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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:57
Capernaum

Dans deux articles précédents, j'avais déjà eu l'occasion de présenter plusieurs versions d'une même chanson.

Des comparaisons qui permettent à la fois de mesurer la richesse de certaines chansons traditionnelles et d'apprécier l'imagination et le ressenti de divers artistes dans leur interprétation d'un même titre.

Cette fois, comparaison de deux versions d'une même chanson écossaise.

J'avais découvert les Tannahill Weavers en 1978. Tombé sous le charme de ce groupe, j'ai réussi à me procurer tous leurs disques et je n'ai jamais été déçu.

Mon meilleur moment avec les "Tannies" fut bien sûr leur concert à Dison auquel j'avais assisté en 2010.

Capernaum

Aujourd'hui encore, ils restent mon groupe écossais préféré.

Les voix, les accompagnements rythmés, le son de la cornemuse, tout continue à m'enthousiasmer dans ce groupe presque 40 ans après.

Au fil de leurs albums on trouve de temps à autre un titre à capella et l'harmonisation de leurs voix fait merveille.

En 1994, Roy Gullane (guitare-chant), Phil Smilie (flûtes, bodhran,chant), John Martin (fiddle-chant), Les Wilson (bouzouki) et Kenny Forsyth (cornemuses, whistles) enregistrent un nouveau cd dont la chanson "Capernaum" est également le titre de l'album.

J'ai directement adoré apprécié cette chanson à capella, convaincu depuis longtemps des grandes qualités vocales de ce groupe.

Capernaum est le titre d'un poème de Lewis Spence écrit en 1930 faisant référence à un village de pêcheurs situé dans l'ancienne province de Galilée.

Dans ce texte l'auteur fait un parallèle entre le désordre et la pagaille qui règnent dans ce village critiqué par Jésus Christ et les épisodes sanglants de l'histoire de la ville d'Edimbourg (Edinbro)

Ed Miller avait mis en musique ce poème assez triste qui parle de sang versé, de larmes  et de coeurs brisés...

Cependant, d'un point de vue purement musical, cette chanson des Tannahill Weavers est vraiment magnifique.
 

 

 

Voici les paroles avec certaines explications :

If a’ the blood shed at thy Tron
If all the blood shed at your Tron1
Edinbro’, Edinbro’
Edinburgh, Edinburgh
If a’ the blood shed at thy Tron
Were shed intae a river
Were shed into a river
It would ca’ the mills of Bonnington
It would drive2 the mills of Bonnington
Edinbro’, Edinbro’
It would ca’ the mills of Bonnington
For ever and for ever

If a’ the tears that thou hast grat
If all the tears that you have wept3
Edinbro’, Edinbro’
If a’ the tears that thou hast grat
Were shed intae the sea
Were shed into the sea
Where would ye find an Ararat
Where would you (plural) find an Ararat
Edinbro’, Edinbro’
Where would ye find an Ararat
Frae that fell flood tae flee?
From that fell flood to flee?

If all the psalms sung in thy kirks
If all the psalms sung in your churches
Edinbro’, Edinbro’
If all the psalms sung in thy kirks
Were gaithered in the wynd
Were gathered in the wind
It would shaw the tops o’ Roslin’s birks
It would shave4 the tops of Roslin’s birches
Edinbro’, Edinbro’
It would shaw the tops o’ Roslin’s birks
Till time was oot o’ mind.
Till time was out of mind.

If a’ the broken hearts o’ thee
If all the broken hearts of you
Edinbro’, Edinbro’
If a’ the broken hearts o’ thee
Were heaped in a howe
Were heaped in a barrow
There would be neither land nor sea
Edinbro’, Edinbro’
There would be neither land nor sea
But yon rede brae and thou.
Except that red hillside and you.

Des années plus tard, Kris Drever et Eamonn Coyne décident d'enregistrer une version complètement différente de Capernaum.

 

Capernaum

Né en 1978, à Orkney, Kris Drever est un chanteur et compositeur écossais de la nouvelle génération.

Guitariste de formation, Kris joue également de la contrebasse.

Son jeu s'inspire de divers styles musicaux (folk, jazz, rock, country).

Ses collaborations musicales vont être très nombreuses (Nuala Kennedy , John MacCusker, Tannas, Kate Rusby, Eddi Reader, Julie Fowlis...)

En 2005, il forme le groupe écossais Lau avec Aidan O' Rourke (fiddle) et Martin Green (accordéon).

Lau propose des compositions personnelles, chansons qui n'ont pas de véritable lien avec la musique traditionnelle.

ce groupe a déjà enregistré cinq albums.

Depuis 2008, Kris Drever a démarré une carrière en solo.

Une autre de ses collaborations est avec le musicien irlandais Eamonn Coyne.

 

Capernaum

Originaire de Roscommon en Irlande Eamon Coyne vit à présent à Edimbourg.

Maître du banjo, il joue aussi de la guitare, de la mandoline et de la steel guitare.

Lui aussi a collaboré avec de très nombreux musiciens tant en Irlande ( Tommy Peoples, Dermot Byrne, Ciaran Curran, Michael McGoldrick...) qu'en Ecosse (Allan Mac Donald, Jonny Hardie...).

Enregistrant lui aussi plusieurs albums solo.

Il joue régulièrement depuis 2007 avec Kris Drever avec lequel il forme un duo remarquable.

Basée sur le jeu très raffiné leurs deux guitares, cette version est plus rythmée que celle des Tannahill Weavers et à un côté moins solennel.

Elle est tout aussi splendide.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:55
Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

En juillet 2007, je vous avais déjà présenté la chanson "Loch Lomond" par le groupe écossais Rungig.

Dans cette vidéo, le groupe était composé par Rory Mac Donald (basse), Donnie Munro (chant), Peter Wishart (claviers), Calum Mac Donald (percussions), Iain Bayne (battterie) et Malcolm Jones (guitare).

Depuis 1998, Brian Hurren a remplacé Peter Whishart aux claviers et Bruce Guthro est devenu le nouveau chanteur.

Cette fois, j'avais envie de vous présenter une version plus récente tout en imaginant des liens qui n'existent pas avec d'autres auteurs.

"Loch Lomond" (le lac Lomond) vient en fait de "Bonnie Banks of Loch Lomond" (les jolies rives du lac Lomond) qui est une chanson traditionnelle écossaise.

Ce titre aurait été publié en 1838 par Lady John Scott puis en 1841 dans "Vocal melodies of Scotland".

Cette chanson aurait été inspirée par une ancienne chanson de révolte Jacobite "Robin Cushie" datant de 1745.

"High road" évoquée dans la chanson désignant la route principale tandis que "Low road" désignait le chemin emprunté par les gens du peuple.

Loch Lomond ( situé entre Dunbarton et Stirling) évoque la séparation d'un couple qui aimait se retrouver sur les bords de ce lac.

Premiers couplets :

Where the sun shines on Loch Lomond.
Where me and tea tree my true love spent many days
On the banks of Loch Lomond.

Too sad we parted in yon shady glen,
On the steep sides of Ben Lomond.
Where the broken heart knows no second spring,
Resigned we must be while we're parting.

Refrain :

 You'll take the high road and I'll take the low road,

And I'll be in Scotland afore you.
Where me and my true love will never meet again,
On the bonnie, bonnie banks of Loch Lomond.

Refrain en gaélique :

Ho, ho mo leannan
Ho mo leannan bhoidheach

(oh,oh mon amour,

mon magnifique amour).

 


 


 
Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

Au fil du temps, Loch Lomond est devenue tellement connue qu'elle a été reprise (parfois avec d'autres paroles ou un autre titre) par de très nombreux interprètes.

Entre autres :Benny Goodman, AC/ DC, Maxime Sullivan, The Mudmen, The Real McKenzies, Quadriga Consorts...

Chez les artistes celtes, Alan Stivell avait déjà enregistré cette mélodie en 1959 sur son tout premier disque (Musique Gaélique) ; le duo écossais les "Corries" ont également chanté ce titre durant de longues années.

 

 

Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

Mais quel rapport avec Alphonse de Lamartine me direz-vous ?

A première vue aucun si ce n'est que Lamartine (1790-1869) a publié en 1820 dans "Les méditations poétiques" un poème intitulé "Le Lac".

Ils s'agissait du lac du Bourget au bord duquel Alphonse de Lamartine venait se reposer avec son amie Julie Charles en 1816.

Celle-ci décéda prématurément en 1817 et Larmartine revint seul sur les rives du lac Bourget qui l'inspirèrent pour écrire ce poème à propos d'un amour éphémère.

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

...

 

La première fois que j'avais écouté Loch Lomond, je me souviens d'avoir repensé à ce poème de Lamartine que j'avais appris durant mes études secondaires.

Dans les deux, on parle d'un lac et d'un amour interrompu.

 

Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

En 1972, Pierre Delanoé écrit pour Michel Fugain la chanson "Une belle histoire" qui va remporter un très grand succès.

Rien à voir avec un lac mais cette chanson parle d'une brève rencontre amoureuse entre deux êtres qui se sont ensuite séparés pour reprendre chacun leur destinée.

Ici aussi on évoque une route qui monte vers le brouillard et une autre qui descend vers le sud.

Deux routes bien différentes comme dans Loch Lomond.

Extrait

C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont quittés au bord du matin
Sur l'autoroute des vacances
C'était fini le jour de chance
Ils reprirent alors chacun leur chemin
Saluèrent la providence en se faisant un signe de la main

Il rentra chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle est descendue là-bas dans le midi
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui...
 
C'étaient donc là mes petits liens imaginaires...
Voici donc la version de Runrig
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 21:49
Eddi Reader

Eddi Reader est une chanteuse Ecossaise née à Glasgow en 1959.

Elle se met à l'apprentissage de la guitare à l'âge de dix ans et étudie également le chant.

Très vite son entourage se rend compte de ses énormes possibilités vocales.

Plus tard, Eddi apprendra aussi à jouer du piano, du concertina et de l'harmonica.

Elle démarre sur des petites scènes dans des folk-clubs de sa région mais très vite sa réputation grandit.

Au début des années '80 elle voyage en Europe et travaille même dans un cirque avant de se baser à Londres où elle se fait connaître en tant que choriste.

Ainsi elle se fait engager par le groupe "Eurythmics d'Annie Lennox puis fait partie du groupe punk "Gang of Four".

Plus tard Eddi Reader enregistrera avec les "Waterboys" et travaillera avec Vladimir Cosma en tant que choriste pour des musiques de films.

A la fin des années '80, elle forme un autre groupe "Fairground Attraction" avec le guitariste Simon Edwards et le batteur Roy Dodds.

Dans les années qui suivent, elle compose ses propres chansons et enregistre dans des styles très divers (pop, folk, jazz) une bonne quinzaine d'albums entre 1992 et 2014.

A la lecture de ce qui précède, on ne peut pas vraiment classer Eddi Reader comme chanteuse "celtique", c'est clair.

Cependant, en 2003, Eddi décide de rendre hommage à Robert Burns un grand poète écossais.

De nombreux artistes (dont Andy M.Stewart) ont déjà mis en chanson des poésies de Robert Burns.

Eddi Reader veut elle aussi enregistrer un disque avec ce répertoire.

Elle s'entoure de prestigieux musiciens comme Ian Carr (guitare), Phil Cunningham (accordéon), John Mc Cusker (fiddle) et Boo Hewerdine (guitare) entre autres.

Ce magnifique cd remporte un grand succès au point d'être ré-édité en 2009.

Eddi Reader

Ce disque éveillera aussi l'intérêt de musiciens irlandais comme l'accordéoniste Alan kelly qui l'accompagnera avec son groupe "Alan kelly Gang" ou comme Donal Lunny qui va lui proposer d'enregistrer avec son groupe Coolfin quelques standards de la musique irlandaise.

Invitation à laquelle Eddi répondra avec plaisir tout en apportant bien sûr sa propre contribution aux arrangements vocaux.

Et après ces parenthèses "celtiques", Eddi Reader va continuer à chanter, composer dans différents styles tout en se produisant sur de nombreuses scènes tant en Europe qu'aux U.S.A.

Elle touche également au métier d'actrice à Hollywood où elle incarne le rôle d'une chanteuse dans le film "Me and Orson Welles" de Richard Linklaters.

Eddi Reader s'intéresse aussi un peu à la politique et milite pour l'indépendance de l'Ecosse. Elle écrit actuellement un livre sur le sujet.

Eddi, une personnalité aux multiples facettes dont la voix sublime et le talent ne peuvent laisser indifférent.

Je vous la recommande.

Eddi Reader
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:57
Mairi MacInnes

Mairi MacInnnes est née en 1964 à Baghasdaill A Truath petite ville sur l'île de South Uist dans les Hébrides.

Sa langue maternelle est le Gaélique.

Bercée dans cette culture, Mairi va très rapidement s'intéresser aux chansons en Gaélique.

En 1982, âgée de 18 ans, elle remporte la médaille d'or du "Royal National Mod festival" en Ecosse.

Puis l'année suivante elle est victorieuse au "Pan Celtic festival de Kilarney en Irlande.

A partir de ce moment, elle devient professionnelle.

Mairi MacInnes se fait remarquer par les membres du groupe "Runrig" qui l'invitent à chanter avec eux lors de différents concerts.

Dans la foulée, elle enregistre son premier cd "Causeway" en 1989, un disque qui remporte un certain succès.

Deuxième album en 1995 "This feeling inside"

Ensuite, le groupe "Mouth Music" (danses et chants gaéliques) décide d'enrôler Mairi pour des tournées aux USA et au Canada.

Avec eux elle enregistre l'album "Blue Door Green Sea" en 1999.

La même année Mari McInnes participe à un autre disque "Gaelic women" avec d'autres chanteuses écossaises.

Elle travaille aussi avec le harpiste William Jackson qui l'invite à chanter sur son cd "Land of Light" en 1999.

En 2001, reprise de la chanson "This feeling inside" qui est traduite en Gallois.

Mairi ré-enregistre ce titre avec le Llangwm Male Voice Choir. Un Choeur du Pays de Galles et cet enregistrement fera l'objet d'un cd "Ysbyrd Y Gael" interprété dans les deux langues celtes.

A cette époque Mari participe à de nombreux shows de la BBC.

Elle enregistre encore "Orosay" en 2001, son troisième album solo avant de se lancer en 2002 dans le projet "Tickettyboo", un recueil de chansons en Gaélique pour les enfants.

Mairi MacInnes

En ce qui me concerne, j'ai deux cd de Mairi MacInnnes.

Lorsque je l'ai entendu pour la première fois, je pensais qu'il s'agissait de Karen Matheson (Capercaillie) tant leurs deux voix se ressemblent. La voix de Karen étant légèrement plus grave.

Mon premier cd est donc "This feeling inside" sorti en 1995.

Ayant vécu par la suite sur l'île d'Arran, Mairi dit avoir été inspirée par la beauté des paysages de l'endroit pour composer certaines chansons de ce disque.

Le harpiste et compositeur William Jackson (ex.Ossian) est un des musiciens invités sur cet album.

Avec lui : Foss Paterson (claviers, piano), Wendy Weatherby (cello), James Mackintosch (percussions), Fred Morisson (pipes) et Tony McManus (guitares) entourent Mari sur ce disque.

Dans ce cd, j'aime beaucoup des titres comme "Follow the light" ou "Come back to me" dans lesquels Mari nous fait apprécier toute l'étendue de ses possibilités vocales avec le bon soutien du piano de Foss Paterson.

Dans un style plus dépouillé, j'aime bien aussi la reprise de "Cum ar Naire" une ancienne chanson de Runrig.

La version de Mari MacInnes est presque à capella avec juste un peu de claviers.

Mairi nous montre aussi son aisance dans les suites de "Puirt a beul" en Gaélique (chansons faites de mots assez simples ou d'onomatopées) dans lesquelles elle est bien soutenue soit par les percussions de James MacInstosch (Capercaillie) ou par la fabuleuse guitare de Tony McManus.

La voix de Mairi se fait aussi apaisante dans le traditionnel "Fear a Bhata" (the boatman) où la guitare, la harpe et le violoncelle font merveille, pareil dans le titre très calme "Eilean mo traich".

Et puis il y a aussi cette chanson "Mile Marphaisg..." que j'avais découverte avec le groupe "Ossian". Une mention spéciale pour le jeu de guitare et les percussions dans ce titre.

"This feeling inside" est vraiment est très beau disque.

Le titre de mon second cd est "Orosay" (une autre île de l'archipel des Hébrides).

Une bonne partie des chansons de ce disque sont des traditionnels.

Mari MacInnes a choisi de travailler ici avec le claviériste Calum Malcolm.

William Jackson, Tony McManus, James MacKintosch jouent également sur ce disque.

Plus d'autres musiciens comme les choristes Catherine-Ann Mac Phee, Penny MacInnes, le bassiste Ewen Vernal (Capercaillie), le joueur de cornemuse Iain MacInnes, la violoniste Mairi Campbell et Mats Melin (step dance).

Aussi une belle équipe pour cet opus de 2001.

Un disque qui démarre en douceur avec la voix de Mairi posée sur le piano et la violoncelle dans le titre UIbhist nam beann arda" en l'honneur de l'île d'Uist.

J'aime bien "Nighean chrvinn..." qui est une "waulking song" (chant de travail) chantée à plusieurs voix avec renfort de percussions.

"An Gaidheal's est un chant que Mairi a chanté pour la première fois à l'âge de 7 ans.

Ici également plusieurs voix avec un bel accompagnement au violon de Mari Campbell.

"Orosay" est une chanson poétique composée par Mairi MacInnes et Steve Evans.

La voix de Mairi y est bien mise en valeur par la harpe et les claviers.

J'aime beaucoup la suite de "puirt a beul" (mouth music) qui est particulièrement entraînante avec le fiddle et les percussions de James MacKintosch.

Egalement "Faghail Bhornais" écrite par Donald mac Donald une chanson à propos de l'émigration au Canada d'un membre de sa famille.

Enfin la chanson "Carry me accross the ocean" qui termine le cd.

Chantée à plusieurs voix, elle est très bien harmonisée par les claviers de Calum Malcolm.

Assez curieusement depuis le disque pour enfants Tickettyboo (2002) et une compilation "Scottish women" éditée par Greentrax en 2004, il n'y avait plus de trace discographique de Mari MacInnes.

Treize ans plus tard, ce vide est enfin comblé puisque Mairi a enregistré un nouveau cd en 2015 : "Gras".

Je n'ai pas encore ce disque auquel ont participé Karen Matheson, Aaron Jones (Old Bilnd Dogs) entre autre mais nul doute que Mairi MacInnes avec tout son talent nous aura concocté un autre petit bijou.

Pour plus d'infos :

Mairi MacInnes
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 22:13
Hearts of olden glory (Runrig)

Mon coup de coeur du moment, une ancienne chanson du groupe Ecossais Runrig.

Ancienne puisque "Hearts of olden glory" était sortie en 1987 sur l'album "The Cutter and the Clan".

A l'époque c'était Donnie Munro qui était le chanteur principal du groupe.

Cependant, en 1998, Donnie décide de quitter le groupe (qui était pourtant en pleine gloire) pour se lancer dans une carrière politique.

A cause de son charisme, Donnie Munro, était un peu l'âme de Runrig.

Il avait une voix particulièrement prenante qui convenait très bien au style très rock du groupe.

Donnie Munro chantait aussi une partie des chansons en Gaélique (le reste de ce répertoire étant chanté par Rory Mac Donald).

Bruce Guthro un Canadien de Nouvelle Calédonie l' a remplacé à partir de 1998.

Je dois avouer avoir gardé une préférence pour Donnie Munro mais j'aime beaucoup aussi la voix de Bruce Guthro qui s'est rapidement "fondu" dans le moule de Runrig.

Ce qui fait que ce groupe n'a absolument rien perdu de ses qualités.

Bruce Guthro a un très bon registre vocal qui lui permet de chanter dans de nombreux styles y compris en Gaélique (langue avec laquelle il s'est familiarisé).

J'ai donc choisi une version récente pour vous présenter cette chanson poétique que j'interprète comme un message d'espoir.

Voici donc Runrig dans sa composition actuelle :

Bruce Guthro : guitare acoustique et chant.

Rory Mac Donald : guitare basse et chant.

Calum Mac Donald : percussions et vocaux.

Brian Hurren : claviers

Iain Bayne : Batterie

Malcolm Jones : guitare électrique, accordéon et vocaux.

Hearts of olden glory :


There's thunder clouds
Round the hometown bay
As I walk out
In the rain
Through the sepia showers
And the photoflood days

I caught a fleeting glimpse
Of life
And though the water's
Black as night
The colours of Scotland
Leave you young inside

There must be a place il doit y avoir un endroit
Under the sun sous le soleil
Where hearts of olden glory où les coeurs des "anciennes gloires"
Grow young raje
unissent

There's a vision
Coming soon
Through the faith
That cleans your wound
Hearts of olden glory
Will be renewed

Down the glens
Where the headlands stand
I feel a healing
Through this land
A cross for a people
Like wind through your hands

There must be a place
Under the sun
Where hearts of olden glory
Grow young

Emouvant non ?

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:04

Phil et Johnny Cunningham

Duos : bonus track 2

Dans mon article du moi d'août 2007, j'avais parlé de la vidéo du concert de Silly Wizard à Atlanta en 1988.

Il y avait dans ce concert un duo des frères Cunningham qui durait une bonne dizaine de minutes.

Une démonstration incroyable dans laquelle Johnny (au fiddle) et Phil (au cistre puis à l'accordéon) rivalisaient de talent et d'ingéniosité.

En 2007, j'avais présenté d'autres vidéos du même style mais j'avais l'impression que leur prestation dans le concert au Center Stage d'Atlanta était encore meilleure.

Cette vidéo est à présent sur Youtube.

Phil et Johnny Cunningham avaient une incroyable complicité musicale.

En plus, ils avaient énormément d'humour comme en témoigne cette allusion aux Beatles dans la présentation des morceaux.

En présentant les titres qu'ils vont interpréter, Johnny Cunningham affirme que "Do you want to know a secret" est en fait un air traditionnel qui a été volé par les Beatles !

Ce passage sera un des gags de ce mini-concert.

A la fin, les trois autres membres de Silly Wizard remontent sur scène et le chanteur Andy M.Stewart plaisante en disant qu'ils jouent tellement vite que seuls les chiens peuvent les entendre !

Johnny et Phil Cunningham à leurs débuts

Johnny et Phil Cunningham à leurs débuts

Après cette tournée aux Etats-Unis, Silly Wizard décide cependant de se séparer 18 ans après sa création.

Fondé en 1970 par Bob Thomas et Gordon Jones, Silly Wizard invitait de temps à autre sur scène un jeune violoniste âgé de 13 ans, un certain Johnny Cunningham.

En 1976, c'est Phil Cunningham qui avait rejoint le groupe alors qu'il avait à peine 16 ans.

A partir de ce moment, Silly Wizard allait devenir un groupe professionnel faire des tournées en Ecosse et en Europe et enregistrer des disques.

Johnny Cunningham a parfois déserté Silly Wizard pour se lancer dans d'autres collaborations mais est toujours revenu à son groupe fétiche.

Après disparition du groupe en 1988. les deux frères ont encore travaillé avec Triona et Micheal O' Domhnaill au sein du groupe Relativity.

Après cela Johnny est est resté aux U.S.A. pour collaborer avec d'autres artistes dont Gérald Trimble et Suzane McKeown.

Puis pour devenir membre du "Celtic Fiddle Festival" avec Kevin Buke, Christian Lemaître et Soïg Siberil.

Rentré en Ecosse, Phil Cunningham a démarré un autre tandem avec le terrible violoniste Aly Bain (du groupe Boys of the Lough).

De temps en temps, les deux frères Cunningham ont encore joué ensembles pour l'un ou l'autre concert.

Johnny Cunningham s'est hélas éteint en 2003 victime d'une crise cardiaque.

Phil Cunningham est toujours là et en plus de son duo avec Aly Bain, il collabore avec de nombreux artistes pour les émissions télévisées "Transatlantic Sessions".

Duos : bonus track 2

Les frères Cunningham auront énormément contribué au folk revival de la musique Ecossaise.

Ici il s'agit de la vidéo complète du concert de Silly Wizard.

Vous pouvez bien-sûr la regarder en entier mais pour voir le duo des frères Cunningham, il faut faire avancer la vidéo avec le curseur jusque 1 h 06'.

Bonne écoute !

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 17:13
The Corries

Petit détour par l'Ecosse cette fois pour présenter un nouveau duo.

Les Corries furent actifs entre 1960 et 1990.

Roy Williamson en est le membre fondateur.

Né en 1936 à Edimbourg, Roy Williamson apprend déjà à jouer de la flûte à bec à l'école primaire.

Petit à petit, il s'intéresse aussi aux instruments à cordes d'abord en apprenant à en jouer (guitare,mandoline) puis en se mettant à les fabriquer.

Très attiré par la musique traditionnelle écossaise, il se met rapidement à la pratiquer et forme son premier groupe en 1962.

The Corrie Folk Trio est composé de Bill Smith, Ron Cruikshank et Roy Williamson.

Très vite ils jouent un premier concert à Edimbourg et se font directement engager pour le festival qui a lieu quelques semaines plus tard.

Ron Cruikshank décide cependant de quitter le groupe. Roy Williamson engage alors Ronnie Browne (un chanteur et multi-instrumentiste ) pour le remplacer.

Ils engagent ensuite la chanteuse irlandaise Paddie Bell et se produisent dès lors sous le nom de The Corrie Folk Trio and Paddie Bell.

Roy Williamson

Roy Williamson

Ce groupe remporte rapidement un certain succès et on les voit également à la télévision dans des émissions de musique folk.

Deux ans plus tard, Bill Smith et Paddie Bell décident cependant de quitter le groupe.

Roy Williamson et Ronnie Browne décident alors d'appeler leur duo les Corries (qui veut dire vallons en anglais).

Ronnie est le chanteur principal mais Roy chante également certains titres en solo.

Une des forces du groupe est d'ailleurs la qualité des harmonies vocales.

Le répertoire principal des Corries est fait de chansons traditionnelles écossaises même si un certain nombre d'entre-elles sont également connues en Irlande.

Des chansons entraînantes pour la plupart ainsi que des ballades.

Les Corries se sont rendus célèbres grâce à leur chanson "Flower of Scotland" qui est également devenue l'hymne de l'équipe nationale de rugby.

Sur scène les Corries ont beaucoup d'humour et adorent plaisanter avec leur public.

En dehors des chansons à thèmes sérieux (batailles, déceptions amoureuses) ils chantent aussi quelques titres très humoristiques.

Ronnie Browne

Ronnie Browne

Une des choses qui caractérise ce groupe est le fait qu'ils sont tout deux multi-instrumentistes.

Roy Williamson joue de la guitare, de la flûte traversière en bois, des whistles, du small pipe, du bodhran, de la mandoline et du bandurria (luth espagnol).

Ronnie Browne quant à lui joue aussi de la guitare, du bandurria et du bodhran mais également du concertina, du banjo et de l'harmonica

Ce qui est curieux, c'est que sur scène, ils jouent souvent le même instrument ensembles.

Comme autre instrument commun il y a aussi les combolins.

Comme indiqué plus haut, Roy Williamson était intéressé par la lutherie qu'il pratiquait de temps à autre.

Il imagina donc la conception d'instruments hybrides comme la combinaison d'une guitare avec une mandoline (+ quatre cordes de basse) ou d'une guitare avec un bandurria (+ des cordes de sitar).

Les deux musiciens interprétaient donc certaines chansons en s'accompagnant de ces curieux combolins.

les Corries s'accompagnant aux combolins

En comptant les compilations, la discographie des Corries compte 25 albums dont une partie a été rééditée en cd.

Cette belle aventure s'est hélas arrêtée en 1990 suite au décès de Roy Williamson.

Ronnie Bowne a encore continué seul durant quelques années.

Il a encore enregistré un disque en solo.

Ronnie Browne s'est ensuite consacré à sa deuxième passion, la peinture.

Les Corries auront en tout cas marqué la chanson traditionnelle écossaise.

Leurs disques restent bien entendu très agréables à écouter.

Ne vous en privez pas.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:37

Le Gaélique est une des plus anciennes langues européennes.

L'apogée de l'expansion de la civilisation Celte se situe en -300 avant Jésus Christ.

Les Galathes occupaient à l'époque toute l'Europe de l'Ouest poussant même leur conquête jusqu'à l'Asie Mineure (une partie de la Turquie).

Au fil des siècles, les Celtes durent subir la pression d'autres populations et finalement céder à l'expansion des Romains et aux invasions des Germains.

Pour en fin de compte se replier sur les territoires de l'extrème ouest de l'Europe.

 

Les populations Celtes n'ont cependant jamais totalement été rayées de la carte.

Les très lointains héritiers des ces anciennes civilisations celtiques sont toujours bien présents aujourd'hui.

Même si (il faut être honnête et pas utopiste) les énormes évolutions et les mélanges culturels qui ont eu lieu au cours des siècles font que ces "héritiers" sont fort différents des Celtes de l'Antiquité.

Mais des racines subsistent.

Entre autre dans les langues.

 

Le Gaélique écossais fait partie des langues celtiques insulaires (langues en Q) avec le Gaélique irlandais et le Gaélique de l'île de Man.

Il faut distinguer ces langues des langues britonniques (langues en P) qui sont le Breton, le Gallois et le Cornique.

Il y a des divergences au niveau des trois branches du Gaélique mais les locuteurs arrivent tout de même à se comprendre.

Ce sont les Irlandais qui ont importé le Gaélique en Ecosse durant leurs conquêtes au Vème siècle de notre ère.

 

Actuellement, le Gaélique est encore parlé par 2% des Ecossais.

Des efforts sont cependant faits pour préserver cette langue (écoles en Ecosse et sur l'île de Man).

Sur l'île de Skye, il y a encore des villages où les habitants ne parlent que le Gaélique.

 

 

En musique, principalement depuis le folk-revival des années '70 une série d'artistes font la démarche de chanter en Gaélique interprétant soit des chansons traditionnelles soit de nouvelles compositions.

En général, ils alternent les chansons en Gaélique et en Anglais, parfois ils ne chantent que dans la langue des Gaels.

 

 

 

Katleen MacInnes est née en 1969 à South Uist dans les Iles Hébrides.

 

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Katleen est à la fois actrice, présentatrice de télévision et chanteuse.

Elle a enregisté deux albums solo de chansons en Gaélique et a aussi collaboré avec d'autres musiciens (Iain Mac Donald, Maggie MacInnes, Blair Douglas, Julie Fowlis)

 

Il y a beaucoup de recherches, de variétés et d'intonations dans sa manière de chanter.

 

Ici durant une émission des Highland Sessions dirigée par le guitariste Steve Cooney.

 

 

 

 

 

 

 

Autre spécialiste de la chanson en Gaélique, Karen Matheson.

 

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Le public Français a bien connu cette chanteuse qui faisait partie de l'Héritage des Celtes (Dan Ar Braz) à la fin des années '90.

Depuis plus de 30 ans, Karen Matheson est membre du groupe Capercaillie qu'elle a fondé avec son compagnon le claviériste Donald Shaw.

Elle chante aussi sur des musiques de films et poursuit également une carrière en solo.

 

Karen Matheson et Donald Shaw sont de grands défenseurs de la culture Celte.

Via Capercaillie (un groupe électro-acoustique) ils revisitent le répertoire Ecossais fait de danses et de chansons en Anglais et en Gaélique.

Donald Shaw (également accordéoniste) dirige cette équipe d'excellents musiciens qui interprètent une musique très dynamique et variée.

De sa voix exceptionnelle Karen Matheson habille cette musique qui a fait la renommée de ce groupe.

Un des groupes les plus prisé de la scène folk écossaise.

 

"Ailein Duinn" (Dark Alan) est un titre qui fait à la fois partie du répertoire de Capercaillie et de l'Héritage des Celtes.

Au départ, cette chanson fut crée pour le film "Rob Roy".

 

 

 

 

 

 

Julie Fowlis est né en 1979 à North Uist également dans les iles Hébrides.

 

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Sa langue maternelle est le Gaélique.

Toute jeune elle est bercée dans la musique écossaise et se met très vite à pratiquer le chant et à apprendre divers instruments de musique (flûte, whistle, cornemuses, hautbois...).

Julie Fowlis démarre sa carrière professionnelle en tant que membre du groupe "Dochas" au début des années 2000.

En 2005 elle enregistre son premier album.

"Gach Sgeul " (Every story) sorti en 2014 est déjà son cinquième cd.

La voix de Julie est légèrement plus aïgue que celle de Karen Matheson.

Comme Karen, Julie adore chanter dans le style "Puirt a beul" (littéralement : sons de la bouche) qui est une forme de chant répandue en Ecosse mais aussi en Irlande.

Des musiques à danser sur un rythme assez rapide avec des mots et parfois des onomatopées au milieu.

C'est très entraînant, jugez plutôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les hommes dans tout cela me direz-vous.

Ils ne sont pas en reste, croyez-moi.

Formé en 1973, le groupe Runrig (île de Skye) s'était d'abord fait connaître au travers de chansons en Gaélique.

 

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Fervents défenseurs de cette langue, Rory et Calum Mac Donald ainsi que Donnie Munro avaient choisi de chanter des chants traditionnels en scottish Gaelic mais dans un style assez rock.

Au fil du temps, batterie, guitare électique, claviers sont venus s'ajouter aux autres instruments.

Runrig devint alors une solide formation rock connue dans toute l'Europe et qui donne de nombreux concerts devant de grandes assemblées.

A présent, deux tiers de leur répertoire est en Anglais mais ils continuent à chanter en Gaélique avec la même ferveur.

La plupart de leurs chansons sont des compositions (principalement écrites par les frères Mac Donald).

Même si leur musique a des accents très modernes les Runrig restent très attachés à leurs racines écossaises.

 

Ici on a droit à une sorte de chant à répondre à trois avec Rory Mac Donald (chant et basse), Donnie Munro (chant) et Malcolm Jones (guitare électrique et chant).

 

 

 

 

 

 

Non le Gaélique n'est pas mort !

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 12:18

 

Jamie Raeburn est le titre d'une chanson traditionnelle écossaise écrite par Robert Burns et qui daterait de 1830.

Chanson à propos de l'exil forcé de Jamie Raeburn qui était boulanger à Glasgow.

Jamie fut condamné à tort pour des vols qu'il n'avait pas commis.

Banni, Jamie Raeburn fut obligé de quitter l'Ecosse pour purger sa peine à Botany Bay un pénitencier d'Australie.

 

Cette chanson fut bien entendu reprise par de nombreux interprètes.

 

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Je l'avais découverte en 1986 grâce au groupe Ossian qui la chantait sur son album "Light on a distant shore".

Grand fan de ce groupe, j'avais directement adoré cette chanson avec la très belle voix de Tony Cuffe et la beauté des accompagnements musicaux.

Ossian (que certains n'ont pas hésité à comparer aux Chieftains au niveau de l'interprétation) a toujours joué de manière très précise.

 

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J'ai toujours été sous le charme de leurs musiques très mélodieuses et de leurs chansons soit entraînantes, soit émouvantes.

C'est le cas de Jamie Raeburn une chanson qui se termine par un instrumental (The Broomielaw) composé par William Jackson.

 

 

 

 

nb. j'avais déjà présenté cette vidéo dans mon article consacré à Ossian .

La voici donc dans un autre contexte avec Tony Cuffe (guitare et chant), George Jackson (cistre), John Martin (fiddle), Iain Mac Donald (whistle & flûte) et William Jackson (harpe).

 

Oh my name is Jamie Raeburn

From Glasgow town I came

My place of habitation

I'm forced to leave with shame

From my place of habitation

I now maun gang awa'

Far frae the bonny Hills and dales o' Caledonia.

 

(oh mon nom est Jamie Raeburn

je viens de la ville de Glasgow

Mon lieu d'habitation

Je dois quitter avec honte

De mon lieu d'habitation

je dois partir au loin

Loin des jolies collines et vallons d'Ecosse...)

 

 

It was early on one morning just by the break of day
The turnkey he came to us and unto us did say
Arise you hapless convicts, arise you one and a'
This is the day you are to stray from Caledonia

We all arose, put on our clothes, our hearts were full of grief
Our friends who stood around the coach could grant us no relief
Our parents, wives and sweethearts too, their hearts were broke in twa
To see us leave the hills and dales of Caledonia

Farewell, my dearest mother, I'm vexed for what I've done
I hope none shall cast up to you the race that I have run
I hope God will protect you when I am far awa'
Far frae the bonnie hills and dales of Caledonia

Farewell, my honest father, you were the best of men
And likewise my own sweetheart, it's Catherine is her name
No more we'll walk by Clyde's clear stream or by the Broomielaw
For I must leave the hills and dales of Caledonia.

 

 

 

Probablement un de mes titres préférés d'Ossian, un morceau que j'ai toujours aimé chanter ou jouer au whistle.

 

 

 

Pendant des années, je n'ai écouté que cette version ignorant totalement que mon autre groupe Ecossais fétiche avait enregistré ce titre deux ans plus tôt en 1984.

 

 

 

Cette année-là les Tannahill Weavers avaient décidé d'enregistrer leur nouveau disque chez Munich Records.

Il s'agit en fait d'une maison de disque Hollandaise spécialisée dans le folk et qui a produit de nombreux artistes des Pays-Bas.

Certains artistes celtes ont également enregistré chez eux, ce fut le cas des Bretons du Sonerien Du et donc aussi des Tannahill Weavers.

 

jamie2

 

Sortie donc en 1984 de l'album "Passage" avec un nouveau guitariste et chanteur le Canadien Bill Bourne.

Plus bien entendu les membres habituels : Phil Smilie (flûtes) Roy Gullane (chant & guitare) et Alan Mac Leod (cornemuses & whistles).

Un disque que j'avais bien entendu acheté à l'époque.

 

Je ne sais pas du tout ce qui s'est passé avec la maison de disque (problèmes de droits d'auteur ? problèmes au niveau de la distribution ?) mais un peu plus tard ce disque est ressorti chez Green Linnet avec une autre pochette.

Mieux, la version américaine de "Passage" contient un titre de plus que l'autre version mais il y a des morceaux qui ne figurent pas sur la version hollandaise mais bien sur la version américaine et inversément.

C'est la version de Green Linnet que le groupe a choisi de ré-éditer en cd.

 

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Et c'est cette version qui contient le titre "Jamie Raeburn's Farewell".

 

J'ai seulement découvert cette version sur le Net dans les années 2010 puis forcément acheté "Passage" version 2 quelque temps plus tard.

Je dois dire que j'aime tout autant la version des Tannahill Weavers.

Les paroles sont un peu différentes au début de la chanson et le rythme est légèrement plus rapide.

 

My name is Jamie Raeburn, in Glasgow I was born
My place and habitation I'm forced to leave with scorn
Frae my place and habitation, it's I must gang awa'
Far from the bonnie hills and dales of Caledonia...

 

 

La voix de Roy Gullane est toujours aussi émouvante.

Une version qui nous emporte, qui donne une irrésistible envie de chanter.

Avec ces mélanges de violon, whistle, flûte on ne peut plus poignants.

 

 

Je n'ai pas trouvé de vidéo sur scène en 1984.

 

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Voici donc un concert plus récent des Tannies.

Si vous êtes observateur, vous remarquerez que le violoniste est le même que dans la vidéo d'Ossian.

John Martin est en effet devenu membre des Tannahill Weavers après la séparation du groupe Ossian.

Avec lui Phil Smilie (flûte & chant), Roy Gullane (chant & guitare), Colin Melville (smallpipe & Bagpipe).

 

 

 

 

 


 Quelle version préférez-vous ?

 

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:03

J'ai déjà évoqué ce groupe à  plusieurs reprises au travers d'articles à propos de ses divers membres.

 

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                          W. Jackson (harpe) J.Martin (fiddle) G.Jackson (flûte) B.Ross (guitare)                                  

 

 

Formé en 1976 par William Jackson, George Jackson, John Martin et Billy Ross, Ossian représenta pour moi un deuxième apprentissage de la musique Ecossaise après celui des Tannahill Weavers.

 

 

 

(ici c'est Billy Ross qui chante)

 

 

La musique d'Ossian (nom d'un barde du IIIème siècle) était un peu plus calme que celle des "Tannies".

Certains avaient d'ailleurs comparé ce groupe aux Chieftains en Irlande.

Une interprétation plus classique autour de la harpe de William Jackson.

Sauf qu'ici il y avait de nombreuses chansons (ce qui n'était pas le cas chez les Chietains).

Avec deux voix bien distinctes selon les époques.

La voix envoûtante de Billy Ross (qui chantait en Gaélique et en Anglais)sur les deux premiers et le dernier album.

La voix plus forte et plus grave de Tony Cuffe (qui chanta en Anglais sur les quatre autres disques).

 

 

 

 

 

Ossian jouait uniquement sur des instruments acoustiques.

Harpe, guitare, sistre se mélangaient à la perfection aux violon, flûtes, whistle.

A partir du troisième album, l'introduction de la grande cornemuse jouée par Iain Mac Donald ajouta encore d'autres variations aux sonorités du groupe.

 

Inutile de préciser que j'ai passé de nombreuses heures agréables à écouter ces disques d'Ossian.

Appréciant tant leur virtuosité dans les instrumentaux que leurs accompagnements dans les ballades ou chansons plus rythmées.

Des disques que je ne saurai trop vous recommander tant ils sont de qualité.

Idem pour les albums solo des divers membres du groupe (William Jackson, Tony Cuffe, Billy Ross, Iain Mac Donald) qui sont des sortes de prolongements aux cd d'Ossian.

 

 

 

 

 

Discographie :

1) Ossian :

Ossian (1976)

St.Kilda Wedding (1978)

Seal Song (1981)

Dove across the water (1982)

Borders (1984)

Light on a distant shore (1986)

The carrying stream (1997)

 

2) Tony Cuffe :

When first I went to Caledonia

Sae will we yet

 

3) Billy Ross :

The Misty Mountain

Shore Street

Smalltalk

Billy Ross & John Martin

 

4) William (Billy) Jackson : (partiel)

The Wellpark suite

Heart Music

St. Mungo ( A celtic suite for Glasgow

Celtic Experience

Notes from a Hebridean Island.

 

ossian11

 

 

Articles connexes :

 

William Jackson (part 1)

William Jackson (part 2)

BILLY ROSS

Tony Cuffe

William Jackson (part 3)

Grainne Hambly & William Jackson

Frères Celtes (2)

 

 

 

 

 

 

 

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