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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 21:56

Avant d'aller se coucher, une chanson en Gaélique par Runrig dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises.

Runrig vingt ans après

Runrig Loch Lomond - vidéo

Runrig Gaelic

Même si je ne comprend rien au Gaélique, je trouve que cette langue est particulièrement mélodieuse.
Une fois de plus, je suis sous le charme de ces Ecossais des îles Hébrides.
Leur musique à la fois rock et enracinée dans la tradition gaélique à quelque chose de très prenant.



C.Mac Donald-P.Wishart-R.Mac Donald-D.Munro-I.Bayne-M.Jones



Rory Mac Donald, Donnie Munro, Calum Mac Donald, Malcolm Jones...autant de musiciens très doués dont les voix s'accordent à merveille pour nous faire planer ou nous donner l'envie de bouger selon le cas.

Après 35 ans, ils sont toujours incontournables !




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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:34
La "préhistoire" de ce groupe se situe en 1967 quand Cathal Mc Connell, Tommy Gunn et Robin Morton décident de former un groupe. Puis ce groupe devient un duo après le départ de Tommy. Cathal (flûte) et Robin (bodhran...) enregistrent leur premier album "An Irish Jubilee" en 1969.
Au mêm
e moment, en Ecosse, le violoniste Aly Bain et le guitariste-chanteur Mike Whelans ont commencé à tourner sur la scène de leur pays.
Les deux duos se rencontrent au "Falkirk Folk festival" et se produisent ensemble au cours d'un spectacle.
Ils décident ensuite de s'unir pour de bon et appellent leur band "Boys of the Lough" en 1971.
Ils enregistrent leur premier disque en 1972 avec Dick Gaughan (chanteur et guitariste) qui a remplacé Mike Whelans.
A partir de 1973, Dick démarre une carrière solo qui fera de lui un des meilleurs guitaristes d'Ecosse.


Dave Richardson (mandolin, cistre, concertina) va alors le remplacer.
Le groupe remporte alors un très grand succès en interprétant le répertoire traditionnel irlandais et écossais.
Les Boys of the Lough vont alors faire de nombreuses tournées tant en Europe qu'aux U.S.A.
En six années, ils vont enregistrer six nouveaux disques.

C'est en 1979 que j'ai découvert ce groupe.
J'avais acheté "Wish you were here" paru en 1978.
Il m'a fallu un certain temps pour m'habituer.
Moi qui à l'époque avait surtout écouté le "progressive folk" de Stivell ou Malicorne, j'étais quand même un peu décontenancé par cette musique totalement acoustique et interprétée de façon très classique.
C'était fort différent.
Beaucoup font le rapprochement avec les "Chieftains" des années '70 et je pense que c'est fondé.
A l'époque, j'avais aussi découvert les "Tannahill Weavers" (d'autres écossais) mais le style des Boys of the Lough n'avait rien à voir.
Petit à petit, je m'y suis fait.
Et j'ai apprécié une musique traditionnelle très pure interprétée de façon magistrale par un tout bon quatuor.
Les Boys of the Lough m'ont initié à toute une série d'airs que j'ai réentendus par la suite via d'autres groupes.
 
Disque live, "Wish you were here" contient 12 titres, 2 chansons et 10 instrumentaux.
Il y a une alternance de morceaux écossais et irlandais.
Ce qui est logique en tenant compte que les quatre membres du groupes proviennent de régions différentes : Cathal Mc Connell (Irlande du Nord) , Aly Bain (Shetland), Dave Richardson (Northumberland), Robin Morton (Irlande).

Ce disque fut l'occasion pour moi de découvrir deux immenses talents.
Aly Bain, qui est sûrement un des meilleurs violonistes d'Ecosse et Cathal Mc Connell qui est un flûtiste virtuose.

On s'en rend compte dès le premier morceau avec "The Barmaid", une suite de reels irlandais.
Egalement dans les gigues du deuxième titre où le duo fiddle-flûte fait merveille.
"The red haired man's wife" est une chanson que Cathal chante à capella avec beaucoup d'émotion.

"The Resting Chair " est une suite (slow air, pipe march, reel) où Aly Bain démontre son immense talent avec sa manière unique de manier son archet.
Bien accompagné par la concertina de Dave, le fiddle est tout simplement splendide dans ce titre.

Bien soutenu par le terrible bodhran de Robin, Cathal y va d'un fameux solo de tin whistle dans la suite de reels "Mary Mc Mahon". Du très grand art !

Robin Morton chante ensuite "On Board of the Victory" une ballade sur fond de concertina.

Autre titre intéressant, "The Glasgow Police Pipers / The Curlew" deux pipe gigues écossaises.
Un titre très rythmé où les quatre membres du groupe (fiddle, banjo, cittern, mandoline, flûte...) unissent tous leurs talents pour interpréter ces danses particulièrement entraînantes.
Beaucoup plus tard, j'ai ré-entendu "The Curlew"joué par Silly Wizard de façon tout aussi rapide.
Ce titre donne une irrésistible envie de bouger !

Le disque s'achève sur une suite de reels "The green fields of America", qui font partie des "standards" de la musique irlandaise.
Une fois de plus, j'ai admiré cette faculté qu'ont les Boys of the Lough de passer d'un style à l'autre.
Car si une partie du répertoire est commun à l'Ecosse et à l'Irlande, c'est surtout dans l'interprétation qu'il y a des différences sensibles.

Après ce 33 tours, d'autres changement de personnel vont s'opérer dans le groupe.
Robin Morton quite les "Boys" en 1979.
D'autres musiciens vont passer par le groupe comme Tich Richardson (frère de Dave) , John Coakley, Chris Newman et Christy O' Leary.

Beaucoup plus tard, deuxième prise de contact avec ce band en achetant leur cd "Farewell and Remember me" sorti en 1987.



John Coakley (guitare, piano, bodhran, mandoline, fiddle) et Christy O'Leary (uilleann pipe, whistle, chant) sont venus rejoindre Aly Bain, Cathal Mc Connell et Dave Richardson.

Donc des sonorités supplémentaires avec la cornemuse irlandaise qui devient un troisième instrument pouvant jouer la mélodie.
A contraire, le piano est utilisé comme instrument d'accompagnement par John Coakley.
C'est souvent le cas en musique traditionnelle irlandaise ou écossaise, le piano fait un peu office de basse pour soutenir un accordéon ou un violon. (il en est de même dans la musique country & western).

"Sean Bui..." (une suite de gigues irlandaises) pour débuter ce cd. Christy O' Leary mène la danse avec les notes très sonores de son uilleann pipe.
Puis Christy chante le deuxième titre "The Leitrim Queen" bien soutenu par John à la guitare et au piano.

Autre ambiance avec "Lucky can du link..." qui sont trois reels des Shetland interprétés au fiddle par Aly Bain et par John au piano.
Autre chanson "Farewell and Remember me" interprètée par Cathal dans son style habituel.
Ron Shaw (violoncelle) est invité pour donner plus de "profondeur" à ce titre.

Retour au style écossais avec "Angus polkas & Donegal barn dance" musiques plus dédiées au fiddle avec aussi un passage par l'Irlande où les musiques du Donegal sont très rapides.

Christy chante cette fois en gaélique "An spailpin fanach" qui est une chanson assez entraînante du Connemara.
Un titre que j'aime beaucoup !

La suite "Valentia Harbour" permet une fois de plus d'apprécier Cathal à la flûte.
Un air assez lent, puis un reel plus lent et enfin un reel rapide dans lequel Dave Richardson marque si bien le ryhtme avec son sistre.
Cathal chante "Lovely Ann" à capella de sa voix claire et mélodieuse.

"The Holy Bush" est une suite de reels pour un duo magique de  pipes et flûtes.
Et "The Waterford Waltz " termine l'album de façon très dansante.
A noter qu'on entend tous les instruments des membres du groupe dans ce titre.

"Farewell and Remember me", un disque très abouti des Boys of the Lough !


En 1988 sortie de "Sweet Rural Shade".
Enregistré par les cinq mêmes musiciens, ce cd s'inscrit dans la continuité du précédent.



"Out on the Ocean" est une suite de gigues où la cornemuse irlandaise tire la mélodie.
Bien secondée par le concertina et la flûte. Le tout bien "scandé" par le cittern et la guitare qui maintiennent un très bon rythme.
"Todd's Sweet Rural Shade" est une chanson que Cathal chante avec beaucoup de douceur.
Avec le support du piano de John Coakley et du fiddle d'Aly Bain.

Vient ensuite "Forest Flower..." une valse finlandaise suivie de reels.
Christy et Cathal y dialoguent avec leurs whistles.
"Once I Loved" est une chanson d'amour un peu triste que Christy nous chante sur un ryhtme de valse.

Puis c'est reparti avec les gigues endiablées de "Maho Snaps..." dans lesquelles Aly Bain est une fois de plus très brillant. Piano, flûte et guitare ne sont pas en reste non plus.
Viennent ensuite "The humours of Flinn" qui sont des valses également.
L'harmonisation du fiddle y est très écossaise. J'aime beaucoup aussi les contre-chants des whistles.

Enfin, "The hills of Donegal", une belle chanson de Christy où on note la présence de Ed Littlefield à la "steel guitar" qui se marie très bien au concertina de Dave Richardson.

Dernière suite, "Captain Carlswell..." qui est une pipe-march suivie de deux reels.
Ed Littlefield joue cette fois de la cornemuse dans ces morceaux typiquement écossais.
Tous les membres du groupe mettent un point d'honneur à ce que ce dernier titre soit grandiose.

"Sweet Rural Shade", un album très représentatif du talent des "Boys of the Lough".

Après cela, les "Boys" vont continuer à se produire un peu partout et particulièrement aux Etats-Unis où ils sont très appréciés.
Sans arrêter non plus d'enregistrer des disques.
Puisque "Midwinter Live" sorti en 2008 est déjà leur 21 ème album !

Depuis toutes ces années, d'autres changements de personnel ont bien sûr eu lieu.
Christy O' Leary et John Coakley on quitté le groupe.
Aly Bain a choisi de poursuivre sa carrière solo et à aussi enregistré avec l'accordéoniste Phil Cunningham.


Le fondateur Cathal Mc Connel est toujours bien là ainsi que le multi-instrumentiste Dave Richardson.
Kevin Henderson (fiddle), Brendan Begley (accordéons) et Malcolm Stitt (guitare) forment le groupe actuel.

Boys of the Lough, un groupe qui propose un répertoire très varié issu des divers pays celtes.
Un groupe que je vous recommande.  
 

link


 
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 21:48
Même si je ne connais qu'un seul cd de ce groupe je ne pense pas qu'on puisse parler de musique celtique sans faire référence aux Mc Calmans.
Par leurs qualités musicales, ces Ecossais sont tout simplement incontournables.



En 1964 déjà, Ian Mc Calman alors étudiant en architecture décide de former un groupe vocal.
Avec Hamish Bayne et Derek Moffat (deux autres étudiants) ils créent un trio dont la spécialité est les harmonies vocales.
Trois voix magnifiques qui s'accordent parfaitement.
Ils sont également musiciens et jouent de divers instruments comme la guitare, la mandoline ou le bodhran.
Leur répertoire est fait de chansons traditionnelles mais aussi de compositions.


Le groupe va devenir professionnel à partir de 1968. C'est aussi l'année de leur premier disque "All in one mind".
Les Mc Calmans vont rapidement connaître le succès non seulement en Ecosse mais aussi à l'étranger.
Ils vont tourner dans toute l'Europe puis se produiront ensuite aux U.S.A., au Canada, en Australie et dans certains pays d'Afrique et d'Asie.
A ce jour, ils ont déjà une trentaine d'albums à leur actif (en comptant les compilations).

En 1982, Hamish Bayne prend une retraite prématurée estimant qu'il a gagné assez d'argent !
Il participera encore de temps à autre à des enregistrments du groupe en tant que joueur de concertina.
Nick Keir (guitare, mandoline, harmonica, whistle) va donc le remplacer à partir de cette date.
Faisant aussi apprécier ses talents de chanteur et de compositeur.

Derek Moffat décède malheureusement en 2001 à l'âge de 54 ans.
Et Ian Mc Calman va alors choisir le chanteur Stephen Quigg pour le remplacer.
Un musicien de qualité qui assurera la continuité d'un groupe vraiment remarquable.

Remarquable, l'écoute répétée du cd "Songs from Scotland" me permet de l'affirmer.




"The boys that broke the ground", le premier titre, illustre déjà bien leur style.
Deux voix qui se répondent puis des harmonies à trois pour le refrain.
Le tout bien soutenu par la guitare, la mandoline et l'harmonica.

"The three love song" me fait penser à la façon de chanter de Roy Gullane (Tannahill Weavers).
Une voix plus les deux autres en soutien avec un très bon jeu de l'harmonica.

J'ai par contre été surpris en écoutant "Who put the mush" qui n'a rien à voir avec le style traditionnel écossais. Un arrangement vocal trés sophistiqué qui fait penser aus chanteurs noirs américains dans les années '60. Un style très rock qui prouve que les Mc Calmans sont très capables de sortir de leur registre.

Vient ensuite "Highland Laddie" une suite de trois chansons à capella.
Chansons à répondre avec des parties chantées seul et d'autres chantées à trois.
Admirable !

"Westering home" est une ballade qui par sa musique me fait un peu penser au titre "Wild rover" des Dubliners.

Les Mc Calmans ne manquent pas non plus d'humour.
Comme en témoigne le titre : "The most amazing thing of all" (Scotland qualified again)...
l 'Ecosse encore qualifiée pour la coupe du monde !



Chaque morceau est d'excellente facture.
"Widow Mackay" est également chanté à capella et en canon.

Il y a aussi des instrumentaux comme la suite "April Waltz" avec des standards celtiques comme "Scarce o'Tatties (cher aux Silly Wizard) ou "the lark in the morning".
Whistle, guitare et bodhran prouvent que nos chanteurs sont aussi de bons musiciens.




Qu'elles soient mélodieuses ou rythmées, toutes les chansons de ce cd sont d'un très haut niveau vocal.
De très belles voix, magnifiquement harmonisées comme j'avais rarement entendu.

En Ecosse, il y a aussi les Corries, un duo qui chante également dans ce style.
On pourrait aussi les comparer aux Fureys ou aux Wolf Tones en Irlande.
Mais je pense que les Mc Calmans sont vraiment uniques.
A écouter sans modération !



 

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 17:45
Il y a quelques années, je me suis intéressé à ce groupe parce que j'avais vu que le chanteur Tony Cuffe en avait été membre.
Avant de rejoindre Ossian, Tony avait enregistré avec eux en 1980.

En écossais ancien, "Jock Tamson's Bairns" signifie John Thomson's children.
Par extension donc les "fils de l'Ecosse", un groupe bien imprégné du répertoire et de la tradition de ce pays.




Fin des années '70, Norman Chalmers (concertinas, whistle), John Croall (chant, bodhran), Tony Cuffe (chant, guitare), Jack Evans (Guitare, mandoline, whistles), Ian Hardie (fiddle), Adam Jack (chant, fiddle) et Rod Paterson (chant, mandole) forment ce groupe folk.
Ils ont un style bien particulier qui ne les fait ressembler ni à Ossian ni au Tannahill Weavers ni à Battlefield Band (autres groupes de cette époque).
Des standards de la musique écossaise mais aussi beaucoup de choses moins connues sont à leur répertoire.

Dans certains groupes, on entend d'avantage une cornemuse, un uilleann pipe ou un accordéon ici aucun instrument ne domine vraiment l'ensemble.
Deux violons ( comme c'est souvent le cas en Ecosse) de bons arrangements de whistles, des guitares et autres instruments à cordes pour assurer la rythmique et c'est parti !
Rod Paterson est le chanteur principal du groupe et la plupart des autres chansons sont prises en charge par John Croall. Deux  belles voix avec un fort accent écossais !




" Jock Tamson's Bairns" parait en 1980.
Par nostalgie, je pointerai bien sûr "The Hieland Soldier" qui est le seul titre chanté par Tony Cuffe.
Mais à côté de cela, toute une série de titres sont intéressants sur ce disque.
Comme les chansons "The Birkin Tree" et "Jenny Dang the Weaver" ou les instrumentaux "The Skyeman's jig" et "The hills of Perth".

En 1982, Jock Tamson's enregistre son deuxième disque "The Lasses Fashion" qui sera très bien accueilli par le public.
Tony Cuffe et Adam Jack (remplacé par le violoniste Derek Hoy) ont quitté le groupe mais la qualité musicale est restée la même.
Quelques très bons titres comme les chansons "The Braes O' Balquhidder", "Tibbie Fowler", "the Laird O' Drum" ou la suite de reels "Donald Willie and his dog" font de ce deuxième opus un disque très mélodieux.

A noter que GREEN TRAX RECORDINGS (très spécialisé dans la musique écossaise) va rééditer ces deux albums en un seul cd sous le titre "A Jock Tamson's Bairns".

De  1983 à 1995, le groupe va se séparer.
Puis reformation à cinq avec Norman Chalmers, Rod Paterson, Derek Hoy, John Croall et Ian Hardie.
Reformation qui sera fort appréciée par le public écossais heureux de les revoir en concert.



Nouvel enregistement en 2001 avec le cd "May you never lock a scone".
Probablement mon disque préféré des "Tamson's" avec des musiciens en très grande forme.
Les marches écossaises sont un style dans lequel ils excellent. Il y  en a quatre sur cet album tantôt jouées seules tantôt couplées avec des chansons.
Autre rythme fort prisé, les Strathspeys.
Ces danses au rythme assez irrégulier (en provenance de la région de la rivière Spey) sont fort répandues en Ecosse et très reconnaissables.
Et bien sûr, une série de très jolies chansons comme "Bogie's Bonnie Belle", "Johnny Sangster" ou "Dusty Miller".
De très bonnes ambiances dans ce disque vraiment excellent.


Paru en 2005, "Rare" est pour l'instant le dernier enregistrement du groupe.
Même solide équipe de musiciens pour réaliser ce disque.
A noter que Ian Hardie (à ne pas confondre avec Jonny Hardie qui lui est le violoniste du groupe Old Blind Dogs) joue également de la contrebasse sur certains titres.

Ici aussi, une série de titres qui valent le détour.
Comme la suite "Coire Mhic Fheaschair" ou "The grave of th unknow Clansman ".
Egalement quelques très belles mélodies comme les chansons "The Bogend Hairst " et "Aye Waukin'O" où les arrangements vocaux sont superbes.

Peut-être moins connu du grand public, Jock Tamson's Bairns est en tout cas un groupe à la fois très intéressant et très représentatif de la musique écossaise.
A découvrir ou à redécouvrir !

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 21:43
Autre groupe écossais qui vaut le détour : Old Blind Dogs (les vieux chiens aveugles).
Ce band de musique traditionnelle fut formé au début des années '90.

Ian F. Benzie (chant et guitare) , Jonny Hardie (fiddle, mandolile, guitare), Carmen Higgins (fiddle), Buzzby McMillan (cittern et basse) et Dave Francis (percussions) en sont les membres fondateurs.

oldblind2.jpg

En 1991, Davy Cattanach sera le nouveau percussionniste du groupe.
En 1992, Old Blind Dogs sort son premier disque "New Tricks" qui sera le premier d'une série de 11 albums, le dernier en date "Four on the Floor" venant de paraître en 2007.

Pour ma part, je vous parlerai uniquement des deux disques que je possède.

"Close to the bone" est leur deuxième cd paru en 1993.
Ian F. Benzie, Buzzby McMillan, Jonny Hardie et Davy Cattanach en sont les musiciens.

Au dehors de la basse (qui n'est pas présente sur tous les titres), des sonorités bien acoustiques sont perceptibles dès le premier morceau "Kilbogie" qui est un chant sur les différences entre Highlanders et Lowlanders.

"Linden Rise" est une suite de reels dans laquelle Jonny Hardie fait apprécier son excellent jeu de fiddle. Il joue dans un style typiquement écossais et me fait un peu penser à Johnny Cunningham (Silly Wizard).

"The cruel sister" est tiré d'une ballade "lay the bairn tae the bonnie broom".
Cet chanson à un côté folk-song assez évident.
Un peu plus âgé que ses partenaires, Ian F.Benzie n'a pas une voix très forte mais elle est très entraînante et colle parfaitement à ce type de chanson. En plus, les trois autres membres du groupe font des vocaux très harmonieux.

Dans la suite de reels "The Honeymoon reel" Jonny Hardie prouve qu'il est également bon joueur de whistle. Davy Cattanach est également très bon aux percussions et xylophone.

"The twa Corbies" est une autre chanson bien rythmée bien qu'un peu macabre.
la façon de chanter de Ian F.Benzie me plait énormément.
"The universal Hall" est une suite instrumentale de gigue et de reels.
je suis vraiment sous le charme de la façon puissante dont Jonny Hardie joue du fiddle.
Un tout grand lui aussi !

oldblind3.gif"Mac Pherson's Rant" est une autre grande chanson traditionnelle.
Un titre terrible dans lequel Old Blind Dogs est déchaîné !
Fiddle, guitare, cittern, percussions, mandolin tous les instruments sont d'un très haut niveau pour ce titre.
Chanson qui vaut aussi pour le soin apporté aux arrangements vocaux.
Vraiment, on a envie (et on ne s'en prive pas) de chanter avec eux.

"Seonaidh Mor", une autre suite avec une slide et deux reels confirme tout le talent de ces musiciens d'exception.
Un air plus lent "Margaret Cromar" est dédié à une fan du groupe.

Puis vient "The Trooper and the Maid" encore un chant traditionnel, chanté à capella et à quatre voix avec une étonnante maîtrise.
"The Brocken Pledge" est encore une suite qui démarre avec un reel lent suivi de deux jigs endiablées.
Iain Clavey au mandole, renforce le groupe sur les jigs qu'il a composées.
Pour finir le disque, une chanson en l'honneur de Jean O'Bethelnie, sur un tempo un peu plus calme.
"Close to the bone" est vraiment un très bon cd !

Petite pose vidéo avec le groupe en concert dans sa composition de l'époque.
Une ambiance très dansante !

link

Dix années plus tard, sort "The Gab o Mey" en 2003.
Changement de personnel puisque  Jonny Hardie et Buzzby Mc Millan sont les rescapés du groupe initial.
Rory Campbell (pipes et whistles) , Fraser Stone (drums et percussions) sont rejoint par le chanteur Jim Malcolm (également guitariste et joueur d'harmonica).
Mais si une partie des musiciens a changé, Old Blind Dogs joue toujours dans le même esprit.
Seules les cornemuses sont un plus qui donne une coloration plus écossaise encore à leur musique.
Sur dix ans, les qualités techniques se sont améliorées et le son de cet album est supérieur à "Close to the bone".

"Monymusk lad" est une chanson traditionnelle interprétée de manière un peu jazz.
Jim Malcolm chante dans les même registre que Ian F. Benzie.
Sa voix est cependant un peu plus grave et plus puissante.
"A wild rumpus" est une suite de reels où dominent la cornemuse et le fiddle bien soutenus par la basse et les percussions.

Merveilleuse chanson que "Bogie's bonny belle". Une chanson d'amour que chantait aussi Andy M.Stewart (Silly Wizard).
La voix grave de Jim est vraiment remarquable et fait de ce titre une chanson très envoûtante avec des arrangements vocaux très subtils.
"The Whistler" est un reel où harmonica, low whistle et pipes se cottoient bien soutenus par les percussions, fiddle, guitare et basse.

"The wisest fool" est une composition de Jim Malcolm.
Il y parle de la perte de l'identité écossaise des descendants de James VI.
Cette chanson a des consonnances plus modernes.
Dans "Archie Beag" par contre on replonge dans la tradition avec des reels et des gigues.
Cornemuse, low whistle très bien mis en valeur par le basse de Buzzby McMillan.

oldblind1.jpg

Old Blind Dogs dans "The Breton & Galician set" se lance à la découverte d'autres musiques celtiques. Avec succès puisque les deux styles sont très reconnaissables.
La gaita de Rory y fait merveille.
J'avais découvert "The Lads o the fair" sur un disque de Dick Gaughan, une chanson très dynamique. La version d'Old Blind Dogs est encore plus réussie avec la jolie voix grave de Jim Malcolm qui s'adapte très bien à cette musique difficile.
Une fois de puis le "backing vocal" des trois autres est magnifique.

"Lochanside" est composé de deux partie, d'abord une sorte de marche puis une danse écossaise (souvent jouée par les pipe-bands). Whistle et low whistle sont très présents dans ce titre. A noter une fois de plus un Jonny Hardie souverain et un grand Fraser Stone aux percussions.

La dernière chanson "Rolling home" évoque le retour en Ecosse de marins après de nombreux voyages. Une chanson du 19 ème siècle qui clôture le cd de très belle façon avec tous les instruments du groupe.

"The gab o Mey" est un disque tout aussi intéressant que le précédent.
A réécouter ou à découvrir au plus tôt !
Old Blind Dogs...aveugles mais sûrement pas manchots !


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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 21:55

Le chanteur Billy Ross est un des membres fondateurs du groupe Ossian.
En compagnie de John Martin (fiddle, mandoline), George Jackson (flûte, fiddle, guitare et sistre) et de William Jackson (harpe celtique, uilleann pipe, whistle) ils enregistrent leur premier album "Ossian" en 1976.

DSC00197.JPG                                                          George Jackson - John Martin
                                                     Billy Ross - William Jackson

Le nom de Ossian est choisi en l'hommage d'un barde écossais du III ème siècle.
Le groupe s'est toujours efforcé de jouer une musique traditionnelle en utilisant exclusivement des instruments acoustiques.
Musique principalement écossaise avec aussi certaines influences irlandaises car les frères Jackson ont une partie de leur famille en Irlande.

Dès les premières mesures, on est sous le charme de la voix particulière de Billy Ross.
Un assez fort accent écossais (tendance à rouler les "r") mais une voix très douce et qui a quelque chose d'envoûtant.
Billy chante tantôt en anglais d'Ecosse, tantôt en gaelique.
Il joue également de la guitare, du whistle et du dulcimer (instrument des montagnes Apalaches qui est proche de l'épinette des Vosges).
Une série de titres intéressants sur ce premier disque d'Ossian comme les chansons "Let me in this ae night"   ou "Oidche Maith Leibh" (goodnight to you).



En 1978, le même quatuor enregistre "St.Kilda Wedding".
Un disque de la même veine que le précédent avec de superbes instrumentaux et des chansons comme "The Braes o'Strathblane" ou "Dean Cadalan Samhach" toujours interprètées  avec la même maîtrise par Billy.

En 1981 pourtant, Billy Ross décide de quitter le groupe et il est remplacé par un autre chanteur : Tony Cuffe.
Le piper Iain Mac Donald rejoint également Ossian lui donnant encore des sonorités plus écossaises.
Ossian va enregistrer quatre disques dans cette nouvelle composition.

Entre-temps, William (Billy) Jackson décide d'enregister avec...Billy Ross un autre disque de musique traditionnelle "The Misty Mountain" en 1984.
Mêmes recettes et même type de sonorités que chez Ossian car nos deux compères sont rejoints ça et là par Iain Mac Donald à la cornemuse.
La voix, le dulcimer et la guitare de Billy répondent aux harpes, uilleann pipe et claviers de William.
Avec de très beaux morceaux comme "the lass o'Glenshee" ou "The little cascade" joués tout en finesse par nos deux artistes.
Ensuite, Billy Ross reprend sa carrière solo et William Jackson enregistre encore un album avec Ossian avant de se lancer dans la composition musicale.

En 1994, Billy Ross forme le groupe "Smalltalk" avec un autre piper, Iain Mac Innes et Stuart Morison (sistre et fiddle).
Deux musiciens très réputés qui ont été membres d'un autre fameux band écossais : les Tannahill Weavers.
















Ian Mac Innes joue principalement du smallpipe sur ce disque (cornemuse à soufflet moins sophistiquée et au son plus grave que l'uilleann pipe).
Comme à l'acoutumée, des gigues, des reels et des ballades dans ce très beau disque.
On réécoute avec le même plaisir des titres comme "Cumha coire a'cheataic" où la voix pleine d'émotion et de variations est bien soutenue par les whistles Iain.
L'intrumental "The low country dance" fait la place belle aux dialogues entre le fiddle et la guitare ou entre le smallpipe et la guitare rejointe ensuite par le sistre de Stuart.
Des classiques comme "The Thorton Jig" dans lequel on apprécie le brio du fiddle couplé aux pipes si bien soutenu par la guitare de Billy Ross.
Un cd qu'on ne se lasse pas d'écouter.

En 1997, William Jackson peut-être sous l'emprise d'une certaine nostalgie, décide de reformer Ossian.
Mais son frère George est décédé, Tony Cuffe est parti aux U.S.A, Iain Mac Donald est occupé par d'autres projets et John Martin joue avec les Tannahill Weavers.
Il décide donc d'enrôler les musiciens de Smalltalk.
Ossian II enregistre donc "The Carrying Stream" la même année.
Et forcément avec des musiciens aussi rompus à la musique d'Ecosse le disque est de très grande qualité.
Bien entendu, la technique aidant, en entend directement une meilleure sonorité sur ce cd.
Pas de grande révolution au niveau du style bien sûr mais quatre virtuoses qui ont mis tout leur talent dans la confection de ce septième opus du désormais mythique groupe écossais.
Des chansons comme "Fisherrow" ou "Mo chailin dileas donn" sont vraiment remarquables et mettent en exergue la voix de Billy, plus envoûtante que jamais.
De terribles instrumentaux aussi comme la suite "The black Crags" et des morceaux pleins de douceurs comme "Port Lennox" ou "Carrying stream" où le son cristalin de la harpe de William est vraiment mélodieux.
Un très bon dernier cd donc.
Dernier puisque nos musiciens décident une fois de plus de se séparer...provisoirement.

En 2000, Billy Ross enregistre un nouveau disque : "Shore Street".


Billy-Ross.gif

Et bien entendu, on retrouve sur ce disque William Jackson, Stuart Morison et Iain MacInnes !
Mais d'autres musiciens sont également invités. John Martin (fiddle), Robin Williams (haubois), Kevin Mac Rae (violoncelle), James MacIntosh (percussions), Mae McKenna (vocaux) ainsi que le fabuleux guitariste Tony McManus.
Ce disque est composé de 12 chansons.
Billy Ross interprète un certain nombre de standards de la musique écossaise comme "Lady Mary Ann" (autrefois popularisé par les Tannahill Weavers). En plus de la voix toujours mélodieuse de Billy cette chanson est intéressante pour les vocaux de Mae McKenna et le hautbois de Robin Williams.


DSC00187.JPG
                                Billy Ross

"Gloomy Winter" est un autre titre incontournable.
Cette chanson très poétique est aussi au répertoire des Tannies et à été reprise par le Breton Nicolas Quemener.
Billy nous chante une version très personnelle de "Matty Groves". La musique est très différente de la version chantée par "Fairport Convention" dans les années '70.
Mais le résultat est très bon lui aussi.

L'impression d'ensemble que l'on ressent à l'écoute de ce cd est très positive.
Et c'est en partie également dû à la présence du virtuose de la guitare qu'est Tony McManus.
Présent sur de nombreux morceaux, Tony est remarquable sur des titres comme "Rashie Moor" ou "Mill o'Tifty's Annie".
Ce musicien relève encore le niveau d'un ensemble qui était déjà très bon.

Shore Street, un album à conseiller à tout amateur de folk écossais.

En particulier aux nostalgiques de la période Ossian.

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:07

Tribute to a guitar hero

 

Il y a quelques années, j’ai été un peu triste en découvrant le cd “Choice language” produit en 2003 par le groupe Capercaillie.
Dans ce très beau disque, Capercaillie reprend quatre titres du groupe « Ossian » lui rendant ainsi un très bel hommage.
                   

Guitariste de grand talent, Tony Cuffe a démarré dans la musique traditionnelle dans les années ’70.

Avec Sean O’Rourke, Alan McLeod et Mike Ward (tous deux ex. membres des Tannahill Weavers) il fonde le groupe « Alba » en 1978.

Un an plus tard, il devient membre du groupe « Jock Tamson’s Bairns ».

Jock Tamson’s Bairns est un autre groupe acoustique écossais qui joue du traditionnel.

Composé de Norman Chalmers, John Croal, Jack Evans, Ian Hardie, Adam Jack et Rod Paterson ce groupe existe toujours actuellement.

 

Mais en 1980, Tony décide de rejoindre le groupe Ossian où il remplace le chanteur Billy Ross.

Ossian, qui a été créé vers la fin des années ’70 connaîtra son heure de gloire dans les années ’80 suivant ainsi les traces d’autres groupes phares comme les Tannahill Weavers ou le Battlefield Band.

A l’époque d’Ossian, Tony était également fort apprécié comme chanteur.

Sa voix à la fois grave et émouvante a enchanté tous les amateurs de chansons entraînantes ou de ballades mélodieuses.

Sur l’album « Seal Song » on est par exemple charmé par la beauté de « The road to Drumleman » ou exhalté par un titre comme « Corn Rigs » qu’on a envie de chanter à son tour.

Pareil sur « Dove across the water » avec des titres comme « Braw sailin on the sea » ou « Tae the beggin ».

Et ainsi de suite car des titres comme « « I will set my ship in order », « Neath the gloamin star at e’en » ou « Jamie Raeburn » sur les disques suivants sont tout simplement fabuleux.

Vraiment, c’est à l’époque d’Ossian que j’ai le plus appris à apprécier ce fabuleux musicien qui en plus de la guitare jouait aussi du tiplé de la whistle et de la harpe celtique.

 

En 1988, Tony Cuffe sort son premier album solo « When first I went to Caledonia ».

Ce disque confirme à la fois ses qualités de chanteur et de musicien.

Sur cet album, on peut mieux encore apprécier ses talents de guitariste.

Son style magnifique lui permet d’interpréter des morceaux d’habitude réservés à la cornemuse ou au fiddle.

Il y a aussi dans ce disque une série de compositions.

A ne pas rater pour tous les amateurs de guitare !



 

En 1989, lui et sa famille décident  d’aller vivre au Massachussets (USA) à Arlington (près de Boston)

Là bas, Tony Cuffe sera reconnu comme un brillant interprète de la musique traditionnelle.

Jouant en solo et collaborant avec la crème des musiciens folk basés aux Etats Unis.

 

Aux U.S.A. il collaborera avec « The Windbags » puis aussi avec Fred Freeman « The Complete songs of Robert Burns » , Jerry O’Sullivan (The Gift) ainsi que Julee Glaub et Jennifer Cutting.

 

Atteint par le cancer en 2001, Tony eut dans l’idée d’enregister un autre album solo.
Il travailla chez lui à la réalisation de ce cd.

Regroupant des enregistrements plus anciens et de nouveaux titres, Tony donna les instructions pour la réalisation de ce disque qui fut mixé à Edimbourg.

 

Le disque « Sae Will We Yet » fut produit en 2003 par Greentrax Recording selon les volontés du défunt et de sa famille.

Un très bon prolongement  (avec des titres maginifiques comme « the burning of the piper’s hut » ou la reprise de « The road to Drumleman » ) de la carrière d’un fameux embassadeur de la musique écossaise.

Grand merci à toi Tony !

  

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 21:41

Nouveau détour par l'Ecosse, nouveau coup de coeur !
J'avais déjà présenté à deux reprises ce groupe folk-rock écossais.
Si la chanson "Loch Lomond" est principalement chantée en anglais, voici une autre facette du groupe, les chants en Gaélique.
A l'origine d'ailleurs, ce groupe des îles Hébrides fondé en 1973 ne chantait que dans cette langue.
La vidéo ci-dessous nous montre le groupe en 1990 lors d'un concert au Barrowlands de Glasgow.
Ce concert a fait l'objet d'un DVD "City of Lights" dans lequel on peut voir un interview de Rory et Calum MacDonald ainsi que des images sur la vie rurale en Ecosse.
Cet extrait a également pour but de promouvoir l'enseignement de la langue gaélique.

Rory MacDonald et Donnie Munro se lancent dans de terribles chants à répondre.
Biens soutenus par Calum MacDonald (percussions) Malcolm Jones (guitares), Peter Wishart,Blair Douglas, Iain Bayen...
Du tout grand Runrig interprètant une musique dont les rythmes peuvent faire penser à de la musique Africaine.
"Cnoc na feille" et "Siol Ghoraidh"...même si on n'y comprend pas grand chose, deux titres qui donnent une irrésitible envie de chanter et de danser.
"City of Lights"...10 minutes de pur bonheur !

 

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 16:40

Dans un post précédent, je vous ai déjà présenté le groupe écossais SILLY WIZARD.

Gordon Jones (guitare et bodhran) et Martin Hadden (basse et guitare) assuraient la rythmique de ce formidable groupe.
Avec sa voix grave et mélodieuse, Andy M. Stewart en était le chanteur.
Les frères Cunningham en étaient les remarquables solistes.
Pendant dix ans, Silly Wizard a enchanté les amateurs de folk écossais tant en Europe qu' aux Etats Unis.
Leur musique, mélange de traditionnels et de compositions, de chansons très poétiques et d'intrumentaux décoiffants, les a placés au sommet de la scène du progessive folk.

Green Linnet Records avait produit une vidéo de leur concert à Atlanta en 1988.
Dans cette fameuse cassette il y a un passage d'une dizaine de minutes où l'on peut voir les deux frères Cunningham dans un extra-ordinaire duo !

cunningham1.jpg
Johnny Cunningham jouait un peu de mandoline mais était avant tout un virtuose du violon.
Son style était dynamique mais aussi très raffiné avec beaucoup de recherche et de précision dans ses arrangements.
En Ecosse, la manière de jouer du fiddle est un peu plus "rude" qu'en Irlande.
Avec un peu d'habitude, il y a moyen de reconnaître un musicien écossais ou irlandais.
Après la séparation de Silly Wizard, Johnny a fait partie d'autres groupes comme "Raindogs", "Relativity", "Nightnoise" ou plus récemment "Celtic Fiddle Festival" qui regroupait un violoniste écossais, un irlandais (Kevin Burke) et un breton (Christian Lemaître).
Il a aussi produit et collaboré avec divers artistes commme Gerald Trimble ou Susan McKeown.
Une crise cardiaque l'a malheureusement emporté fin 2003.


cunningham2.jpg
Phil Cunningham est au départ un virtuose de l'accordéon mais il excelle aussi au whistles, au cittern (cistre) aux claviers et à la guitare !
Son style est à la fois très rapide et entraînant car il semble marquer le rythme en insistant plus sur certaines notes.
Phil est aussi très agréable à entendre quand il joue du whistle et il a également une très belle voix.
Lui aussi a fait partie de Relativity et à collaboré avec une série d'artistes dont le groupe "Wolfstone" , Andy M.Stewart, Michael Mc Goldrick, Eddi Reader...
Il a enregistré plusieurs albums solo avec des morceaux de sa composition.
Plus tard, il a formé avec Aly Bain un autre tandem accordéon-violon de très grande qualité.


"You Tube" nous propose de revoir en vidéos les frères Cunningham au sommet de leur art.
Il s'agit d'un autre spectacle qui a été scindé en deux extraits.

Dans le concert enregistré par Green Linnet, Johnny et Phil Cunningham présentaient les morceaux qu'ils allaient jouer (des traditionnels écossais et irlandais) et faisaient allusion à une chanson des Beatles.
Les Beatles, disaient-ils en plaisantant, avaient "volé" une chanson écossaise pour la mettre dans leur répertoire...
Deux musiciens brillants dans une représentation teintée d'humour et de grande complicité.

N.B. Ces vidéos sont protégées, il vous faut donc cliquer sur les liens ci-dessous pour les visualiser.

fr.youtube.com/watch   

fr.youtube.com/watch

 

fr.youtube.com/watchi_bug_fck

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 21:32


Les Tannies, enfin !


Enfin, car il était grand temps que je parle de ce groupe qui est un de mes préférés !


En 1978, j’avais vingt et un ans quand j’ai acheté « The Old Woman’s Dance » le deuxième disque des Tannahill Weavers.

A l’époque, je ne connaissais rien de la musique écossaise.

Il y avait bien quelques chansons de Stivell comme « Tha mi sgith »...mais je ne faisais pas trop la différence avec la musique irlandaise.

Je connaissais un peu les pipe-bands mais je n’avais jamais entendu de la cornemuse mélangée à d’autres instruments.


Surprise totale donc en découvrant les premières mesures de ce vinyle mais quelle surprise !

D’abord la voix à la fois belle et puissante de Roy Gullane.

Le rythme des chansons, la beauté des mélodies, la cornemuse d’Alan Mac Leod mélangée au son de la flûte de Phil Smilie.

Je n’avais jamais rien entendu de tel.

J’étais sous le choc.

J’étais aussi sous le charme des ces paroles auxquelles je ne comprenais pourtant pas grand chose car ils chantent en anglais d’Ecosse (c’est à dire qu’il y a des mots qui sont adaptés ou transformés).



Je n’ai donc eu de cesse de mieux découvrir ce groupe et d’acheter leurs disques.


En 1976,  Roy Gullane (chant, banjo-tenor, guitare) , Phil Smilie (flûtes, whistle, bodhran), Hudson Swan (bouzouki, fiddle, glokenspiel) et Dougie Mac Lean (fiddle, mandoline, guitare) décident de former les Tannahill Weavers.

Après une série de concert, ils enregistent leur premier album « Are Ye Sleeping Maggie ».


Pas encore de cornemuse dans ce disque mais déjà les lignes directrices d’un style musical

(voix prenantes et fortes, ballades superbes, instrumentaux super-rythmés) qui va perdurer tout au long de leur carrière.


Dans la foulée, en 1979, les mêmes musiciens enregistrent leur troisème album qui est peut-être encore mieux que le précédent !

« The merchant’s son », « Lady Mary Anne », « Tae the weavers gin ye gand »...on ne peut tous les citer...mais il vaut mieux tout écouter tant ces morceaux sont excellents !


De même en 1981, un tout grand cru que ce Tannahill n° 4 qui a vu le départ de Mike Ward et Hudson Swan très bien remplacés par Les Wilson (bouzouki, chant, guitare, claviers,basse).

A noter que ce très bon musicien quittera le groupe après ce disque mais pour y revenir définitivement en 1990.

Cet album est très équilibré et tous les titres sont d’une égale beauté.


Je suis un peu plus tiède pour « Passage » enregistré en 1984.

Même si ce disque contient deux titres magnifiques « Lady Dysie » et « At the end of a pointed gun ».

Est-ce la voix du second chanteur (Bill Bourne) ou l’introduction de claviers, guitares électriques, batterie ?

Ce disque me plait (un peu) moins et est le seul à s’écarter du style principalement acoustique des Tannies... ce sera leur seule expérience dans cette direction.


Entre 1986 et 2003 neuf nouveaux cd(s)vont venir enrichir leur discographie.

Une série de musiciens (Iain Mac Innes, Ross Kennedy, Kenny Forsyth, Stuart Morison, Duncan J.Nicholson) vont joindre puis quitter le groupe sans que la qualité musicale n’en soit altérée.

Tous ces disques sont d’un très bon niveau très représentatifs de la musique traditionnelle acoustique.

 

Actuellement aux cotés des inusables Roy Gullane et Phil Smilie, on retrouve donc

 Les Wilson, John Martin (ex. Ossian) au fiddle et un nouveau piper : Colin Melville.



Une autre spécialité des Tannahill Weavers est de chanter à capella.

Une série de titres (dont « Land of light » ou « Capernaum ») sont vraiment remarquables au niveau de l’harmonisation des voix.

Une raison supplémentaire pour écouter et ré-écouter ce groupe qui depuis trente ans a su garder son style caractéristique.

Style fait de chansons traditionnelles et d’instrumentaux endiablés qui donnent envie de chanter et de danser...même si on n’est pas trop doué !


Grand merci aux Tannies et bonne continuation !

Slainté !



Discographie :

Are ye sleeping Maggie (1976)

The old woman’s dance (1978)

The Tannahill Weavers  (1979)

Tannahill Weavers IV (1981)

Passage  (1984)

Land of Light  (1986)

Dancing Feet  (1987)

Cullen Bay  (1990)

The Mairmaid Song  (1992)

Capernaum  (1994)

Leaving St. Kilda  (1996)

Epona  (1998)

Alchemy  (2000)

Arnish Light  (2003).

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