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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:29
Cette photo a une petite histoire. Quand nous sommes allés voir les Cliffs de Moher en 1991, je n'ai pas su les photographier car j'avais le soleil en face. Je me suis alors retourné et j'ai pris ce paysage en face des Cliffs.

Cette photo a une petite histoire. Quand nous sommes allés voir les Cliffs de Moher en 1991, je n'ai pas su les photographier car j'avais le soleil en face. Je me suis alors retourné et j'ai pris ce paysage en face des Cliffs.

Dix ans jour pour jour que j'avais démarré ce blog afin de faire partager cette passion pour la musique celtique.

Passion qui avait débuté en 1972 quand j'avais découvert les premiers 45 tours d'Alan Stivell avec les chansons "Suite Sud Armoricaine" et "Tri Martolod".

En novembre 2006, j'ai donc commencé à écrire des articles d'abord à propos d'Alan puis à propos de nombreux groupes ou musiciens Bretons, Irlandais et Ecossais.

Présenter des artistes, qu'ils soient connus ou pas a toujours été très important pour moi.Il y a dans ce genre musical un nombre incroyable de musiciens, chanteurs, chanteuses de grand talent et cela ne fait qu'augmenter d'année en année.

Plus j'avance, plus je continue à découvrir et à apprendre de nouvelles choses de jour en jour, cette passion a quelque chose d'infini.

Ce blog ayant acquis une certaine notoriété au fil du temps, j'ai pu (par mail, par téléphone ou après des concerts) entrer en contact avec des artistes tels Robert Le Gall, Claude Besson, Christophe Goudot, Roy Gullane, Valérie Loomer, Cyril O'Donoghue, Hervé Grall, Pierrick Lemou, Bernard Benoit, Martin Hadden, Ronan Le Bars, Gilles Servat...et bien d'autres.

On m'a sollicité pour présenter des cd, pour annoncer des festivals de musiques celtes, pour assister à des concerts...

Ce blog m'a permis aussi de nouer de nouvelles amitiés avec certains internautes ou des personnes bien réelles comme Bénédicte, Anne, Jean-Pierre, Daniel P., Claudine, Martial, Paul,Marie-Hélène, Daniel M. tous des fidèles lecteurs de mes articles...un immense merci à eux pour leur fidélité, leurs commentaires et leurs encouragements.

 

Quelque part en Ecosse...

Quelque part en Ecosse...

Passionné de musique celtique, cela veut dire aussi fortement attiré par les paysages des régions celtes.

Que ce soit en Bretagne, en Irlande ou en Ecosse il reste encore de nombreux endroits où  la nature est relativement intacte.

J'adore contempler les rivages, la mer et les rochers, je pourrais regarder cela pendant des heures, sans rien faire d'autre.

Je suis déjà allé cinq ou six fois en Bretagne, une fois en Irlande et un de mes rêves serait bien entendu d'aller en Ecosse. Ce n'est pas possible pour l'instant mais peut-être qu'un jour...

En attendant, je me contente des photos et des reportages.

Quelque part en Bretagne...

Quelque part en Bretagne...

Quelque part en Irlande...

Quelque part en Irlande...

Comme illustration musicale de cet anniversaire un instrumental de Dan Ar Braz dont le titre est..."10 années déjà" !

Un morceau que Dan avait composé pour son anniversaire de mariage.

Ce titre se trouve sur son album "Acoustic" (1981) un excellent disque qui a été réédité il y a quelques années (avec des bonus sur la version cd).

Assez bizarrement je n'aimais pas trop ce morceau après la première écoute (j'avais l'impression qu'il était écrit à l'envers) puis en le réécoutant, j'ai commencé à l'apprécier et à présent il fait partie de mes préférés dans le répertoire de Dan.,

Quelques autres vidéos pour fêter cet happy birthday.

On pourrait bien entendu en mettre une centaine tant il y a des artistes de j'adore mais ce serait impossible.

Donc je me limiterai aux trois qui m'ont le plus marqué depuis que je suis tombé dans le chaudron celte il y a presque 45 ans.

Alan Stivell bien sûr qui est à l'origine de cette passion avec "La dame du Lac" un cd enregistré en 1991 (The Mist of Avallon) à propos des légendes Arthuriennes. 

Une superbe musique dominée par la harpe avec un chant envoûtant et teinté de mystère.

Après 1972, j'avais ensuite découvert Malicorne puis les Tri Yann puis Gilles Servat et quelques autres.

En 1978, j'ai acheté un trente-trois tours d'un groupe Ecossais : Les Tannahill Weavers.

Ce fut un nouveau coup de foudre. La voix de Roy Gullane, les flûtes de Phil Smilie, la cornemuse de Alan MacLeod...j'étais vraiment sous le charme de ce groupe.

Et je suis resté fan depuis lors, achetant chacun de leurs disques.

En 2010, j'ai eu le grand bonheur de les voir sur scène en concert près de chez moi à Dison.

Ce fut un moment magique d'autant plus que j'ai eu la chance de pouvoir un peu converser avec Roy Gullane à la fin du concert.

Un souvenir incroyable !

Enfin bien sûr Planxty en musique irlandaise.

Assez curieusement, je n'ai découvert ce groupe qu'en 1984 lorsque les magasins Fnac sont arrivés en Belgique.

En dehors des chansons irlandaises d'Alan Stivell j'avais un peu écouté les Chieftains et les Dubliners qui étaient les groupes les plus connus.

Par leurs arrangements et leur virtuosité Donal Lunny, Christy Moore, Liam O' Flynn et Andy Irvine allaient révolutionner la façon d'interpréter la musique irlandaise.

A la Fnac, en parcourant ces disques irlandais, j'avais d'abord été étonné de voir le nom de Donal Lunny à la fois dans Planxty, dans le Bothy Band et dans Moving Hearts.

J'étais intrigué et du coup, j'ai acheté un disque de chaque groupe.

Je n'ai jamais regretté ce choix essayant au fil des années de me procurer tous les disques de ces trois terribles groupes.

Plus de trente ans plus tard, j'ai toujours un petit faible pour Planxty.

Merci d'avoir fêté cet anniversaire avec moi.

Merci pour vos visites (plus de 196.000)  , vos commentaires et votre fidélité.

A bientôt.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 19:06
Meghan

Daniel, Gilles et Gérard Hirsch sont des musiciens Français qui habitaient en Belgique depuis 1975.

A noter que leurs parents étaient également musiciens.

Basés dans la région de Namur ils décident en 1984 de former un trio musical qu'ils baptisent tout naturellement "Les frères Hirsch".

Daniel en est le violoniste, Gérard joue de la guitare ,du cistre, de la harpe celtique et Gilles du Hackbrett (sorte de dulcimer à marteaux) du banjo et de la mandoline.

Ils enregistrent un premier 45 tours, font une série de concerts et apparaissent dans certaines émissions de la télévision belge.

En 1987, Daniel quitte le groupe.

Gérard et Gilles Hirsch décident alors d'appeler leur groupe "Orion" et ils accueillent le violoniste Rudy Velghe.

Le joueur d'uilleann pipe Thomas Keenan (frère de Paddy) vient alors rejoindre le groupe et Orion enregistre un premier disque.

Meghan

En 1989, Gilles et Gérard décident de quitter Orion pour reformer Les frères Hirsch.

De son côté Rudy Velghe continue Orion avec l'accordéoniste Raquel Gigot et d'autres musiciens.

La flûtiste Danielle Claessens (épouse de Gilles) vient alors rejoindre les frères pour former un trio.

En 1992, ils prennent ensuite le nom de "Meghan" et engagent le guitariste Greg Farquhar.

C'est à cette époque qu'ils enregistrent leur premier cd "Fantasia".

Meghan

Greg Farquhar quittera le groupe en 1993.

En 1995, Meghan enregistre un deuxième cd " Nostalgia" cette fois en trio avec quelques musiciens invités.

J'ai eu la chance de les voir en concert en 1995.

C'était à Clermont en province de Liège.

J'avais beaucoup apprécié leur musique que je trouvais à la fois douce et riche en sonorités.

Après le spectacle, j'avais eu l'occasion d'échanger quelques mots avec Gilles Hirsch qui est quelqu'un de très chaleureux et sympathique.

Je pensais que ce groupe avait disparu car je n'en avais plus entendu parler en Belgique.

Grâce à Internet, j'ai découvert avec grand plaisir que Meghan existe toujours.

Meghan

Meghan trouve ses sources d'inspiration dans la musique celtique et dans la musique médiévale.

Donc principalement des traditionnels plus, des airs composés par O'Carolan ainsi que des compositions de Gérard Hirsch.

Une des originalités de ce groupe, ce sont les instruments.

D'abord le hackbrett : dulcimer à marteaux de la famille du tympanon, c'est un instrument à cordes frappées.

Gilles Hirsch utilise une version allemande, d'où l'appellation hackbrett.

J'avais autrefois publié un petit article à propos de ce type de dulcimer dans la musique celtique

La harpe celtique est bien entendu très connue de tous les amateurs de ce genre de musique.

Moins utilisée en musique folk, la flûte traversière en métal est celle dont joue Danielle Claessens.

Le cistre est un instrument similaire au bouzouki (4 x 2 cordes).

Au fil du temps, Gérard Hirsch qui en fabrique également va encore s'intéresser à d'autres instruments.

Le rebec : des cordes frottées par un archet sur un caisse de résonance bombée.

Le nyckelharpa, instrument scandinave qui est une sorte de violon avec un archet mais aussi des touches.

Le chalumeau : instrument à vent à anche simple de la Renaissance (ancêtre de la clarinette).

Meghan

Au début des années 2000 le groupe Meghan décide de s'installer en France.

Danelle Claessens ayant quitté le groupe, c'est une nouvelle flûtiste, Christine D'haen qui intègre le trio.

Contrairement à Danielle, Christine joue de le flûte traversière en bois ainsi que du chalumeau.

Depuis, Meghan a encore renregistré deux nouveaux cd : "Idylle" en 2003 et "la Guerlais" en 2009.

A présent, Gilles Hirsch a quitté le groupe et Meghan se produit maintenant en duo.

Meghan

Ces dernières années Méghan tourne principalement en France mais aussi en Espagne et en Belgique.

Ils se produisent aussi bien dans des salles de concerts que dans les rues (comme on peut voir sur les vidéos).

Si vous aimez la musique apaisante aux sonorités variées et que ce duo vient jouer dans votre région, ne les manquez surtout pas.

Pour d'autres infos :

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 22:22

L'été est une période propice pour s'amuser et faire la fête.

Et faire la fête est souvent synonyme de danses et de musiques.

Au rythme des festivals très très nombreux dans tous les styles musicaux, des gens de tout âge, de toute catégorie sociale assistent à des concerts et s'amusent.

La musique celtique n'échappe pas à ce phénomène et les festivals, les festou-noz, les concerts sont de plus en plus monnaie courante dans toute l'Europe de l'Ouest.

On y découvre par dizaines des nouveaux groupes qui explorent et revisitent cette musique celtique dans tous les sens.

Souvent, ils ont beaucoup de talents et c'est bien de constater que la relève est ainsi assurée.

Tous ces jeunes groupes profitent cependant de l'enthousiasme de leurs aînés qui avaient déjà un sacré "sens de la fête".

Voici donc trois petites vidéos, un groupe Breton, un groupe Irlandais et un groupe Ecossais qui sont ou étaient on ne peu plus festifs.

Créé en 1972, les Sonerien Du ont plus de quarante ans de scène derrière eux.

En 2013, Jean-Pierre Le Cam, bassiste et membre fondateur du groupe a tiré sa révérence après 41 années de vie avec les Sonerien Du.

Le groupe continue à présent sans lui.

"Kanomp ha roulomp atao" une chanson qui date des années '80.

Les Dubliners étaient une institution en Irlande.

Formé en 1962, ce groupe est probablement le groupe Irlandais le plus connu après les Chieftains.

Au fil des années, beaucoup de nouveaux membres se sont succédés chez les Dubliners.

Suite au décès du terrible joueur de banjo Barney Mc Kenna en 2012, le violoniste John Sheahan s'est retrouvé le dernier membre fondateur du groupe.

Il a donc décidé de prendre sa retraite après plus de 50 années au service de ce terrible Irish band.

Les membres restants ont décidé de continuer mais ils s'appellent à présent les "Dublin Legends".

Ici une version où Barney Mc Kenna et John Sheahan étaient toujours là.

Enfin petit détour par l'Ecosse pour vous rappeler au bon souvenir des "Silly Wizard" qui eux aussi adoraient s'amuser sur scène.

Certes ils ont fait une moins longue carrière (de 1970 à 1988) que les deux groupes précédents

mais ils ont tout de même marqué de leur empreinte le folk revival de la musique écossaise.

Martin Hadden (basse), Gordon Jones (guitare), Phil Cunningham (accordéon) Johnny Cunningham (fiddle) et le chanteur Andy M.Stewart faisaient partie des plus doués de leur génération.

Il cultivaient eux aussi le sens de la fête.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 14:07
Festival des Roches Celtiques 2015

Je vous avais déjà présenté ce festival en 2013.

Cette année, le festival aura lieu du 1er au 5 juillet 2015.

Festival entièrement gratuit qui se partagera entre Saint-Etienne, Rochetaillée et Saint-Victor sur Loire ( région de Saint-Etienne).

Soit cinq jours de concerts celtiques avec des groupes venus de divers horizons.

Vous pouvez consulter le programme ci-dessous :

Cette année quelques nouveautés avec l'organisation des "Master class" le 04/07 à Saint-Victor sur Loire c'est à dire des initiations aux danses irlandaises et à l'apprentissage du tin-whistle (petite flûte irlandaise en métal, instrument de base dans la musique irish).

Cette année encore, un programme très éclectique avec :

Celtic Hangover, un groupe de folk-rock,

Les Mandrinots, une bande de flibustiers,

De la danse avec "Polish your Shoes,

Un groupe Italien "Inifail" qui fait de la musique irlandaise.

Toxic Frogs " un groupe de jeunes femmes qui joue une musique très rythmée,

Les Booze-Brothers dans un style punk-rock,

Le groupe Celkilt, une bande de joyeux drilles qui ont la pêche (je vous en avais déjà parlé dans un autre article).

Aussi de la chorégraphie irlandaise avec "Touch of Ireland".

Et encore quatre autres groupes qui ont d'avantage attiré mon attention.

Tout d'abord "Cati and Me"

Festival des Roches Celtiques 2015

En formule duo pour le concert, la violoniste Cati et le chanteur et guitariste Angus venu d'Ecosse nous charment avec leur répertoire mélangeant folk écossais et irlandais.

Pour le bal, ils sont rejoints par un joueur d'uillean pipe et par Fabienne, une prof de danses irlandaises qui explique au public les différents pas.

Un moment très ludique en perspective.

Festival des Roches Celtiques 2015

Comme son nom ne l'indique pas "Carrantuohill" est un groupe Polonais.

Tombés il y a longtemps sous le charme de la musique irlandaise, les membres de ce groupe ont même reçu il y a peu l' Award du meilleur groupe etno-folk Européen.

Outre les racines irlandaises, ce groupe a des influences jazz et même afro ou reggae.

Je trouve beaucoup de chaleur dans leur interprétation, beaucoup de force dans les basses et une manière de chanter qui me fait un peu penser à celle de Runrig.

Un groupe qui joue avec une grande sincérité et une belle maîtrise.

Festival des Roches Celtiques 2015

Cela fait déjà quelques années que l'on a entendu parlé de Joanne McIver sur la scène folk en France.

Chanteuse originaire de l' île d'Arran en Ecosse Joanne McIver joue aussi de la cornemuse, du smallpipe, de la flûte et des whistles.

Le grand public l'avait découvert sur la scène de l'Olympia en 2012 quand Alan Stivell l'avait invitée à l'occasion des 40 ans de son concert dans cette salle mythique.

C'est au début des années 2010 que Joanne avait rencontré le harpiste Christophe Saunière

avec lequel elle a décidé de former un duo.

Une musique pleine de nuance avec le jeu tout en finesse de Christophe Saunière.

Il se produisent aussi en quatuor ou bien avec un orchestre de "cordes".

Festival des Roches Celtiques 2015

Enfin, Zoé Conway et John McIntyre qui sont originaires de Dublin.

John Mc Intyre fait partie de la nouvelle génération des guitaristes irlandais.

Des guitaristes capables de très bien accompagner en marquant le rythme et en mettant particulièrement en relief les notes jouées par le soliste.

A la fois chanteuse et violoniste, Zoé Conway ne se contente pas de jouer dans un style traditionnel. Elle mélange des séquences qui vont vers la musique classique ou le jazz.

Cela lui donne une interprétation très particulière qui est très plaisante pour le public.

Zoé Conway et John McIntyre forment un duo instrumental qui joue une musique à la fois brillante et pleine de complicité.

Vraiment à ne pas manquer.

Donc, si vous êtes dans la région de Saint Etienne ce début juillet ne manquez pas le festival des Roches Celtiques.

Pour d'autres infos :

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 16:01

 

 

Interruption provisoire des articles consacrés aux duos pour vous présenter un groupe bien sympa entièrement made in Belgium.

J'ai déjà eu l'occasion d'insister sur le fait qu'il y a dans notre petit pays toute une série d'artistes qui s'intéressent à la musique celtique et en jouent.

Certains comme "Roots", "Faran Flad", "Irish Feel", "Snakes in Exile" sont plus attirés par la musique irlandaise, d'autres comme "Yer A Mad" interprètent de la musique "celtique" au sens large.

 

"The Celtic Seven" se situe d'avantage dans cette seconde option.

Comme son nom l'indique The Celtic Seven est un groupe de sept membres qui,a un moment donné de leur carrière, ont eu envie de s'exprimer à travers ce genre musical.

 

Le groupe s'est créé un peu par hasard en 2012.

Sacha Swierczynski (claviériste et flûtiste) et son oncle Lothar Seghers (bassiste) se sont retrouvés en Bretagne pour une fête de famille. Là au milieu d'autres musiciens, ils se sont mis à interpréter quelques standards de la musique bretonne.

 

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Cette prestation totalement improvisée a été appréciée par leur entourage.

Rentrés à Bruxelles l'envie leur est venue de former un groupe avec des gens animés par cette même passion pour le celtique.

Au départ, le groupe faisait exclusivement des reprises de Stivell, Tri Yann, The High Kings, Loreena Mc Kennit...avant de petit à petit se lancer dans les compositions.

 

Celtic Seven a une conception electro-acoustique qui mélange les sonorités de guitare électrique, claviers, batterie avec la contrebasse, la flûte, la guitare acoustique ou le violon.

Dans ces sonorités, les voix tiennent également une part importante car presque tous les membres du groupe sont soit chanteurs ou choristes.

 

 

Fils d'une professeur de solfège, Sacha Swierczynski a été plongé très tôt dans l'apprentissage de la musique.

 

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Il étudie donc à la fois le chant et le piano et atteint rapidement un excellent niveau qui lui permet de participer à des émissions télévisées en tant que jeune soliste.

Plus tard, il participe à de nombreux spectacles et devient membre d'une association caritative "L'enfant des étoiles" (qui s'occupe d'enfants en difficultés) pour laquelle il compose de nombreuses musiques.

Au fil des années, Sacha Swierczynski s'intéresse à d'autres musiques dont la variété, le gospel et la musique celtique.

En 2013, il devient le claviériste de Gérard Jaffrès (un chanteur Breton qui vit en Belgique).

Dans Celtic Seven par contre, Sacha chante et joue des whistles et de la cornemuse.

 

 

Lothar Seghers est également musicien depuis sa plus tendre enfance.

 

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Lui aussi étudiera le chant, la flûte et l'orgue avant de s'orienter vers la contrebasse.

Après des études universitaires en philologie et musicologie il se fait engager à la RTBF (télévision Belge).

Amateur de divers styles de musique (jazz, classique) mais aussi amoureux de la Bretagne, c'est tout naturellement qu'il va se passionner pour les musiques celtiques.

Dans Celtic Seven, Lothar est vocaliste et joue de la contrebasse ou de la basse électrique.

 

 

Anne Collet est la violoniste et chanteuse du groupe.

 

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Française originaire d'Epinal, Anne vit depuis 2006 en Belgique.

Anne apprend le violon dès l'âge de sept ans et participe à des concours de jeunesses musicales dès l'âge de dix huit ans.

Entre 2001 et 2012, Anne Collet est créditée de participations en tant que choriste ou violoniste pour de spectacles de Jean-jacques Goldman, DeSaFiNaDo, Music Owl Band, Yves Simon.

Elle écrit des arrangements pour orchestres à cordes et travaille également pour l'association "L'enfant des étoiles".

 

 

Professeur de musique, Véronique Marlier est la claviériste du groupe.

 

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Membre des Choeurs de l Union Européenne et directrice de chorale, Véronique Marlier apporte aux Celtic Seven son sens du rythme et de la créativité.

Grâce à son expérience de la musique et du solfège, Véronique se charge des harmonisations.

 

 

 

Benjamin Roulleaux est un des deux guitaristes des Celtic Seven.

 

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Il joue principalement de la guitare acoustique et chante.

Très jeune, Benjamin a pratiqué toute une série d'instruments (violon, basson, clarinette, cornemuse) avant de s'orienter principalement vers la guitare.

Il a fait partie d'un groupe de metal-hardcore (When Blood Burns) dont il est également le chanteur.

A côté de cela, Benjamin s'intéresse aussi à la musique celtique.

 

 

L'autre guitariste est Nicolas Darchambeau.

 

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Parfois à la guitare acoustique, le plus souvent à la guitare électrique.

Issu d'une famille de musiciens, il se met à la guitare durant l'adolescence.

Au départ, ses goûts musicaux vont plutôt vers le rock des années '70.

Nicolas Darchambeau fera partie de divers groupes.

Ami avec plusieurs musiciens des Celtic Seven il va peu à peu s'initier à la musique celtique et devenir membre du groupe.

 

 

Enfin il y a le batteur Jonathan Hanssens qui a démarré cet instrument à l'âge de seize ans.

 

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D'abord attiré par le hard rock, Jonathan Hanssens va jouer dans divers groupes de variété française et anglaise.

Il jouera aussi avec Banjamin Roulleaux dans le fameux groupe When Blood Burns en 2006.

Avant de débarquer dans Celtic Seven, Jonathan a déjà eu l'occasion de se produire dans une centaine de concerts.

 

 

En découvrant les vidéos de Celtic Seven j'ai directement apprécié le mélange whistle-fiddle qui est une des clé incontournable dans les sonorités de la musique celtique.

Le groupe a très bien compris cela et les solistes peuvent s'appuyer sur une rythmique à la fois solide et variée.

Les voix sont aussi un des points forts de Celtic Seven.

Sacha Swierczynski a une très jolie voix et chante avec beaucoup de conviction.

C'est aussi le cas d'Anne Collet qui est très convainquante dans la "Chanson pour mon père" ou dans les classiques comme "Scarborough Fair" chantés en Anglais.

 

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Sur scène, on sent que ce groupe essaie de bien communier avec le public et dans la bonne humeur.

En les écoutant, on ressent aussi le sérieux de leur travail au niveau des arrangements musicaux.

Dans son concept de musiques celtiques au sens large, The Celtic Seven propose à présent un répertoire fait de reprises mais aussi de chansons nouvellement composées.

 

C'est le cas dans les trois vidéos ci-dessous :

 

Sacha Swierczynski a composé la musique des deux premières chansons, Lothar Seghers en est le parolier.

A noter que Benjamin Roulleaux écrit aussi les paroles de certaines chansons.

 

Dans "Scotland in Deffens" j'aime beaucoup les arrangements vocaux et le rythme entraînant de cette chanson.

 

 

 

 

 

Dans "Chanson pour mon père" Anne Collet nous fait admirer sa très jolie voix étendue sur un large registre.

Dans ce titre, j'aime bien les arrangements du whistle, de la basse et des claviers.

 

 

 

 

 

"Scarborough Fair" est un grand classique qui avait été popularisé dans les années '60 par Simon & Gartfunkel.

Depuis, de nombreux artistes ont repris cette chanson.

La version de Celtic Seven est intéressante d'abord pour la voix d'Anne Collet et les vocaux de Sacha Swierczynski.

Egalement parce que le batteur Jonathan Hanssens adopte un jeu plus soft qui convient bien à ce morceau et aussi pour l'accompagnement en finesse des deux guitaristes.

A noter aussi la belle participation de le chorale Caldara.

 

 

 

 

 

The Celtic Seven, un groupe à voir si vous habitez la région de Bruxelles ou si vous passez par la Belgique.

 

Pour d'autres infos : link

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 21:47

 

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A présent une série d'articles pour présenter des duos.

Je trouve que le duo (ou éventuellement le trio) donne la possibilité d'apprécier d'avantage le talent des artistes.

J'ai été autrefois particulièrement marqué par les disques de Kevin Burke (fiddle) et Micheal O' Domhnaill (guitare et chant) dont la complémentarité était parfaite.

Deux musiciens virtuoses issus du fameux groupe irlandais "Bothy Band" (actif dans les années '70).

J'ai bien entendu suivi toute leur carrière discographique et ils restent encore pour moi LA référence aujourd'hui.

 

 

Calum Stewart & Heikki Bourgault

Une série de duos donc (anciens ou nouveaux) de musiciens connus ou moins connus qui s'expriment pleinement dans cette formule à deux.

 

 

 

 

 

Calum Stewart est Ecossais, il est né en 1982 à Moray dans le nord de l'Ecosse.

Depuis tout jeune, Calum Stewart a été plongé dans la musique traditionnelle d'Ecosse, d'Irlande et de Bretagne.

Il a appris successivement à jouer des whistles puis de la flûte traversière en bois et enfin de l'uilleann pipe.

A force d'écouter et de jouer avec de nombreux musiciens, il s'est forgé son propre style et s'est également lancé dans la composition.

 

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Calum a déjà fait des enregistrements avec le London Philarmonic Orchestra et fait partie du groupe folk écossais Manran.

 

 

Heikki Bourgault est un guitariste Breton de la nouvelle génération.

Musicien pro depuis 2006 il est lui aussi un adepte de l'accord ouvert tant répandu dans le musique celtique.

Heikki Bourgault a fait son apprentissage de la musique bretonne en jouant dans les fest-noz. Il a aussi écouté et joué avec de nombreux musiciens dans divers styles.

 

 

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Heikki est très imaginatif et est sans cesse à la recherche de nouvelles harmonies au niveau de ses accompagnements.

 

 

Les deux musiciens se sont rencontrés en 2008 et très vite l'idée d'une collaboration musicale leur est venue.

Calum et Heikki sont tous les deux enracinés dans la musique traditionnelle mais veulent avant tout la faire évoluer par leur interprétation et l'étoffer au travers de nouvelles compositions.

 

 

 

 

En 2010, Calum et Heikki ont enregistré leur premier cd (éponyme) avec la participation du violoniste Jacky Molard.

L'idée est de "regarder au delà des frontières , de repousser les limites tout en respectant les traditions".

En 2014, Heikki et Calum ont sorti leur deuxième cd "Hunter's Moon".

 

 

 

Ce qui m'a directement plu en écoutant ce duo c'est la grande qualité du son.

Aussi la recherche de sonorités et la variété des arrangements.

 

A l'uillean pipe ou à la flûte, le jeu de Calum Stewart est à la fois puissant et rempli de variations.

J'aime bien la manière dont il descend dans les notes graves et parfois les effets un peu "jazzy" qu'il tire de ses instruments.

 

Heikki Bourgault est un guitariste très inventif au niveau de ses accompagnements.

Selon les morceaux ou les séquences de ceux-ci, son jeu est parfois léger ou bien puissant.

Par moment, on a l'impression qu'il joue de la guitare basse tant son jeu appuie bien la flûte ou la cornemuse irlandaise.

 

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Heikki et Calum deux musiciens vraiment complémentaires qui orientent la musique celtique vers de nouvelles directions. 

 

 

 

Et une petite dernière pour la route...

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 22:37

C'est grâce à Martial, un ami internaute, que j'ai découvert ce duo.

J'ai tellement été "scié" en voyant cette vidéo que j'ai voulu la publier et citer ces deux artistes dans mon article

Musique celtique hier et aujourd'hui (4)  

Ils méritent amplement une petite présentation.

 

Je n'avais jamais entendu parler de Claire Mann.

Quant à Aaron Jones, je le connaissais vaguement car il est membre du groupe "Old Blind Dogs" mais ce n'est pas pareil d'écouter un musicien au sein d'un groupe ou de l'apprécier dans un duo.

 

 

Originaire de Newcastle, Claire Mann se met très tôt à l'apprentissage du violon, de la flûte et des whistles.

 

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Attirée depuis son plus jeune âge par la musique traditionnelle irlandaise et écossaise, elle va vite devenir une virtuose de ces trois instruments.

Très rapidement, Claire va participer à de nombreux concours de musique trad. et remporter de multiples distinctions.

 

Agée de 16 ans à peine, elle se perfectionne d'abord aux côtés du violoniste Aidan O'Rourke puis en devenant membre du groupe Tabache avec lequel elle enregistre deux albums.

Elle part ensuite habiter en Ecosse et découvre un autre univers musical à Edimbourg.

Ce sera pour elle l'occasion de rencontrer et de collaborer avec des artistes comme Christy O' Leary, Old Blind Dogs, Nuala Kennedy...

Durant cette période, Claire Mann devient également professeur au Conservatoire Royal de Glasgow et enseigne également la flûte et le violon à Stirling, Galloway et Dumfries.

 

Claire Mann enregistre son premier album solo en 2001 (déjà avec Aaron Jones comme accompagnateur).

 

Cette fois sous le nom de Claire Mann & Aaron Jones, ils sortent en 2005 un cd intitulé "Secret Orders".

 

 

 

 

 

Ensuite c'est la rencontre assez étonnante avec deux musiciens Allemands.

Gudrun Walther (chant, violon, accordéon) et Juergen Treyz (guitare) sont passionnés par les musiques traditionnelles, y compris la musique celtique.

 

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Aaron, Claire Gudrun et Juergen décident donc de revisiter le répertoire trad. d'Allemagne, d'Ecosse et d'Irlande.

Déja deux cd à leur actif : "2 Duo's -until the cows come home" et Litha "Dancing on the light".

 

 

 

 

 

Originaire de Poole en Angleterre, Aaron Jones vit depuis de nombreuses années en Ecosse.

 

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Il s'est donc familiarisé depuis longtemps avec la musique traditionnelle de ce pays.

Maître du bouzouki, Aaron Jones est également chanteur et virtuose de la guitare.

Il tourne régulièrement aux U.S.A. en Angleterre et en Europe. Il a participé a de nombreux shows télévisés.

En plus de "Old Blind Dogs" et à présent "Litha" ses collaborations sont nombreuses : Kate Rusby, Phil Smilie (Tannahill Weavers), Alistair McCulloch (fiddle) et bien entendu Claire Mann.

 

A noter aussi que Aaron Jones fut élu musicien de l'année en 2005 par le Scots Trad Music Award.

Et cela n'a rien d'étonnant quand on voit comment il joue du bouzouki.

Terriblement inventif dans ses accords il donne un relief incroyable à la mélodie jouée par la flûte ou le violon.

Grâce à ses accompagnements, le soliste est à la fois soutenu et valorisé de façon optimale.

 

 

 

Claire Mann et Aaron Jones, deux Anglais qui guident la musique celtique vers d'autres horizons.

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 20:50

 

Plus de 130.000 visites sur ce blog et pour vous remercier la présentation d'un groupe qui n'existe pas, un groupe entièrement tiré de mon imagination.

Je n'ai jamais caché ma nostalgie pour le début des années '70, époque où j'ai découvert le celtique grâce à Alan Stivell et ses musiciens.

Je vous en parle dans divers articles, ils étaient les idoles de ma jeunesse, ceux qui ont marqué mes 15 ans, ceux qui ont orienté ma vie.

 

 

 

 

En 1972-1973, le groupe Stivell (ils s'appelaient ainsi sur le disque "Chemins de terre") était composé de Jean-Luc Hallereau (basse), Pascal Stive (orgue), Michel Santangeli (batterie), Dan Ar Braz (guitares), René Werneer (fiddle), Gabriel Yacoub (dulcimer, banjo, guitare) et bien sûr Alan (harpe celtique, whistle, bombarde et cornemuse).

 

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Des sept membres, c'est Alan, René, Dan et Gabriel qui m'ont le plus marqué.

Leur look m'interpelait aussi : Alan et sa longue chevelure noire, Gabriel et ses cheveux bouclés, René avec ses très longs cheveux chatains et Dan déjà un peu dégarni mais avec sa barbe et ses cheveux longs.

Puis il y avait les instruments, les guitares, ok, on connaissait mais cette harpe, ce dulcimer, cette bombarde c'était vraiment étrange.

Puis il y avait ce violon (appelé fiddle) dont le jeu n'avait rien à voir avec les violons de la musique classique, c'était pourtant le même instrument.

 

 

 

 

A l'époque, je guettais les rares moments où ce groupe fétiche passait à la télévision et j'écoutais en boucle les albums "A l'Olympia" et "Chemins de terre" en me délectant.

 

Frustration pour moi fin 1973 quand Gabriel Yacoub quitta le groupe pour former Malicorne.

Frustration quand René Werneer quitta Alan fin 1975 pour former le groupe Ys.

Frustration enfin quand Dan Ar Braz décida de quitter Alan pour faire une carrière solo en 1977.

Alan engagea d'autres musiciens, enregistra de nouveaux disques et donna de très nombreux concerts.

Continuant à faire de la musique de très grande qualité au fil des années.

 

Après plus de cinquante ans de carrière et 25 albums, Alan reste toujours pour moi l'artiste le plus marquant de la musique celtique.

 

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Durant toutes ces années, il n'a cessé d'innover , de créer, d'explorer la musique dans toutes les direcions.

Aussi de dessiner, de concevoir de nouvelles harpes, de rechercher de nouvelles sonorités.

Egalement de se battre pour faire connaître les musiques celtiques partout dans le monde et pour défendre les langues et la civilisation celte.

J'ai pour lui énormément d'admiration et de respect.

 

Si j'ai déploré autrefois le départ de Gabriel, René et Dan, j'ai par contre bien apprécié leurs carrières respectives :

 

Après le groupe Ys, René Werneer forma le groupe "Habit de plumes" puis enregistra d'autres disques consacrés au violon.

 

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Il enregistra aussi avec la chanteuse Catherine Ribero avant de former un quatuor à cordes "la Réjouissance Française".

Après cela René Werneer quitta la scène pour se consacrer uniquement à son métier d'enseignant.

 

Après Stivell, Gabriel Yacoub a envie de s'intéresser aux musiques traditionnelles de France.

D'abord un premier disque avec son épouse Marie Yacoub (Sauvet) intitulé "Pierre de Grenoble".

Puis en 1974  le couple rencontre le violoniste Laurent Vercambre et le multi-instrumentiste Hughes de Courson et ces quatre-là décident de former le groupe Malicorne.

Malicorne va très vite connaître le succès et va enregistrer des disques jusqu'en 1988.

 

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Gabriel Yacoub va ensuite faire une carrière en solo jouant un répertoire très personnel de chansons nouvellement composées.

En 2010, reformation provisoire de Malicorne pour les Francofolies de La Rochelle.

Et depuis, Gabriel et Marie Sauvet ont décidé de reprendre le répertoire de Malicorne en s'entourant cette fois de nouveaux musiciens.

 

En plus de sa carrière en solo, Dan Ar Braz joua dans divers groupes ( Mor, Sonerien Du, Fairport Convention) avant de se lancer dans la grande aventure de l'Héritage des Celtes dans les années '90.

Depuis, Dan a enregistré de nouveaux albums solo.

 

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Ces dernières années, il a formé un nouveau groupe Celebration dans lequel il réunit sur scène un bagad, de nouvelles chanteuses et une série de mucisiens de talent.

Une sorte de prolongement à l'Héritage des Celtes.

 

 

La séparation d'Alan et de ses musiciens des seventies a donc eu pour moi l'aspect très positif de pouvoir découvrir tous ces artistes en solo et d'écouter de très nombreux disques.

 

 

Fin 2011, Alan nourissait le projet de fêter à L'OLympia les 40 ans de son concert de 1972.

Il confia à son ancien guitariste Robert le Gall la direction artistique de ce concert.

Ensembles, ils conçurent toute la préparation et les répétitions de ce spectacle.

Alan avait prévu d'inviter deux anciens : René Werneer et Dan Ar Braz.

Hélas pas de trace de Gabriel Yacoub (Alan avait pourtant participé à un de ses disques dans les années '90).

Si Alan avait déjà rejoué avec Dan Ar Braz ( albums "Again" et Bretagnes à Bercy") il n'avait par contre plus jamais revu Réné Werneer depuis 1976.

Je vous ai parlé de ces retrouvailles dans un post précédent René Werneer retrouve Alan Stivell

 

J'étais très excité à l'idée de ces come-back tout en déplorant que Gabriel ne soit pas de la partie.

 

Je n'ai pas pu assister à ce fameux concert mais j'ai pu m'imprégner de cette ambiance magique grâce aux nombreuses vidéos figurant sur You Tube.

Enfin, un an plus tard la sortie du cd et du dvd m'ont bien entendu comblé.

 

Mais j'aurais tellement aimé voir dans ce spectacle, une chanson, ne fut-ce qu'une chanson chantée à capella par René, Dan, Gabriel et Alan.

 

 

 

 

 

Un groupe au sein du groupe, un quattuor qui aurait pu s'appeller W.A.Y.S.

Soit les initiales de Werneer-Ar Braz-Yacoub-Stivell

WAYS qui en anglais signifie aussi "chemins" en référence au disque "Chemins de terre";

également par rapport aux divers "chemins" parcourus par mes quatre mousquetaires.

 

J'ai envoyé quelques images à Alvaro (un autre blogueur) en lui demandant de faire un montage photo pour créer la pochette de ce cd de W.A.Y.S.

Voici ce que ça a donné.

 

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Le titre du cd "A dream" s'imposant pour matérialiser mon rêve.

 

Grand merci à toi Alvaro !

link

 

 

Ne vous précipitez pas chez le disquaire pour commander ce cd car il n'existe que dans mon imagination.

Je vous remercie d'avoir lu cet article pour partager ce rêve.

Si un jour un producteur convaincant lit ces lignes...?

 

 

 

 

En attendant, une autre video de... "WAYS" quand ils étaient jeunes.

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 21:30

 

JF : Comment vas-tu Rakaniac ?

Rakaniac : Je vais bien JF.

JF : alors, prêt pour une nouvelle conversation ?

Rakaniac : oui, j'ai hâte de savoir la suite.

JF : et bien en route pour ce quatrième et dernier volet.

Rakaniac : tu vas donc nous parler des années 2000.

JF : et du début des années 2010 puisque nous sommes en 2014.

Rakaniac : il y a donc bien eu une troisième vague ?

JF : oui , en Bretagne en tout cas mais je vais y venir un peu plus tard.

Suite à tout ce qui s'est passé auparavant, les années 2000 c'est un peu comme une consécration pour toute une série de nouveaux artistes et une confirmation pour les nombreux "anciens" artistes toujours présents.

Tant en Bretagne qu'en Ecosse ou en Irlande les grands évènements précédents (Riverdance, Héritage des Celtes, Les Corrs, Bretagnes à Bercy...) ont fait de nombreux émules parmi les jeunes musiciens et chanteurs.

Des gens qui ont ressenti profondément le besoin de s'exprimer dans cette musique en faisant parler leur créativité.

En s'éloignant parfois sensiblement des "grosses productions" citées plus haut mais un gardant des liens très forts avec leurs racines celtes.

Impossible bien entendu de les citer tous tant ils sont nombreux.

 

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Gwennyn Louarn fait partie de ces jeunes qui ont démarré dans les années '2000.

Elle a la particularité d'avoir d'abord appris à parler Breton avant le Français.

J'aime bien sa voix et ses chansons folk-rock qui sont principalement des compositions.

Sur scène, Gwennyn aime se produire en petite formation avec son compagnon (le guitariste Patrice Marzin) et le joueur d'uilleann pipe Kevin Camus.

Dans cette catégorie de jeunes artistes, j'ai  envie de citer  Gwenael Kerleo (même si elle avait démarré dans les années '90). Harpiste et aussi chanteuse, j'aime beaucoup la finesse de son jeu et l'imagination dont elle fait preuve dans ses compositions.

Il y a bien sûr Cécile Corbel, également une harpiste. Sa manière de chanter est un peu spéciale mais il y a dans ses musiques quelque chose de très envoûtant qui fait qu'on a vraiment envie de l'écouter.

Aussi le jeune et talentueux guitariste Julien Jaffrès.

 

En Ecosse je peux sans hésiter citer Julie Fowlis comme figure de proue de la nouvelle génération.

Le Gaélique (avant l'Anglais) fut sa langue maternelle. J'aime vraiment bien ce qu'elle fait.

 

 

Et en Irlande j'ai envie de citer la talentueuse flûtiste Stef Geremia et le violoniste Fergall Scahill (dont je vous parle dans un post précédent).

Il y a aussi la violoniste-flûtiste Claire Mann qui forme un duo détonnant avec le joueur de bouzouki Aaron Jones.

 

 

 

 

Quelques jeunes parmi tant d'autres de la génaration actuelle.

 

Rakaniac : et dans les anciens ?

JF : comme je le disais la plupart sont encore actifs en ce 21 ème siècle.

C'est le cas d'Alan Stivell, des Tri Yann, de Gilles Servat, de Dan Ar Braz, des Sonerien Du...en Bretagne,

mais aussi (un peu plus jeunes)  des frères Guichen, des frères Molard, de Soïg Sibéril, de Claude Besson, de Yann-Fanch Kemener, de Gwendal, des frères Quefféléant (Triskell), de Nolwenn Korbell, de Didier Squiban, de Mélaine Favennec, de Pierrick Lemou...

 

Rakaniac : et en Irlande ?

JF : il y en a tellement : De Dannan, Clannad, Dervish, Lunasa, Solas,Patrick street, Altan, The Chieftains, Donal Lunny, Andy Irvine, Christy Moore, Davy Spillane, Kevin Burke, John Doyle, Karan Casey, Cara Dillon, Finbar Furey...

 

Rakaniac : pas mal ! Et en Ecosse ?

JF : jusque quelques uns

Rakaniac : tu es sûr ?

JF ; Capercaillie, Old Blind Dogs, Tannahill Weavers, Battlefield Band, Boys of the Lough, Runrig, Phil Cunningham, Tony Mac Manus, William Jackson...

 

Rakaniac : rien qu'avec ceux que tu viens de citer il y a déjà moyen de remplir pas mal de scènes.

JF : et je t'assure que ce n'est qu'une petite partie.

 

Rakaniac : mais dans les Irlandais, tu n'as pas parlé de Planxty ?

JF : J'allais y venir.

Dans les évènements incontournables des années 2000-2010, il y a eu les reformations de divers groupes.

Ce fut le cas de Planxty en 2004.

Quel de fut pas mon étonnement de trouver ce cd "Planxty Live 2004".

 

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Donal Lunny, Andy Irvine, Christy Moore et Liam O' Flynn avaient donc décidé de reformer "Planxty" pour une série de concerts à Dublin.

Inutile de dire que j'ai vraiment apprécié d'écouter et de voir (nombreuses vidéos sur You Tube) mon groupe préféré en Irlande même en sachant que c'était provisoire.

 

En 2007, autre reformation qui m'a beaucoup marqué, celle des Moving Hearts.

Moving Hearts (Donal Lunny, Christy Moore, Davy Spillane, Keith Donald, Eoghan O'Neill...) avaient d'abord joué

un répertoire assez rock au début des années '80.

Des chansons engagées qui n'avaient pas plu à tout le monde à l'époque.

En 1985, ils enregistrèrent "The Storm" un disque beaucoup plus folk fait uniquement d'instrumentaux avant de se séparer en 1987.

 

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Les concerts de leur "réunion" sont une reprise live de l'album "The Storm" plus d'autres instrumentaux tirés de leurs disques précédents.

Grand bonheur aussi pour moi de ré-écouter les dialogues fous entre l'uilleann pipe ou le low whistle de Davy Spillane et le terrible saxophone de Keith Donald.

Des arrangements et une rythmique à la mesure du talent des divers membres du groupe.

 

Aute reformation, celle du Bothy Band (groupe phare des années '70).

Ces concerts étaient surtout faits en hommage de leur guitariste Micheal O'Domhnaill décédé un peu plus tôt.

Ce rassemblement fut cependant beaucoup plus discret et il n'y a pas eu de cd à ma connaissance.

 

Durant ces années 2000, Andy Irvine a aussi provisoirement reformé son premier groupe les Sweeney's Men (Terry Woods, Johnny Monihan) et également rejoué en duo avec le chanteur Paul Brady.

 

Rakaniac :

Et en Bretagne ?

 

Il faut d'abord citer la rencontre des Tri Yann et de l'O.N.P.L.

Rakaniac : ONPL ?

Oui l'Orchestre National des Pays de la Loire dirigé par Yves Soudant.

Grand amateur de la musique des Tri Yann, Yves Soudant leur propose en 1998 de monter un spectacle avec l'O.N.P.L.

Après de nombreuses répétitions, le premier concert voit le jour en 1998.

Il donnera naissance à un premier cd "La tradition synphonique".

 

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Il y a eu ensuite un deuxième spectacle à Rennes en 2000 puis un troisième en 2001 à Nantes.

Enfin en 2004, pour les adieux de Hubert Soudant à l'ONPL, trois derniers spectacles encore à Nantes.

sur scène, 140 musiciens et choristes, avec la participation de Bleunwenn Mevel, du Bagad de Nantes et de l'Ensemble Vocal de Nantes.

Et bien entendu sortie du deuxième cd de "la tradition symphonique".

 

En ce qui me concerne, j'étais un peu septique avant d'écouter ce premier disque en 1998 craignant que la musique des Tri Yann ne soit "noyée" dans les orchestrations symphoniques

Ce n'est pourtant pas le cas et je dois dire que ce cd est très agréable à écouter.

 

N.B.

pas de trace de vidéo sur You Tube de Tri Yann et l'O.N.P.L.

mais une petite chanson quand même de ce groupe de légende.

 

 

 


 

Rakaniac : Un orchestre classique, la musique celtique est décidément mise à toutes les sauces.

JF : mais cette sauce-là ne me dérange pas.

Tout comme les groupes qui mélangent celtique et jazz ou bien celtique et rock, du moment que les artistes s'expriment avec sincérité.

Rakaniac : mais peut-on encore qualifier ces différents styles de véritable musique celte ?

JF : oui je le répète, si c'est fait sincèrement et en restant imprégné des racines celtiques.

 

De toute manière la musique celtique n'existe pas vraiment.

Rakaniac : Comment-ça Jean-François, tu es en train de me dire que la musique celtique n'existe pas ! Je rêve !

JF : Pas de panique, depuis plus de 40 ans je parle de musique celtique et continuerai à la faire.

Rakaniac : mais alors ?

JF : Je suis assez d'accord avec des gens comme Jacques Pellen (guitariste) ou Roland Becker (multi-instrumentiste) pour dire que l'expression "musique celtique" est une étiquette qui regroupe les musiques de Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse...

Cependant, la musique bretonne ou la musique irlandaise c'est très différent.

Les airs, les chansons, la manière de jouer, c'est très éloigné.

De même, il y a des choses en commun entre la musique irlandaise et la musique écossaise mais de grosses différences aussi.

Idem, la musique de Galice ou des Asturies me paraissent avoir beaucoup plus de racines "latines" et sont très différentes de la musique bretonne.

Cela ne veut pas dire que les unes sont plus "celtiques" que les autres mais je trouve que les répertoires sont très différents.

Bien sûr on peut faire co-exister au sein d'une même chanson des passages aux sonorités irlandaises avec des passages aux sononrités bretonnes (Alan Stivell et Gilles Servat sont coutumiers du fait) mais globalement la musique irlandaise ou la musique bretonne ce n'est pas pareil.

 

Rakaniac : et que penses-tu des fusions du "celtique" avec d'autres musiques ?

JF : ce n'est pas trop mon truc, pas du tout même.

N'y voit aucune forme de racisme de ma part mais pour moi des expériences comme "Afro Celts Sound System" ou "Mugar" où on mélange des musiques africaines avec du celtique ça me parait dangereux.

Rakaniac : dangereux ?

JF : oui parce que c'est faire un amalgame un peu comme on le fait en "World music".

Un grand mélange dans lequel on met un peu de ceci, un peu de cela et puis on obtient quelque chose qui n'a plus aucune authenticité.

Le meilleur moyen de la "noyer" en lui faisant perdre les caractéristiques qui lui sont propres.

 

Rakaniac : alors que depuis plus de 50 ans de nombreuses personnes se sont battues et se battent encore pour la préserver.

JF : Exactement, comme l'illustrent d'ailleurs d'autres évènements des années 2000 & 2010.

 

En Ecosse et en Irlande, de multiples séries d'émissions télé (comme les Highlands Sessions, Transatlantic Sessions) présentent un grand nombre d'artistes sous forme de vidéos.

 

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Beaucoup de musiciens écossais et irlandais sont invités à jouer ensembles.

Ils accompagnent des chanteurs, divers solistes et jouent de nombreux instrumentaux.

Il y a sur You Tube de très nombreuses vidéos montrant ces rencontres entre musiciens de plusieurs génarations.

C'est très intéressant à écouter et on y découvre une multitude d'interprètes.

 

 

 

 

 

 

En Bretagne, il faut bien entendu parler du "phénomène" Nolwenn Leroy qui a démarré fin 2010.

Venue de la "Starac" et de la Variété, Nolwenn s'est souvenue de ses origines bretonnes.

 

Ayant vécu à Saint Renan durant son enfance elle a été en partie bercée par la musique bretonne.

L'idée de faire un album de reprises de chansons bretonnes était un pari audacieux car ce n'était pas du tout une garantie de succès commercial mais ce pari a été gagné.

 

Le cd "Bretonne" s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires.

Entre fin 2010 et 2012 on a de nouveau énormément parlé de musique bretonne et celtique en France en en francophonie.

A titre d'exemple, les chansons "Tri Martolod" et "la jument de Michao" qui avaient connu leur heure de gloire dans les années '70 grâce à Alan Stivell et les Tri Yann ( chansons dont on allait reparler dans les années '90 avec Manau ) allaient de nouveau se faire entendre 12 ans plus tard grâce à Nolwenn.

 

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Bien sûr, il ya eu des polémiques : Nolwenn pas une vraie chanteuse bretonne, arrangements trop variétés, disque commercial, Nolwenn pas sincère...

En ce qui me concerne je pense bien que sa démarche était sincère.

Cette artiste a le droit d'avoir éprouvé de la nostalgie pour une partie de ses racines musicales.

J'ai été touché par le fait que Nolwenn mette tout sont talent, sa voix, sa présence sur scène pour défendre ce répertoire breton et celtique (il y a aussi des chansons irlandaises).

 

 

 

 

Elle n'a jamais revendiqué le fait d'être une artiste celte mais je crois vraiment qu'elle l'a fait avec coeur.

C'était commercial ? Peut-être, tant mieux, tant pis, chacun son avis.

Chacun a le droit d'aimer ou non mais je pense que la musique bretonne et celtique a bénéficié d'un coup de fouet médiatique et que d'autres artistes moins connus ont pu profiter de certaines retombées du succès de Nolwenn Leroy.

 

Rakaniac : beau plaidoyer !

 

JF : Nolwenn nous entrâine tout naturellement vers la suite de cette vague bretonne.

Rakaniac : je parie que tu vas nous reparler l'Alan Stivell.

JF : en effet.

En 2012, Alan décide de retourner jouer à l'Olympia.

40 ans après le mythique concert de 1972 Alan va fêter un anniversaire grandiose dans le temple de Bruno Coquatrix.

Pour ce faire il charge son ancien guitariste Robert Le Gall de s'occuper de la réalisation artistique de ce spectacle.

Alan décide d'inviter le Bagad De Saint-Malo (qui est une sorte de prolongement du Bagad Bleimor dans lequel il a joué) plus deux anciens musiciens de '72 : Dan Ar Braz et René Werneer.

Nolwenn Leroy est également invitée à chanter plusieurs titres avec Alan (qui fut un de ses idoles).

 

 

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Le spectacle fut à l'image du personnage, grandiose.

Un cd et un dvd vont immortaliser cet Olympia bis qui donnera au public l'occasion de ré-entendre tous les morceaux de 1972, plus de nombreux titres de l'album suivant en 1973, plus d'autres titres récents ou anciens ainsi que quelques nouveautés.

 

 

 

 

Je vous parle plus en détail de cet évènement à d'autres endroits de ce blog.

Alan retourne à l'Olympia

René Werneer retrouve Alan Stivell

L'Olympia, un an déjà (Alan Stivell)

DVD Alan Stivell Olympia 2012

 

Rakaniac : Pour les détails on te fait confiance.

 

Et en dehors d'Alan comment se porte la musique celtique en 2014 ?

JF : je pense bien que ce mouvement n'est pas prêt de s'arrêter.

On n'a jamais autant fêté la Saint-Patrick, Haloween en dehors de L'Irlande et des U.S.A que depuis une quinzaine d'années.

Pareil pour les "Nuits Celtes" qui attirent toujours plus de monde et sont toujours plus médiatisées.

Le 10 aôut dernier l'Interceltique de Lorient s'est achevé (c'était l'année de L'Irlande) après avoir accueilli des centaines (!) de milliers de visiteurs.

 

Partout en France, aux U.S.A. en Europe, s'organisent de petits ou grands festivals de musiques celtiques.

De très nombreux groupes profesionnels ou amateurs (même s'ils sont parfois peu connus) prennent du plaisir à jouer ces musiques depuis longtemps déjà.

 

Cependant, rien n'est acquis, je pense que plus que le jazz, le rock ou le classique, la musique celtique devra toujours se battre pour garder sa place en tant que genre muscial à part entière.

Avec le potentiel de talent et de créativité qui existe dans l'ancienne et dans l'acturelle génération, j'ai cependant des raisons de croire que cette musique continuera d'exister et va se développer.

 

Rakaniac : j'en suis convaincu moi aussi.

Jean-François, je te remercie pour cet interview.

 

JF : de rien cher ami, je t'invite à présent à redevenir moi-même.

Rakaniac : bien à toi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 06:32

 

JF : Cher ami, tu es bien matinal aujourd'hui.

Rakaniac : Bonjour Jean-François, connaissant ta verve, je pense qu'il vaut mieux se lever tôt pour t'écouter car j'imagine que tu as encore beaucoup de choses à dire.

JF : Oui, le sujet est tellement vaste et me connaissant, lorsque j'aurais terminé cette série d'articles j'aurais encore des craintes d'avoir oublié certaines choses.

Rakaniac : sacré Jean-François, tu ne changeras donc jamais.

JF : Dans mon article précédent, j'avais parlé d'une relative acalmie de la musique celtique en Bretagne.

Il faut tout de même préciser que le folk revival des années '70 avait fait découvrir cette musique celtique au reste de l'Europe de l'Ouest.

Et que depuis lors il y a des groupes qui pratiquent cette musique dans toute la France mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Hongrie...

De leur côté les Irlandais et les Ecossais n'ont jamais cessé de jouer leur musique.

Soutenus comme il se doit par leurs nombreux "frères" répartis sur les autres continents.

 

Rakaniac : sur les autres continents ?

JF : oui je parle ici de tous les Irlandais et Ecossais qui ont émigré aux Etats-Unis, au Canada et en Australie.

Comme tu le sais la population actuelle des U.S.A. a été constituée il y a plusieurs siècles de façon multi-raciale par des Européens, des Africains, des Asiatiques...

Dedans bien sûr de fortes colonies irlandaises et écossaises qui avaient déserté leur pays pour des raisons politiques et économiques.

Une fois installés, ces gens ont essayé de reproduire (du moins en partie) les modes vie qui étaient les leurs sur le vieux continent.

La pratique de la musique traditionnelle s'est donc partiellement maintenue dans ces communautés.

 

Rakaniac : donc la musique irlandaise et écossaise se joue toujours aux U.S.A.

JF : il faut préciser que cette musique a pris une double direction.

D'une part celle de l'évolution et d'autre part celle de la continuité.

Rakaniac : c'est à dire ?

JF : plongées dans un autre environnement, avec l'influence d'autres musiques (jazz, blues, ragtime, bluegrass...) ces musiques tradtionnelles se sont peu a peu transformées devenant de la musique square-dance, western, country...).

A côté de cela, cependant d'autres chanteurs et musiciens "purs et durs" ont continué de jouer les gigues et les reels dans le plus pur style de la musique trad.

Des musiciens comme les Clancy Brothers (cités plus haut), le joueur de banjo Mick Moloney, le chanteur Robbie O' Connell, le multi-instrumentiste Seamus Egan (fondateur du groupe Solas) et tant d'autres.

 

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Des artistes qui aiment se produire tant en Europe qu'aux U.S.A.

 

 

 

 

 

Rakaniac : Et donc j'imagine que le même phénomène s'est produit pour le Canada, le Québec, l'Acadie ?

JF : oui bien sûr au départ ils jouaient les mêmes morceaux puis il y a eu toute une série de nouvelles compositions qui n'arrêtent pas d'enrichir le répertoire.

Au Québec il est d'ailleurs amusant de constater que toute cette population francophone mais entourée d'anglophones a une double culture musicale.

Leurs chansons sont en Français mais leurs musiques sont des reels des gigues, des hornpipes comme leurs homologues Canadiens.

 

Rakaniac : et en Australie ?

JF : Là c'est un peu moins développé mais il y a aussi des groupes qui font de la musique irlandaise et des musiciens qui jouent dans des pipe-bands.

 

Rakaniac : je comprends mieux à présent lorsque tu parlais du "soutien" des musiciens des autres continents.

 

JF : mais il est temps à présent de parler de la deuxième vague Bretonne.

Une série d'artistes vont de nouveau faire parler d'eux cette fois dans les années '90.

Durant cette décennie, les groupes phares de la musique Bretonne (Tri Yann, Gwendal, Triskell, Sonerien Du, Diaouled Ar Menez...) vont tour à tour fêter leurs 20 ans d'existence.

Vingt ou vingt-cinq ans sur les scènes de Bretagne et d'ailleurs avec déjà de très nombreux disques et concerts à leur actif.

Ces musiciens sont toujours là mais entre temps, de nombreux autres sont arrivés qui se sont fait une place plus ou moins importante dans le paysage des musiques celtes.

Des harpistes (Kristen Nogues, Gwenael Kerleo, le duo Sedrenn, Dominic Bouchaud, Myrdhin, Jakez François...)

Des guitaristes (Soïg Siberil, Bernard Benoit, Jean-Charles Guichen, Gilles Le Bigot, Jacques Pellen, Nicolas Quemener...).

Des violonistes (Jacky Molard, Christian Lemaître, Pierrick Lemou...).

Et d'autres et bien d'autres.

 

En 1993, Alan Stivell décide de ré-enregistrer ses anciens succès avec d'autres musiciens (y compris des artistes issus de la variété).

Ce cd "Again" est très bien accueilli par le public et annonce clairement cette nouvelle vague, ce nouvel engouement pour ce style de musique.

Un engouement probablement teinté de nostalgie pour certains mais qui touche aussi un nouveau public, une nouvelle génération de sympathisants à cette musique. 

 

En juillet 1993 à l'occasion du 70 ème festival de Cornouaille à Quimper, le producteur Jakez Bernard demande à Dan Ar Braz de créer un spectacle pour clôturer ce festival.

Dan va inviter plus de 70 musiciens pour l'occasion (des chanteuses, un pipe-band écossais, Alan Stivell, le bagad Kemper, Donal Lunny).

Cette série de concerts est une réussiste et fait naître le concept de l'Héritage des Celtes.

 

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Columbia (Sony Music) leur propose d'enregistrer un premier disque qui remporte rapidement un très grand succès.

Entre 1994 et 1999, l'Héritage des Celtes va faire de nombreux concerts remplissant de très grandes salles dans toute la France.

Il sera également invité sur des plateaux télé et passera en radio à de nombreuses reprises.

Durant cette période, l'Héritage de Dan Ar Braz va enregistrer quatre cd, un dvd en mettant à l'honneur des artistes comme Gilles Servat, Karen Matheson, Elaine Morgan, Carlos Nunez, Yann-Fanch Kemener, Didier Squiban...

Des disques qui l'emportent à deux reprises aux Victoires de la Musique.

Une des clé du succès de cet Héritage des Celtes c'est la diversité des genres.

 

 

 

 

Des choses assez intimistes comme les chansons de Yann-Fanch Kemener accompagné par le sublime piano de Didier Squiban et à côté de cela les brillantes prestations du Bagad Kemper ou encore des suites de reels et de gigues jouées avec brio par les musiciens Irlandais.

En 1996, une petite partie du groupe est même invitée à représenter la France au concours de l'Eurovision.

Même si le classement ne fut pas extraordinaire, étonnant tout de même de voir une chanson en Breton diffusée à un si large public.

1999, nouveau cd-dvd à l'occasion de "Bretagnes à Bercy.

Puis encore des concerts d'adieu au F.I.L. en 2000 et une participation aux Nuits Celtiques à Paris en 2002.

 

 

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Si la grande aventure de l'Héritage est à présent terminée, nul doute qu'elle aura fortement marqué de son empreinte l'histoire de la musique celtique contemporaine.

 

 

En 1995 un autre raz de marée va secouer fortement la musique des celtes, un raz de marée venu d'Irlande cette fois.

Au départ la chaine de télévision RTE demande à la productrice Moya Doherty de créer un spectacle de 7 minutes devant servir d'interlude durant le concours Eurovision.

Le compositeur Bill Whelan (claviériste et percussionniste) se charge de faire une musique destinée à soutenir des danseurs de claquettes irlandaises ainsi que le groupe vocal "Anuna".

24 danseurs sont engagés dont Michael Flatley et Jean Butler chargés de créer une chorégraphie.

 

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Le jour de l'Eurovision l'interlude en question déclenche une standing ovation incroyable dans le public et ce devant 300 millions de téléspectateurs...Riverdance est né.

En février 1995, première représentation de Riverdance, the Show à Dublin.

Après cela, ce sera l'explosion.

Vente de cd, de vidéos et surtout une série impressionnante de spectacles d'abord en Europe puis aux Etats-Unis puis dans le monde entier.

Au point qu'il y aura même plusieurs troupes pour assurer les tournées sur les divers continents.

La musique de Riverdance est faite de compositions qui s'inspirent fortement de la musique traditionnelle Irlandaise mais aussi d'autres musiques (flamenco, klezmer...).

Des musiciens prestigieux comme Davy Spillane (uilleann pipe), Eileen Ivers (fiddle), Noel Eccles (percussions) accompagnèrent ce show durant plusieurs années.

 

 

 

 

 

Rakaniac : des centaines de milliers de personnes qui ont découvert la musique Irlandaise de cette façon.

JF : oui, un engouement incroyable mais je pense, encore plus à cause de la danse que de la musique.

Rakaniac : il faut dire que ces danseurs sont impressionnants et terriblement rapides.

JF : oui, c'est inoui le nombre de pas qu'ils font en une minute.

Rakaniac : et aussi la grâce des danseuses qui par la légèreté de leurs mouvements donnent parfois l'impression de voler.

JF : je vois que tu es amateur, cher ami.

Rakaniac : non pas spécialement car moi c'est avant tout la musique qui m'intéresse mais je suis simplement impressionné, c'est tout.

JF : moi aussi je préfère de loin la musique...mais chacun ses goûts.

Rakaniac : Et bien sûr, cela n'est pas prêt de s'arrêter.

 

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Riverdance a fêté ses 20 ans il y a peu et le show avait également donné naissance à d'autres spectacles comme "Lord of the Dance" (toujours avec Michael Flatley), "Spirit of the Dance"...

De quoi ravir encore très longtemps tous les amateurs du genre.

 

 

 

Rakaniac : Décidément, les années '90 furent des années fastes pour la musique celtique.

 

JF : Ce n'est pas tout car l'Irlande décidément très versatile a été secouée par un autre séisme durant la seconde partie des années '90.

Et ce avec l'arrivée du groupe "The Corrs".

Jim Corr (guitare et claviers), Caroline Corr (batterie et bodhran) , Sharon Corr (violon et chant) et Andrea Corr (chant et whistle), tous musiciens depuis l'enfance forment ce groupe en 1995.

Le premier album "Forgiven not Forgotten" remporte d'emblée un immense succès.

Les trois soeurs et lleur frère ont été bercés par la musique traditionnelle.

Et même si la musique qu'ils jouent tend d'avantage vers le pop-rock, on sent des influences folk assez marquées dans leur répertoire.

Il y a d'ailleurs certains morceaux traditionnels ou des chansons qui se terminent de façon instrumentale.

La popularité des Corrs dépasse très vite les frontières de l'Irlande et leurs disques se classent très vite au top des hits de très nombreux pays.

A ce jour les Corrs ont vendu plus de 60 millions d'albums.

 

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Il faut dire qu'avec leur charme, leurs voix magnifiques et leurs qualités de musiciennes, ces jeunes femmes ont des arguments pour plaire à un public nombreux.

En 2005, leur album "Home" reprend principalement des chansons traditionnelles irlandaises.

Un disque qui est également tès bien accueilli par le public et qui installe encore un peu plus le groupe parmi les figures de proue de la nouvelle musique Irlandaise.

Nul doute que grâce aux Corrs on aura encore parlé un peu plus de celtique durant cette décennie.

 

 

JF : et ça ne s'est pas arrêté là.

Nouvelle révolution, en Bretagne cette fois.

En 1998, Martial Tricoche s'intéresse aux légendes celtiques.

Il écrit un texte de Rap à propos de druides qu'il présente à son ami Cédric Soubiron.

Avec un autre musicien, Hervé Lardic, les trois amis (tous d'origine bretonne) composent alors une musique de Rap à laquelle ils ajoutent un sample du traditionnel breton "Tri Martold".

Sous le nom de Manau, ils enregistent ce titre qu'ils appellent "la Tribu de Dana".

 

 

 

 

Avec cette chanson (qui va se vendre à plus d'un million d'exemplaires !) Manau va remporter un énorme succès tant en France que dans d'autres pays Européens.

Dans la foulée, le groupe enregistre l'album "Panique Celtique" qui va également très bien se classer dans les hits de plusieurs pays.

En plus de "La tribu de Dana" il y a "Mais qui est la Belette" qui est une reprise de la célèbre chanson des Tri Yann, "La Jument de Michao" ainsi que la reprise d'un morceau du groupe de fest-noz Ar Re Yaouank.

 

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A partir de 1999, les tournées vont être nombreuses pour Manau dans plusieurs pays d'Europe.

Le "Rap Celtique" est alors à la mode et permettra au groupe de s'imposer aux Victoires de la Musique.

 

Rakaniac : Et toi, comment as-tu ressenti cette nouvelle vague Celte ?

JF : Je ne suis pas amateur de Rap au départ mais c'est clair que cela faisait plaisir de ré-entendre de la musique celtique dans les médias.

C'était même assez bizarre pour moi d'entendre ma fille qui avait 5 ans à l'époque me chanter La Tribu de Dana.

Un peu comme quand je chantais Tri Martolod à mes parents quand j'avais 15 ans.

Rakaniac : oui une deuxième grande présence médiatique pour la Jument de Michao et Tri Martolod 20 ans plus tard.

JF : je ne vais tout de même pas bouder mon plaisir même s'il faut tout de même nuancer.

Rakaniac : Nuancer ?

 

JF : oui comme je le disais plus haut les années '90 ont  "boosté" fortement la musique Celtique.

A l'époque des artistes qui n'avaient rien à voir avec cette musique se sont soudain sentis attirés par elle.

En France, des chanteurs comme Renaud, Hughes Auffray ont subitement fait un album celtique.

En Irlande Sinead O' Connor a aussi fait un disque de "standards" de la musique irlandaise. Ok, cela peut se comprendre, elle est aussi Irlandaise.

 

A côté de cela il y a eu toute une série de cd de relaxation "pseudo-celtiques".

Disques dont je ne nie pas les qualités au niveau du bien-être mais dont l'origine celtique me paraît douteuse. 

Puis il y a eu tous ces albums de voix féminines "Celtic Women" dans lesquels il y a des reprises de traditionnels mais aussi beaucoup de compositions nouvelles.

D'un point de vue purement artistique ces disques sont très beaux, de jolies voix, de belles musiques agréables à écouter.

Pourtant, ce n'est pas parce qu'on ajoute un peu d'uilleann pipe ou de flûte par-ci, un peu de fiddle par-là que ces chansons ont un caractère celtique.

Pour moi il s'agit de musiques de variétés.

 

Rakaniac : mais faut-il nécessairement être Celte de pure souche pour pouvoir faire de la musique celtique ?

JF : non, certainement pas, chacun est libre de s'exprimer comme il veut, le tout, je pense, est de rester sincère.

 

Rakaniac : Et que retiens-tu dès lors de cette deuxième vague celte des années '90.

JF: Enormément de bonnes choses.

D'abord que de nombreux artistes qui étaient déjà actifs dans les années '70 le soient toujours vingt ans après.

Ensuite, que leur travail aie donné envie à toute une série de jeunes de la nouvelle génération de pratiquer cette musique et de la faire évoluer.

 

Puis bien entendu tous ces grands évènements (Héritage des Celtes, Riverdance, Manau) qui ont fait que cette musique celtique soit beaucoup plus connue du grand public et devenue un genre musical à part entière.

Evénements qui ont été à la base de l'expansion du Festival de Lorient, de la création des Nuits Celtiques (au stade de France) de la présence d'artistes celtes à l'Eurovision (Riverdance, L'Héritage des Celtes, Eimar Quinn qui gagna l'édition de 1996).

 

Des événements qui ont été source d'inspiration pour d'autres spectacles comme le "Celtic Procession" de Jacques Pellen.

 

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Le guitariste Jacques Pellen grand amateur de celtique et de jazz avait pour ce spectacle invité des musiciens venus de divers horizons.

Dans "Celtic Procession" on entend ,entre autre, des musiciens qui improvisent du jazz et sur ces musiques vient se superposer la voix de Erik Marchand qui chante une gavotte en Breton.

C'est assez surprenant mais agréable à écouter.

 

Autre spectacle d'un tout autre style.

Le compositeur Alan Simon crée en 1999 "Excalibur, la légende des Celtes".

 

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Une épopée musicale qui retrace les légendes du roi Arthur et de la Table Ronde.

Pas moins de 120 musiciens sont invités pour réaliser ce spectacle grandiose : l'orchestre symphonique de Pargue, des choeurs Bulgares, Fairport Convention (folk anglais) , Tri Yann, Carlos Nunes, Angelo Branduardi, Dan Ar Braz, Dominic Bouchaud (harpe celtique), plusieurs bagads, Roger Hogson (Supertramp), Gabriel Yacoub.

 

Ce premier opéra celtic-rock sera bien sûr enregistré en cd et dvd en remportera un joli succès en France et dans d'autres pays européens.

Cette réussite inspira Alan Simon qui composa ensuite d'autres fresques musicales (Anne de Bretagne, Tristan et Yseult...).

 

 

 

 

 

Et pour clôturer le tout (je l'avais évoqué plus haut), il y a eu aussi cette grande soirée de "Bretagnes à Bercy" en 1999.

Le jeune groupe Breton "Armens" en levé de rideau puis des concerts des quatre  chanteurs ou groupes les plus connus en Bretagne : Alan Stivell, Gilles Servat, Tri Yann et Dan Ar Braz et l'Héritage des Celtes.

Bien sur, des cd, vhs et dvd avaient immortalisé l'évènement.

 

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L'Héritage des Celtes qui avait eu l'honneur ce soir là d'accueillir pour une chanson Jean-Jacques Goldman et Michael Jones.

Pour la dernière partie du concert de l'Héritage un hommage à Alan Stivell (également sur scène) et la reprise de grands succès d'Alan (Tri Martolod, Pop Plinn, Brezhoneg' Raok) plus la montée sur scène des membres de

Tri Yann et de Gilles Servat.

Un final grandiose !

J'avoue avoir été très impressionné par ce spectacle "Bretagnes à Bercy"

 

 

 

Rakaniac : Je l'imagine bien.

Après tout ce que tu viens de décrire, je constate que les années '90 ont généré de nombreuses "grosses machines" en matière de musique celtique.

 

JF : je suis de ton avis mais je pense qu'il faut ce genre de locomotives pour qu'une partie du public puisse s'intéresser à ces musiques de manière plus approfondie.

Car derrière ces spectacles "grand public", si on veut faire l'effort d'aller plus loin, il y a de nombreux chanteurs , musiciens qui jouent en duo, en trio et qui valent vraiment la peine.

Un nombre incalculable d'artistes qui méritent d'être découverts.

 

Rakaniac : on en trouve déjà un certain nombre sur ce blog.

JF : et je pense bien que ce n'est pas fini.

 

Rakaniac : mais qu'en est-il de la troisième vague Celte ?

JF : ça cher ami, tu le sauras bientôt...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Rakaniac - dans Musique Celtique
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