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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 20:44

Saviez-vous qu'avant d'être popularisée en France par l'Héritage des Celtes de Dan Ar Braz, cette chanson

faisait partie du répertoire de Capercaillie.

 

"Canan nan Gaidheal" avait en effet été écrite en Gaélique écossais par Murdo Mac Farlane dans

les années '70.

Il s'agit d'une chanson pour promouvoir la langue Gaélique.

 

La série d'émisions télé "Transatlantic sessions" réunit de nombreux musiciens Ecossais et Irlandais.

Depuis de nombreuses années, ils unissent leurs talents pour enregistrer des vidéos de chansons et de musiques traditionnelles.

Pour notre plus grand bonheur car ils prennent beaucoup de plaisir à interpréter ce si vaste répertoire.

 

les Irlandais Donal Lunny (bouzouki) et Mairead Ni Mhaonaigh (chanteuse du groupe Altan) viennent

se joindre à Karen Matheson (chant), Donald Shaw (accordéon) et Charlie Mac kerron (fiddle).

 

 

 

 

Cànan nan Gàidheal

Cha b' e sneachda 'san reòthadh bho thuath
Cha b'e crannadh geur fuar bho'n ear
Cha b'e uisge 'san gailleon bho'n iar
Ach an galair a blen bho'n deas
Blàth, duilleach stoc agus freumh
Cànan mo threubh 's mo shluaidh.

Séist
Thig thugainn, thig co-rium gu siar
Gus an cluinn sinn ann cànan nam Féinn
Thig thugainn, thig co-rium gu siar
Gus an cluinn sinn ann cànan nan Gàidheal

‘S iomadh gille thug greis air a' chuibhl'
‘S an dubh-oidhche thog fonn Gàidhlig a' chridh
‘S iomadh gaisgeach a' bhrosnaich 'sa bhlàir
Gu euchd nuair bu teòtha bha'n strì
O Ghàidheil! O caite ‘n deach d'uaill
‘Nad Chìne 's ‘nad chànan 's do thir?

Sèist

Ged theich i le beath' as na glinn
Ged ‘s gann an diugh chluinntear i nas mo
O Dhuthaich MhicAoidh fada tuath
Gu ruig thu Druim-Uachdar nam bo
Gigheadh dhi na h-Eileanan Siar
Bi na claidheamh ‘s na sgiath ‘nad dhòrn.

Sèist

 

language1

 

The language of the Gaels

'Twas not the snow and frost from the North
'Twas not the bitterly cold wind from the East
'Twas not the rain and the storms from the West
But the blight from the South
That withered the blossom, the foliage, the trunk and the root
Of the language of my clan and my people.

Chorus
Come, come with me to the West
Till we hear the language of the Fingalians
Come, come with me to the West
Till we hear the language of the Gaels.

Many's a lad who took a spell on the wheel
Whose spirits were raised by a Gaelic song
Many's a hero was incited to herism in war
When the battle was raging at its hottest
O Gaels, where has your pride
In your ancestry and language gone?

Chorus

Although it fled for its life from the glens
Although it is rarely heard nowadays
From the land of MacKay in the far North
Right down to Drumochter of the cattle
Nevertheless in the Western Isles
You be armed with sword and shield.

Chorus

 

 

Quelques années plus tard, en compagnie de Dan Ar Braz, Karen Matheson, Donald Shaw et Donal Lunny allaient ré-enregistrer cette chanson pour l'Héritage des Celtes.

Pour notre plus grand bonheur !

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 23:32

Encore une petite incursion dans le répertoire très vaste de ces sympathiques Ecossais.

Avec cette fois une composition très rock chantée en Anglais.

Extraite de l'album "Capture the Heart" (1990) cette chanson fut écrite par les frères Mac Donald (Calum pour les paroles, Rory pour la musique).

apple 

J'adore cette chanson très entraînante qui a le don de me mettre de bon humeur à chaque fois que je l'écoute.

J'ai toujours envie de la chanter en même tant que le disque.

 

Une fois de plus, on ne peut qu'être sous le charme de la superbe voix de Donnie Munro, des vocaux des autres membres, de la guitare de Malcolm Jones, des percus de Calum Mac Donald, des claviers de Peter Whisart, de la basse de Rory Mac Donald et des terribles drums de Iain Bayne.

 

 

Ecoutez plutôt.

 

 

 

 

Life support genius at the end of time
The greatest living brain alive
A breath of chance matter from a falling star
The power is sour and reaches far

The apple came down
It had to fall
Where men grew wise
Minds grew small
Newton and Adam
Lost and found
The apple must fall
To the ground

There's not long left, it's a race against time
The saint's close, he could lose his mind
Like he lost his body here on planet Earth
When he holds the key to the universe

The apple came down
It had to fall
Where men grew wise
Minds grew small
Newton and Adam
Lost and found
The apple must fall
To the ground

A mighty spark to keep him there
Trigger to power, wire to pain
Direct inject pleasure when the going gets rough
Don't believe in God and all that stuff

The apple came down
It had to fall
Where men grew wise
Minds grew small
Newton and Adam
Lost and found
The apple must fall
To the ground

The apple came down
The atom must fall

 

 

...la pomme est descendue,

   elle devait tomber.

   là où les hommes devirent sages 

   les esprits devirent petits.

   Newton et Adam

   ont perdu et trouvé

   la pomme est descendue

   sur le sol.

    ...

   La pomme est descendue

   l'atome doit tomber.

 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:18

Deuxième petit tour d'horizon des fratries de musiciens celtes, en Ecosse cette fois.

Je sais qu'il y en a beaucoup plus mais comme d'habitude, je ne parlerai que des artistes que je connais soit quatre couples de frères.

 

La première paire est même un trio puisque qu'il y a en réalité trois frères MacDonald.

Angus, Allan et Iain MacDonald ont la particularité d'être tous les trois sonneurs de cornemuse.

Comme chacun sait, le bagpipe est probablement l'instrument qui symbolise le mieux l'Ecosse.

 

L'image de cet instrument est est indiscociable de celle des Pipe-bands et de la musique militaire.

Instrument très sonore, la grande cornemuse à trois bourdons (notes continues) a, petit à petit

été utilisée dans d'autres répertoires.

Entre autres, la musique classique pour cornemuses (pibroch ou piobaireachd) qui sont des compositions en général très lentes avec de nombreuses variations très élaborées.

et bien sûr, depuis le revival folk des années '70, la musique traditionnelle.

 

Les trois frères MacDonald sont originaires du village de Glenuig près de Moidart.

Situé à l'ouest des Highlands, ce village fait partie de la communauté Gaélique.

Et cette langue sera donc au départ la langue maternelle des MacDonald.

 

Très jeunes, les trois frères vont donc d'intéresser à la tradition des chants en gaélique et vont apprendre à jouer de la cornemuse.

Angus MacDonald aura John M.MacKenzie comme professeur à la Queen Victoria school de Dunblane.

Durant ses études de médecine à Glasgow, Angus jouera avec le British Caledonian Airways pipe band.

A cette époque, il s'intéressa aussi à l'association de la cornemuse avec d'autres instruments de la musique folk.

Arrivé à un excellent niveau, Angus Mac Donald remporte de nombreux concours de cornemuse à Oban et à Inverness.

 

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Devenu médecin, Dr Angus MacDonald continue à se passionner pour la musique.

Il est à l'origine du festival "Feis in Barra" créé pour promouvoir la musique et la langue Gaélique.

Et cette passion continue de se développer même quand il part s'installer à Cape Breton au Canada.

 

De retour en Ecosse, Dr Angus MacDonald va continuer à développer la pratique de la cornemuse : recherches, enseignements, show télévisés...

Un emploi du temps très chargé lui ayant seulement donné l'occasion d'enregistrer deux disques :

"An Sireadh Spors " (looking for fun)  interprétation solo à la cornemuse.

"Maidean Dubh 'an Donais" (the black stick of the Devil) où Angus se fait accompagner par d'autres

musiciens.

 

 

 

 

Comme ses deux frères, Allan MacDonald  a d'abord parlé le Gaélique dans son village natal avant d'apprendre l'Anglais.

A l'âge de neuf ans, c'est d'abord John M.MacKenzie qui lui a enseigné les rudiments de la cornemuse avant de poursuivre son apprentissage auprès de Bob Nicol et de Roddy MacDonald.

Très doué également, Allan participe à de nombreuses compétitions musicales et remporte des prix.

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Allan MacDonald participe aussi au revival folk des années '70 & '80 en explorant d'autres manières de jouer la cornemuse.

De même, il fait des études comparatives entre les styles d'interprétations des Piobaireachd au 18 ème siècle et au 20 ème siècle.

Développant aussi ses recherches en associant des paroles en Gaélique sur des musiques de

Piobaireachd.

Resituant ainsi les musiques dans leur contexte socio-liguistique.

Allan Mac Donald écrit même une thèse sur le sujet présentée à l'université d'Edinbourg en 1995.

 

Allan apprend aussi d'autres instruments comme les whistles et le small pipe (petite cornemuse à soufflet) et est également chanteur.

Allan enregistre plusieurs cd :

  • Fhuair mi pog (1998), Greentrax
  • Ceol na Pioba – Piob Mhor (2000)
  • Colla mo Run (2001), Greentrax
  • Piping Centre Recital Series 3 Volume II

Allan MacDonald enregistre aussi avec la chanteuse Margaret Stewart.

 

 

Iain MacDonald est donc le cadet de cette fratrie de Glenuig dans les Highlands.

Iain va bien entendu suivre la trace de ses deux ainés tout en étudiant, en plus de la cornemuse,

la flûte traversière en bois et les whistles.

Brillant musicien lui aussi, il a également remporté de nombreuses compétitions.

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Au début de sa carrière, Iain enregistre en compagnie d'autres artistes un cd principalement consacré aux cornemuses : A Contrversy of Pipers.

 

Iain MacDonald est d'avantage connu dans le folk-song car il a été membre du groupes Ossian dans les années '80 et du groupe Battlefield Band.

Fin des années '70, les Tannahill Weavers furent un des premiers groupes écossais à introduire la cornemuse dans leur musique.

Bientôt suivis par le Battlefield Band et par le groupe Ossian.

C'est là que j'ai découvert Iain MacDonald qui rejoignit le groupe à partir du troisième album (Dove Across the water).

Je me souvendrai toujours du titre "Duncan Johnstone" qui démarrait le cd interprété par Iain avec une

étonante maîtrise.

Après la séparation (provisoire) d'Ossian, Iain va rejoindre le Battelfield Band d'Alan Reid.

Avec eux, Iain va enregistrer quatre albums.

Il jouera ensuite avec les Wolfstone un groupe écossais aux accents plus rock.

Plus récemment, Iain MacDonald a fait un cd avec le violoniste Iain MacFarlane (The First Harvest).

 

A ce jour, les trois frères MacDonald restent des références incontournables en matière de cornemuse écossaise.

 

 

 

 

J'ai déjà présenté dans d'autres articles les trois fratries suivantes.

Mais ils ont bien entendu leur place dans une article consacré aux frères Ecossais.

 

Tout d'abord les frères Jackson.

William Jackson et George Jackson sont avant tout connus comme les membres fondateurs du

groupe Ossian.

Vu que leurs grands parents paternels sont Irlandais, George et William Jackson vont séjourner en Irlande à de nombreuses reprises.

Et la musique Irlandaise fera donc partie de leurs influences musicales.

William Jackson apprendra d'ailleurs à jouer de l'uilleann pipe (cornemuse irlandaise).

 

En 1974, George et William Jackson forment le groupe "Contraband".

Avec la chanteuse Mae McKenna, le guitariste Peter Cairney, le batteur Alec baird et déjà le violoniste

John Martin.

Ils enregistrent un album mais se séparent quand Mae Mckenna décide de démarrer une carrière

en solo.

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                                                             John Martin - George Jackson

                                                     Billy Ross- William Jackson - Tony Cuffe

Les Jackson et John Martin engagent alors le chanteur Billy Ross et forment le groupe Ossian en 1976.

 

Multi-instrumentiste (Flûte, fiddle, guitare, mandoline, sistre, whistle) et choriste, George Jackson va

jouer dans les six premiers disques d'Ossian ainsi que dans les suites instrumentales composées par son frère (St. Mungo, The Wellpark Suite...).

 

La musique d'Ossian était particulièrement bien harmonisée et mélodieuse.

Une interprétation classique de la musique traditionnelle écossaise.

Des musiciens qui se complétaient parfaitement sur des arrangements subtils où se mêlaient flûte,

harpe, cornemuse, violon...

A côté des instrumentaux, toute une série de chansons et de ballades en Gaélique et en Anglais.

Chansons inteprétées avec beaucoup de talent par Billy Ross ou Tony Cuffe selon les époques.

 

Le groupe Ossian tournera jusqu'en 1989 avant sa séparation.

En dehors d'Ossian, sa carrière en solo se résume à un seul album : "Cairistiona" enregistré avec

la chanteuse Maggie MacInnes.

George Jackson décède malheureusement en 1998.

 

 

William (Billy) Jackson en plus d'être musicien est aussi un compositeur très créatif.

Déjà avec Ossian, la plupart des morceaux non traditionnels étaient de lui.

 

Dans sa carrière en solo, William Jackson va donc donner libre cours à son imagination de harpiste.

Il va enregistrer de nombreux disques (certains à la demande d'organisations pour promouvoir l'un au l'autre évènement en Ecosse).

Soit avec principalement la harpe celtique.

Soit avec une série de musiciens venus du folk, du rock ou de la musique classique.

 

William Jackson a une vie très bien remplie.

Se partageant entres les enregistements, les tournées en Europe et aux U.S.A., les cours de harpe

et aussi la musico-thérapie qu'il pratique dans les hopitaux et écoles de Glasgow et d'Aberdeen

ainsi qu'à Ashville aux U.S.A.

 

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En 1997, il décide de reformer Ossian avec Billy Ross.

Ils font appel à Stuart Morisson (fiddle) et Iain MacInnes (pipes-whistles) pour les épauler.

"The Carrying Stream" sera donc le septième et dernier cd du groupe Ossian.

William Jackson enregistra aussi deux autres disques avec Billy Ross : The Misty Mountain en 1984

et Shore Street en 2000.

 

Depuis 2008, il collabore et joue en concert avec la harpiste Irlandaise Grainne Hambly.

Ce mélange de deux harpes celtiques est vraiment très réussi.

Et les deux artistes revisitent les répertoires d'Ecosse et d'Irlande avec beaucoup de sensibilité.

Ils ont déjà donné de très nombreux concerts.

Et également enregistré un cd : Music from Ireland & Scotland (2010).

 

Quelques autres titres :

Heart Music (1987)

Celtic Experience (1998)

Inchcolm (1995)

A Scottish Island (1998)

Land of Light (1999)

Notes from a Hebridean Island (2001)

Duan Albanach (2003)

The New Harp (2008)...

 

 

Les frères Cunningham sont aussi parmi les plus dignes représentants de la musique folk écossaise.

 

Johnny Cunningham est né ne 1957 et a commencé l'apprentissage du violon à l'âge de six ans.

A l'âge de 13 ans déjà, il formait avec son frères Phil et quelque copains un groupe folk qui allait s'appeler Silly Wizard.

Capable de jouer de manière très rapide, Johnny Cunningham est aussi très fort quand il interprète

des morceaux plus lents qu'il joue de façon très raffinée.

Johnny Cunningham était un musicien de très haut niveau, probablement un des meilleurs violonistes

Ecossais.

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A différents moments de leurs carrières, lui et son frère Phil (qui est un virtuose de l'accordéon) se

sont retrouvés pour jouer ensemble et faire de nombreuses tournées tant en Europe qu'aux

Etats-Unis.

Johnny Cunnigham a fait partie d'un certain nombre de groupes : Raindogs, Relativity (encore avec

son frère) , Nightnoise et aussi Celtic Fiddle Festival.

Ce dernier groupe avait la particularité de réunir trois violonistes : Christian Lemaître (un Breton),

Kevin Burke (un Irlandais) et Johnny (Ecossais) avec un guitariste pour les accompagner.

Dans leur répertoires, Celtic Fiddle Festival reprenait des morceaux de ces trois régions celtes.

Les titres étaient joués soit seul, soit à deux, soit à trois ce qui donnait beaucoup de variété à

ces albums.

De même, on pouvait bien distinguer les manières de jouer de ces trois musiciens hors pair.

Plus tard, Johnny Cunningham a colloboré avec d'autres artistes comme la chanteuse Suzane McKeown

(Peter & Wendy) , Seamus Egan, Bill Morrissey et le groupe rock "Hall & Oats".

Johnny est hélas décédé d'un arrêt cardiaque en 2003.

 

Phil Cunningham en plus de l'accordéon joue également des whistles, claviers, sistre et guitare.

Tout comme son frère, Phil est un musicien d'exception.

 

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Né en 1960 à Edinbourg, Phil va apprendre l'accordéon très jeune et deviendra professionnel à l'âge

de 16 ans en rejoignant son frère au sein de Silly Wizard.

Un fameux groupe avec le chanteur Andy M. Stewart, le bassiste Martin Hadden et le guitariste

Gordon Jones.

Groupe qui contribua de manière importante au revival folk Ecossais dans les années '70 & '80.

Après la séparation de Silly Wizard, Phil Cunningham enregistra deux albums en solo.

Puis, encore avec son frère, il forma le groupe Relativity en compagnie de Triona Ni Domnail et

Micheal O' Domnhail.

Deux cd avec de la musique traditionnelle et des compositions.

 

Phil et Jonnny Cunningham continuèrent ensuite chacun de leur côté.

Tout en se retrouvant de temps à autres pour des tournées en duo.

Ce qui est toujours un évènement car en plus d'être des musiciens surdoués, les frères Cunningham

ont énormément d'humour.

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Mais Phil Cunningham a depuis de nombreuses années formé un autre duo avec Aly Bain le terrible

violoniste des Shetlands.

Ensemble, ils ont déjà enregistré sept albums.

Parmi ses nombreuses autres collaborations, Phil Cunningham a aussi enregistré avec Connie Dover

et avec Kris Drever.

Phil qui a également composé pour le théatre et la télévision est vraiment un ambassadeur de la

musique Ecossaise.

 

 

 

 

Pour terminer, je vais de nouveau vous parler de frères MacDonald mais d' autres MacDonald car ce nom est très répandu en Ecosse.

 

Rory MacDonald et Calum MacDonald sont d'avantage connus en tant que membres du groupe Runrig.

Né en 1949, Roderick alias Rory MacDonald est le bassiste du groupe.

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C'est lui qui écrit une bonne partie des musiques du groupe tandis que son frère Calum écrit

les paroles des chansons.

Rory avait d'abord commencé par l'accordéon avant d'apprendre la guitare puis la basse.

 

Né en 1953, Calum MacDonald est le percussionniste de Runrig.

 

C'est en 1973 que les deux frères originaires des îles Hébrides décident de former ce groupe

qui est à la fois très rock et très enraciné dans la musique Ecossaise.

Un répertoire avec beaucoup de compositions et un peu de musique traditionelle.

Des chansons en Gaélique et en Anglais qui traitent de nombreux sujets touchant la politique, l'histoire

et la vie des Ecossais en général.

Batterie, guitare basse, guitare électrique, percussions, claviers sont les ingrédients principaux

de cette musique qui accueille parfois un peu de cornemuse et d'accordéon.

 

  Runrig c'est aussi un art de chanter en groupe.

Car en plus des solistes que sont Donnie Munro (jusqu'aux années '90), Bruce Gruthro ou

Rory MacDonald, tous les membres du groupe aiment reprendre certains couplets en coeur.

Entre autre les parties à capella chantées en Gaélique.

 

Il faut préciser que Calum et Rory MacDonald sont de très ardents défenseurs de cette langue.

ce qui est logique puisque le Gaélique était et est toujours parlé sur l'île de Skye et les autres

îles Hébrides.

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Calum MacDonald

 

Indiscociables, les deux frères MacDonald sont donc ensembles depuis bientôt quarante ans !

Et Runrig remporte toujours un succès énorme tant en Ecosse que sur la scène internationale.

Drainant des milliers de fans à chacun de leurs concerts.

 

 

Avec de telles fratries, nul doute que la musique Ecossaise a encore de belles années devant elle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 10:35

Petit flash back avec nos amis les Tannahill Weavers, alias les Tannies.

Comme expliqué dans mes articles précédents,

Le concert des Tannahill Weavers ,

Les Tannahill Weavers à Dison ,

Tannahill Weavers

ma passion pour ce groupe date de 1978 lorsque j'ai découvert leur deuxième album "The old woman's dance".

  tannies1

 

En regardant à gauche de la vielle dame, on reconnaît : Phil Smilie, Mike Ward, Alan Mac Leod

et en dessous Roy Gullane et la tête de Hudson Swan.

Ce sont eux qui m'ont véritablement fait découvrir le "revival folk" écossais.

 

Je vous ai parlé de ma joie indescriptible quand j'ai pu les voir en concert à Dison en novembre 2010.

Phil Smilie et Roy Gullane font vraiment partie des "héros" de mon adolescence.

 

 

Bien sûr qu'en 1978, j'aurais aussi aimé les voir en live mais je n'ai jamais eu la chance d'aller en Ecosse. De plus, ce genre de spectacles n'étaient pas diffusés sur nos chaînes francophones.

 

Trente trois ans plus tard, avec Internet et You Tube, des rêves sont à présent réalisables.

Voici un lien vers une vidéo réalisée par la télévision écossaise en 1978.

Il s'agit d'un concert d'un jeune scottish band ...

 

link

 

De gauche à droite, Mike Ward (fiddle guitare, chant) , Hudson Swan (bouzouki ,chant, glockenspiel) , Roy Gullane (chant, guitare, bouzouki), Phil Smilie (whistle, flûte, bodhran, chant) , Alan Macleod (cornemuse, whistle, bodhran).

 

28 minutes de bonheur avec 6 titres extraits de cet album.

Très symapthique comme toujours, Roy Gullane présente les morceaux avec beaucoup d'humour.

Une suite de reels puis la chanson "Cam ye o'er frae France" puis "The deil's awa' wi' the exciseman" qui se termine par une gigue.

Vient alors "Bonnie was yon Rosie Briar" chantée par Mike Ward et qui est une de mes préférées.

Puis le célèbre titre "The Mc Gregors" qui se termine par un terrible reel à la cornemuse bien soutenue par le bouzouki d'Hudson Swan.

De tous les joueurs de cornemuse qui ont fait partie des Tannies, je garde une préférence pour Alan MacLeod qui tirait une sonorité très pure de son instrument.

Et enfin une suite de gigues qui est devenue l'hymne des tannahill Weavers : "The Geese in the Bog".

 

 

Pour tous les fans des Tannies, une vidéo à savourer sans modération.

secours 1913

 

Slainté !

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 23:11

"Beat the drum" est le titre d'une ancienne chanson de Runrig.

Je ne parlerai pas de cette chanson ici mais ce titre convenait on ne peut mieux pour introduire la vidéo ci-dessous.

Encore Runrig me direz vous...mais quand on aime, on ne compte pas.

J'ai toujours été touché par le mélange de rock et d'émotions véhiculées par ce groupe.

Ces Ecossais à la fois si modernes et si enracinés dans la tradition de leur pays.

Qu'ils chantent en anglais ou en gaélique, il y a quelque chose de terriblement communicatif dans leur prestation sur scène.

Quelque chose qui crée un lien très fort entre le groupe et les milliers de fans qui assistent à chancuns de leurs concerts.

 

La vidéo ci-dessous est assez étonnante.

Pour une fois à la guitare acoustique, Rory Mac Donald démarre le chant.

Puis apparaissent quatre terrribles joueurs de tambours :

Iain Bayne, le batteur,

Calum Mac Donald, le percussionniste

mais aussi Brian Hurren le claviériste

et notre ami Malcolm Jones, le guitariste.

"A Reiteach and drums" est un temps fort de ce concert avec en vedette le batteur Iain Bayne qui y va d'un solo époustouflant.

 

 

 

Beat the drum, battez du tambour !

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:01

Comme annoncé il y a peu, les Tannahill Weavers se sont produits à Dison ce vendredi 26 novembre dernier.

Un évènement pour moi car c'est la première fois que j'avais l'occasion d'applaudir ce groupe qui est

mon préféré en musique écossaise.

 

Les Tannahill Weavers, je les ai découvert en 1978.

Je me souviens très bien qu'à l'époque j'étais un étudiant de 21 ans.

En pleine session d'examens, je me revois encore avec mon costume bleu ciel, rentrant à Verviers en faisant un détour par le disquaire du coin.

Au milieu des disques de musique classique il y avait là une pochette amusante avec une vieille dame en train de danser entourée de musiciens.

"The old woman's dance" tel était le titre de ce 33 tours et le nom du groupe : The Tannahill Weavers".

secours 1913

                                    Alan MacLeod-Hudson Swan- Roy Gullane- Phil Smilie-Mike Ward                                       


J'ai directement acheté ce vinyle, très curieux de découvrir cette musique écossaise dont je ne connaissais rien excepté quelques titres d'Alan Stivell.

Directement, j'ai été séduit par ces voix magnifiques et ces instrumentaux super-rythmés.

Je ne comprenais pas grand chose aux paroles mais ces chansons étaient tellenent entraînantes que je les chantais en même temps que le disque.

Pas étonnant donc que j'aie voulu renouveler ce plaisir en essayant de me procurer tous leurs disques.

En Belgique à l'époque, ce n'était pas toujours évident de les trouver mais mes voyages en Bretagne, mes commandes aux U.S.A. et l'apparition des magasins FNAC dans les années '80 m'ont permis de n'en manquer aucun.

Un disque des Tannahill, c'est un plaisir sans cesse renouvelé car ils n'ont guère changé de style depuis 1976 (mis à part leur album "Passage" un peu plus électrique) mais pourquoi changer quand on est excellent, quand on est au sommet ?

J'espère pouvoir encore acheter de nombreux disques des "Tannies".


C'est en effet en 1976 que Roy Gullane (guitare et chant), Phil Smilie (flûtes), Hudson Swan (bouzouki) et Dougie Mac Lean (fiddle,mandoline) fondent le groupe en s'inspirant du nom de Robert Tannahill un poète écossais du 18 ème siècle auteur de nombreux textes et chansons.

 

secours 1900

Dougie MacLean -Phil Smilie-Roy Gullane-Hudson Swan

 

 

Leur premier disque "Ar ye sleeping Maggie" sortira la même année.

 

Les Tannahill Weavers vont rapidement connaître le succès.

D'abord en Ecosse puis dans le reste de l'Europe et aux U.S.A.

C'est à partir du deuxième album qu'ils vont incorporer la cornemuse dans leurs enregistrements lorsque le jeune sonneur Alan Macleod rejoint le groupe.

Un peu plus tard, d'autres groupes comme "Ossian" ou le "Battlefield Band" feront de même, prouvant que la grande cornemuse pouvait être utilisée en dehors des pipe-bands.

Depuis 1976, une série de musiciens sont devenus membres puis ont quitté les "Tannies" mais ils ont toujours gardé la même ligne musicale.

Pour mon plus grand plaisir d'ailleurs.

je parlais de chansons très rythmées mais il y a aussi les ballades et les chansons plus calmes dont les musiques sont particulièrement mélodieuses.

Il y a aussi des titres chantés à capella à quatre ou cinq voix avec des arrangements très poussés qui me font dire que les Tannahill sont sûrement un des meilleurs groupes celtes au niveau vocal.

Et au niveau instrumental, ils assurent très bien également.

 

En 2007, les Tannies ont sorti leur quinzième album (Live & in Session) qui a été enregistré en partie en public et en partie en studio.

Des reprises en concert et aussi sept nouveaux titres.

Une fois de plus un excellent cd que je conseille à tous les amateurs de bonne musique écossaise.

 

secours 19211

         John Martin- Roy Gullane- Phil Smilie- Les Wilson- Colin Melville

 

 

 

Et puisque je parle de "live", il serait peut-être temps d'en venir au concert de Dison.

Trente deux ans après avoir acheté "The old woman's dance" j'allais enfin voir les Tannahill Weavers !

 

Leslie Wilson (chant et bouzouki) a malheureusement quitté le groupe mais Roy Gullane, Phil Smilie, John Martin et Colin Melville sont bien là devant nous.

Inutile de dire que j'ai été ému en voyant "en vrai" des idoles de ma jeunesse.

Roy et Phil sont là depuis le début, tandis que je connaissais aussi John Martin qui fut d'abord membre du groupe "Ossian".

La petite salle du centre culturel est pleine comme un oeuf et les organisateurs ont même dû refuser du monde.

D'emblée Roy Gullane se montre très chaleureux avec le public.

Il présente les titres avec beaucoup d'humour et nous invite à participer.

John Martin est un brillant violoniste.

Une valeur sûre qui arpente les scènes d'Europe et du monde depuis 1976.

Son jeu est d'avantage marqué par les coups d'archets bien dans le style de ce qui se pratique en Ecosse. John est aussi choriste dans la plupart des chansons.

Phil Smilie est un terrible flûtiste. La flûte traversière en bois et aussi les whistles n'ont plus de secrets pour lui. Phil est aussi un fameux joueur de bodhran. C'est fou le rythme qui se dégage de son "tambourin".

En plus, Phil Smilie est un choriste très doué qui ose beaucoup de choses avec sa voix haut perchée.

Il est pour beaucoup dans la qualité des harmonies vocales.

Colin Melville est le petit jeune de la bande. Après Alan Macleod, plusieurs "pipers" ses sont succédés au sein du groupe.

Colin Melville est un très bon musicien. Il alterne la grande cornemuse avec le small pipe (qui est une petite cornemuse à soufflet) et ausssi les whistles. Parfois, il enchaîne les trois instruments dans un même morceau !

Et enfin Roy Gullane qui est vraiment l'âme des Tannies.

J'ai toujours adoré sa voix grave et prenante.

A la guitare, il se charge de toute la rythmique (depuis le départ de Les Wilson) et il a du mérite car il doit équilibrer les accompagnements par rapport aux trois solistes.

Pour qu'il y aie une bonne "balance" entre les notes basses et les notes aïgues du fiddle, de la flûte et de la cornemuse.

Roy accomplit cette tâche avec enthousiasme et conviction, un musicien très complet !

 

Au programme, des titres choisis ça et là dans l'ensemble de leurs albums.

Les Tannies ont une préférence pour les gigues ( comme "The geese in the Bog , The Athole Highlanders...) qu'ils maîtrisent à la perfection.

Des chansons plus mélodieuses les unes que les autres (Are ye sleeping Maggie, Jamie Raeburn's Farewell...)

Ce soir là, un public de tous âges fut très vite conquis par la qualité musicale et le dynamisme des Tannahill Weavers.

Y compris des gens qui ne connaissaient pas une note de leur répertoire et qui tombèrent de suite sous le charme.

Un public en symbiose totale avec le groupe.

Participant aux instrumentaux en tapant des mains et aux chansons en répétant les phrases apprises par Roy Gullane.

Comme dans " The Plooboy Laddies"

Doon in yonder den there's a plooboy lad
An' summers day he'll be a' my ane
Chorus:
   And sing laddie aye, and sing laddie oh
   The plooboy laddies are a' the go...

 

ou dans "The final Trawl"

...Now it's three lang years since we made her pay
   Heave away my laddie o
   And the owners say that she's had her day
   And sing haul away my laddie o...


 

Instrumentaux décoiffants, chansons prenantes, tout était au rendez vous pour un inoubliable concert.

Vraiment j'ai été comblé.

Après une série de rappels, il fallu bien prendre congé des Tannies.

A regret car l'assemblée aurait volontiers signé pour une troisième partie...

Mais ce sera pour une autre fois.

 

A la fin du spectacle, j'ai pu m'entretenir quelques instants avec Roy Gullane et le féliciter pour toute sa carrière.

Roy est vraiment quelqu'un de très sympathique et de très gentil.

En fait quelqu'un qui aura marqué ma jeunesse et qui m'enchante toujours...un certain nombre

d' années plus tard.

Tannahill Weavers

Grand merci à vous les Tannies !

Revenez quand vous voulez.

Merci aussi à Paul et aux autres organisateurs d'avoir fait venir ce super-groupe écossais. 

 

 

Tannahill Weavers  

 

Pour voir toute la discographie et lire toutes les paroles : link

(un site très bien fait)   

 

  Oh, are ye sleepin' Maggie
  Oh, and are ye sleepin' Maggie
  Let me in for loud the linn 
  Is howlin' ower the warlock Craigie...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 23:39

Petit hommage au guitariste de Runrig, Malcolm Jones.

Né en 1959 à Inverness, Malcolm Jones rejoint Runrig en 1979.

Très vite il va s'affirmer comme un excellent guitariste.

malcolm

Bien que relativement calme sur scène, Malcolm, fait apprécier toute sa technique aux très nombreux fans du groupe.

De temps à autre, il joue aussi du tambour, de la cornemuse ou de l'accordéon.

ET bien sûr, comme les autres membres de Runrig, Malcolm Jones apporte sa contribution vocale tant en anglais qu'en gaélique.

Hélas en 2009, Malcolm est victime d'un arrêt cardiaque et devra subir une opération nécessitant un pontage.

Le groupe sera bien sûr obligé d'annuler des tournées en Allemagne et en Autriche.

A présent, Malcolm se remet petit à petit mais doit toujours se ménager.

 

Dans mes articles précédents consacrés à Runrig, j'avais présenté des vidéos du groupe dans son ancienne formation.

A présent, le chanteur Donnie Munro a été remplacé par Bruce Guthro et le claviériste Brian Hurren a remplacé Peter Whisart.

Rory Mac Donald (basse et chant), Iain Bayne (batterie) et Calum Mac Donald (percussions) sont quant à eux toujours en très grande forme.

 

Dans la vidéo ci-dessous, Malcolm Jones nous gratifie d'un terrible solo.

A un moment donné, il joue même un air traditionnel (Mairi's Wedding) en étant soutenu de façon magistrale par les drums de Iain Bayne.

Du très grand art !

Merci à toi Malcolm !

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:55

Pour leur unique date de concert en Belgique, les Tannahill Weavers  ont choisi de se produire à Dison, près de Verviers.

Un évènement car les Tannahill Weavers, c'est tout simplement une "pointure" de la musique écossaise.

Qu'un groupe de cette qualité se produise dans notre région, c'est tout bonnement exceptionnel !

Les "Tannies", ce sont des instrumentaux souvent très rythmés, des voix magnifiques avec des chansons parfois chantées à capella.

Probablement un des meilleurs groupes celtes au niveau des harmonies vocales.

Depuis 1976, Phil Smilie (flûtiste) et Roy Gullane (chanteur & guitariste) nous enchantent avec un répertoire très vaste emprunté à la musique traditionnelle d'Ecosse.

Des musiciens exceptionnels et enthousiastes que sont venus rejoindre Colin Melville à la cornemuse, John Martin au violon et Leslie Wilson au bouzouki.

 

 

Le Centre Culturel de Dison (juste à côté de Verviers) est une petite salle très conviviale qui accueille régulièrement des artistes venus d'horizons très divers.

J'ai déjà eu l'occasion d'y voir le groupe irlandais "Snakes in exile" à deux reprises.

L'ambiance de ces concerts était particulièrement chaleureuse.

Snakes in Exile (the snakes are back)

Snakes in Exile

Nul doute que ce sera encore le cas ce vendredi 26 novembre.

 

Si vous aimez le musique celtique et le folk écossais, si vous habitez la province de Liège, l'arrondissement de verviers ou les pays limitrophes ne manquez  ce concert à Dison sous aucun prétexte !

 

Pour tous renseignements cliquez ci-dessous

link

 

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:11
Fondé en 1969 par quatre étudiants de Glasgow, ce groupe deviendra professionnel dans le courant des années '70.
Fin 1976, Alan Reid, John Gahagan, Jamie McMenemy et Brian McNeill enregistrent leur premier disque.
Deuxième album (At the front) en 1978. Le chanteur Pat Kilbride a remplacé John Gahagan.

Tournant à partir de 1979, avec l'incorporation d'une cornemuse dans la musique de Battlefield.
A partir de cette date, il y a aura toujours un cornemusier dans le groupe.
Et cet instrument, couplé aux claviers d'Alan Reid sera un peu le signe distinctif de ce groupe écossais.

Au fil du temps, le groupe aura souvent changé de musiciens mais ces changements se feront toujours en douceur sans que le style musical du groupe en soit modifié.

batt3
Alan Reid (claviers, guitare, accordéon, chant) est en fait le fil conducteur de ce band.
Il est le seul à être toujours là depuis le début.
Depuis 1979, les autres instruments se sont toujours articulés autour de lui car il y a toujours eu un guitariste-chanteur, un violoniste-joueur de cittern et un joueur de cornemuse.

Cette conception musicale de mélanger des claviers avec des instruments traditionnels est moins répandue.
J'en ai parlé il y a peu dans mon article à propos d'Irish Feel où Pierre-François Detongre a un rôle similaire à celui d'Alan Reid.
Irish Feel
En musique celtique, on rencontre plus souvent des groupes uniquement acoustiques (éventuellement un clavier de temps en temps pour servir de fond musical) ou des groupes mixtes qui mélangent sonorités électriques et acoustiques (Stivell, Moving Hearts, Héritage des Celtes, Capercaillie...).
Pour autant qu'elles soient sincères, je pense que toutes les approches sont bonnes.


Paru en 2009, "Zama Zama...try your luck" est le vingt-quatrième album du Battelfield Band.
Une discographie imposante d'autant plus qu'une série des divers membres du groupe ont aussi enregistré des albums en solo.

Avec seulement six disques, je suis loin de tout connaître de leur répertoire.
Heureusement, mes disques se répartissent sur les quatre dernières décennies.

batt7

En 1979, c'étaient encore des 33 tours, et "Sand Easy" fut donc mon premier contact avec Battlefield.
Brian McNeill était un des chanteurs.
C'était aussi un terrible musicien, muti-instrumentiste (fiddle, viole, bouzouki, sistre, mandoline, banjo et concertina).
Deuxième chanteuse, Jenny Clark, une Australienne qui jouait de la guitare, du dulcimer, du sistre et des whistles.
Puis Alan Reid qui en plus des synthés, orgue ou piano chante sur plusieurs titres.
Enfin, Duncan MacGillavray qui fut le premier à introduire la cornemuse écossaise dans le groupe.

J'ai de suite apprécié la variété au niveau des accompagnements.
Le fait que tous les musiciens soient multi-instrumentistes est évidemment un atout.
J'aime beaucoup leur enthousiasme dans les instrumentaux ("Miss Drummond of Perth", "John D.Burgess"...)
Avec sa cornemuse, Duncan MacGillavray donne parfois l'impression de jouer des notes qui rebondissent.


 Au niveau vocal, lorsqu'un des trois chante en solo, les deux autres harmonisent derrière et leurs voix se complètent très bien.
C'est par exemple le cas dans "Seven Braw Gowns" ou "The battle of Falkirk Muir".
De très bons arrangements !

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Autre disque, "Anthem for the Common Man" sorti en 1984.
Alan Reid et Brian McNeill sont cette fois accompagnés par Dougie Pincock (cornemuse, whistles, flûte, small pipe, mandoline et chant) et Alistair Russel (guitare, sistre et chant).
Je trouve qu'il y a dans ce disque plus de variété au niveau des sonorités des claviers.
Claviers qui sont aussi des basses ou des percussions dans certains morceaux.

Les gigues et les reels sont toujours joués de manière aussi dynamique.
Une partie des chansons sont traditionnelles, le reste sont des compositions d'Alistair Russel ou Alan Reid.
La plupart sont chantées à deux voix qui se répondent et se complètent à merveille.
J'aime vraiment bien des titres comme "The snows of France & Holland" ou " The port of Call".
Quant à la chanson "The Yew Tree" c'est un petit bijou !


Le mélange du sistre et du small pipe est tout simplement divin.
"Anthem" est un très bon disque.

batt1

En 1989, Battlefield enregistre un live "Home Ground" avec les mêmes musiciens.
Treize tritres interprétés de façon magistrale devant le public d'Aberdeen.

Une série de très bonnes choses dans ce cd.
Bien sûr, il y a la reprise de l'excellente chanson "The Yew Tree" mais beaucoup d'autres qui sont très bonnes également comme "The rovin dies hard" ou "Fare thee well whisky" et qui sont aussi chantées à deux voix.
"Pincok's Pleasure" est une suite instrumentale que Dougie Pincocks démarre seul à la cornemuse avant d'être progressivement rejoint par les trois autres. Un très bon morceau.

Sur cet album on trouve aussi un truc étonnant "Band of a thousand chances".
Une alternance de chansons mélangeant le rock, le folk et la variété avec des passages instrumentaux.
Un titre à la fois rythmé et festif mais très inhabituel pour ce genre de groupe folk.
Une preuve que ces musiciens sont capables de jouer dans tous les styles.
Le public d'Aberdeen fut conquis ce soir là.

batt4

Pour le cd "Threads" paru en 1995, Alistair Russell et Alan Reid sont toujours bien là.
Iain MacDonald (que l'on a bien connu avec le groupe Ossian) est le nouveau piper et flûtiste.
William Jackson (part 1)
Le quatrième larron est un jeune musicien très prometteur : John McCusker.
C'est sûr que pour remplacer Brian McNeill, Alan Reid se devait d'engager un autre super musicien.
Chose faite car malgré son jeune âge John McCusker est un surdoué du fiddle, du sistre et du low whistle.
Et comme j'ai toujours bien aimé Iain MacDonald pour ses prestations avec Ossian, je ne suis pas loin de penser que cette composition du Battlefield Band est la meilleure.

Donc forcément un tout bon cd avec d'avantage de densité au niveau des accompagnements.
De très belles chanson comme "The same old story" composée par Alan Reid ou le traditionnel "Tramps & Hawkers" chantées à deux voix de façon très prenante.
Des jigs très entraînantes comme dans le titre "Simon Thoumire's jig " composées par John McCusker.


Une fois encore, on est sous le charme des voix du Battlefield Band dans "MacPherson's lament" (un titre  popularisé par les Corries) ou dans "The Arran Convict".
Idem pour les instrumentaux, le rythme bien marqué par la guitare d'Alistair, le brillant fiddle de John, les claviers d'Alan avec leurs notes toujours là où il faut et la terrible cornemuse de Iain.
Tous les ingrédients sont réunis pour produire une musique de très haut niveau.
Un disque à écouter, un de plus.

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Changement d'époque puisqu'on retrouve le Band en 2001 pour l'album "Happy Daze"
Happy Daze, déformation de happy days, à la fois dans la lignée des disques précédents mais aussi avec des évolutions.
Nouveaux membres puisque si John McCusker est resté, la chanteuse Karine Polwart a remplacé Alistair Russel et Mike Katz a remplacé Iain MacDonald.

Karine Polwart (qui joue aussi de la guitare) à une jolie voix à mi-chemin entre l'aïgu et le grave.

Avec sa longue barbe noire, MiKe Katz aurait pu faire partie du groupe "ZZ Top".
Toujours habillé de façon excentrique, il ne passe pas inaperçu.
Mais quel musicien !
Cornemuse, small pipe, whistles, il joue également de la basse.

Le cd démarre par une chanson "The Devil's courtship" sur un rythme d'An Dro.
Superbe duo entre Karine et Alan qui se répondent en racontant une histoire d'amour où la jeune fille finit par donner son âme au diable.

Dans ce cd, bien sûr des traditonnels mais aussi beaucoup de compositions de John McCusker qui prend de plus en plus d'importance aus sein du groupe.
Musicien de haut vol, John est aussi très présent au niveau des arrangements.
Il est remarquable au violon dans les titres "Happy days" et "A mile down the road" et au sistre dans "Shepherd lad" ou "dans les reels "Medium Man".
Il fait aussi des duos au low whistle en compagnie de Mike.

Les autres ne sont pas en reste non plus car Karine marque bien le rythme avec sa guitare, Alan est toujours plus présent et plus diversifié avec ses synthés et Mike fait apprécier toutes sa virtuosité tant au smallpipe qu'au bagpipe.

Sur la pochette, on annonce 11 titres mais il y a quatre bonus en plus.
Deux extraits d'autres disques du Battelfield plus un titre d'un album solo d'Alan Reid et un de John McCusker.
Un plaisir encore prolongé.

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En 2004, sortie du disque "Out for the Night".
Avec , comme vous vous en doutez, des changements de personnel.
John McCusker s'est lancé dans une carrière en solo assortie de multiples collaborations car il est très sollicité.
karine Polwart est allée rejoindre le groupe "Malinky".
Retour aux affaires de Pat Kilbride (guitare, bouzouki et chant) qui avait été membre du groupe en 1978.
Pat a beaucoup bourlingué sur la scène folk tant en Europe qu'aux USA.
Originaire de l'île de Lewis (Hébrides) Alasdair White est le nouveau violoniste.
Multi-instrumentiste (cittern, mandoline, banjo,whistles) lui aussi, Alasdair est un virtuose.

On s'en rend directement compte dans la suite de reels "Ms Dynamite of Benbecula" où le rythme s'accélère à partir de "Little cascade" et où Alasdair démontre toute sa vivacité.

Pat Kilbride a une voix très agréable et alterne les chansons avec Alan Reid toujours aussi dynamique.
J'aime bien Pat dans les titres "Lord Randall" et "The King's Shilling"

J'aime beaucoup le titre "Rest and be thankful" qui est un morceau assez lent.
Particulièrement mélodieux avec le piano, la guitare et les whistles que complètent de beaux arrangements du fiddle.

Assez curieusement, cet album enregistré en studio est complèté par trois titres en public.

Encore un disque de qualité pour les "Batties"
Qui n'en resteront pas là puisqu'ils ont encore fait un nouveau disque en 2006, puis en 2007 avant leur nouvel album de 2009.
A noter enfin que depuis 2005, c'est Sean O' Donnell (un irlandais de Derry) qui est le nouveau chanteur.

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Malgré toutes ces mouvances et après toutes ces années d'existence, Battlefield Band reste un des meilleurs représentant de la musique folk en Ecosse.
N'hésitez pas à les écouter !
 










 


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 23:20
Née en 1979 sur l'île de North Uist (dans les îles Hebrides), la jeune Julie va très tôt s'intéresser à la musique.
Sa langue maternelle est le Gaélique.
Dès l'enfance, Julie Fowlis va s'initier au chant traditionnel, à la danse et apprendre plusieurs instruments dont le whistle, la cornemuse et l'accordéon.

fow1

Au début des années 2000, elle devient membre du groupe écossais Dochas (un band principalement composé de jeunes femmes).
Groupe qui en 2004 remportera le prix du meilleur nouveau groupe au Scots Trad Music Awards.

Individuellement, Julie Fowlis n'arrête pas de remporter des prix depuis 2000.
Chanteuse folk de l'année, chanteuse Gaélique de l'année, album de l'année...
Elle est acclamée partout en Ecosse mais aussi dans d'autres festivals comme le "Pan Celtic Nations" ou l'Interceltique de Lorient.

Julie Fowlis a une très jolie voix.
Un peu dans le style de celle de Karen Matheson, en un peu plus aigüe.
Je trouve que cette voix véhicule beaucoup d'émotions.

Julie s'intéresse à tous les styles du répertoire de la chanson en Gaélique.
Entre autre, le "Puirt a Beul" (tunes for a mouth, musiques de la bouche).
Ce genre musical désigne des chansons d'abord écrites pour la danse.
Où les sons faits par la bouche et le rythme sont plus importants que le sens des paroles.
Faites de phrases courtes et de mots qui font parfois penser à des onomatopées, ces chants sont particulièrement entraînants.

Jugez plutôt.


Julie Fowlis, une artiste vraiment intéressante.

 
fow2
Discographie :

Avec Dochas :

Dochas (2002)
An Darna Umhail (2005)
TBC  (2009)

Avec Muireann Nic Amhlaoibh

Dual (2008)

Carrière solo :

Mar a Tha Mo Chridhe (2005)
Cuilidh  (2007)
Uam  (2009).
 
Julie a aussi collaboré avec de nombreux autres musiciens comme Kathleen Boyle, Bill Whelan, Iain Mac Donald ou le groupe Runrig.
Enfin, depuis 2008, Julie présente sur BBC Scotland une émission musicale : Fowlis and Folk.

link

Last but not least,

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  • Musique Celtique : ma Passion
  • : La musique celtique est ma Passion. Alan Stivell, Donal Lunny, Andy Irvine, Gilles Servat, Claude Besson, John Doyle, Christy Moore, Kevin Burke, Gabriel Yacoub, Tri Yann, Karan Casey, Tannahill Weavers, Dan Ar Braz, Ossian ,Silly Wizard,Capercaillie, Solas, Lunasa, Dervish, Altan, Old Blind Dogs,Fairport Convention, Clannad,The High Kings, Davy Spillane, Cormac Breatnach, John Mc Sherry, Michael Mc Goldrick, Tony MacManus, William Jackson, Phil Cunningham, Tim Edey, Steven Cooney, Liam O' Flynn, Julie Fowlis,Cécile Corbel, Gwenael Kerleo...
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