ma rencontre avec Robert Le Gall

 

Multi-instrumentiste puisque en plus des guitares acoustiques et électriques, Robert est également un brillant violoniste, un très bon bassiste ainsi qu'un joueur de banjo, de mandoline et de bouzouki.

Depuis longtemps, Robert mène une double carrière musicale puisque qu'il accompagne d'une part des artistes de variétés (Nana Mouskouri, Sylvie Vartan, Michel Delpech, Hughes Auffray, Roberto Alagna...) et d'autre part des artistes de musique celtique (Gwendal, Alan Stivell, Soldat Louis, Krozal...).

 

Excellent musicien, Robert Le Gall est aussi producteur, directeur artistique, arrangeur, compositeur,

chef d'orchestre...un emploi du temps très chargé.

Ce qui ne l'empêche pas d'être à la fois disponible et gentil (ayant eu la chance de le rencontrer je peux témoigner de sa simplicité).

 

Plus récemment, Robert Le Gall et devenu l'accompagnateur de Nolwenn Leroy et a refait des émissions télé en compagnie d'Alan Stivell.

Alan lui a d'ailleurs confié la direction artistique du concert anniversaire à l'Olympia en février dernier.

 

Pour écouter des compositions de Robert Le Gall : link

 

 

Le quatrième joueur de l'équipe n'est autre que Gilles Le Bigot.

 

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Né à St.Brieuc en 1959, Gilles apprend la guitare en 1973.

Il écoute beaucoup de jazz et de rock ainsi que des artistes folk comme John Renbourn.

Un peu plus tard, il découvre la musique celtique en écoutant Alan Stivell, Planxty, Bothy Band, Clannad mais aussi Yann-Fanch Kemener, Erik Marchand et les Diaouled Ar Menez.

Au début des années '80, il devient professionnel et fait partie d'une série de groupes comme "Galorn",

"Maglor" et "Irish Band".

 

Sur sa guitare "il devient adepte de l'accord ouvert (open tuning) qui convient parfaitement à la musique folk. D'autres guitaristes comme Soïg Sibéril utilisent aussi ce type d'accords (DADGAD) c'est à dire en

ré-la-ré-sol-la-ré.

 

De 1984 à 1993, Gilles sera membre de plusieurs groupes : "Skolvan" avec le sonneur de bombarde Youenn Le Bihan, puis "Kornog" (JM Veillon, J. McMenemy, Ch.Lemaître), puis "Barzaz" avec Yann-Fanch Kemener, Jean-Michel Veillon, Alain Genty.

Et aussi le groupe "Elixir avec le flûtiste Pol Huellou et le percussionniste David Hopkins.

En Irlande, il deviendra aussi membre du groupe "La Lugh" avec le violoniste Gerry O' Connor et Eithne Ni Ualfachain.

 

En 1993, Dan Ar Braz l'enrôle dans l'Héritage des Celtes à la guitare acoustique.

Donal Lunny et Dan avaient besoin de guitares "sèches" pour leur fresque musicale.

Jacques Pellen fut le deuxième guitariste.

 

Après l'Héritage, Gilles va encore collaborer avec d'autres artistes comme le Bagad Kemper, Annie Ebrel,

Manu Lann-Huel et le pianiste Didier Squiban.

C'est seulmement en 2002 que GillesLe Bigot décide d'enregistrer sous son nom l'album "Empreintes".

J'aime beaucoup ce disque car il est très varié.

Entouré par six musiciens, il nous livre son interprétation personnelle de la musique bretonne.

Puis Gilles continuera à tourner et formera encore d'autres duos avec Soïg Siberil, Gerry O'Connor ou

Jean-Michel Veillon tout en jouant encore avec Skolvan !

 

En 2004, participation au spectacle "Les Voix de la Terre" réunissant neuf musiciens et quatre chanteuses : Karen Matheson (Ecosse), Karan Casey (Irlande) , Marthe Vassallo (Bretagne) et Julie Murphy (Pays de Galles).

 

Autre spectacle qui démarre en 2009 : "Autour de la guitare celtique" avec une série d'autres guitaristes.

Et en 2011, il enregistre enfin "Empreintes 2" avec entre autre avec Ludovic Mesnil et Ronan Pellen.

 

Un parcours marathon qui n'est pas prêt de s'arrêter.

 

 

 

 

Cinquième membre de l'équipe, un certain Jacques Pellen.

 

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Né à Brest en 1957, Jacques Pellen est à la fois guitariste et compositeur.

Il apprend la guitare à l'âge de 12 ans. Ses influences musicales sont assez vastes avec une préférence assez marquée pour le jazz.

Il découvre aussi la musique bretonne via les disques de Dan Ar Braz.

 

Dans la seconde moitié des années '70, il cottoie des musiciens comme Mélaine Favennec et aussi la harpiste Kristen Noguès qui deviendra plus tard sa compagne.

En 1984, il rencontre Bruno Nevez, François Daniel et Peter Gritz avec lesquels il décide de former un

groupe : La Celtic Procession.

Entretemps, il fait d'autres expériences de jazz à coloration celtique.

Avant de développer d'avantage son projet Celtic Procession à partir de 1988.

Ce concept est un groupe de composition variable regroupant des musiciens venus d'horizons divers tous passionnés par l'improvisation.

Donc des musiciens traditionnels bretons et des musiciens de jazz pour créer une sorte de "jazz-celtique".

"Pellen 4" le premier disque de la Celtic Procession parait en 1990.

 

Entre 1991 et 1993, deux nouveaux disques de la Celtic Procession paraissent.

Jacques fait de nombreux concerts avec un ou deux musiciens ou une plus grande formation selon les circonstances.

Kristen Noguès, Patrick Molard, Jacky Molard, Gildas Boclé, Ricardo Del Fra, Eric Barret, Kenny Wheeler

et Peter Gritz sont sur scène ou en studio avec lui.

 

Comme évoqué plus haut, fin 1993, Dan Ar Braz recrute Jacques Pellen pour être la seconde "guitare sèche" de l'Héritage des Celtes en compagnie de Gilles Le Bigot.

Et l'aventure va durer jusqu'en 2000.

 

Mais durant toutes ces années, Jacques Pellen va continuer les tournées avec Celtic Procession.

En 1999, il décidera même d'intégrer deux chanteurs Erik Marchand et Annie Ebrel pour donner encore plus de diversité à sa queste musicale.

 

Dans une interview pour la télé, Jacques Pellen insistait sur le fait que lorsqu'on parle de musique celtique il faut cependant nuancer car la musique bretonne est tout de même fort différente de la musique irlandaise

ou écossaise.

Les termes "celtiques", "inter-celtiques" sont plus des "étiquettes" de regroupement pour cette catégorie musicale.

Toujours dans cette émission télé, il y avait un extrait de la Celtic Procession dans lequel on voyait Erik Marchand chanter une gavotte de manière imperturbable alors qu'autour de lui se déchaînaient guitares, bombardes, cornemuses, batterie, trombones...

C'était impressionnant, la manière dont il restait concentré sur son chant alors les autres musiciens improvisaient dans toutes les directions. 


Durant toute cette période aussi, Jacques Pellen continuera de collaborer avec toute une série d'autres artistes comme Soïg Siberil (guitare), Didier Lockwod (violon), Pablo Fresu (trompette), Jean-Marie Machado (piano).

 

Jacques Pellen, un musicien on ne peut plus novateur.

 

 

 

 

 

 

Comme sixième joueur (de guitare) j'ai sélectionné Soïg Siberil.

 

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Né à Paris en 1955, Soïg Siberil est lui aussi est un grand spécialiste de l'accord ouvert (DADGAD).

Ses premières influences musicales sont le blues et le folk-song américain avec des artistes comme Bob Dylan.

Ensuite, Soïg vient s'installer en Bretagne durant les années '70.

C'est à ce moment qu'il découvre la musique bretonne en se rendant à des festoù-noz.

Le premier groupe dans lequel il jouera sera "Sked" un groupe de fest-noz.

 

Dans les années '80 il forme le groupe Kornog avec Jamie Mc Menemy, Christian Lemaître et Jean-Michel Veillon.

Ensembles, ils vont enregistrer cinq disques et faire des tournées en Europe et aux USA.

A la même époque, il formera aussi en Bretagne le groupe Gwerz avec Erik Marchand, Patrick Molard, Jacky Molard et Youenn Le Bihan.

Avec Gwerz, enregistrement de trois albums ainsi que des tournées à l'étranger.

Viendront ensuite deux autres groupes dans la carrière de Soïg : "Den" (un super groupe un peu plus électrique avec les frères Molard, Jean-Michel Veillon et Alain Rouquette aux claviers) et Pennou Skoulm

avec une bonne partie des musiciens de Kornog et de Gwerz qui interpr��tent principalement des danses bretonnes.

 

Musicien d'un très haut niveau, Soïg Sibéril est de plus en plus demandé et ses collaborations deviennent de plus en plus nombreuses (Laurent Jouin, Alain Pennec, Frank le Bloas...).

 

C'est dans les années '90 qu'il enregistre ses premiers albums solos accompagné par ses amis habituels.

Durant cette décennie il enregistre avec le groupe folk belge Orion.

Puis forme P.S.G. un trio de guitaristes avec Jacques Pellen et Jean-Charles Guichen.

Soïg participe aussi à l'aventure du "Celtic Fiddle Festival" accompagnant de façon magistrale les violonistes Kevin Burke (Irlande), Johnny Cunningham (Ecosse) et Christian Lemaître (Bretagne).

 

Dans une autre direction, il fonde le groupe "Les Ours de Scorff" avec une musique bretonne destinée aux enfants.

 

Et cela se poursuit dans les années 2000 et les années 2010 pendant lesquelles Soïg Sébéril continue de tourner et d'enregistrer des cd dans de nombreux styles.

Y compris en jazz avec son disque "Du côté de chez Soïg" où il laisse libre cours à toute sa créativité.

 

Ses collaborations les plus récentes sont avec la chanteuse Nolwenn Korbell, avec Cédric le Bozec et aussi Jean-Félix Lallane dans le spectacle "Autour de la guitare celtique".

 

Soïg Siberil, un musicien infatigable dont j'apprécie particulièrement la manière de jouer.

 

 

 

 

 

 

Autre guitariste qui vaut le détour : Pat O' May.

 

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Pat O' May est né à Rouen en 1961.

Il apprend très jeune la guitare et arrive rapidement à un très bon niveau.

C'est en écoutant Dee Purple que nait en lui l'envie de devenir guitariste de hard-rock.

Encore au lycée, il forme un premier groupe "Sword" qui fait des reprises de Dire Straits et des Scorpions.

Un peu plus tard, Pat est engagé dans le groupe "Marienthal" qui va également en faire son chanteur.

C'est avec ce groupe que sa carrière démarre vraiment.

Marienthal devient un groupe de hard-rock important dans la région de Rouen.

Après la séparation de ce groupe en 1986, Pat fonde un autre groupe "Road 66" avec qui il part en tournée.

Ayant rencontré sa femme en Bretagne, il décide de s'y installer en 1989.

 

Pat écrit ensuite la musique de deux spectacles et commence à s'intéresser aux festou-noz.

Pat O'May continue à jouer du rock mais s'intéresse peu à peu aux styles musicaux de la musique bretonne.

 

En 1994, Pat O'may sort son premier album : "Bob up".

A partir de ce moment, la préocupation de Pat est la fusion du rock avec les musiques traditionnelles.

Sur son disque "Breizh-America" il va jouer avec Ronan Le Bars (uilleann pipe), Jacky Molard (violon), Dominique Molard (percussions), Stéphane de Vito (basse) + le bagad Rosed-Mor + les frères Quere (kan ha diskan) et le cercle celtique de Spézet.

 

A partir des anées '90, le grand talent de Pat O' May commence a être connu tous azimuts et il devient un musicien très demandé.

Sa carrière va donc s'articuler autour de trois axes : la composition musicale, le hard-rock et le rock à coloration celtique.

Soit à ce jour, six albums en solo et une vingtaine de participations aux disques d'autres artistes.

 

De 1997 à 2011, Pat O' May compose des musiques pour la série télévisée "les côtes d'Europe vue du ciel produites par Thalassa.

Alan Simon l'engage pour ses spectacles "Anne de Bretagne" et "Excalibur" avec une pléade d'autres artistes venus d'horizons divers.

 

Côté rock Pat jouera avec Johnny Logan, Alan Parsons, Martin Barre (Jethro Tull), Jon Anderson (Yes),

John Helliwell (Supertramp), Jeff Beck...

Côté folk collaboration avec Gilles Servat, Didier Squiban, Denez Prigent...

En 2008, Alan Stivell l'invite à jouer sur son cd "Explore".

Et en février 2012, Pat était sur scène avec Alan pour le 40 ème anniversaire du concert à l'Olympia.

 

A noter enfin que Pat, en 2002, avait produit le disque "Souffle de vie".

Disque collectif (Dan Ar Braz, Annie Ebrel, Gilles Servat...) dont les bénéfices furent reversés pour la recherche contre la mucoviscidose.

 

 

 

 

 

Huitième joueur de mon équipe, un certain Jean-Charles Guichen.

 

onze8

 

J'ai déjà présenté cet autre terrible guitariste dans mon article Frères Celtes (1)

Les grandes étapes de sa carrière sont bien sûr le groupe "Ar Re Yaouank", puis ses collaborations avec de nombreux artistes Bretons (Jacques Pellen, Soïg Siberil, David Pasquet, Sylvain Barou, Christophe Le Helley, Red Cardell...).

Et enfin les disques du Guichen Quartet avec son frère l'accordéoniste Fred Guichen.

 

Soit déjà une vingtaine de cd à son actif pour ce musicien surdoué, aussi fort pour marquer le rythme que pour jouer la mélodie.

A écouter et écouter encore.

 

 

 

 

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:50

En 2007, j'avais publié deux articles à propos du terrible groupe Glaz.

 

GLAZ

 

Glaz (2)

 

Dans les années '90 Glaz jouait une musique mélangeant le traditionnel aux compositions rock.

D'excellents musiciens et une chanteuse à la voix superbe, Nathalie Brignonen.

 

Glaz s'est malheureusement séparé en 1996 mais leurs trois cd demeurent de très grands moments de musique bretonnes et celtiques.

 

Leurs vidéos illustrent à présent mes articles, ne vous en privez pas.

 

Des vidéos comme celle-ci.

 

 

 

A découvrir ou à re-découvrir.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:06

Encore quelques mots à propos du cd "Bretonne" de Nolwenn Leroy.

Fin novembre, ce disque qui s'est vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires a été ré-édité pour les fêtes.

Sept nouvelles chansons de repises "celtiques" viennent s'ajouter aux treize titres de la première édition.

bretonne2 

Sans en être sûr, je pense bien qu'elles avaient déjà été enregistrées auparavant car il s'agit de la même équipe de musicens dans le même studio d'enregistrement avec le même producteur (Jon Kelly).

 

Cette suite de l'album est 100% anglo-saxone et Nolwenn nous montre que son anglais est excellent.

 

Pour démarrer, la reprise de "Moonlight Shadow".

Une chanson du compositeur et guitariste Mike Oldfield.

Surtout connu pour sa brillante carrière dans la musique pop-rock, le compositeur de "Tubular Bells"a aussi consacré un disque à la musique traditionnelle irlandaise (l'Irlande est le pays de sa mère).

Dans "Voyager" paru en 1996, Mike entouré de musiciens irlandais reprend toute une série de classiques de la musique Celte.

 

Moonlight Shadow (chantée en 1983 par l'Ecossaise Maggie Reilly) est un titre mondialement connu et la version très dynamique de Nolwenn connaît déjà un grand succès.

 

"Scarborough Fair" est un traditionnel anglais qui avait été popularisé dans les années '70 par Paul Simon et Art Gartfunkel.

Depuis toujours, cette chanson me fait penser à certaines ballades écossaises.

J'aime beaucoup le côté planant de ce titre qui incite à la rêverie.

Jolie interprétation de Nolwenn bien soutenue par les Celtes de son équipe : les Ecossais Ruth Wall (harpe) et John McCusker (fiddle) ainsi que l'Irlandais Mike McGoldrick (flûte et uilleann pipe).

 

bretonne1

 

"Whiskey in the Jar" est le titre suivant.

J'ai été assez étonné d'entendre Nolwenn Leroy chanter ce type de chanson.

Vieille chanson à boire du répertoire irlandais, cette chanson avait été popularisée par les Dubliners dans les années '60.

Une chanson qui dans ma tête était résevée à des voix "mâles".

On imagine assez facilement ces voix fortes et un peu éraillées au fond d'un pub avec des pintes de Guiness, des rires et des conversations bruyantes.

Mais notre petite Nolwenn s'en tire très bien avec une interprétation pleine de ferveur.

Et cela prouve à quel point son registre vocal est étendu et varié. 

 

Autre traditionnel irlandais avec "Suil a Ruin" le morceau suivant.

Un peu plus calme que le précédent, il s'agit d'un autre air très connu en Irlande.

Le refrain est en Gaélique et les couplets en Anglais.

Une chanson enregistrée autrefois par le groupe Clannad et d'autres artistes comme la chanteuse Maighreadh Ni Dhomhnaill.

Nouvelle interprétation sans faille de Nolwenn qui nous donne envie de la chanter avec elle.

 

Vient alors le second titre de Mike Oldfield "To France".

Autre titre mondialement connu que Emre Ramazanoglou (batterie), Matt Johnson (claviers), John Paricelli (bouzouki) et Steve Pierce (basse) accompagnent de façon très efficace.

 

Nolwenn, qui n'a décidément peur de rien, s'attaque ensuite à "Amazing Grace" dont l'instrumental à la cornemuse a fait le tour du monde.

Repris par des dizaines de pipe-bands ainsi que des bagads en Bretagne ce morceau est depuis longtemps devenu une chanson grâce aux paroles de John Newton.

De très nombreux artistes l'ont interprétée, entre autre,Brenda Wooton la mythique chanteuse des Cornouailles.

Et une fois de plus, Nolwenn Leroy y utilise à merveille sa voix magnifique.

 

bretonne3

Nolwenn et son musicien préféré : Robert le Gall

 

 

"Dirty Old Town" termine le disque.

Depuis des décennies, cette chanson d'Ewan McColl est devenue un standard de la musique irlandaise.

Elle aussi fut popularisée par les Dubliners (un groupe qui donne soif) dans les années '60.

Idem que pour "Whiskey in de Jar", Nolwenn donne une nouvelle coloration à ce titre très festif.

 

 

J'ignore dans quelle direction se poursuivra la carrière de Nolwenn Leroy,

retour à la chanson Française ? nouvelles compositions ? chansons aux arrangements celtiques ?

Je suis en tout cas convaincu qu'elle le fera avec coeur et avec sincérité.

 

Qu'elle soit en tout cas remerciée d'avoir si bien fait parler de la Bretagne et de la Celtie grâce à tout son talent et sa simplicité.

 

 

 

 

 

 

Lire aussi :

Nolwenn Leroy  

 

Nolwenn Leroy aux Francofolies de Spa 2012

 

Nolwenn Leroy : O Filles de L'eau

 

 

 

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 20:51

Popularisée par les Tri Yann au début des années '70 "La Jument de Michao" (j'ai vu le loup, le renard et la belette)cette chanson a connu plusieurs périodes de gloire. Issu de la tradition bretonne, ce titre sera repris dans les années '90 par le groupe de Rap "Manau" qui lui donnera une seconde jeunesse. Puis fin 2010, Nolwenn Leroy   reprendra cette chanson sur son magnifique album "Bretonne".

Un disque qui connaît un succès énorme depuis 2011.

Cette chanson, d'autres Bretons l'avaient chantée aussi.

C'est le cas de Gérard Jaffrès qui l'a également illustrée avec un très bon clip vidéo.

 

 

(De très belles images d'animaux en milieu naturel pour illustrer les mots de Gérard)

 

Né en 1956 à Saint Pol de Léon (Finistère) , Gérard Jaffrès a été influencé par les paysages et les légendes de sa région.

Gérard apprend la guitare à l'âge de 15 ans puis se tournera vers d'autres instruments comme la guitare basse et les claviers.

Ses influences musicales sont multiples car il écoute aussi bien de la variété française que des chanteurs folk bretons (Stivell, Tri Yann) que des groupes pop comme Deep Purple ou Led Zeplin.

 

En 1973, le groupe rock de Burt Blanca l'engage comme bassiste.

Comme il s'agit d'un groupe basé à Bruxelles, Gérard décide de les suivre en Belgique alors qu'il n'a que 16 ans.

Remportant un certain succès, ce groupe se produit dans divers pays d'Europe et même en Afrique du Sud.

C'est aussi en Belgique que Gérard rencontrera son épouse qui est aussi guitariste et chanteuse.

Après l'aventure de "Burt Blanca", Gérard Jaffrès se lance dans les chansons de variétés avec un certain succès. Reprenant entre autres les succès de Richard Anthony et d'autres chanteurs "yéyé".

Arrangeur et compositeur, Gérard collabore avec de nombreux artistes Français.

 

jaffres1.jpg

Julien Jaffrès et Gérard Jaffrès

 

C'est seulement à partir de 1995 que Gérard Jaffrès prend plus conscience de son identité musicale bretonne.

Tournées en Belgique mais aussi en Bretagne de plus en plus régulièrement.

A partir de ce moment, ses compositions vont plus s'orienter vers la musique celtique.

Et les albums qu'il sortira iront dès lors dans cette direction.

 

En l'écoutant sur scène, je trouve qu'on perçoit bien ces trois influences dans sa musique.

Une voix claire et agréable à écouter, caractéristique de la variété française.

Des orchestrations assez rock, héritage des influences musicales de sa jeunesse.

Et l'ajout d'instruments traditionnels comme la bombarde, les whistles et les violons.

 

Sur scène, Gérard est accompagné de très bons musiciens dont son fils Julien Jaffrès   qui est un brillant guitariste ( je vous en avais parlé il y a peu).

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 23:45

Cette fois, j'avais envie de présenter la musique Celtique sous un angle différent.

En effet, j'ai remarqué qu'un certain nombre d'artistes ont des liens de parenté entre-eux.

On ne devient pas toujours musicien par hasard.

Cela arrive mais le plus souvent, un enfant apprend à jouer d'un instrument de musique parce qu'il a été influencé par un des ses parents ou membre de sa famille.

Autrefois, il y avait peu de musiciens professionnels.

La musique était une détente qui se pratiquait dans une série de circonstances (réunions familiales, fêtes, mariages...).

S'il y avait des musiciens pour animer ce type d'évènements, il n'était pas rare que tous les membres d'une même famille sachent jouer d'un instrument.

Il y avait des conteurs, des chanteurs, des instrumentistes...tous véhiculaient des choses que leurs aieux leurs avaient transmises oralement.

 

Le répertoire des musiques et des chants reflétait les préocupations quotidiennes des gens : le travail,

l'amour, la guerre, les enfants, les croyances...

Des chansons à boire, des airs à danser, des complaintes, des récits...tout était suceptible d'être mis en musique et interprété par des gens de toute catégorie sociale.

 

Les territoires autrefois occupés par les Celtes n'échappent bien entendu pas à cette règle.

Et peut-être là plus qu'allieurs, en raison du climat, des paysages, des conditions de vie difficiles, les populations ont perpétué cette tradition musicale.

Des familles entières de musiciens et de chanteurs ont interprété cet héritage de la Tradition.

En le faisant évoluer à leur tour, leurs descendants sont les artistes (amateurs ou professionnels) qui nous enchantent aujourd'hui.

 

Dans un passé récent, les Soeurs Goadec sont les premières représentantes des fratries en Bretagne.

Nées au début du XXème siècle, Maryvonne, Anasthasie et Eugénie Goadec ont animé des festou-noz à partir de 1956.

Elles chantaient déjà depuis longtemps des mélodies et des gwerz (récits) puis elles élargirent leur registre avec les chants à danser.

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Du kan à diskan (chant et contre-chant) mais à trois voix (donc avec plus de possibilités de variations).

Des chants à capella puisés dans le vaste répertoire de la tradition bretonne.

Leur discographie n'est pas très importante parce qu'il y avait beaucoup moins d'enregistrements à l'époque.

Un premier disque en 1972 : "Ar C'hoarezed Goadec".

Puis elle participent aux deux trente-trois tours enregistrés aux Festivals de Kertalg en 1972 et 1973.

Un autre disque fut enregistré pour leur concert à Bobino  en 1973.

D'autres participations encore à des disques de la fin des années '70 ("Moueziou bruded a Vreiz" et "Kan bale lu publek Breizh").

 

Au début des années '70, Alan Stivell était un grand admirateur des soeurs Goadec.

Il les accompagna plusieurs fois sur scène (entre autre à kertalg) en fit quelques enregistements avec elles.

En 1998, sur l'album "En Douar", il leur rendit hommage dans sa chanson "la mémoire de l'humain".

Puis tout récemment il fit de même avec le titre "Goadec Rock" extrait de son nouveau cd "Emerald".

Roland Becker leur rend aussi hommage dans son disque "Er roue Morvan" paru en 2000.

 

La carrière des soeurs Goadec se poursuivra jusqu'en 1983 au décès de Maryvonne.

Anasthasie et Eugénie quittent la scène mais continuent de chanter de temps en temps.

 

 

 

Louise Ebrel est la fille d'Eugénie Goadec et de Job Ebrel.

Elle aussi se passionne pour la chanson traditionnelle et devient également chanteuse de Kan ha diskan.

En 1994, elle arrive à convaicre sa mère de remonter sur scène à l'âge de 85 ans.

Ensembles, elle vont enregistrer un cd : "Gwirziou" qui sera le dernier pour la plus jeune des soeurs Goadec.

En 1997, Yann-Fanch Kemener invite Eugénie Goadec et Louise Ebrel pour fêter ses 25 ans de carri��re.

Une soirée triomphale qui sera un des derniers concerts d'Eugénie Goadec qui décédera en 2003.

Depuis, Louise Ebrel perpétue la tradition familiale du kan ha diskan.

Elle travailla autrefois avec Denez Prigent et chante à présent avec Ifig Flatrès.

 

 

Un rien plus jeunes que les soeurs Goadec, les Frères Morvan sont une autre fratrie très connue de la chanson bretonne.

Trois frères (qui étaient même quatre du vivant de leur frère Yves) unis par la passion du chant.

François, Henri et Yvon Morvan chantent depuis toujours en ayant entendu chanter Augustine leur mère.

Nés dans une ferme à Boctol, les trois frères sont des agriculteurs.

Pour eux, la pratique du "kan ha diskan" est une seconde nature. Leur unique passion est de faire danser le public dans les festou-noz.

Depuis 1958, François, Henri et Yvon Morvan sillonnent la Bretagne pour chanter des airs traditionnels sur des rythmes de gavottes, de dans fisel ou de dans plinn.

Et ils remportent toujours un grand succès.

"Joli coucou" est leur chanson la plus connue.

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Leur agenda est d'ailleurs toujours rempli mais ils refusent de se produire ailleurs qu'en Bretagne alors qu'ils ont déjà reçu de nombreuses propositions de l'extérieur.

Du tracteur à la scène, chemises à carreaux et casquettes sur la tête, les trois frères n'ont pas leur pareil pour mettre l'ambiance et réjouir des danseurs de toutes les générations.

Yvon se tient toujours à gauche, François est au milieu et donne la cadence, Henri se place à droite et c'est lui qui débute le chant.

Henri est donc le kaner (le chanteur), il chante la première phrase puis Yvon et François (les diskaner) lui répondent en chantant la fin de la phrase avec lui puis en répétant la première phrase.

Cette technique de "tuilage" fait que le rythme n'est jamais cassé et permet aux chanteurs de respirer entre les coups.

En alternant de cette façon, les chanteurs de kan ha diskan peuvent tenir très longtemps.

 

Les  frères Morvan puisent dans la mémoire familiale car aucune de leurs paroles n'est écrite.

Leur répertoire est riche de centaines (!) de chansons qui leur ont toute été transmises oralement par leur mère et leur frère ainé (Yves).

Certains de ces chants remonteraient au XVII ème siècle.

 

Après un fest-noz, les frères rentrent toujours à la ferme familiale.

Leur travail d'agriculteur les attend le lendemain et pour rien au monde ils n'auraient voulu le lâcher.

Le chant, c'est une passion, une activité qu'ils font en amateurs et ils ne demandent jamais de cachet !

 

En 2008, les frères Morvan on fêté leurs 50 ans de chansons.

Suite à des problèmes de santé, François Morvan s'est retiré de la scène mais Yvon et Henri chantent toujours.

En 2009, ils se sont même produits au festival des Vieilles Charrues en compagnie des Tambours du Bronx (un choc de deux cultures).

 

 

En 2009, Coop Breizh édite un double cd avec un livret : "Ar Vreudeur Morvan, un demi-siècle de kan ha diskan" qui résume toute leur carrière.

Ce disque sera sacré  Grand prix du disque 2009 par le Télégramme.

 

Pour votre si belle contribution à la promotion du répertoire traditionnel Breton, grand merci à vous les frères Morvan !

 

Dans mon article consacré au groupe Triskell , je vous avais parlé des frères Quefféléant.

 

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Paul et Hervé Quefféléant avaient démarré dans les années '70 avec leurs harpes celtiques.

A peine âgés de 15 ans les jumeaux originaires de Brest avaient formé le groupe "An Triskell" rebaptisé "Triskell" ces dernières années.

Ils sont toujours là aujourd'hui et leur musique qui mélange harpes, guitares, flûtes claviers et cornemuse est toujours aussi agréable à écouter (voir mon article).

 

C'est également dans les années '70 que la scène bretonne a découvert les frères Molard.

Au départ, ils étaient quatre puisque Claude Molard (aujourd'hui décédé) était également musicien.

 

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Le grand public découvrit d'abord Patrick Molard, sonneur de cornemuse et d'uilleann pipe qui joua sur plusieurs disques d'Alan Stivell.

Né à Saint- Malo, Patrick va très vite se passionner pour la cornemuse écossaise.

A 14 ans, il commence à apprendre cet instrument avec le bagad de Saint- Malo.

Puis il ira se perfectionner en Ecosse auprès de professionnels comme Bob Brown.

Au point de devenir virtuose lorsqu'il rentre en Bretagne.

C'est à son retour qu'il s'intéresse à la musique de son pays et apprend d'autres instruments comme le biniou, l'uilleann pipe et le tin whistle.

Patrick remportera de nombreux concours de sonneurs de couple en compagnie de joueurs de bombarde comme Youenn le Bihan ou Yves Berthou. 

On ne compte plus ses collaborations (Kéris, Gwendal...) ni les groupes dont il a fait partie (Satanazet, Pennou Skoulm, Gwerz, Den, Héritage des Celtes...).

Patrick Molard travailla aussi durant de nombreuses années avec Dan Ar Braz.

Patrick enregistra en plus une dizaine d'albums en solo ou avec un de ses frères.

Musicien surdoué, Patrick Molard reste aujourd'hui un des maîtres de la grande cornemuse (biniou braz) en Bretagne.

 

Né à Saint-Malo , Jacky Molard est un terrible violoniste et aussi guitariste.

Il apprend la guitare à l'âge de 12 ans puis étudie le violon à 16 ans.

Jacky s'intéresse à l'improvisation qu'il découvre à travers le bluegrass.

Parralèlement, il joue de la musique irlandaise et de la musique bretonne.

On le retrouve en compagnie de Patrick dans certains groupes (Den, Gwerz, Pennou Skoulm, Triptyque).

A côté de cela, Jacky collabore avec toute une série d'autres artistes (Soïg Siberil, Karma, Gérard Delahaye, Jean-Michel Veillon, Alain Genty, Bleizi-Ruz, Jacques Pellen, Erik Marchand...).

J'ai été particulièrement impressionné par la façon dont il joue du violon sur l'album du groupe "Den".

Une musique qui navigue entre le folk, le rock et le jazz et qui donne libre cours à l'imagination des musiciens.

En dehors de la musique Bretonne, Jacky Molard s'intéresse aussi à d'autres formes de musiques traditionnelles dont celles des pays de l'Est.

 

Comme ses frères, Dominique Molard a vu le jour à Saint-Malo.

Intéressé par les percussions, Dominique démarre par l'apprentissage des caisses claires au bagad de Saint-Malo puis au pipe-band "An Ere".

Il apprend ensuite la batterie puis d'autres instruments de percussion comme les tablas indiens.

Très éclectique dans ses goûts musicaux, Dominique va jouer dans une série de groupes dont "Les Pires", "Skolvan", "Celtic procession"...

De nombreux grands de la scène bretonne comme Yan-Fanch Perroches, Jacques Pellen, Soïg Siberil vont demander à cet excellent percussionniste de jouer avec eux.

 

 

 

Si Patrick et Jacky ont souvent joué ensembles, si Jacky a joué avec Dominique ou Patrick avec Dominique, rarement on avait vu les trois frères sur un même enregistrement.

Avec "Bal Tribal" c'est maintenant le cas.

Le groupe existe depuis 2000 et a enregistré un cd lors d'un concert à Carhaix en 2002.

Entourés par des musiciens comme Jacques Pellen (guitare), Hélène Labarrière (contrbasse), Yves Bertoux (bombarde) et la chanteuse Kalinka Vulcheva, les trois frères rivalisent de virtuosité et d'imagination.

Le Bal Tribal des frères Molard revisite la musique bretonne ne passant par la Galice et l'Ecosse mais aussi par la musique des Balkans.

Une interprétation de très haut niveau.

 

 

Jean-Charles et Fred Guichen sont d'autres "frères celtes" très connus en Bretagne.

Né à Quimper en 1970, Jean-Charles Guichen recoit sa première guitare à l'âge de six ans et se met très rapidement au solfège. Au départ, il apprend la guitare classique.

Très vite, on se rend compte de sa maîtrise technique.

Son talent lui permet d'être à la fois brillant lorsqu'il joue la mélodie que lorsqu'il marque le rythme.

C'est en assistant à un fest-noz qu'il découvre la musique bretonne en 1986.

 

Né en 1972, Fred (Frédéric) Guichen va très jeune se mettre à l'apprentissage de l'accordéon diatonique.

Remy Martin qui sera un de ses professeurs va très vite percevoir les qualités exceptionnelles de son élève et lui permettre de progresser à une très grande vitesse.

Son jeu est à la fois énergique et plein de virtuosité.

Très jeune, Fred Guichen s'intéresse à la musique irlandaise et ce style aura une influence sur sa manière de jouer.

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Jean-Charles et Fred

 

C'est en 1986 que les frères Guichen fondent "Ar Re Yaouank" (les jeunes).

Avec David Pasquet à la bombarde, Gaël Nicol (bombarde, biniou) et Stéphane De Vito (basse), ils  revisitent les danses bretonnes de façon très énergique.

Ar Re Yaouank va connaître un très grand succès dans les années '90 et enregistrer quatre cd.

Leur séparation en 1998 va surprendre beaucoup de monde mais les deux frères n'avaient pas envie de se limiter à cette expérience.

dans les années qui suivent, Fred et Jean-Charles vont se lancer dans de très nombreux projets, soit ensembles, soit en solo.

En 1992, ils forment le trio "Bran" avec le flûtiste Christophe le Helley.

En 1996, Jean-Charles fonde une trio avec les guitaristes Soïg Siberil et Patrice Marzin.

Il joue aussi avec d'autres guitaristes bretons comme Gilles le Bigot et Jacques Pellen (Celtic Procession).

Fred Guichen lui sort un cd "La lune noire" dont l'inspiration est très irlandaise.

 

 

Puis les deux frères décident de former le Guichen quartet avec le percussionniste David Hopkins et le bassiste Etienne Callac.

A partir de ce moment, les deux frères vont encore plus donner libre cours à leur imagination.

La musique des Guichen est un savant cocktail de musiques à danser, de compositions et d'improvisations.

Une musique envoûtante avec des passerelles vers le jazz, le rock et la musique traditionnelle de Bretagne et d'Irlande.

Jusqu'à présent, le groupe a enregistré trois disques :

"Mémoire vive " en 2002

"Frères" en 2004 (le batteur Antonin Volson y a remplacé David Hopkins)

"Dreams of Brittany" en 2007

(cette fois avec le batteur Ray Fean, le claviériste Philippe Turbin, Hervé le Lu à la bombarde et bien sûr Etienne Callac).

Inuitile de préciser que ces cd sont de très grande qualité.

Des titres comme "Del castello de Trégarantec" ou "G4" sont vraiment très mélodieux.

Que dire de la reprise de "Mc Bride's" (un morceau des Moving Hearts) qui est tout bonnement extra-ordinaire de virtuosité.

"String's Jig", un cercle circassien au rythme endiablé ou "Corps accords" une terrible suite de dans plinn.

Dans ces disques, Jean-Charles et Fred Guichen expriment toute leur créativité.

 

Avec de tels talents, il ne faut pas s'étonner que la renommée des Guichen aie largement dépassé les frontières de la France et même de l'Europe puisque nos deux Bretons ont fait des concerts au Pakistan, à Singapour ou à Tokyo.

Des musiciens à suivre de très près.

 

Impossible bien sûr de citer toutes les fratries, toutes les familles de musiciens en Bretagne.

 

Parmi les plus connus il faut encore citer Jacques Pellen , un autre très grand guitariste.

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Jacques jouait dans l'Héritage des Celtes en compagnie d'un autre guitariste : Gilles le Bigot.

Jacques Pellen, que l'on retrouve dans de très nombreux groupes en Bretagne est le créateur du projet "Celtic Procession" qui regroupait une serie de musiciens venus d'horizons divers et un chanteur de kan ha diskan Erik Marchand.

Un grand spectacle aux "Tombées de la Nuit" avec des musiques qui "partaient" dans tous les sens.

 

 

Ronan Pellen est le neveu de Jacques.

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Joueur de cistre, Ronan est membre du groupe "Skeduz" dont fait partie un autre guitariste très connu : Nicolas Quemener.

Ronan Pellen a également fait partie de Martin-Hamon quintet et du trio de Sylvain Barou.

 

 

 

 

 

 

 

Depuis un certain nombre d'années Konan Mevel est le sonneur du groupe Tri Yann.

Flûtes, cornemuses et percussions n'ont plus de secret pour ce fameux musicien qui donne parfois la réplique à Jean-Louis Jossic à la bombarde.

Bleunwenn Mevel est la seule femme qui fut enrôlée par les Tri Yann durant quelques années.

Jeune chanteuse à la voix magnifique, la soeur de Konan Mevel a aussi enregistré avec Carlos Nunez , Dan Ar Braz et aussi Yves Ribis

Bleunwenn qui continue à donner des cours de chant lyriques et fait des compositions musicales.

 

Dans mes articles "Bombardes et sonneurs" j'avais également cité les sonneurs de bombarde Youenn et Patrick Sicard , membres du bagad Bleimor et qui jouèrent  avec Alan Stivell dans les années '70.

Youenn et  Alan (à la cornemuse) sonnèrent d'ailleurs en couple, remportant de nombreux concours à l'époque.

 

Autre talabarder talentueux, Jean-Louis Hénaff qui dirige les bombardes dans le Bagad Quimper où joue aussi son frère Eric Henaff (cornemuse).

 

 

Faux frères :

A noter que Annie Ebrel qui est une chanteuse bretonne qui chante ses propres compositions n'est pas parente avec Louise Ebrel (la fille d'Eugénie Goadec).

De même Nicolas Quemener n'est pas de la famille du chanteur Breton Yan-Fanch Kemener.

 

 

A suivre...

 

 

 

Une sorte de condensé de ce qui précéde : le groupe breton Red Cardell invite les frères Morvan, les frères Guichen et Louise Ebrel à chanter "Joli Coucou" sur scène.

 

 

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    A plusieurs reprises j'ai déjà ouvert ce blog à des artistes qui ne sont pas spécifiquement "celtiques". C'est le cas pour la chanteuse MoïRa que l'on pourrait d'avantage classer en chanson française et anglaise mais pas que...car elle touche aussi au...
  • Les albums de ma jeunesse (10) : Ys "Madame La Frontière"
    J'avais déjà présenté ce disque en novembre 2007 mais je ne pouvais pas ne pas le citer en tant qu'album qui a marqué ma jeunesse. Je vais donc en reparler sans pour autant reproduire mon article précédent. Paru en 1976 ce vinyle a énormément tourné sur...
  • Les albums de ma jeunesse (9) : Ossian "Dove Across the Water"
    En 1983 j'étais en vacances en Bretagne. J'ai trouvé ce vinyle chez un disquaire de Lorient. Après les Tannahill Weavers, je découvrais mon deuxième groupe folk écossais. Sur la pochette arrière on voyait les musiciens avec des instruments comme la harpe,...
  • Les albums de ma jeunesse (8) The Tannahill Weavers : The old woman's dance
    En 2018 les Tannahill Weavers ont fêté leurs cinquante ans d'existence en sortant un nouvel album "Orach" dans lequel ils ont invité toute une série d'anciens membres et autres amis musiciens. C'est en effet en 1968 que Roy Gullane (guitare et chant),...
  • Les albums de ma jeunesse (7) Dan Ar Bras "Douar Nevez"
    Né à Quimper en 1949, Daniel Le Bras (rebaptisé Dan Ar Bras par Alan Stivell) enregistre son premier album solo en 1977. A l'époque Dan est déjà très connu comme guitariste en Bretagne. Bien sûr en tant que musicien d'Alan Stivell (de la fin des années...
  • Les albums de ma jeunesse (6) Gwendal : Joe Cant's Reel
    Ce doit être en 1977 que j'ai découvert ce groupe au travers de cet album paru en 1975 qui était déjà leur second opus. Par rapport aux groupes bretons que je connaissais déjà Gwendal était assez différent. En fait, d'une part on avait affaire d'avantage...
  • Les albums de ma jeunesse (5) : Sonerien Du "Feunteun an aod"
    En 1977, un collègue m'avait prêté un vinyle de ce groupe intitulé "Bal Breton n°3" un disque auquel participaient aussi Dan Ar Braz (guitare électrique) et Michel Santangeli (batterie). Je l'avais aussitôt enregistré sur une cassette audio et avais bien...
  • Les albums de ma jeunesse (4) : An Triskell "Kroaz Hent"
    De retour de vacances à Perros-Guirec un ami m'avait ramené ce 33 tours en 1977. C'est ainsi que j'ai découvert ce groupe An Triskell (devenu plus tard Triskell) dont les deux membres fondateurs jouaient de la harpe celtique. Je connaissais l'instrument...
  • Pierre du Québec m'a écrit (Claude Besson)
    Dernier hommage à Claude Besson à travers le témoignage de son ami Pierre du Québec. Claude nous a quitté le 23 mars dernier et j'avais publié un article pour évoquer cela ainsi que la mort de Yann-Fanch Kemener décédé une semaine plus tôt. A ma grande...
  • Les albums de ma jeunesse (3) : Tri Yann "La découverte ou l'ignorance"
    Après Stivell et Malicorne, Tri Yann est le troisième groupe folk que j'ai découvert en 1976 à travers ce 33 tours. "La découverte ou l'ignorance" est déjà le quatrième album des "Trois Jean de Nantes" un groupe formé en 1969. En Belgique il n'était pas...