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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 16:28
Les albums de ma jeunesse (9) : Ossian "Dove Across the Water"

En 1983 j'étais en vacances en Bretagne. J'ai trouvé ce vinyle chez un disquaire de Lorient.

Après les Tannahill Weavers, je découvrais mon deuxième groupe folk écossais.

Sur la pochette arrière on voyait les musiciens avec des instruments comme la harpe, la cornemuse, le violon, la guitare...ça ne pouvait être que bien.

Inutile de dire que je n'ai pas été déçu.

"Dove across the water" est déjà le quatrième opus du groupe.

Dans la suite j'ai bien sûr découvert les disques précédents.

Au départ ils étaient quatre avec un autre chanteur, Billy Ross remplacé à partir du troisième album par le guitariste et chanteur Tony Cuffe.

"Dove across the water" marque aussi l'apparition de la cornemuse dans Ossian avec arrivée du cinquième musicien Iain Mac Donald (qui joue aussi de la flûte et des whistles).

William Jackson (harpe celtique, uilleann pipe, whistles, contrebasse), John Martin (violon, violoncelle), George Jackson (cistre, violon, whistles, flûte) sont les trois autres membres.

Légèrement plus calme que les Tannahill Weavers,  Ossian joue de façon plus classique (un peu à la manière des Chieftains).

Cela ne les empêche pas d'avoir des morceaux très rythmés comme "Duncan Johnstone", deux reels et une gigue conduits de main de maître par la cornemuse de Iain Mac Donald.

Ci-dessous une première chanson de Tony Cuffe à propos de marins loin de leur famille.

 

 

J'avais directement adoré la voix de Tony Cuffe qui me rappelait celle de Roy Gullane. Une voix grave mais avec de belles intonations.

Tout me plaisait dans Ossian, que ce soit la harpe, les voix très bien harmonisées ainsi que le son des divers instruments.

Des traditionnels mais aussi des compositions de Tony Cuffe et surtout de William Jackson.

William (également connu sous le pseudo de Billy Jackson) est un musicien très imaginatif avec une propension pour les suites instrumentales qui racontent une histoire.

C'est le cas de Dove across the water en quatre parties sur la face B.

Après la dissolution du groupe, il poursuivra sa carrière en solo en composant de nombreuses suites pour harpe et autres instruments.

 

 

Les albums de ma jeunesse (9) : Ossian "Dove Across the Water"

Voici une des rares vidéos d'Ossian en concert.

"Drunk at night an dry in the morning" est une pièce tirée d'un recueil de danses écossaises réalisé par Neill Gow.

 

Excellent chanteur, Tony Cuffe était également un fameux guitariste, reconnu par ses pairs.

Avant Ossian il avait été membre de deux autres bands "Alba" et "Jock Tamson's Bairns" qui jouent également du traditionnel.

Après la séparation d'Ossian il a migré aux U.S.A. avec toute sa famille. Continuant sa carrière de musicien en solo.

Il a enregistré deux disques où il alterne les chansons et les pièces instrumentales.

Tony nous a malheureusement quitté en 2001 victime d'un cancer.

Sa discographie n'est pas très fournie mais de qualité (un disque avec Jock Tamson, quatre avec Ossian, deux albums solo plus une participation sur deux cd de la série "Songs of Robert Burns où il a enregistré une dizaine de chansons).

Autre extrait de "Dove across the water" avec le titre "Tae the Beggin".

Cette chanson à propos des mendiants que le roi Charles VI avait décidé de recenser au début du XVIIème siècle car il les trouvait trop nombreux.

Les mendiants, diseurs de bonne aventure étaient pourtant souvent invités dans les mariages, ils trouvaient aussi régulièrement l'hospitalité dans de nombreuses maisons.

   

Ci-dessous une double photo du band à deux époques différentes.

Tout d'abord le groupe de 1982 : Tony, George, en dessous Iain, William et John.

Ensuite le groupe qui avait démarré en 1976 : Billy Ross, William & George Jackson, John Martin.

 

Les albums de ma jeunesse (9) : Ossian "Dove Across the Water"

Par leur jeu très précis, leurs ornementations, leurs jolies mélodies, leur manière de chanter ce groupe a énormément compté pour moi et reste toujours très important.

Leur discographie est la suivante :

  • Ossian - Springthyme Records SPR 1004 (1977)
  • St. Kilda Wedding - Iona Records IR001 (1978)
  • Seal Song - Iona Records IR002 (1981)
  • Dove Across the Water - Iona Records IR004 (1982)
  • Borders - Iona Records IR007 (1984)
  • Light On a Distant Shore - Iona Records IR009 (1986)
  • The Carrying Stream - Greentrax CDTRAX 127 (1997)

A cela il faut ajouter un cd de William Jackson : The Wellpark suite (1985) interprété par les musiciens d'Ossian et quelques invités.

De son côté, George Jackson avait aussi enregistré un cd (Cairistriona) avec la chanteuse Mairi McInnes.

Il avait encore d'autres projets mais est hélas décédé en 1998.

Iain Mac Donald a quant à lui fait partie d'un autre groupe écossais célèbre le Battlefield Band.

John Martin enfin a d'abord rejoint "Easy club" avant de devenir le violoniste des Tannahill  Weavers dont il fait toujours partie aujourd'hui.

Pour terminer, une dernier extrait de cet album de ma jeunesse avec "Will ye go to Flanders"

Chanson qui relate une bataille menée par le Duc Marlborough en 1708.  

 

Ossian reste un incontournable pour tout ceux qui s'intéressent à la bonne musique écossaise.

N'hésitez pas à vous procurer leurs disques.

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 11:01
Les albums de ma jeunesse (8) The Tannahill Weavers : The old woman's dance

En 2018 les Tannahill Weavers ont fêté leurs cinquante ans d'existence en sortant un nouvel album "Orach" dans lequel ils ont invité toute une série d'anciens membres et autres amis musiciens.

C'est en effet en 1968 que Roy Gullane (guitare et chant), Phil Smilie (flûtes) et quelques autres avaient formé ce groupe écossais qui allait devenir professionnel après quelques années.

Les "Tannies" allaient rapidement se faire connaître bien au delà d'Edimbourg.

Leurs succès en concerts allait bientôt les pousser à enregistrer un premier 33 tours en 1976 "Are Ye Sleeping Maggie".

Depuis Stivell en 1972 j'étais fan de musique celtique et je connaissais quelques groupe mais je ne savais absolument rien de la musique écossaise.

En 1978, passant chez le disquaire alors que j'étais étudiant, je tombe sur la pochette amusante de ce disque "The old woman's dance" que je décide aussitôt d'acheter.

Dès la première écoute je fus conquis par ces voix, ces cornemuses et ces flûtes et aussi par le tempo de certains morceaux.

De la cornemuse certes mais pas du tout monotone car mêlée à d'autres instruments.

Des mélodies pour la plupart inconnues mais tellement belles, et puis ces chants on ne peut plus rythmés, j'ai très vite été pris par cette musique. 

   

Dans ce disque de 1978, Roy Gullane est au chant, au banjo tenor et à la guitare. Phil Smilie joue des flûtes et whistles et du bodhran ainsi que des vocaux. Mike Ward est le violoniste du groupe, il joue aussi de la guitare. Hudson Swan est au bouzouki, au glockenspiel et à l'harmonium. Enfin Alan Mac Leod est aux cornemuses, aux whistles et au bodhran.

Les albums de ma jeunesse (8) The Tannahill Weavers : The old woman's dance

L'écoute approfondie et répétée de ce seul album a fait de moi un fan incontournable des Tannahill Weavers.

Par la suite j'ai écumé les disquaires puis la médiathèque et le Net afin de me procurer tout leurs disques (il y en a 16).

Jouer leurs morceaux (ceux pas trop rapides) aux whistles est également pour moi un must, un plaisir sans cesse renouvelé tant ces ballades de Roy Gullane sont envoûtantes.

Une partie des chansons sont en anglais et le reste en scots (rien à voir avec le gaélique).

Cette langue est proche de l'anglais mais avec certains mots qui sont transformés : yon = your, britter = brother, twa = two, awa = away etc... Il y a aussi de nombreuses élisions.

Donc ce n'est pas toujours facile à comprendre...mais qu'importe.

...Bonnie was yon rosie briar,

  that bloomed sae far frae haunt o'man,

  Bonnie she and o' how dear,

  it shaded frae the evening sun...

En 2010, j'avais eu la chance (car ils viennent rarement en Belgique) de les voir en concert près de chez moi à Dison.

Un merveilleux souvenir que cette soirée qui m'avait aussi permis d'échanger quelques mots avec mon idole Roy Gullane à la fin du spectacle.

Voir les Tannahill Weavers (qui faisaient partie de moi depuis mes 21 ans) en live ce fut quelque chose de magique !

La chanson ci-dessus a été écrite par le poète écossais Robert Burns (auteur de très nombreux textes).

Une fois de plus on peut admirer les harmonies vocales de Roy, Phil, Hudson et Mike mais aussi le talent incroyable de Alan Mac Leod à la cornemuse.

Au fil des années, les Tannies ont (pour des raisons que j'ignore) régulièrement changé de piper.

Alan qui joue sur les premiers albums reste pourtant mon préféré (un jeu puissant sans aucune distorsion).

Composée par Robert Tannahill, la chanson suivante fait aussi partie de mes favorites.

Une mélodie douce et calme avec un texte assez poétique.

A la fin, les whistles mélangées aux notes de glockenspiel mènent à la rêverie.

Les albums de ma jeunesse (8) The Tannahill Weavers : The old woman's dance

Après les Tannies, j'ai découvert de nombreux autres groupes en Ecosse (Ossian, Boys of the Lough, Battlefield band, Silly Wizard, Capercaillie, Old Blind Dogs, Runrig...) mais après tant d'années ils demeurent mes favoris.

Alors encore un dernier extrait de ce disque qui aura vraiment marqué ma jeunesse.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 22:31
Chansons de Robert Burns

Tout qui s'intéresse à la musique écossaise a déjà entendu l'une ou l'autre chanson écrite par Robert Burns un poète du XVIII ème siècle.

De très nombreux chanteurs écossais ou irlandais (dont Ewan Mac Coll) ont repris ses chansons depuis des décennies.

Robert Burns est né à Alloway (Ayshire dans le nord de l'Ecosse) en 1759.

Fils d'agriculteur il exerça ce métier durant une grande parie de sa vie.

Très tôt il se met à écrire des poèmes et des textes en rapport avec sa vie à la campagne, avec la nature et la culture populaire.

Nombreux d'entre eux sont construits comme des chansons.

En 1786 il publie "Poems chiefly in the Scottish dialect" un recueil de poésies qui remporte un certain succès. Après cela il s'installe à Edimbourg.

Robert Burns est très critique par rapport à l'église calviniste et l'aristocratie.

Il a aussi ses prises de positions politiques et s'intéresse à la franc-maçonnerie.

Il est souvent aussi considéré comme un des pionniers du romantisme.

En plus de ses propres poèmes il recueille et adapte plus de 150 chansons populaires d'Ecosse qu'il retravaille et ré-écrit la plupart du temps.

Ses titres les plus connus sont "Auld lang syne", "A red red rose", Ae fond kiss" et "Comin'the Rye".

Il décède à Dumfries en 1796 à peine âgé de 37 ans.

Son influence continue de marquer la littérature écossaise aujourd'hui.

 

 

 

 

Chansons de Robert Burns

Andy M. Stewart (ex. Silly Wizard) fait partie des nombreux interprètes qui ont repris l'oeuvre de Robert Burns.

En 1991 il décide de lui consacrer tout un cd.

Il enregistre ce disque accompagné par Charlie McKerron (fiddle), Manus Lunny (bouzouki) et Donald Shaw (accordéon).

On y sent toute l'admiration qu'il éprouve pour Burns.

 

La chanteuse écossaise Eddi Reader (qui est aussi connue dans la musique rock anglaise avec Eurythmics) décide en 2003 d'enregistrer un album regroupant des chansons de Robert Burns.

Elle s'entoure de musiciens de la scène folk dont John McKusker, Phil Cunningham, Mike Mc Goldrick...et fait découvrir sa voix magnifique à tous les amateurs de musique celte.

Un album très réussi. 

A la fin des années '90 nait en Ecosse le projet de regrouper en une seule collection toutes les chansons et poèmes de Robert Burns.

"The complete song of Robert Burns" est donc une série de treize cd (309 titres !) enregistrée entre 1996 et 2002.

Dans chaque disque il y a sept ou huit chanteurs qui interprètent chacun trois ou quatre titres sur un total de vingt-trois (en moyenne).

Les chanteurs Billy Ross et Tony Cuffe (du groupe Ossian), Alan Reid (Battlefield Band), Rod Paterson (Jock Tamson's Bairns), Jim Malcom et Ian F.Benzie (Old Blind Dogs) ainsi que beaucoup d'autres vont se succéder de disque en disque.

Chaque fois accompagnés par une bonne dizaine de musiciens dont William Jackson, John Martin, George Jackson, Tony Mac Manus, Aaron Jones, John McKusker, Buzby McMilan, Ross Kennedy et de très nombreux autres.

Des groupes "acoustiques" qui varient d'un cd à l'autre.

En voici deux extraits.

Chansons de Robert Burns

Et pour terminer, la contribution de Karen Matheson la chanteuse du groupe Capercaillie qui est aussi connue en France pour avoir fait partie de l'Héritage des Celtes de Dan Ar Braz dans les années '90.

Karen est ici invitée dans une émission du chanteur Donnie Munro (ex. Runrig).

Un grand merci posthume à Robert Burns pour toutes ces créations qui sont un des plus beaux fleurons du répertoire écossais.

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 17:27
Billy Ross Japan again

Encore quelques chansons de cet artiste Ecossais que j'aime particulièrement.

Billy Ross Japan (un pseudo pris en raison d'un séjour de plusieurs années au Japon et pour ne plus être confondu avec l'autre chanteur Ecossais Billy Ross) est avant tout un interprète.

De par ses origines, il s'est intéressé à la musique traditionnelle d'Ecosse et d'Irlande mais aussi à la chanson Anglo- Saxonne en général.Durant ses années au Japon il a même formé un groupe et chanté quelques titres en Japonais.

Ci-dessous une reprise d'un traditionnel irlandais.

Bon guitariste et joueur d'harmonica, Billy Ross Japan s'exprime dans plusieurs styles.

Acoustique comme dans le titre ci-dessus ou bien électrique avec l'apport de claviers de batteries, de basses et de guitares électriques.

En général il utilise son propre studio d'enregistrement pour ses réalisations.

Ci-dessous une chanson écrite par un de ses amis kenny Miller que Billy a enregistrée durant sa période japonaise en 2010.

Après son retour en Ecosse, Billy Ross Japan a continué à se produire sur scène et à perfectionner son travail en studio.

Ces dernières années cependant il a été touché par de graves problèmes de santé qui l'empêchent à présent de jouer de la guitare.

Pas découragé pour autant il continue de chanter en faisant des reprises de chanteurs anglais et américains.

En réalisant de nouvelles des vidéos avec beaucoup de passion tant au niveau des images qu'au niveau de la qualité des arrangements.

J'aime particulièrement la manière dont les basses soutiennent sa voix dans certains passages de ses chansons.

Certes on est loin de la musique celtique mais Billy est pour moi vraiment un artiste de qualité que j'aime partager sans modération.

 

Et une petite dernière pour la route avec une chanson engagée et très bien illustrée par Billy au niveau des dessins et des photos.

Cette fois une chanson écrite par Billy lui-même à son retour du Japon en 2013.

Un texte qui fait réfléchir sur notre monde actuel.

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 16:16
Some songs of Billy Ross Japan

J'avais déjà présenté ce chanteur écossais en 2013, j'avais envie d'y revenir car j'adore sa voix.

Pour rappel, Billy Ross avait pris le pseudo de "Japan" pour ne pas être confondu avec l'autre Billy Ross (chanteur du groupe trad. Ossian) et parce qu'il a vécu pendant plusieurs années au Japon.

Les influences de Billy Ross Japan sont multiples.

Tant dans la musique écossaise avec des chanteurs comme Dick Gaughan ou Dougie MacLean, dans la musique irlandaise avec des standards comme "Star of the County Down", "Welcome poor Paddy home"...que dans la musique rock avec des chanteurs comme James Taylor, Ben E.King ou Cindy Lauper.

Dans les années '90 il fut aussi membre du groupe anglais "The Hooleys" basé à Liverpool.

Même s'il a déjà quelques années de carrière derrière-lui, je pense qu'il n'a pas encore enregistré de cd.

De même, sur le net on trouve vraiment très peu d'informations biographiques à propos de ce chanteur qui est avant tout un interprète.

La première vidéo est une chanson de Dougie Mac Lean (un autre écossais que j'aime beaucoup). J'ai directement été touché par l'accompagnement des basses qui mettent particulièrement en valeur la voix de Billy.

Cette vidéo fait partie d'une série de trois que Billy Ross a récemment publiées et qui feront peut-être (enfin !) l'objet d'un enregistrement ?

Au travers de ces chansons, Billy s'intéresse à l'histoire de son pays et à ces Ecossais qui ont participé à des batailles au travers des siècles pour défendre leur pays ou parce qu'ils avaient été enrôlés...dans l'armée anglaise.

Pareil pour la chanson ci-dessous qui avait été écrite par le chanteur et guitariste Dick Gaughan et qui avait aussi été chantée par le groupe écossais Capercaillie.

 

Some songs of Billy Ross Japan

Durant sa période au Japon en 2010, Billy Ross va même former un groupe et chanter en japonais avec des musiciens locaux.

Il fait une carrière dans ce pays en interprétant des titres comme Parcel of Rogues (de Robert Burns) ou des chansons des Wareboys.

Et aussi bien sûr des chansons d'artistes rock ou pop puisqu'il est intéressé par de nombreux styles musicaux.

Le titre ci-dessous "Ride on" avait été popularisée par le chanteur irlandais Chrity Moore.

 

La vidéo suivante est émouvante à plus d'un titre.

D'abord parce qu'elle évoque cette sanglante bataille où de nombreux irlandais et écossais affamés et chassés de leurs terres furent enrôlés de force par le Duc de Wellington dans l'armée anglaise pour combattre Napoléon.

Ensuite parce que je trouve cette musique à la fois très belle et très émouvante.

Touché par l'absurdité de ces guerres et le massacre de tous ces innocents, Jim Malcolm (un autre écossais) avait composé cette chanson qui fut reprise ensuite par le célèbre scottish band "Old Blind Dogs".

Ce cover de Billy Ross Japan est pour moi un véritable petit bijou et l'accompagnement musical est vraiment superbe.

A écouter sans modération.

 

The Battle of Waterloo

Spring comes to Kirrie, all the world's in bloom
Winter is forgiven now, fooled by April's broom
Kirrie, oh Kirrie, you were aye my hame
'Til Napoleon's bloody cannon hit their aim

Jeanie, oh Jeanie, I am surely done
Stricken down in battle at the mooth o' Boney's guns
Jeanie, oh Jeanie, aye sae dear tae me
Let me hold you in my mind afore I dee

Chorus:
For the cold returns in autumn when the wind rakes the trees
And the summer lies forgotten in a cold bed of leaves
As winter begins aye mind Boney, it wasn't only you
Who was broken on the field of Waterloo

Surgeon, oh surgeon, leave me wi' my pain
Save your knife for others who will surely rise again
Surgeon, oh surgeon, leave my blood to pour
Let it drain into the bitter clay once more

(Chorus)

Daughter, oh daughter, listen dear tae me
Never wed a sodger, or a widow you will be
Daughter, oh daughter, curse your lad to die
'Ere he catches the recruitin' sergeant's eye

(Chorus)

Boney, oh Boney, war was aye your game
Bloody field your table, cannon yours to aim
Boney, oh Boney, we aye lived the same
Drillin' laddies not to fear the muskets' flame

(Chorus 2x)
 

 

Some songs of Billy Ross Japan

Petite anecdote pour conclure :

Hier, j'ai prévenu Billy Ross (qui est aussi un de mes amis facebook) de la parution de cet article.

Il m'a confirmé qu'il avait bien pris le pseudo de "Japan" pour se démarquer de l'autre chanteur Billy Ross mais que ça n'avait pas toujours été suffisant pour éviter les confusions.

Après un concert à Tokyo un vieux Japonais est venu le trouver pour le féliciter et faire dédicacer un cd...sauf qu'il s'agissait d'un disque de Billy Ross du groupe Ossian !

Notre Billy Ross Japan a cependant dédicacé le cd pour ne pas décevoir ce brave fan Japonais...

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:57
Capernaum

Dans deux articles précédents, j'avais déjà eu l'occasion de présenter plusieurs versions d'une même chanson.

Des comparaisons qui permettent à la fois de mesurer la richesse de certaines chansons traditionnelles et d'apprécier l'imagination et le ressenti de divers artistes dans leur interprétation d'un même titre.

Cette fois, comparaison de deux versions d'une même chanson écossaise.

J'avais découvert les Tannahill Weavers en 1978. Tombé sous le charme de ce groupe, j'ai réussi à me procurer tous leurs disques et je n'ai jamais été déçu.

Mon meilleur moment avec les "Tannies" fut bien sûr leur concert à Dison auquel j'avais assisté en 2010.

Capernaum

Aujourd'hui encore, ils restent mon groupe écossais préféré.

Les voix, les accompagnements rythmés, le son de la cornemuse, tout continue à m'enthousiasmer dans ce groupe presque 40 ans après.

Au fil de leurs albums on trouve de temps à autre un titre à capella et l'harmonisation de leurs voix fait merveille.

En 1994, Roy Gullane (guitare-chant), Phil Smilie (flûtes, bodhran,chant), John Martin (fiddle-chant), Les Wilson (bouzouki) et Kenny Forsyth (cornemuses, whistles) enregistrent un nouveau cd dont la chanson "Capernaum" est également le titre de l'album.

J'ai directement adoré apprécié cette chanson à capella, convaincu depuis longtemps des grandes qualités vocales de ce groupe.

Capernaum est le titre d'un poème de Lewis Spence écrit en 1930 faisant référence à un village de pêcheurs situé dans l'ancienne province de Galilée.

Dans ce texte l'auteur fait un parallèle entre le désordre et la pagaille qui règnent dans ce village critiqué par Jésus Christ et les épisodes sanglants de l'histoire de la ville d'Edimbourg (Edinbro)

Ed Miller avait mis en musique ce poème assez triste qui parle de sang versé, de larmes  et de coeurs brisés...

Cependant, d'un point de vue purement musical, cette chanson des Tannahill Weavers est vraiment magnifique.
 

 

 

Voici les paroles avec certaines explications :

If a’ the blood shed at thy Tron
If all the blood shed at your Tron1
Edinbro’, Edinbro’
Edinburgh, Edinburgh
If a’ the blood shed at thy Tron
Were shed intae a river
Were shed into a river
It would ca’ the mills of Bonnington
It would drive2 the mills of Bonnington
Edinbro’, Edinbro’
It would ca’ the mills of Bonnington
For ever and for ever

If a’ the tears that thou hast grat
If all the tears that you have wept3
Edinbro’, Edinbro’
If a’ the tears that thou hast grat
Were shed intae the sea
Were shed into the sea
Where would ye find an Ararat
Where would you (plural) find an Ararat
Edinbro’, Edinbro’
Where would ye find an Ararat
Frae that fell flood tae flee?
From that fell flood to flee?

If all the psalms sung in thy kirks
If all the psalms sung in your churches
Edinbro’, Edinbro’
If all the psalms sung in thy kirks
Were gaithered in the wynd
Were gathered in the wind
It would shaw the tops o’ Roslin’s birks
It would shave4 the tops of Roslin’s birches
Edinbro’, Edinbro’
It would shaw the tops o’ Roslin’s birks
Till time was oot o’ mind.
Till time was out of mind.

If a’ the broken hearts o’ thee
If all the broken hearts of you
Edinbro’, Edinbro’
If a’ the broken hearts o’ thee
Were heaped in a howe
Were heaped in a barrow
There would be neither land nor sea
Edinbro’, Edinbro’
There would be neither land nor sea
But yon rede brae and thou.
Except that red hillside and you.

Des années plus tard, Kris Drever et Eamonn Coyne décident d'enregistrer une version complètement différente de Capernaum.

 

Capernaum

Né en 1978, à Orkney, Kris Drever est un chanteur et compositeur écossais de la nouvelle génération.

Guitariste de formation, Kris joue également de la contrebasse.

Son jeu s'inspire de divers styles musicaux (folk, jazz, rock, country).

Ses collaborations musicales vont être très nombreuses (Nuala Kennedy , John MacCusker, Tannas, Kate Rusby, Eddi Reader, Julie Fowlis...)

En 2005, il forme le groupe écossais Lau avec Aidan O' Rourke (fiddle) et Martin Green (accordéon).

Lau propose des compositions personnelles, chansons qui n'ont pas de véritable lien avec la musique traditionnelle.

ce groupe a déjà enregistré cinq albums.

Depuis 2008, Kris Drever a démarré une carrière en solo.

Une autre de ses collaborations est avec le musicien irlandais Eamonn Coyne.

 

Capernaum

Originaire de Roscommon en Irlande Eamon Coyne vit à présent à Edimbourg.

Maître du banjo, il joue aussi de la guitare, de la mandoline et de la steel guitare.

Lui aussi a collaboré avec de très nombreux musiciens tant en Irlande ( Tommy Peoples, Dermot Byrne, Ciaran Curran, Michael McGoldrick...) qu'en Ecosse (Allan Mac Donald, Jonny Hardie...).

Enregistrant lui aussi plusieurs albums solo.

Il joue régulièrement depuis 2007 avec Kris Drever avec lequel il forme un duo remarquable.

Basée sur le jeu très raffiné leurs deux guitares, cette version est plus rythmée que celle des Tannahill Weavers et à un côté moins solennel.

Elle est tout aussi splendide.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:55
Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

En juillet 2007, je vous avais déjà présenté la chanson "Loch Lomond" par le groupe écossais Rungig.

Dans cette vidéo, le groupe était composé par Rory Mac Donald (basse), Donnie Munro (chant), Peter Wishart (claviers), Calum Mac Donald (percussions), Iain Bayne (battterie) et Malcolm Jones (guitare).

Depuis 1998, Brian Hurren a remplacé Peter Whishart aux claviers et Bruce Guthro est devenu le nouveau chanteur.

Cette fois, j'avais envie de vous présenter une version plus récente tout en imaginant des liens qui n'existent pas avec d'autres auteurs.

"Loch Lomond" (le lac Lomond) vient en fait de "Bonnie Banks of Loch Lomond" (les jolies rives du lac Lomond) qui est une chanson traditionnelle écossaise.

Ce titre aurait été publié en 1838 par Lady John Scott puis en 1841 dans "Vocal melodies of Scotland".

Cette chanson aurait été inspirée par une ancienne chanson de révolte Jacobite "Robin Cushie" datant de 1745.

"High road" évoquée dans la chanson désignant la route principale tandis que "Low road" désignait le chemin emprunté par les gens du peuple.

Loch Lomond ( situé entre Dunbarton et Stirling) évoque la séparation d'un couple qui aimait se retrouver sur les bords de ce lac.

Premiers couplets :

Where the sun shines on Loch Lomond.
Where me and tea tree my true love spent many days
On the banks of Loch Lomond.

Too sad we parted in yon shady glen,
On the steep sides of Ben Lomond.
Where the broken heart knows no second spring,
Resigned we must be while we're parting.

Refrain :

 You'll take the high road and I'll take the low road,

And I'll be in Scotland afore you.
Where me and my true love will never meet again,
On the bonnie, bonnie banks of Loch Lomond.

Refrain en gaélique :

Ho, ho mo leannan
Ho mo leannan bhoidheach

(oh,oh mon amour,

mon magnifique amour).

 


 


 
Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

Au fil du temps, Loch Lomond est devenue tellement connue qu'elle a été reprise (parfois avec d'autres paroles ou un autre titre) par de très nombreux interprètes.

Entre autres :Benny Goodman, AC/ DC, Maxime Sullivan, The Mudmen, The Real McKenzies, Quadriga Consorts...

Chez les artistes celtes, Alan Stivell avait déjà enregistré cette mélodie en 1959 sur son tout premier disque (Musique Gaélique) ; le duo écossais les "Corries" ont également chanté ce titre durant de longues années.

 

 

Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

Mais quel rapport avec Alphonse de Lamartine me direz-vous ?

A première vue aucun si ce n'est que Lamartine (1790-1869) a publié en 1820 dans "Les méditations poétiques" un poème intitulé "Le Lac".

Ils s'agissait du lac du Bourget au bord duquel Alphonse de Lamartine venait se reposer avec son amie Julie Charles en 1816.

Celle-ci décéda prématurément en 1817 et Larmartine revint seul sur les rives du lac Bourget qui l'inspirèrent pour écrire ce poème à propos d'un amour éphémère.

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

...

 

La première fois que j'avais écouté Loch Lomond, je me souviens d'avoir repensé à ce poème de Lamartine que j'avais appris durant mes études secondaires.

Dans les deux, on parle d'un lac et d'un amour interrompu.

 

Runrig, Alphonse de Lamartine et Michel Fugain

En 1972, Pierre Delanoé écrit pour Michel Fugain la chanson "Une belle histoire" qui va remporter un très grand succès.

Rien à voir avec un lac mais cette chanson parle d'une brève rencontre amoureuse entre deux êtres qui se sont ensuite séparés pour reprendre chacun leur destinée.

Ici aussi on évoque une route qui monte vers le brouillard et une autre qui descend vers le sud.

Deux routes bien différentes comme dans Loch Lomond.

Extrait

C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont quittés au bord du matin
Sur l'autoroute des vacances
C'était fini le jour de chance
Ils reprirent alors chacun leur chemin
Saluèrent la providence en se faisant un signe de la main

Il rentra chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle est descendue là-bas dans le midi
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui...
 
C'étaient donc là mes petits liens imaginaires...
Voici donc la version de Runrig
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 21:49
Eddi Reader

Eddi Reader est une chanteuse Ecossaise née à Glasgow en 1959.

Elle se met à l'apprentissage de la guitare à l'âge de dix ans et étudie également le chant.

Très vite son entourage se rend compte de ses énormes possibilités vocales.

Plus tard, Eddi apprendra aussi à jouer du piano, du concertina et de l'harmonica.

Elle démarre sur des petites scènes dans des folk-clubs de sa région mais très vite sa réputation grandit.

Au début des années '80 elle voyage en Europe et travaille même dans un cirque avant de se baser à Londres où elle se fait connaître en tant que choriste.

Ainsi elle se fait engager par le groupe "Eurythmics d'Annie Lennox puis fait partie du groupe punk "Gang of Four".

Plus tard Eddi Reader enregistrera avec les "Waterboys" et travaillera avec Vladimir Cosma en tant que choriste pour des musiques de films.

A la fin des années '80, elle forme un autre groupe "Fairground Attraction" avec le guitariste Simon Edwards et le batteur Roy Dodds.

Dans les années qui suivent, elle compose ses propres chansons et enregistre dans des styles très divers (pop, folk, jazz) une bonne quinzaine d'albums entre 1992 et 2014.

A la lecture de ce qui précède, on ne peut pas vraiment classer Eddi Reader comme chanteuse "celtique", c'est clair.

Cependant, en 2003, Eddi décide de rendre hommage à Robert Burns un grand poète écossais.

De nombreux artistes (dont Andy M.Stewart) ont déjà mis en chanson des poésies de Robert Burns.

Eddi Reader veut elle aussi enregistrer un disque avec ce répertoire.

Elle s'entoure de prestigieux musiciens comme Ian Carr (guitare), Phil Cunningham (accordéon), John Mc Cusker (fiddle) et Boo Hewerdine (guitare) entre autres.

Ce magnifique cd remporte un grand succès au point d'être ré-édité en 2009.

Eddi Reader

Ce disque éveillera aussi l'intérêt de musiciens irlandais comme l'accordéoniste Alan kelly qui l'accompagnera avec son groupe "Alan kelly Gang" ou comme Donal Lunny qui va lui proposer d'enregistrer avec son groupe Coolfin quelques standards de la musique irlandaise.

Invitation à laquelle Eddi répondra avec plaisir tout en apportant bien sûr sa propre contribution aux arrangements vocaux.

Et après ces parenthèses "celtiques", Eddi Reader va continuer à chanter, composer dans différents styles tout en se produisant sur de nombreuses scènes tant en Europe qu'aux U.S.A.

Elle touche également au métier d'actrice à Hollywood où elle incarne le rôle d'une chanteuse dans le film "Me and Orson Welles" de Richard Linklaters.

Eddi Reader s'intéresse aussi un peu à la politique et milite pour l'indépendance de l'Ecosse. Elle écrit actuellement un livre sur le sujet.

Eddi, une personnalité aux multiples facettes dont la voix sublime et le talent ne peuvent laisser indifférent.

Je vous la recommande.

Eddi Reader
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:57
Mairi MacInnes

Mairi MacInnnes est née en 1964 à Baghasdaill A Truath petite ville sur l'île de South Uist dans les Hébrides.

Sa langue maternelle est le Gaélique.

Bercée dans cette culture, Mairi va très rapidement s'intéresser aux chansons en Gaélique.

En 1982, âgée de 18 ans, elle remporte la médaille d'or du "Royal National Mod festival" en Ecosse.

Puis l'année suivante elle est victorieuse au "Pan Celtic festival de Kilarney en Irlande.

A partir de ce moment, elle devient professionnelle.

Mairi MacInnes se fait remarquer par les membres du groupe "Runrig" qui l'invitent à chanter avec eux lors de différents concerts.

Dans la foulée, elle enregistre son premier cd "Causeway" en 1989, un disque qui remporte un certain succès.

Deuxième album en 1995 "This feeling inside"

Ensuite, le groupe "Mouth Music" (danses et chants gaéliques) décide d'enrôler Mairi pour des tournées aux USA et au Canada.

Avec eux elle enregistre l'album "Blue Door Green Sea" en 1999.

La même année Mari McInnes participe à un autre disque "Gaelic women" avec d'autres chanteuses écossaises.

Elle travaille aussi avec le harpiste William Jackson qui l'invite à chanter sur son cd "Land of Light" en 1999.

En 2001, reprise de la chanson "This feeling inside" qui est traduite en Gallois.

Mairi ré-enregistre ce titre avec le Llangwm Male Voice Choir. Un Choeur du Pays de Galles et cet enregistrement fera l'objet d'un cd "Ysbyrd Y Gael" interprété dans les deux langues celtes.

A cette époque Mari participe à de nombreux shows de la BBC.

Elle enregistre encore "Orosay" en 2001, son troisième album solo avant de se lancer en 2002 dans le projet "Tickettyboo", un recueil de chansons en Gaélique pour les enfants.

Mairi MacInnes

En ce qui me concerne, j'ai deux cd de Mairi MacInnnes.

Lorsque je l'ai entendu pour la première fois, je pensais qu'il s'agissait de Karen Matheson (Capercaillie) tant leurs deux voix se ressemblent. La voix de Karen étant légèrement plus grave.

Mon premier cd est donc "This feeling inside" sorti en 1995.

Ayant vécu par la suite sur l'île d'Arran, Mairi dit avoir été inspirée par la beauté des paysages de l'endroit pour composer certaines chansons de ce disque.

Le harpiste et compositeur William Jackson (ex.Ossian) est un des musiciens invités sur cet album.

Avec lui : Foss Paterson (claviers, piano), Wendy Weatherby (cello), James Mackintosch (percussions), Fred Morisson (pipes) et Tony McManus (guitares) entourent Mari sur ce disque.

Dans ce cd, j'aime beaucoup des titres comme "Follow the light" ou "Come back to me" dans lesquels Mari nous fait apprécier toute l'étendue de ses possibilités vocales avec le bon soutien du piano de Foss Paterson.

Dans un style plus dépouillé, j'aime bien aussi la reprise de "Cum ar Naire" une ancienne chanson de Runrig.

La version de Mari MacInnes est presque à capella avec juste un peu de claviers.

Mairi nous montre aussi son aisance dans les suites de "Puirt a beul" en Gaélique (chansons faites de mots assez simples ou d'onomatopées) dans lesquelles elle est bien soutenue soit par les percussions de James MacInstosch (Capercaillie) ou par la fabuleuse guitare de Tony McManus.

La voix de Mairi se fait aussi apaisante dans le traditionnel "Fear a Bhata" (the boatman) où la guitare, la harpe et le violoncelle font merveille, pareil dans le titre très calme "Eilean mo traich".

Et puis il y a aussi cette chanson "Mile Marphaisg..." que j'avais découverte avec le groupe "Ossian". Une mention spéciale pour le jeu de guitare et les percussions dans ce titre.

"This feeling inside" est vraiment est très beau disque.

Le titre de mon second cd est "Orosay" (une autre île de l'archipel des Hébrides).

Une bonne partie des chansons de ce disque sont des traditionnels.

Mari MacInnes a choisi de travailler ici avec le claviériste Calum Malcolm.

William Jackson, Tony McManus, James MacKintosch jouent également sur ce disque.

Plus d'autres musiciens comme les choristes Catherine-Ann Mac Phee, Penny MacInnes, le bassiste Ewen Vernal (Capercaillie), le joueur de cornemuse Iain MacInnes, la violoniste Mairi Campbell et Mats Melin (step dance).

Aussi une belle équipe pour cet opus de 2001.

Un disque qui démarre en douceur avec la voix de Mairi posée sur le piano et la violoncelle dans le titre UIbhist nam beann arda" en l'honneur de l'île d'Uist.

J'aime bien "Nighean chrvinn..." qui est une "waulking song" (chant de travail) chantée à plusieurs voix avec renfort de percussions.

"An Gaidheal's est un chant que Mairi a chanté pour la première fois à l'âge de 7 ans.

Ici également plusieurs voix avec un bel accompagnement au violon de Mari Campbell.

"Orosay" est une chanson poétique composée par Mairi MacInnes et Steve Evans.

La voix de Mairi y est bien mise en valeur par la harpe et les claviers.

J'aime beaucoup la suite de "puirt a beul" (mouth music) qui est particulièrement entraînante avec le fiddle et les percussions de James MacKintosch.

Egalement "Faghail Bhornais" écrite par Donald mac Donald une chanson à propos de l'émigration au Canada d'un membre de sa famille.

Enfin la chanson "Carry me accross the ocean" qui termine le cd.

Chantée à plusieurs voix, elle est très bien harmonisée par les claviers de Calum Malcolm.

Assez curieusement depuis le disque pour enfants Tickettyboo (2002) et une compilation "Scottish women" éditée par Greentrax en 2004, il n'y avait plus de trace discographique de Mari MacInnes.

Treize ans plus tard, ce vide est enfin comblé puisque Mairi a enregistré un nouveau cd en 2015 : "Gras".

Je n'ai pas encore ce disque auquel ont participé Karen Matheson, Aaron Jones (Old Bilnd Dogs) entre autre mais nul doute que Mairi MacInnes avec tout son talent nous aura concocté un autre petit bijou.

Pour plus d'infos :

Mairi MacInnes
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 22:13
Hearts of olden glory (Runrig)

Mon coup de coeur du moment, une ancienne chanson du groupe Ecossais Runrig.

Ancienne puisque "Hearts of olden glory" était sortie en 1987 sur l'album "The Cutter and the Clan".

A l'époque c'était Donnie Munro qui était le chanteur principal du groupe.

Cependant, en 1998, Donnie décide de quitter le groupe (qui était pourtant en pleine gloire) pour se lancer dans une carrière politique.

A cause de son charisme, Donnie Munro, était un peu l'âme de Runrig.

Il avait une voix particulièrement prenante qui convenait très bien au style très rock du groupe.

Donnie Munro chantait aussi une partie des chansons en Gaélique (le reste de ce répertoire étant chanté par Rory Mac Donald).

Bruce Guthro un Canadien de Nouvelle Calédonie l' a remplacé à partir de 1998.

Je dois avouer avoir gardé une préférence pour Donnie Munro mais j'aime beaucoup aussi la voix de Bruce Guthro qui s'est rapidement "fondu" dans le moule de Runrig.

Ce qui fait que ce groupe n'a absolument rien perdu de ses qualités.

Bruce Guthro a un très bon registre vocal qui lui permet de chanter dans de nombreux styles y compris en Gaélique (langue avec laquelle il s'est familiarisé).

J'ai donc choisi une version récente pour vous présenter cette chanson poétique que j'interprète comme un message d'espoir.

Voici donc Runrig dans sa composition actuelle :

Bruce Guthro : guitare acoustique et chant.

Rory Mac Donald : guitare basse et chant.

Calum Mac Donald : percussions et vocaux.

Brian Hurren : claviers

Iain Bayne : Batterie

Malcolm Jones : guitare électrique, accordéon et vocaux.

Hearts of olden glory :


There's thunder clouds
Round the hometown bay
As I walk out
In the rain
Through the sepia showers
And the photoflood days

I caught a fleeting glimpse
Of life
And though the water's
Black as night
The colours of Scotland
Leave you young inside

There must be a place il doit y avoir un endroit
Under the sun sous le soleil
Where hearts of olden glory où les coeurs des "anciennes gloires"
Grow young raje
unissent

There's a vision
Coming soon
Through the faith
That cleans your wound
Hearts of olden glory
Will be renewed

Down the glens
Where the headlands stand
I feel a healing
Through this land
A cross for a people
Like wind through your hands

There must be a place
Under the sun
Where hearts of olden glory
Grow young

Emouvant non ?

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